Keraluc, une faïencerie au service des artistes.

Catalogue 2020 - Keraluc, une faïencerie au service des artistes.
  • 2020 – Keraluc, une faïencerie au service des artistes.

(catalogue de l’exposition – 11 mai au 26 septembre 2020).

Un foyer d’art vivant

Pour la saison 2020, nous vous proposons de nous pencher sur la création céramique de plusieurs artistes, condisciples au sein de la Manufacture Keraluc. Contraction de la « maison de Lucas » en breton, Ker ar Lucas, la faïencerie Keraluc est fondée par Victor Lucas en 1946. L’ingénieur, issu de l’école nationale de céramique de Sèvres, a passé dix-huit ans chez Henriot et quatre ans chez HB. En pleine Reconstruction, il décide de réaliser un projet muri de longue date : créer une faïencerie imaginée comme un foyer d’art vivant réservant une expression totalement libre aux artistes créateurs. L’idée est d’écrire, avec des yeux d’homme moderne, une nouvelle page de l’histoire de l’art populaire breton.
Cette pépinière de talents va bien plus loin dans la volonté d’ouverture du monde de la céramique de Quimper aux artistes, initiée au début des années 1920 par les deux principales manufactures de Locmaria. Victor Lucas délaisse l’édition de pièces pour offrir aux artistes collaborant avec Keraluc, la possibilité de créer eux-mêmes les œuvres qu’ils imaginent. Ainsi, ils ont profité d’un climat de travail favorable, d’une grande liberté d’expression, d’un soutien technique sans faille et d’une grande ouverture d’esprit permettant l’acceptation d’audacieuses innovations, créant une rupture totale avec le style traditionnel de Quimper.

Priorité aux artistes

Élèves ou professeurs de la toute nouvelle section céramique de l’école des Beaux-Arts et Arts appliqués de Cornouailles, ou encore ouvriers talentueux, la nouvelle manufacture va donner leur chance à un certain nombre d’artistes qui feront le nom de Keraluc et y resteront associés pour le reste de leur carrière.

Certains, comme Xavier Krebs, se serviront de la céramique pour évoluer d’un art figuratif, reprenant des éléments décoratifs bretons récurrents, vers des compositions abstraites. D’autres, comme Paul Yvain ou Pierre Toulhoat, exploiteront l’histoire vraie ou légendaire de l’Armorique et de la mythologie bretonne à leur manière et avec leur propre style. L’humanité maritime, ce monde des ports et de l’océan, fera partie des thèmes classiques de cette génération de créateurs tel René Quéré.
Profitant d’une rétrospective consacrée à Xavier Krebs à Quimperlé et ne pouvant exposer toute la production de la Faïencerie Keraluc, nous nous focaliserons sur les collaborations artistiques des années 1950. Rassemblement de pièces uniques, l’exposition rassemblera principalement quatre noms : Xavier Krebs, Pierre Toulhoat, René Quéré et Paul Yvain. Ils seront accompagnés de bien d’autres, chacun apportant sa touche pour le renouveau de la faïence de Quimper.

Sous la direction de Bernard Jules VERLINGUE (Antoine LUCAS, Armel MORGANT, Philippe THÉALLET, Jérémy VAROQUIER, notices : Jérémy VAROQUIER, photos : Bernard GALÉRON).
29,7 x 21 cm – 84 pages – ISBN 2-914009-36-4 – tarif 20 €

Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter.

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#4 Robert Micheau-Vernez – Une semaine en vidéo, du 28 avril au 2 mai 2020 – Musée.

#4 – Robert Micheau-Vernez tradition et modernité.

En 2004, le Musée de la Faïence de Quimper présentait une monographie de l’artiste breton Robert Micheau-Vernez (1907-1989). La création de son œuvre en céramique s’étend sur plusieurs décennies, et réalisée en grande partie à la faïencerie Henriot.

Le catalogue édité par notre association est en voie d’épuisement. N’hésitez pas à vous le procurer rapidement !

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Robert Micheau-Vernez au musée de la Faïence (le Télégramme).

Mikaël Micheau-Vernez - Bernard Verlingue
Mikaël Micheau-Vernez, fils de l’artiste (à gauche) et Bernard Verlingue, conservateur du musée. Derrière lui, à droite dans le présentoir : la dernière œuvre de Robert Micheau-Vernez, une sculpture représentant trois bigoudènes portant le costume ancien. Tout le génie du coloriste s’exprime dans ce motif.

Le conservateur du musée de la Faïence de Quimper, Bernard Verlingue, donne à voir, cette saison, une passionnante présentation des œuvres du sculpteur-illustrateur-graphiste-peintre Robert Micheau-Vernez (1907-1989). La faïence est naturellement le fil conducteur de cette rétrospective.

Plus d’une centaine de pièces, dont une trentaine sont uniques et totalement inconnues du public, viennent retracer la collaboration de ce grand artiste avec la faïencerie Henriot, entre 1930 et 1962. Au fil des années, ce sont 140 modèles qui seront réalisés, souvent peints par lui-même, allant de la pièce unique à celles tirées à des milliers d’exemplaires. La modernité de ces créations met à la lumière ses talents de coloriste.

«Un homme qui avance avec son temps»

« Après les Méheut et Quillivic, Micheau-Vernez est certainement celui qui a marqué le plus profondément le monde de la faïence. Cet artiste, qui se révélait avant tout un peintre, témoigne de la modernité, répondant parfaitement aux critères du mouvement des Seiz Breur, proposant des œuvres d’art décoratives, alliant la noblesse et l’actualité d’une culture bretonne renaissante », précise Bernard Verlingue qui ajoute, « c’est un homme qui avance avec son temps. C’est l’archétype de la lutte permanente contre la biniouserie ».

«Un art breton moderne»

Son fils Mikaël, qui a étroitement collaboré à la préparation de l’exposition précise : « Je crois pouvoir dire que par rapport à sa peinture, la philosophie qui déterminait la création de ses faïences correspondait à sa volonté d’apporter sa pierre à l’édification d’un art breton moderne ». Cet avant-gardisme devait signer l’épilogue d’une fructueuse relation. Aujourd’hui, le musée de la Faïence présente toutes les facettes de l’ancien professeur de dessin qui enseigna à Lannion, Brest et Pont-l’Abbé, tout en dédiant une œuvre inestimable (il n’est que de voir ses tableaux foisonnants de couleurs que peut-être un jour un musée s’arrachera) à la Bretagne.

Un talent éclectique

Ce maître pluridisciplinaire, d’abord connu comme céramiste, touchait en fait à tout. Il illustra des livres d’histoire, des affiches. Il se fit caricaturiste à l’occasion, peignit des vitraux (Le Conquet, 1932) et orna même des icônes en cuivre repoussé… de motifs celtiques pour la religion orthodoxe. Micheau-Vernez, au talent éclectique, méritait bien cette exposition-événement de 2004.

Publié le 09 avril 2004 – Le Télégramme ©

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#3 René-Yves Creston & Suzanne Candré – Une semaine en vidéo, du 28 avril au 2 mai 2020 – Musée.

#3 – René-Yves Creston du trait à la faïence et Suzanne Candré-Creston.

C’est l’artiste René-Yves Creston (1898-1964) qui était présenté en 2013 au Musée de la Faïence de Quimper. Il est le cocréateur du mouvement artistique breton « Ar Seiz Breur », avec Jeanne Malivel et sa première épouse Suzanne Candré. On redécouvrait à cette occasion la production d’un art moderne breton, dans les années 20-30.

Le catalogue édité par notre association est toujours commercialisé.

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Creston « un créateur acharné » (le Télégramme).

Bernard Verlingue - René-Yves Creston
Bernard Verlingue, directeur du musée de la Faïence, devant la mappemonde créée par René-Yves Creston en hommage aux marins, découvreurs et missionnaires bretons, en 1931.

Le musée de la Faïence de Quimper consacre sa nouvelle exposition à l’artiste René-Yves Creston en mettant en parallèle ses dessins et ses créations.

 « Ce qui continue à me surprendre, c’est la modernité de Creston », s’enthousiasme Bernard Verlingue, directeur du musée de la Faïence qui possède un fonds assez important de documentation sur celui qui fut « un créateur acharné », selon les propres termes de son fils Padraig.

Très proche du monde maritime

Cette exposition met en lumière l’oeuvre de l’artiste prolifique qu’est René-Yves Creston , principale figure du mouvement des Seiz Breur qui a marqué l’histoire artistique de la Bretagne. Elle présente ainsi des planches de dessins préparatoires aux décors d’assiettes, des gouaches préfigurant sa série des Ouessantines ou des ramendeurs de filets. « 70 % de l’exposition provient de prêts et j’ai découvert deux pièces que je ne connaissais pas : celles du Ramendeur aux morues et du Pêcheur de morue qui va être éditée par le fils de l’artiste à l’occasion de l’exposition », souligne Bernard Verlingue. Né à Saint-Nazaire, en 1898 et mort en 1964, l’artiste s’est toujours senti très proche des pêcheurs et du monde maritime. Il participera à des campagnes aux côtés des morutiers et prendra part aux missions de Charcot au Groenland avant d’être nommé peintre officiel de la Marine. Travaillant aux Faïenceries Henriot, il réalise la sculpture de Nominoë, en hommage au premier roi de Bretagne. On lui doit également un magnifique globe en faïence conçu pour l’exposition coloniale de Paris, en 1931, à la gloire des marins, découvreurs et missionnaires bretons. Pour l’exposition internationale de 1937, il réalise une mappemonde plus imposante encore d’1,60 m de diamètre, qui a nécessité la construction d’un four spécial et dont on découvre les quelques fragments conservés.

Un artiste mais aussi un ethnologue

Il s’illustre également dans la gravure sur bois, la création de mobilier. La passion de Creston pour l’ethnographie lui permettra de se lancer dans une seconde carrière scientifique. Pour étudier les costumes bretons, il sillonnera ainsi la Bretagne avec Per-Jakez Hélias qui lui servait d’interprète. Il a aussi rénové les musées de Rennes, Quimper et Saint-Brieuc dont il deviendra le conservateur. L’exposition rend aussi hommage à la création tous azimuts de motifs décoratifs (tissus, broderies, papiers peints) de Suzanne Candré-Creston, sa première femme, qui fréquente comme lui et Jeanne Malivel les cours de breton de Jean Caroff à la Sorbonne.

Publié le 13 avril 2013 – Le Télégramme ©

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#2 Les artistes et la Mer – Une semaine en vidéo, du 28 avril au 2 mai 2020 – Musée.

#2 – Les faïences de Quimper, les artistes et la Mer.

En octobre 2003, Océanopolis à Brest organise avec le concours du Musée de la Faïence, une exposition sur la thématique des artistes et la Mer. C’était l’occasion de découvrir une présentation des faïences en lien avec la mer, le milieu aquatique, la pêche ainsi que les mythes et légendes de la mer.

Le catalogue édité est toujours disponible auprès de notre association.

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Océanopolis – La faïence de Quimper prend la mer (Le Télégramme).

Jean-Paul Alayse - Bernard Verlingue
Jean-Paul Alayse, conservateur d’Océanopolis, et Bernard-Jules Verlingue, conservateur du musée de la faïence de Quimper, ont réuni leurs compétences pour mettre sur pied cette exposition, qui présentera notamment cette pièce de Paul Fouillen datant des années vingt.

Parfois, il faut savoir être où on ne vous attend pas. Océanopolis, parc de découverte des océans à Brest, a rendez-vous, à partir du 21 octobre 2003, avec la faïence.

Le sujet – «Les faïences de Quimper, les artistes et la mer» – n’avait pas été traité jusqu’ici. Il fallait aussi de la passion pour l’aborder. Bernard-Jules Verlingue, conservateur du musée de la faïence à Quimper, et Jean-Paul Alayse, conservateur d’Océanopolis, ont lancé leurs filets. Belle pêche : 360 pièces, collectées essentiellement en France, qui seront présentées jusqu’au 4 janvier 2004. Elles proviennent de différents musées mais aussi de collections particulières et de marchands. Et vont du cendrier au vase en passant par la statuette, ou encore la fresque de plusieurs mètres de long reproduisant une œuvre qui ne peut être déplacée. C’est le cas de deux bas-reliefs créés par Pierre Toulhoat pour Ifremer, quand l’établissement s’appelait encore CNEXO. Ou de la réalisation, plus récente, d’Olivier Lapicque pour la brasserie de Siam, à Brest.

65 artistes

Parmi les 65 artistes représentés à Océanopolis, les contemporains ont leur place, mais la majorité sont de l’entre-deux-guerres. «Durant cette période, 200 artistes sont venus travailler à Quimper, ce qui a constitué un moteur extraordinaire, et a permis de passer le XX e siècle», juge Bernard-Jules Verlingue. Selon lui, la collecte réalisée coupe court à une idée assez souvent répandue, comme quoi la mer est très peu représentée dans la faïence de Quimper. «Il va y avoir un certain nombre de surprises», pronostique-t-il.

Trois thèmes

L’exposition va se décliner sur trois thèmes. Le premier – la faune et la flore marines – a été source d’inspiration notamment pour Paul Fouillen, avec ses décors oniriques, mais aussi pour le «naturaliste» Mathurin Méheut, qui a d’ailleurs fréquenté la station biologique de Roscoff. René-Yves Creston s’est lui-même inspiré d’une mission effectuée avec Jean Charcot, sur le «Pourquoi pas», pour réaliser son pichet «Ours blanc», une pièce unique. Le second thème – l’homme et la mer – a aussi beaucoup inspiré les artistes, à travers la beauté et la force de certains gestes, comme l’illustre la «Paludière à la bêche», de Jorg Robin, ou encore les scènes de la vie campées par Jim-Eugène Sévellec.

Un catalogue

L’exposition traite aussi des «croyances, mythes et légendes de la mer», un domaine où, un peu à la surprise des initiateurs de l’exposition, la production n’est pas prolifique. «Entre les deux guerres, la Bretagne est en pleine mutation, l’attitude est plus ethnographique», avance Jean-Paul Alayse. De belles pièces ont été réunies, notamment une «Vierge des marins», de René Quillivic, ou une «Reine de la mer», de Robert Micheau-Vernez. Un catalogue de l’exposition, de 128 pages, avec 350 photos, sera disponible début novembre 2003.

Publié le 14 octobre 2003 – Le Télégramme ©

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Une semaine en vidéo, du 21 au 25 avril 2020 – Faïence.

Semaine faïencerie en vidéo, du 21 au 25 avril 2020.

Nous entamons déjà notre 5ème semaine en vidéo dédiée à la céramique de Quimper.


#1 – Visite guidée de la faïencerie.

Aujourd’hui, nous vous invitons à une petite visite de la faïencerie.

France 5 ©


#2 – Le Musée de la Faïence de Quimper (20 ans).

En 2011, le Musée de la Faïence de quimper fêtait ses 20 ans, mais également il réouvrait au public après 4 ans de fermeture. Bernard Verlingue présente les collections du Musée.

2011 – Tébéo ©


#3 – Le bol breton toute une saga.

Vous avez toujours voulu découvrir la fabrication du célèbre bol à oreilles. Ce reportage présente toutes les étapes de sa conception.

France 3 Bretagne ©


#4 – Bernard Verlingue.

En 2016, le Musée de la Faïence de Quimper célébrait ses 25 ans d’existence. Son conservateur, Bernard Verlingue était invité pour cette occasion à l’émission « l’instant ».

2016 – Tébéo ©


#5 – Le grenier de la faïencerie HB-Henriot.

En 2008, un reportage présentait le grenier de la faïencerie HB-Henriot. On y découvre les plâtres ayant servi à la confection de pièces bien connues des amateurs de céramiques quimpéroises.

2008 – TF1 ©


Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

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