Avec le décès de Maurice Fouillen, une page de la faïencerie de Quimper se tourne (Ouest-France).

Maurice Fouillen
En 2010, Maurice Fouillen avait pris la pose devant les faïences réalisées par Paul, son père, dans la maison Fouillen, place du stivel à Quimper (Finistère).

Né à Quimper (Finistère) en 1928, Maurice Fouillen est décédé mardi 15 décembre 2020. Il avait repris la faïencerie familiale au décès de Paul, son père. Leur nom incarne une page de l’histoire de la faïencerie de Quimper.

Maurice Fouillen n’est plus. Né à Quimper (Finistère), le 9 janvier 1928, il s’est éteint mardi 15 décembre 2020, à l’âge de 92 ans. Sa disparition émeut dans le milieu de l’art car une page de l’histoire de la faïencerie de Quimper se tourne ainsi.

La maison Fouillen
La maison Fouillen, place du Stivel dans le quartier de Locmaria à Quimper (Finistère).

La vie de Maurice Fouillen est liée à celle de l’emblématique « maison jaune » de la place du Stivel qui borde l’Odet dans le quartier de Locmaria. Aujourd’hui protégée par les Bâtiments de France, elle servait au début des années 1900, à des vendeurs de tissus. Puis était devenue un resto-guinguette avant d’être rachetée en 1929 par Paul Fouillen, le père de Maurice, pour devenir une faïencerie.

Paul Fouillen, qui avait commencé comme peintre puis rapidement chef d’atelier à la manufacture HB, fonde ainsi son propre atelier. Devenu progressivement faïencerie. Au plus fort, dans les années cinquante, elle a employé une vingtaine de salariés.

« Fouillen est un label »

Maurice y travaille dès l’âge de 20 ans. En 1958, lorsque son père décède soudainement, il prend la relève, jusqu’en 1980. La faïencerie ferme alors ses portes pour toujours. En 2010, dans les colonnes de Ouest-France, Maurice Fouillen disait lui-même : « L’histoire est close. Il faut que ça s’arrête, je n’ai aucun regret. Si quelqu’un d’autre la reprenait, il la déformerait. Fouillen est un label. »

Il avait à cœur de perpétuer la mémoire et l’œuvre de son père. En 2015, le Musée de la faïence avait consacré une exposition à Paul Fouillen. Maurice avait participé à sa préparation.

Publié le 16/12/2020 par Rose-Marie DUGUEN – Ouest-France ©

Disparition de Maurice Fouillen (1928-2020).

Aujourd’hui, nous avons appris avec tristesse le décès de Maurice Fouillen. Nous reproduisons quelques articles parus en 1990, lors des célébrations du tricentenaire à Quimper.


Paul et Maurice Fouillen

Maurice Fouillen
Maurice Fouillen (cliché ArMen).

Salut les artistes…

Si la qualité première d’un artiste est d’être imprévisible, Paul Fouillen en était un sacré ! Sa vie et son œuvre semblent n’être qu’une suite de pieds de nez à la logique, de fantaisies inspirées. Sa venue à Quimper, déjà. Il y est arrivé en 1920. Parce que ce Pontivien, ancien élève de l’école des Beaux-arts de Rennes aimait la musique et que la Lyre quimpéroise cherchait un flûtiste. Un peu comme ça se passe aujourd’hui dans les clubs de football, on chercha un emploi à cette nouvelle recrue. On lui en trouva un chez HB, dans la faïence.

Paul Fouillen
Sur cette vieille photo, on peut voir Paul Fouillen, à l’époque où il était chef décorateur chez HB.

Une discipline qu’il découvrait, mais qui lui permit d’exprimer ses talents de décorateurs. Il devint chef décorateurs. Et dès 1929, il créa sa propre entreprise, dans un petit atelier sur les bords de l’Odet, à l’ombre de la « Grande maison ». « C’est sa femme qui l’incita à se mettre à son compte », raconte Maurice Fouillen, son fils. Anna Patéour, chef-magasinier chez HB avait, elle, le sens pratique.

Maurice Fouillen
L’ancienne guinguette sur les bords de l’Odet.

Pas de four

Il lui en fallait pour suivre son artiste de mari ! Au début, par exemple, l’atelier ne pouvait fabriquer de la faïence, faute de… four. « Il n’a pu acheter son premier four qu’en 1948, lorsque sont apparus les premiers modèles fonctionnant à l’électricité. En attendant, mon père s’est lancé dans le travail du bois… »

Dans son atelier du Styvel, Maurice Fouillen garde précieusement quelques uns des meubles conçus et décorés par son père. Du mobilier pur style Arts-déco. Inutilisable, inclassable, mais débordant d’invention, d’originalité. « Mon père était avant tout un décorateur », explique Maurice Fouillen, qui évoque toujours avec beaucoup de tendresse et d’émotion ce père extraordinaire.

Maurice Fouillen

De la broderie

Avec son four électrique et le démarrage véritable de son atelier de faïence, en 1948, il allait donner libre cours à cette inspiration qui tranchait avec le style traditionnel des autres ateliers. « Venant d’une autre région, mon père avait été frappé par la richesse des costumes cornouaillais et de leurs motifs. Il trouvait cela beaucoup plus intéressant que les figurines habituelles. C’est ça qui est à l’origine de son style. C’était presque de la broderie… »

La sonnette d’entrée de l’atelier : « C’est la première chose que mit en place mon père lorsqu’il s’installa ! »

Il changea aussi les couleurs, adoptant des marrons que viennent éclairer des bleus d’une extraordinaire intensité. De temps à autre, les broderies laissaient place à des personnages, des portraits remplies de vie. « Comme les autres artistes de sa génération, Méheut ou Creston. Il se promenait toujours un crayon à la main, prêt à saisir des scènes quotidiennes que l’on retrouvait sur des assiettes, de meubles… »

Cette passion de la création, Paul Fouillen ne l’exprimait pas que dans son atelier. « Il était passionné de théâtre. En fait, il aurait voulu être décorateur. Il a même fondé une troupe à Quimper et écrit une opérette pour le plaisir d’avoir à concevoir des décors. » Sans parler d’un dessin animé et nombreuses peintures réalisées sur des carton d’emballage, dont certaines ornent encore les murs de l’atelier du Styvel. « Il est mort trop tôt. Juste au moment où, libéré du poids de son entreprise, il aurait pu donner libre cours à son inspiration. Il avait encore beaucoup de choses à donner. » Pouvait avancer, innover. Mais, bien sûr, il ne fallait pas dévier, il fallait qu’on puisse dire : « C’est du Fouillen ! ». Chez nous, on a toujours fait quelque concessions aux clients, mais jamais sur les décors. »

Paul & Maurice Fouillen
Affiche de l’exposition « Paul Fouillen faïencier quimpérois, Maurice Fouillen » en 2015.

Mais, au fait, c’est quoi du « Fouillen » ? « C’est une liberté de création, mais qui puise dans notre patrimoine celtique. A mon avis, l’Art-déco, c’est la vraie originalité du Quimper. Parce que les artistes qui le pratiquaient savaient s’inspirer de la tradition locale. Ce qu’ils faisaient ne pouvait être fait ailleurs. »

Mort en 1958, Paul Fouillen n’aura pas vécu la fin de son atelier, qui employa jusqu’à une vingtaine des personnes. Avant de fermer ses portes. Pas tout à fait, pourtant. Aujourd’hui, Maurice Fouillen continue, seul, à maintenir la tradition Fouillen. « J’ai commencé à travailler avec mon père en 1959. Je me souviens toujours de la première pièce qu’il m’a confiée. C’était un service à huîtres. Il me laissait ma liberté ».

Maurice Fouillen
Maurice Fouillen – Jeune bretonne debout (2001).

Des Fouillenistes fidèles

Ce style, en tout cas, les « Fouillenistes » savent le reconnaître. « Ce sont des collectionneurs, des gens qui suivent notre production, qui reviennent quatre ou cinq après avoir acheté une pièce, parce qu’ils savent qu’ils en trouveront d’autres qui ne seront différentes, avec un décor unique… »

C’est pour eux que Maurice Fouillen, à 61 ans, continue à cuire, à peindre, à travailler ses émaux. En recherchant l’inspiration dans les centaines de motifs créés par son père. Sans dévier, mais, aussi, sans copier.

Publié le 24/04/1990 par Jean LALLOUET – Ouest-France ©


Rencontre avec Maurice Fouillen – Deux traditions : quimpéroise et familiale

Maurice Fouillen
Maurice Fouillen présente une pièce unique exposée à Trévarez à Noël dernier, sur le bar fabriqué et décoré par son père et marqué par Charles Aznavour lui-même !

Faïence, un nom : Quimper. Une des trois grandes signatures : Fouillen.

En poussant la porte de l’atelier, cette ex-guinguette 1900 de la place du Styvel, qui servit de décors au film de Chabrol, « Les fantômes du Chapelier », la certitude s’empare aussitôt du visiteur : c’est un placement que de posséder un « Fouillen ». Héritier du talent de son père Paul, ex-chef décorateur chez HB et créateur de son entreprise, Maurice continue à satisfaire sa clientèle extrêmement demandeuse parmi les professionnels de la vente.

Déjà sur le « coup de l’été prochain », il décore vases, assiettes, plats et objets divers de son inspiration celtique aux couleurs profondes. Passionné par son métier, cet artiste véritable et modeste évoque cet autre grand artiste que fut son père et les différentes étapes qu’il dut franchir avant de monter enfin son premier four électrique en 1945. « Il a dû décorer différentes choses en verre, bois, cuir, etc ».

Certaines représentent une valeur inestimable, puisque sentimentale en plus de la formidable beauté. Charles Aznavour lui-même en fut pour ses… frais en se voyant refuser la vente d’un splendide meuble. Les arguments sonnants du comédien ne firent aucunement trébucher l’attachement à la mémoire paternelle de Maurice Fouillen.

Maurice Fouillen dans sa salle d'exposition.
Maurice Fouillen dans sa salle d’exposition.

Trois fois cent et trois fois vingt

Cette année, l’on fête le 60ème anniversaire d’un établissement fondé en 1929 et qui compta jusqu’à 18 salariés. Témoin d’une époque florissante et captivante qui se prolonge à l’échelle du toujours grand art, l’atelier Fouillen sera bien entendu représenté à sa juste valeur l’an prochain, à l’occasion de la célébration du tricentenaire de la faïencerie quimpéroise. Expo prévue, comme il se doit, au musée breton. Le pape Jean-Paul II y prêtera-t-il le vase issu de cet atelier et offert en 1981 par une congrégation de religieuses, qui en firent spécialement la commande.

Maurice Fouillen décorant un plat
Maurice Fouillen décorant un plat

Publié le 14/09/1989 – Le Télégramme ©

Les publications à paraître à la fin de l’année 2020.

L’association a sélectionné pour vous, les nouvelles publications éditées à la fin de l’année 2020.

Véronique Le Bagousse journaliste au quotidien le Télégramme est responsable de la rubrique des ventes aux enchères.
Elle publie un ouvrage généraliste sur les arts populaires bretons. Le livre est composé autour de grandes thématiques : les objets du quotidien, de fête, religieux, les meubles et décoratifs. La faïence de Quimper est présente (les biberons en faïences, les secouettes, les bénitiers, les statuettes de Saints, pièces d’artistes, …).

Trésors bretons - Véronique Le Bagousse

Trésors bretons, Objets prisés de vos greniers
Véronique Le Bagousse
21,5 x 27 cm – 160 pages – ISBN : 2843468825
éditions Coop Breizh – Novembre 2020 – 35 €

Fiche détaillée de l’ouvrage


Daniel Le Couédic publie aux éditions du CRBC un ouvrage sur les artistes, les intellectuels et les idéologues au 20ème siècle en Bretagne.
Architecte et professeur émérite à l’UBO, M. Le Couédic a créé l’Institut de géoarchitecture. Il consacre ses recherches à l’architecture en Bretagne, aux mouvements régionalistes et identitaires de la péninsule au 20ème siècle.
On retrouve dans cet ouvrage l’évocation de quelques artistes : James Bouillé, René-Yves Creston, Joseph Savina. Ce livre vient compléter la collection lire/relire.

Construire un pays - Daniel Le Couédic

Construire un pays
Daniel Le Couédic
16 x 24 cm – 334 pages – ISBN : 979-10-92331-50-9
éditions du centre de recherche bretonne et celtique – Décembre 2020 – 17 €

Fiche détaillée de l’ouvrage


Le musée départemental de la Seine-et-Marne à Saint-Cyr-sur-Morin présente jusqu’à la fin du mois de décembre 2020, une exposition sur l’écrivain Pierre Mac-Orlan (1882-1970) et les peintres. Nous vous présentons le catalogue publié à l’occasion. On retrouve un passage sur le peintre Jim Sévellec.

Voyage en couleurs. Mac Orlan et les peintres

Voyage en couleurs. Mac Orlan et les peintres
sous la direction d’Évelyne Baron
22 x 29 cm – 152 pages – ISBN : 978-2-35906-320-2
éditions Lineart – Septembre 2020 – 24 €

Fiche détaillée de l’ouvrage

Vous pouvez consulter le dossier de presse de cette exposition.


Il y a 50 ans, nous quittait Pierre Mac-Orlan. Notre ami, Patrick Monéger membre fondateur de notre association coordonne cet ouvrage, avec la participation de l’historien Alain Boulaire et de nombreux auteurs.
Ce livre s’attache à décrire la relation entre l’écrivain et la ville de Brest. On y croise notamment l’artiste Pierre Péron.

Les Brest de Mac Orlan

Les Brest de Mac Orlan
sous la direction de Patrick Monéger – Alain Boulaire
21,80 x 23,90 cm – 144 pages – ISBN : 978-2-36833-305-1
éditions Locus Solus – Novembre 2020 – 25 €

Fiche détaillée de l’ouvrage


Dans la même collection chez Locus Solus, André Cariou propose une nouvelle version de sa biographie « bretonne » de Jean Moulin.
De 1930 à 1933, Jean Moulin fut sous-préfet à Châteaulin. Durant son séjour dans le Finistère, il fréquente les poètes Saint-Pol-Roux et Max Jacob. Le livre évoque également ses amis artistes Quimpérois : Lionel Floch, Giovanni Léonardi, …

Jean Moulin, les années bretonnes - André Cariou

Jean Moulin, les années bretonnes
André Cariou
21 x 23 cm – 144 pages – ISBN : 978-2-36833-304-4
éditions Locus Solus – Novembre 2020 – 25 €

Fiche détaillée de l’ouvrage


Nous vous avions présenté, il y a quelques semaines la réédition de l’ouvrage de référence sur l’artiste Mathurin Méheut (lien). Cette nouvelle version augmentée présente toutes les facettes de l’œuvre du peintre originaire de Lamballe.

Mathurin MÉHEUT

Mathurin Méheut
Denise Delouche, Anne De stoop, Patrick Le tiec
23 x 30.5 cm – 376 pages – ISBN : 978-2-7373-8415-8
éditions Ouest-France – Octobre 2020 – 70 €

Fiche détaillée de l’ouvrage

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

Une biographie enrichie du peintre Mathurin Méheut (Ouest-France).

Mathurin MÉHEUT
Depuis 2000, la connaissance de l’œuvre de Mathurin Méheut a beaucoup progressé.

L’œuvre du peintre breton Mathurin Méheut (1882-1958) sous un jour nouveau. C’est ce que proposent Anne de Stoop, l’ancienne conservatrice du musée Mathurin-Méheut à Lamballe (Côtes-d’Armor), et deux universitaires, Denise Delouche et Patrick Le Tiec, à travers une édition revue et considérablement augmentée de sa biographie qui vient de paraître aux Éditions Ouest-France.

Mathurin MÉHEUT - Le Japon

Depuis le début des années 2000, de nouvelles études et plusieurs expositions ont enrichi la connaissance de l’artiste, peintre et illustrateur, graveur, céramiste et sculpteur. Les trois auteurs ont repris leurs propos en l’enrichissant de nombreuses illustrations inédites, qui soulignent combien l’œuvre de Mathurin Méheut ne peut se cantonner au cadre régional de la Bretagne. Il convient de la replacer dans l’histoire de l’art de la première moitié du XXe siècle pour bien la comprendre.

Mathurin MÉHEUT - LA céramique

Mathurin MÉHEUT
Denise Delouche, Anne de Stoop et Patrick Le Tiec.
éditions Ouest-France – ISBN : 978-2-7373-8415-8
376 pages – 23 x 30,5 cm – 70 €.

Publié le 16/11/2020 – Ouest-France ©

« Ma faïence a-t-elle de la valeur ? » (Ouest-France).

De belles pièces sont sorties des greniers, samedi 8 août 2020, à l’occasion de la matinée organisée par Les amis du musée de la faïence de Quimper (Finistère).

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier, assistant principal du conservateur du musée de la faïence, présente une pièce unique de la faïencerie Henriot, par l’artiste Guy Trévoux (1920-2011) exécutée entre 1951 et 1954.

Chargés de lourds cabas de vaisselle, les participants sont venus samedi 8 août 2020 au matin chercher des conseils sur des faïences dénichées dans une brocante ou transmises par la famille. En l’absence du conservateur du musée, expert en faïence, aucune estimation n’a été réalisée.

Une quarantaine de rendez-vous avaient été pris et tout au long de la matinée, Les amis du musée de la faïence ont examiné de nombreuses pièces : de jolis plats, des pièces de forme, quelques services, des statuettes de vierges et de saints, des serre-livres…

Amis du Musée et de la Faïence de Quimper
Un des conseillers de l’association « Les amis du Musée de la Faïence » présente 2 belles assiettes de la série « les légendes bretonnes » de PB (Porquier-Beau) de 1930. Assiettes PB Quimper : Yan-Coz chez les diables et Le biniou et les korrigans.

Quelle valeur ?

« Des pièces intéressantes – un pied de lampe de Porquier de la fin du XIXe siècle, une cruche de faïence “Rouen” datée de 1759, quelques Kéraluc décorés par l’artiste André L’Helguen, un très beau plat au décor stylisé de l’artiste Guy Trévoux » (1920-2011) « de chez Henriot, réalisé vers 1950, ont été examinés », » sourit Jérémy Varoquier, assistant principal du conservateur du musée de la faïence.

« Ma faïence a-t-elle de la valeur ? » est la question qui est revenue tout au long de la matinée. Les amis du musée sont là pour renseigner les propriétaires, dater l’objet, attribuer la décoration à un artiste particulier. En fin de matinée, un couple présentant deux assiettes de la série « Les légendes bretonnes » de PB ( Porquier-Beau) réalisées dans les années 1930, et achetées par la famille vers 1955, s’entendait confirmer leur intérêt pour des collectionneurs.

Publié le 9 août 2020 – Ouest-France ©