Visite virtuelle 360° du Manoir de Kerazan à Loctudy.

Le Manoir de Kerazan vient de procéder à la numérisation en 3 dimensions de ses salles. La solution Matterport a été retenue pour proposer des visites immersives du site. Il est à souligner que le Manoir conserve la plus grande collection de plaques ornées par l’artiste Alfred BEAU (1829-1907), ainsi que son célèbre violoncelle en faïence (lien). Elles ont été acquises par Joseph ASTOR (1824-1910). Il fut maire de la ville de Quimper de 1870 à 1896.

visitez virtuellement la salle consacrée aux créations d’Alfred Beau.

Salle Alfred Beau
Salle Alfred Beau.

Salle Alfred Beau

Alfred Beau (1829-1907), originaire de Morlaix, apprend la peinture avant de devenir photographe. Sans doute influencé par le céramiste Michel Bouquet et par le regain d’intérêt pour la céramique sous le Second Empire, il devient à partir des années 1870 « peintre de tableaux sur faïence » et expose des plaques et plats décoratifs d’inspirations diverses : portraits historiques, paysages et scènes de genre de Cornouaille, décors floraux, imitations des majoliques italiennes…

Manoir de Kerazan à Loctudy

En 1872 il offre ses services à la Faïencerie quimpéroise HB, mais celle-ci la refuse car l’artiste demande à signer ses pièces. Finalement la veuve d’un autre faïencier, Adolphe Porquier, l’engage comme directeur artistique. Alfred Beau crée alors de nombreux modèles, copiant en particulier les scènes de genre pittoresques que l’on voit dans les albums d’estampes et dans la peinture académique : des évocations des pardons et des mariages où l’on remarque de splendides costumes, des scènes de foires et de marchés ou les représentations des « petits métiers ». Il dessine également, selon le goût de l’époque, des « scènes botaniques » qui doivent beaucoup à l’art des estampes japonaises alors fort prisées. Il forme les « peinteuses » à la nouvelle technique qu’il préconise, proche de l’art du peintre et pousse l’illusionnisme jusqu’à créer des instruments de musique en faïence. Dorénavant les pièces seront marquées PB pour Porquier-Beau.

Alfred Beau
Alfred Beau (1829-1907), Lever du jour à Quimper – Manufacture Porquier.

Le succès est au rendez-vous. Alfred Beau présente ses créations aux Salons parisiens et aux Expositions Universelles, en particulier celle de Paris en 1878 où il obtient une médaille d’argent. Vite imité par les autres faïenceries quimpéroises et même copié par d’autres manufactures, Alfred Beau a été l’artisan du renouvellement de la céramique à Quimper.

Peintre lui-même et ami de nombreux peintres comme Théophile Deyrolle ou Alfred Guillou, Alfred Beau est également depuis 1880 le directeur du musée des beaux-arts de Quimper. Il y constitue en quelques années une importante collection de peintures d’inspiration bretonne. Dans une salle de ce musée, il crée en 1885 un extraordinaire diorama de quarante-quatre mannequins portant des costumes populaires, une « noce bretonne » sortant du porche d’une chapelle.

Alfred Beau
Alfred Beau (1829-1907), détail du violoncelle en faïence – Manufacture Porquier.

Directeur du musée, conseiller municipal, directeur artistique d’une des faïenceries quimpéroises, Alfred Beau était devenu l’ami de Joseph Astor qui possédait quelques unes de ses créations, en particulier des pièces uniques.
Dans les années 20, le fils de Joseph Astor, Joseph-Georges, va s’employer à constituer une collection plus importante de créations d’Alfred Beau, à la fois pour rendre hommage à l’amitié qui existait entre ses parents et le céramiste et pour souligner la qualité de des faïences ou terres vernissées. Aujourd’hui, le manoir de Kerazan possède la plus importante collection d’œuvres d’Alfred Beau qui apparaît comme l’un des céramistes les plus intéressants en France dans les dernières décennies du XIX siècle.

Le Manoir de Kerazan ©

Disparition de Geneviève PAGEOT.

Geneviève Pageot
Geneviève Pageot

Notre amie Geneviève Pageot nous a quitté la semaine dernière suite à une longue maladie.

Geneviève était un membre très actif de notre association et a occupé un temps le poste de secrétaire de notre association avec beaucoup de dévouement.

Nous regretterons son sourire et sa gentillesse. Elle manquera à beaucoup d’entre nous.

Nos pensées en ce difficile moment vont vers son mari, Dominique, a qui nous adressons nos très sincères condoléances.

Le conseil d’administration de l’association.

Philippe Le Stum, un érudit passionné auquel le musée départemental breton doit énormément (Côté Quimper).

Philippe Le Stum, conservateur du musée départemental breton, s’en est allé. Il laisse un vide à l’image de son héritage : immense.

Philippe Le Stum
Philippe Le Stum était le conservateur du Musée départemental breton à Quimper.

À Quimper, le décès de Philippe Le Stum soulève une vague d’émotion dans les milieux artistiques et muséaux qui va bien au-delà de la Bretagne. Les hommages multiples et collégiaux soulignent le travail accompli par ce conservateur passionné.

Le souvenir de Philippe Le Stum, né à Brest, est intiment lié à Quimper et plus précisément au Musée départemental breton où, fait exceptionnel, il a œuvré pendant près de 30 ans.

Passionné d’Histoire et historien de l’art, il en a été le directeur et conservateur en chef. Il n’a eu de cesse d’organiser des expositions de plus en plus ambitieuses donnant au musée une visibilité jamais atteinte.

Il avait déclaré dans nos colonnes combien il était « fier d’avoir ouvert ces dernières années, le musée sur l’Europe, voir sur le monde en tissant des liens avec des grands musées internationaux ».

Un grand érudit

On se souvient de l’enthousiasme suscité par les expositions d’envergures consacrées aux peintres de l’est, à l’influence du japonisme, ou encore plus récemment au trésors du Moyen-Âge ou les derniers impressionnistes.

Sa passion pluridisciplinaire pour les arts incluait aussi les arts populaires ou plus locaux. Le mobilier, la faïence, les affiches, la gravure ont eu leur exposition.

Les artistes de Bretagne aussi. On se rappelle entre autres des expositions dédiées à Henri Rivière, Émile Simon et Madeleine Fié-Fieux, Pierre Cavelat, Marguerite Chabay et au brodeur Pascal Jaouen.

Grand érudit et travailleur, Philippe Le Stum laisse une impressionnante bibliographie dont l’inventaire reste à faire : articles, actes de colloques, livres, catalogues, la liste est longue et influencera les futures générations de chercheurs.

Une empreinte indélébile

En 2018, il a publié La gravure sur bois en Bretagne, ouvrage tiré de sa thèse d’État soutenue à la Sorbonne en 2014. Qui s’est imposé d’emblée comme une référence essentielle pour qui s’intéresse aux arts de la Bretagne.

Sous son impulsion, l’Association des amis du Musée breton a vu le jour. Il l’a aidée dans ses projets et ses adhérents se souviennent combien travailler et échanger avec Philippe Le Stum était fructueux, enrichissant et agréable.

L’homme avait son bureau sous les toits du musée avec une vue imprenable sur sa belle voisine la cathédrale. Là-même où un dernier adieu lui a été donné mardi 30 mars 2021, rassemblant famille, amis, collègues, artistes et galeristes.

Sorti du Musée, Philippe Le Stum aimait se promener sur le chemin du Halage dont il fut un temps voisin. Si sa silhouette va manquer dans le paysage quimpérois, son œuvre, elle, laisse une empreinte indélébile.

Publié le 31 Mars 2021 par Florence Édouard de Massol – Côté Quimper ©

À Quimper, Philippe Le Stum, directeur du Musée départemental breton, est décédé (Le Télégramme).

Philippe Le Stum
En 2018, Philippe Le Stum avait publié « La gravure sur bois en Bretagne, 1850-2000 », chez Coop Breizh.

Le Musée départemental breton, à Quimper, perd son directeur. Philippe Le Stum s’est éteint à l’âge de 58 ans.

Nous avons appris, ce lundi matin, le décès de Philippe Le Stum, à l’âge de 58 ans. Docteur en Histoire de l’art et chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique, Philippe Le Stum était aussi, et surtout, le directeur et le conservateur en chef du Musée départemental breton, à Quimper.

Ses champs de recherches concernaient notamment l’Histoire des arts de la Bretagne, la gravure occidentale et le livre illustré, ou encore le régionalisme breton. Auteur de plusieurs articles, livres et catalogues, Philippe Le Stum avait notamment publié en 2018 « La gravure sur bois en Bretagne, 1850-2000 ». Un ouvrage référence richement illustré, inspiré d’une thèse de doctorat soutenue à La Sorbonne cinq ans plus tôt ; le fruit de douze années de recherches.

« J’ai commencé à m’intéresser à l’estampe quand j’étais étudiant en histoire à Brest. Je me suis vite aperçu que la gravure était négligée, considérée un peu comme un art mineur, par rapport à la peinture. Injuste ! », expliquait-il dans nos colonnes en février 2014, pour justifier cet intérêt. Il confiait aussi à ce moment : « J’ai 51 ans, je m’intéresse au patrimoine breton depuis quarante ans. Je suis dans un travail de fond, je m’enracine et le revendique, guidé par la passion du chercheur. Avec cette thèse, j’apporte une pierre parmi d’autres à la connaissance de l’art en Bretagne ».

Ses obsèques seront célébrées mardi 30 mars, à 10 h 30, en la cathédrale Saint-Corentin, à Quimper.

Publié le 29/03/2021 – Le Télégramme ©


Le conservateur du Musée Départemental Breton à Quimper Philippe Le Stum signe chez Coop Breizh un ouvrage sur l’histoire de la gravure sur bois en Bretagne.

Octobre 2018, Christophe Pluchon – radio RCF Finistère ©

Philippe Le Stum était le directeur du Musée départemental breton, à Quimper (Ouest-France).

Le directeur du Musée départemental breton de Quimper (Finistère) est décédé à l’âge de 58 ans.

Philippe Le Stum
Philippe Le Stum était le directeur du Musée départemental breton, à Quimper (Finistère).

Conservateur en chef du Musée départemental breton, à Quimper (Finistère), il en était également le directeur : Philippe Le Stum s’est éteint, à l’âge de 58 ans et alors que son musée était fermé depuis le mois d’octobre 2020, en raison de la crise sanitaire.

Amoureux de la gravure sur bois, cet art méconnu

Docteur en histoire de l’art, il était chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique de l’Université de Bretagne Occidentale. L’histoire des arts de la Bretagne, la gravure et le régionalisme breton au XIXe et XXe siècle, ses principaux champs de recherche, lui doivent de nombreuses publications.

En 2014, il avait notamment soutenu une thèse sur la gravure sur bois en Bretagne, une production artistique méconnue qu’il tenait à faire découvrir à un plus large public. « J’ai dû consacrer à ma thèse tous mes week-ends et toutes mes vacances depuis douze ans ! », confiait-il alors à Ouest France. Il en avait tiré un livre, paru en 2018.

Ouverture sur l’Europe et le monde

Il avait notamment travaillé sur les artistes polonais ou encore russes en Bretagne, support d’expositions temporaires au musée. À ce titre, il se disait fier d’avoir ouvert son établissement sur l’Europe et le monde en nouant des liens avec les musées étrangers.

Ses obsèques seront célébrées ce mardi 30 mars 2021, à la cathédrale Saint-Corentin, donc les flancs touchent ceux du musée breton.

Publié le 29/03/2021 – Ouest-France ©