#2 Les artistes et la Mer – Une semaine en vidéo, du 28 avril au 2 mai 2020 – Musée.

#2 – Les faïences de Quimper, les artistes et la Mer.

En octobre 2003, Océanopolis à Brest organise avec le concours du Musée de la Faïence, une exposition sur la thématique des artistes et la Mer. C’était l’occasion de découvrir une présentation des faïences en lien avec la mer, le milieu aquatique, la pêche ainsi que les mythes et légendes de la mer.

Le catalogue édité est toujours disponible auprès de notre association.

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©


Océanopolis – La faïence de Quimper prend la mer (Le Télégramme).

Jean-Paul Alayse - Bernard Verlingue
Jean-Paul Alayse, conservateur d’Océanopolis, et Bernard-Jules Verlingue, conservateur du musée de la faïence de Quimper, ont réuni leurs compétences pour mettre sur pied cette exposition, qui présentera notamment cette pièce de Paul Fouillen datant des années vingt.

Parfois, il faut savoir être où on ne vous attend pas. Océanopolis, parc de découverte des océans à Brest, a rendez-vous, à partir du 21 octobre 2003, avec la faïence.

Le sujet – «Les faïences de Quimper, les artistes et la mer» – n’avait pas été traité jusqu’ici. Il fallait aussi de la passion pour l’aborder. Bernard-Jules Verlingue, conservateur du musée de la faïence à Quimper, et Jean-Paul Alayse, conservateur d’Océanopolis, ont lancé leurs filets. Belle pêche : 360 pièces, collectées essentiellement en France, qui seront présentées jusqu’au 4 janvier 2004. Elles proviennent de différents musées mais aussi de collections particulières et de marchands. Et vont du cendrier au vase en passant par la statuette, ou encore la fresque de plusieurs mètres de long reproduisant une œuvre qui ne peut être déplacée. C’est le cas de deux bas-reliefs créés par Pierre Toulhoat pour Ifremer, quand l’établissement s’appelait encore CNEXO. Ou de la réalisation, plus récente, d’Olivier Lapicque pour la brasserie de Siam, à Brest.

65 artistes

Parmi les 65 artistes représentés à Océanopolis, les contemporains ont leur place, mais la majorité sont de l’entre-deux-guerres. «Durant cette période, 200 artistes sont venus travailler à Quimper, ce qui a constitué un moteur extraordinaire, et a permis de passer le XX e siècle», juge Bernard-Jules Verlingue. Selon lui, la collecte réalisée coupe court à une idée assez souvent répandue, comme quoi la mer est très peu représentée dans la faïence de Quimper. «Il va y avoir un certain nombre de surprises», pronostique-t-il.

Trois thèmes

L’exposition va se décliner sur trois thèmes. Le premier – la faune et la flore marines – a été source d’inspiration notamment pour Paul Fouillen, avec ses décors oniriques, mais aussi pour le «naturaliste» Mathurin Méheut, qui a d’ailleurs fréquenté la station biologique de Roscoff. René-Yves Creston s’est lui-même inspiré d’une mission effectuée avec Jean Charcot, sur le «Pourquoi pas», pour réaliser son pichet «Ours blanc», une pièce unique. Le second thème – l’homme et la mer – a aussi beaucoup inspiré les artistes, à travers la beauté et la force de certains gestes, comme l’illustre la «Paludière à la bêche», de Jorg Robin, ou encore les scènes de la vie campées par Jim-Eugène Sévellec.

Un catalogue

L’exposition traite aussi des «croyances, mythes et légendes de la mer», un domaine où, un peu à la surprise des initiateurs de l’exposition, la production n’est pas prolifique. «Entre les deux guerres, la Bretagne est en pleine mutation, l’attitude est plus ethnographique», avance Jean-Paul Alayse. De belles pièces ont été réunies, notamment une «Vierge des marins», de René Quillivic, ou une «Reine de la mer», de Robert Micheau-Vernez. Un catalogue de l’exposition, de 128 pages, avec 350 photos, sera disponible début novembre 2003.

Publié le 14 octobre 2003 – Le Télégramme ©

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Le cloître accueille une exposition sur les faïences de Quimper (Le Télégramme).

Bruno Belliot
Directeur de l’Académie de musiques et d’arts sacrés, Bruno Belliot dévoile l’exposition sur les faïences sacrées qui se tiendra dans la galerie du cloître du 16 mai au 1er novembre.

La galerie du Cloître accueille, du 16 mai au 1er novembre, une exposition sur les faïences sacrées de Quimper. Des secrets de fabrication à l’évolution des formes, les visiteurs découvriront une facette peu connue d’un art breton pourtant célèbre. Un parcours inédit proposé par l’Admas. En Bretagne, saintes et saints font partie du quotidien. Leurs effigies veillent sur les chemins, calvaires, fontaines et carrefours. Né sur les bords de l’Odet, au début du XVIIe siècle, cet art du feu a très vite fait la renommée de Quimper. Le village de Locmaria voit éclore, La Grande Maison, sa première manufacture de faïence en 1708. « De l’atelier sortent poteries, vaisselle utilitaire mais aussi des statuettes de Vierges à l’Enfant comme l’extraordinaire Intron Varia Ros Peden, datée de 1733 et signée par Louis La Rosse. Après une période d’essoufflement, la production repart au XXe siècle, avec René Quillivic, Fanch Caujan, Robert Micheau-Vernez, Anie Mouroux. Aujourd’hui, les grandes maisons quimpéroises ont fusionné sous le nom emblématique de Faïencerie Henriot-Quimper.

Publié le 19 février 2020 – Le Télégramme ©

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Musée de la faïence de Quimper : un parcours de visite pour les enfants (Côté Quimper).

Le Musée de la faïence de Quimper a mis en place un parcours pour les enfants, pour que leur visite soit instructive sans être barbante.

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier a mis en place ce parcours pour les jeunes.

Depuis le début de l’été, un parcours à destination des enfants a été créé sur l’ensemble de la collection permanente du Musée de la faïence de Quimper. Jérémy Varoquier, assistant au musée, indique :

« L’idée est qu’à travers de petites signalétiques, il y ait de la vie dans les vitrines et que les enfants fassent la visite avec plaisir, aient des clés pour savoir ce que leurs parents ou grands-parents ont chez eux ».

Le parcours

Le parcours démarre avec la découverte de la constitution d’une pièce et de sa décoration, puis commencent les histoires sur ces dernières. L’évolution des styles est abordée, les diverses productions (les vierges sacrées, les décors aux petits Bretons…), des artistes comme René Quillivic ou Mathurin Méheut sont présentés…

La visite dure en moyenne une demi-heure.

Infos pratiques
Musée de la Faïence de Quimper, 14 rue Jean-Baptiste Bousquet
Ouvert du lundi au samedi, de 10 h à 18 h sans interruption.
Tarifs : 5 euros adultes, 3 euros 7-17 ans.

Publié le 11 Juillet par Julien Saliou – Côté Quimper ©

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Le compte-rendu du salon « Antiquités Brocante Design » 2017 de Quimper.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Affiche de l’exposition « Quimper 3 siècles de Faïences », dans le hall d’accueil.

Pour le 40 ème anniversaire du salon « Antiquités Brocante Design », l’association a présenté avec la collaboration du Musée de la Faïence, une exposition sous le titre de « Quimper 3 siècles de Faïences ».

Stand des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.

Les membres de l’association sur notre stand (Photo Bernard Galéron).

Inauguration de l'exposition le vendredi 10 novembre 2017.

Inauguration de l’exposition. Bernard Verlingue commente la vitrine consacrée aux Vierges et aux Saints à Mme Maryvonne Blondin, Sénatrice du Finistère.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Inauguration de l’exposition le vendredi 10 novembre.

Les membres de notre association se sont relayés pendant les 3 jours, pour renseigner les visiteurs du salon.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

L’influence de Nevers (Bellevaux originaire de Nevers, succède à Bousquet en 1731).

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

L’influence de Rouen (Caussy, originaire de Rouen, succède à Bellevaux en 1749).

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Vierges et Saints.

15 vitrines retraçaient les productions emblématiques des manufactures quimpéroises, du style de Nevers à celui de Rouen, des Vierges et des Saints, du Porquier Beau, aux artistes du 20 ème siècle.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Manufacture Porquier Beau.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Assiettes de la série des botaniques (Porquier Beau).

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Assiettes du service « la Mer » de Mathurin Méheut pour la manufacture Henriot.

Cette exposition temporaire exceptionnelle était un condensé d’histoire, et une synthèse des collections du Musée de la Faïence de Quimper.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Production de grès Odetta pour la manufacture HB.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Les oeuvres des artistes « Seiz Breur » pour la manufacture Henriot (Suzanne Candré-Creston et René-Yves Creston).

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Style Colonial – Plat de Georges Renaud (HB Quimper).

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Présentation du travail de René Quillivic.

L’exposition sur « les fêtes bretonnes » de l’artiste Robert Micheau-Vernez venait compléter cet évènement.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Stand des Amis de Robert-Micheau Vernez.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Plats de l’artiste Robert Micheau-Vernez.

L’association des Amis est un soutient du Musée, vous pouvez remplir notre bulletin d’adhésion et rejoindre notre cercle de passionnés (lien).

Le salon est toujours l’occasion de communiquer sur les publications de l’association. Elles sont toutes consultables sur notre site internet (lien).

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Le stand de l’association.

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

Vue de l’exposition.

Nous tenons à remercier l’ensemble des bénévoles de notre association pour leur présence, et nous vous attendons nombreux pour la réouverture du Musée de la Faïence en 2018, avec une exposition consacrée à l’artiste Jeanne Malivel (co-fondatrice du mouvement des Seiz Breur).

Exposition "Quimper 3 siècle de Faïences".

A bientôt.

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Des histoires de trésors familiaux (Le Télégramme).

Photo Ronan Larvor

Le propriétaire de cette belle statue de Quillivic attend le verdict de l’expert.

Une centaine de personnes, maniant avec délicatesse les trésors apportés dans des sacs et cabas : la séance d’expertise gratuite des faïences proposée hier matin par Bernard Verlingue, au Musée de la faïence, a attiré une nouvelle fois une foule de curieux, désireux de connaître l’inestimable valeur des vases et assiettes hérités des grands-parents. Michel et Marie-José sont venus de Concarneau. Ils patientent dans la file d’attente qui s’étire à l’extérieur du musée. Dans leur sac, deux assiettes et deux bols, ornés de motifs originaux. « Il s’agit d’un cadeau qui a été fait au grand-père, sans doute dans les années 1920, explique Michel. L’auteur des dessins, qui a signé Herr, a représenté notamment la maison de Liziria près de Morlaix. C’est une femme qui était peintre amateur ». Les pièces sont passées au four chez Henriot, comme le confirme la signature qui apparaît sous la peinture noire qui a été grattée au cul du bol. Outre la maison, les autres motifs représentent des ruches, des compositions peu banales sur de la faïence. « L’ensemble a une valeur sentimentale, dit Michel. Mais je vais rendre compte à mes frères et soeurs de l’estimation qui sera faite ». Le tour de Michel et Marie-José arrive. Bernard Verlingue est effectivement intrigué par le motif. « C’est très surprenant, commente l’expert. Il est difficile de donner une valeur. Disons, 60 € pièce ».

Au moins 3.000 € la statue

Au suivant. Toute la matinée, l’œil affûté du conservateur du musée jauge rapidement la majorité des assiettes, bols, statuettes de faïence. Parfois, il s’arrête. Ce couple de Quimperlé ouvre une valise. À l’intérieur deux belles pièces d’une cinquantaine de centimètres. « Elles sont très belles et en parfait état » constate l’expert. Il a tout de suite identifié un travail de René Quillivic (sculpteur, graveur et céramiste, 1879-1969). Les deux statuettes datent des années 1920 et sont numérotées, chacune ayant été réalisée en une vingtaine d’exemplaires. « Le grand-père tenait un magasin de produits bretons à Quimperlé, explique le visiteur. C’est lui qui les a acquises. Il y en avait une de chaque côté de la cheminée ». Verdict de Bernard Verlingue : 3.000 à 4.000 € pièce.

Drôles de crevettes

Les particuliers se succèdent devant la petite table où ils déballent leurs biens. Parfois, ça va vite, 5 € ces assiettes ou bols de facture classique, même s’ils ne sont pas récents. Bernard Verlingue offre à chaque fois des détails précieux, sur l’époque, le style, l’origine. Ah, encore une pièce étonnante ! Elle est apportée par une dame de Treffiagat. Sans surprise, la grande assiette qu’elle sort de son papier protecteur est ornée de motifs maritimes : six crevettes disposées en cercle. « C’est un décor que je ne connaissais pas, avoue Bernard Verlingue. Il n’y a pas de signature. C’est un peut-être un travail d’Alphonse Chanteau (1874-1958) dont on connaît le goût pour les Arts déco. C’est étonnant. Il est de plus en plus rare de découvrir des choses que l’on n’a jamais vues ». Il avance une estimation à 500 €, ce qui fait sourire la propriétaire. « Je vais voir avec mon père ce qu’on va en faire », dit-elle.

Gare aux fêlures

Les pièces défilent, souvent légèrement ébréchées ou fêlées. « Ces défauts font très vite baisser les valeurs de 20 à 30 % », dit l’expert. C’est le cas pour ce vase Odetta. La marque a été créée au début des années 1920 par la manufacture HB, pour sortir des motifs folkloriques traditionnels et proposer des formes Art déco. « Dommage qu’il y ait des coulures, dit Bernard Verlingue. Elles sont très pénalisantes ». Le vase est quand même estimé 300 à 400 €. Ces deux soeurs douarnenistes repartent satisfaites. Le couple de Bretons présenté a été estimé entre 800 et 1.000 €. « Il est dans la famille depuis longtemps, disent-elles. C’est peut-être un cadeau de mariage ». Marie-Thérèse présente un couple d’enfants qui semble assez classique, daté des années 1960. Mais il est signé Micheau Vernez. 500 à 600 €. « Tant que ça ! » s’exclame la visiteuse, heureusement surprise. Tous les ans, Bernard Verlingue propose ce genre d’expertise gratuite. Il est probable qu’il y ait encore dans les greniers, sur les cheminées et les étagères bretonnes, bien des trésors à découvrir, qui racontent tous une histoire personnelle, ce qui n’a pas de prix.

Publié le 13 août 2017 par Ronan LARVOR – © Le Télégramme

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