« la dernière épingle » d’Émile Jean Armel-Beaufils (France 3 Bretagne).

Le Musée départemental breton expose une œuvre de 1931 du sculpteur Jean Armel-Beaufils. Elle est intitulée : « la dernière épingle » et figure dans le hall d’accueil du musée.
Myriam Lesko (Médiatrice culturelle au Musée) présente cette jeune femme de Plougastel.

Publié le 7 janvier 2022 – France 3 Bretagne ©

Pierre Cavellat, un juge observateur et dessinateur (Ouest-France)

Pierre Cavellat (1901-1995), magistrat à Quimper et Châteaulin, aimait dessiner. Pendant les audiences où il était assesseur, mais aussi en ville où il a saisi des scènes de rue, des tranches de vie.

Pierre Cavellat
« Au Cap Horn à Quimper », 1930. | Pierre Cavellat/Musée départemental breton

Pierre Cavellat, né à Pontrieux (Côtes-d’Armor) le 4 décembre 1901 et mort le 17 août 1995 à Carantec, était magistrat. Il a notamment travaillé au palais de justice de Quimper (Finistère), où il croquait les robes noires et des scènes de public lorsqu’il ne présidait pas l’audience. Au fil de sa longue carrière, le juge a plusieurs fois posé ses valises au bord de l’Odet. D’abord au tribunal de première instance, de septembre 1930 à août 1931, puis de mars 1932 à juin 1934.

Juge à Quimper et Châteaulin

Il fui aussi juge au tribunal de première instance de Châteaulin, d’août 1931 à mars 1932, et président de cette même juridiction, de juin 1936 à sa mobilisation en mai 1940. Il achèvera son parcours en décembre 1969 après être devenu premier président de la cour d’appel de Caen (Calvados).

Un livre lui rend hommage

Annick Le Douget, ancienne greffière au palais de justice de Quimper et historienne de la justice en Bretagne, a consacré un de ses plus beaux livres a ce magistrat dessinateur : Gens de justice et scènes de prétoire sous le regard d’un magistrat, Pierre Cavellat (1901-1995)*.

Scènes de rue

Mais le juge ne posait pas ses crayons en franchissant la grande porte du tribunal. Bien au contraire. En témoignent ces illustrations dans lesquelles il croque des scènes de rue de la préfecture finistérienne où l’homme de justice s’adonnait à l’art du dessin libre, à la volée. C’est ainsi qu’au fil de ses promenades au bord de l’Odet et du Steir, Pierre Cavellat croquait le quotidien des Quimpéroises et Quimpérois.

Cap Horn, marché, troquets…

On y reconnaît le quartier du Cap Horn, ce bout de Quimper tourné vers l’océan. Ou encore les discussions et l’animation d’une scène de marché, un garage automobile, le Café des Caboteurs… Le magistrat promeneur aimait se laisser surprendre.

Spontanéité et humanité

Ces dessins donnent à la fois à voir l’instantanéité de son coup de crayon, la spontanéité de son trait et la profondeur des sujets abordés. Émotion, ambiance et humanité se dégagent de ses œuvres de rue. D’autant plus pour les habitants de la ville qu’il a couchée sur le papier.

*Gens de justice et scènes de prétoire sous le regard d’un magistrat, Pierre Cavellat (1901-1995). Prix 22 €, en librairie, sur le net et sur le site de la Société des Amis de Louis Le Guennec https://amis-leguennec.wixsi-te,com/amisleguennec (+ 3 € de frais d’envoi postal).


« Dessiner était l’exutoire de mon père »

Pierre Cavellat
« Bigoudène masquée », 1940. Pierre Cavellat/Musée départemental breton

Anne Cavellat, fille de Pierre Cavellat (1901-1995), magistrat dans le Finistère (Quimper et Châteaulin) et dessinateur.

« Je suis la dernière de la fratrie : mon frère aîné, Jean-François, était né en 1932 et disparu en 2020 et notre sœur Agnès, magistrate à la Cour de cassation à Paris, était née en 1932. Moi, je suis de 1944. Le monde artistique de mon père, Pierre Cavellat, m’était totalement inconnu lorsque j’étais enfant. J’ai commencé à découvrir ses dessins à l’âge adulte.

J’avais un père très secret, qui estimait que tout ce qu’il pouvait faire était des gribouillis et que ça ne regardait personne. Il n’aimait pas que l’on regarde par-dessus son épaule lorsqu’il dessinait… Que ce soient les croquis d’audience ou les scènes de la vie quotidienne, je pense que le dessin était un exutoire par rapport à son métier de magistrat.

« C’était comme respirer »

Jusqu’à ses 95 ans, j’ai toujours vu mon père avec sa besace à dessin. Pour lui, tout support était bon : les bristols d’invitation, une ampoule électrique, un cageot à melons… Quand il avait envie de dessiner, il fallait que ça sorte tout de suite, au stylo-bille, pris sur le vif. C’était parfois trois fois rien : un trait très fin et vous aviez une scène extraordinaire !

Nous avons encore des malles entières de dessins que je continue de découvrir… Elles contiennent des carnets de sténo, des bristols. Il peignait même les fonds de tiroir et de commodes quand ils étaient abîmés. Pour lui, ce n’était pas un travail. c’était comme respirer : il fallait qu’il dessine, comme un besoin physique.

Mon père était un personnage incroyable, très intimidant. Je ne pense pas qu’il avait l’amour du genre humain. Mais il était attentif aux autres. Je n’ai pas eu un papa gâteau, mais il pouvait être malgré lui assez tendre. C’était un homme d’une grande pudeur qu’il a cachée sous ses dessins. »


Publié le lundi 3 janvier 2022 par Pierre FONTANIER – Ouest-France ©

Pour Noël, la statuette Le P’tit Jacques ou le bol à oreilles revisité de chez Henriot (Ouest-France)

Pour trouver un cadeau de Noël made in Quimper (Finistère), direction les faïenceries Henriot-Quimper. Le P’tit Jacques ou le fameux bol aux oreilles revisité par le designer Mathieu Pung ont rejoint notre liste.

Le P’tit Jacques
Le P’tit Jacques, la dernière création de Mathieu Pung l’un des artistes qui collabore depuis plusieurs années avec les ateliers Henriot à Quimper (Finistère)

Pour trouver un cadeau de Noël made in Quimper (Finistère), direction les faïenceries Henriot-Quimper. Le P’tit Jacques ou le fameux bol aux oreilles revisité par le designer Mathieu Pung ont rejoint notre liste.

C’est un pêcheur plutôt sympathique que propose le designer Mathieu Pung pour Henriot-Quimper (Finistère) en cette fin d’année. Depuis 2014, l’artiste franco-américain collabore avec les faïenceries, et contribue à dépoussiérer les collections.

Le pêcheur, réalisé dans les ateliers de la faïencerie situés au-dessus de la boutique de Locmaria à Quimper, est proposé dans un style épuré blanc ou juste peints de quelques lignes noires. Moderne et stylisé, comme la plupart des modèles qu’il dessine pour la fabrique quimpéroise. « En tenant un poisson entre ses bras, de façon presque affectueuse, le pêcheur imaginé par Mathieu Pung fait passer un message : protégeons la nature, nos océans », explique Fabienne Kernéis, assistante de direction chez Henriot-Quimper.

Le P’tit Jacques
Le P’tit Jacques, dernière création sortie aux ateliers Henriot.

Aux nostalgiques du commandant Cousteau

Et pourquoi se prénomme-t-il Le P’tit Jacques ? « Comme un clin d’œil au commandant Cousteau et toujours dans l’idée de pacification avec l’océan », précise-t-elle. La nouvelle statuette, sortie juste avant les fêtes, est présentée comme le petit frère de Melle Heb-Ken, la statuette bigoudène réalisée il y a quelques années, en même temps que la bigoudène punk.

Bien sûr, lorsqu’on a pensé idée cadeau fabriqué chez Henriot, on avait d’abord opté pour le classique` bol a oreilles, avec son prénom peint à la main. Ce qu’on ne savait pas c’est qu’il fallait passer commande en avance car plusieurs jours sont nécessaires à sa fabrication.

Pièce Henriot
Chaque pièce vendue à la boutique Henriot est peinte à la main.

Le bol aux oreilles version futuriste

« Par ici chaque bol est peint à la main, chaque pièce est unique alors ça ,demande un certain temps de fabrication », répète Fabienne Kernéis lors de notre passage en boutique. Car rappelons-le : le seul, le vrai, l’unique bol aux oreilles quimpérois est fabrique ici, dans les ateliers de Locmaria. Les autres bols, vendus ailleurs, ne sont pas fabriqués à Quimper.

Faute d’avoir anticipé pour une commande de bol, reste la possibilité d’opter pour celui revisité aussi par le designer Mathieu Pung. Il a les mêmes dimensions et les mêmes oreilles que le vrai, mais dans un look résolument plus contemporain. Le bol du designer réalisé d’abord en impression 3D est à multiples facettes et réalisé aussi ici à Locmaria.

Depuis 2011, les techniciennes de Henriot composent avec des artistes contemporains qui grâce au savoir-faire des faïenceries voient leurs créations prendre forme. Assiettes, vases, tasses… Comme Mathieu Pung, Patrice Cudennec, Bruno Blouch collaborent aussi avec les faïenceries.

Des anciens services réalisés avec les dessins de Mathurin Méheut ou Jeanne Malivel sont aussi réédités, « afin de retrouver l’esprit des années 1920-1930 où des artistes collaboraient régulièrement avec les faïenceries », souligne Fabienne Kernéis.

Publié le 24 décembre 2021 par Émilie CHAUSSEPIED – Ouest-France ©

Vente Yellow Peacock « collections de faïences anciennes et modernes de M et Mme S ».

Odetta 213-1247
Lot 174 – Vase sirène en grès Odetta 213-1247 – Alphonse Chanteau (1874-1958) – estimation 4 000 € – 5 000 €.

L’étude Yellow Peacock (93) propose une vente sur internet d’une collection de faïences anciennes et modernes.

Odetta 340-1385
Lot 184 – Vase ovoïde en grès Odetta 340-1385 – HB Quimper – estimation 1 000 € – 1 500 €.

La vacation se terminera le mercredi 15 décembre 2021 à 14 h (CET).

Nous retrouvons dans cette vente, environ soixante lots provenant des manufactures quimpéroises.

Odetta 34-1084
Lot 173 – Vase en grès Odetta 34-1084 – HB Quimper – Georges BRISSON (1902-1980) – estimation 2 000 € – 3 000 €.

On peut admirer un ensemble très important de grès Odetta de chez HB.

Vous pouvez consulter le catalogue sur le site drouot.com (lien).

Catalogue Yellow Peacock

Clôture des enchères à partir du mercredi 15 déc. 14:00 (CET)
COLLECTIONS DE FAÏENCES ANCIENNES ET MODERNES DE M ET MME S.
Yellow Peacock – 06.70.76.69.29 / 06.67.18.09.95 – Email : info@yellowpeacock.com
14 avenue Edouard Vaillant – 93500 Pantin, France

Yellow Peacock ©

L’artiste Robert Micheau-Vernez à l’honneur (Ouest-France).

Photo de Robert Micheau-Vernez
Robert Micheau-Vernez a contribué aux faïenceries Henriot.

S’il est essentiellement connu dans la région de Quimper pour son immense contribution aux faïenceries Henriot, Robert Micheau-Vernez est avant tout un coloriste hors pair qui a parcouru le monde et travaillé à de vastes productions. Pour son fils, Mikaël, « son œuvre est avant tout celle d’un homme qui cherche la beauté ».

Diplômé des beaux-arts de Brest, Nantes et Paris, il suit les cours de Maurice Denis aux Ateliers d’arts sacrés. « Outre les vitraux qu’il va réaliser pour de nombreuses églises, dont celles du Conquet, il peint également des églises, des mosquées, notamment au cours de ses voyages à Venise ou à Jérusalem. » Micheau-Vernez est aussi un spécialiste des icônes orthodoxes. « Il est d’ailleurs l’un des seuls artistes à avoir reçu des commandes officielles des églises orthodoxes. » Une fascination qui le pousse à transcrire ses émotions par la couleur notamment. « Parfois, en Finistère, sa réputation d’artiste associé aux faïenceries éclipse un peu le peintre et le sculpteur ».

L’exposition locronanaise s’inscrit donc dans la lignée de la rétrospective organisée au Faouët en 2009. Une cinquantaine d’œuvres seront visibles, dont une trentaine de tableaux, des icônes et des reproductions de vitraux. « Cette thématique était vraiment en harmonie avec l’esprit des fêtes de Noël et l’ambiance particulière propre à ce village. »

Robert Micheau-Vernez icone
Robert Micheau-Vernez – Icône.

Du 11 décembre au 2 janvier, à l’étage du musée. Entrée : 1 € et participation libre. Passe sanitaire.

Publié le 2 décembre 2021 – Ouest-France ©