Faïence – Paul Fouillen le touche à tout (Côté Quimper).

Paul Fouillen
Une pièce de Paul Fouillen.

Paul Fouillen (1899-1958) est un personnage emblématique du Quimper de l’entre deux-guerres. Son nom est lié aux faïenceries. L’artiste prolixe a laissé une oeuvre riche à découvrir au musée de la faïence, au musée breton qui a bénéficié d’un legs important, mais aussi à la gare où il a signé deux panneaux publicitaires invitant à venir visiter sa propre faïencerie.

Arrivé à Quimper pour répondre à l’annonce de la Lyre Quimpéroise en recherche d’un flûtiste, il s’est retrouvé, le talent aidant, chef d’atelier à la faïencerie H.B. Puis en 1929, il s’est décidé à la quitter pour créer son propre atelier. Tour à tour menuisier, créateur de mobiliers et d’objets décoratifs, il s’est intéressé aussi au cuir et au verre sans jamais oublier la faïence.

Place du Stivel

L’artiste touche à tout s’était installé dans une ancienne guinguette sur les bords de l’Odet. C’est la maison jaune de la place du Stivel dont la plaque Paul Fouillen, céramiste d’art et les petits carreaux de faïences qui animent la large façade aux huisseries bleues l’évoquent. Cette maison-atelier a abrité jusqu’à 25 ouvriers. À sa mort, son fils Maurice a continué à créer des faïences dans cette fameuse maison.

Publié le 23/09/2020 par Florence Édouard de Massol – Côté Quimper ©

#2 Les artistes et la Mer – Une semaine en vidéo, du 28 avril au 2 mai 2020 – Musée.

#2 – Les faïences de Quimper, les artistes et la Mer.

En octobre 2003, Océanopolis à Brest organise avec le concours du Musée de la Faïence, une exposition sur la thématique des artistes et la Mer. C’était l’occasion de découvrir une présentation des faïences en lien avec la mer, le milieu aquatique, la pêche ainsi que les mythes et légendes de la mer.

Le catalogue édité est toujours disponible auprès de notre association.

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©


Océanopolis – La faïence de Quimper prend la mer (Le Télégramme).

Jean-Paul Alayse - Bernard Verlingue
Jean-Paul Alayse, conservateur d’Océanopolis, et Bernard-Jules Verlingue, conservateur du musée de la faïence de Quimper, ont réuni leurs compétences pour mettre sur pied cette exposition, qui présentera notamment cette pièce de Paul Fouillen datant des années vingt.

Parfois, il faut savoir être où on ne vous attend pas. Océanopolis, parc de découverte des océans à Brest, a rendez-vous, à partir du 21 octobre 2003, avec la faïence.

Le sujet – «Les faïences de Quimper, les artistes et la mer» – n’avait pas été traité jusqu’ici. Il fallait aussi de la passion pour l’aborder. Bernard-Jules Verlingue, conservateur du musée de la faïence à Quimper, et Jean-Paul Alayse, conservateur d’Océanopolis, ont lancé leurs filets. Belle pêche : 360 pièces, collectées essentiellement en France, qui seront présentées jusqu’au 4 janvier 2004. Elles proviennent de différents musées mais aussi de collections particulières et de marchands. Et vont du cendrier au vase en passant par la statuette, ou encore la fresque de plusieurs mètres de long reproduisant une œuvre qui ne peut être déplacée. C’est le cas de deux bas-reliefs créés par Pierre Toulhoat pour Ifremer, quand l’établissement s’appelait encore CNEXO. Ou de la réalisation, plus récente, d’Olivier Lapicque pour la brasserie de Siam, à Brest.

65 artistes

Parmi les 65 artistes représentés à Océanopolis, les contemporains ont leur place, mais la majorité sont de l’entre-deux-guerres. «Durant cette période, 200 artistes sont venus travailler à Quimper, ce qui a constitué un moteur extraordinaire, et a permis de passer le XX e siècle», juge Bernard-Jules Verlingue. Selon lui, la collecte réalisée coupe court à une idée assez souvent répandue, comme quoi la mer est très peu représentée dans la faïence de Quimper. «Il va y avoir un certain nombre de surprises», pronostique-t-il.

Trois thèmes

L’exposition va se décliner sur trois thèmes. Le premier – la faune et la flore marines – a été source d’inspiration notamment pour Paul Fouillen, avec ses décors oniriques, mais aussi pour le «naturaliste» Mathurin Méheut, qui a d’ailleurs fréquenté la station biologique de Roscoff. René-Yves Creston s’est lui-même inspiré d’une mission effectuée avec Jean Charcot, sur le «Pourquoi pas», pour réaliser son pichet «Ours blanc», une pièce unique. Le second thème – l’homme et la mer – a aussi beaucoup inspiré les artistes, à travers la beauté et la force de certains gestes, comme l’illustre la «Paludière à la bêche», de Jorg Robin, ou encore les scènes de la vie campées par Jim-Eugène Sévellec.

Un catalogue

L’exposition traite aussi des «croyances, mythes et légendes de la mer», un domaine où, un peu à la surprise des initiateurs de l’exposition, la production n’est pas prolifique. «Entre les deux guerres, la Bretagne est en pleine mutation, l’attitude est plus ethnographique», avance Jean-Paul Alayse. De belles pièces ont été réunies, notamment une «Vierge des marins», de René Quillivic, ou une «Reine de la mer», de Robert Micheau-Vernez. Un catalogue de l’exposition, de 128 pages, avec 350 photos, sera disponible début novembre 2003.

Publié le 14 octobre 2003 – Le Télégramme ©

La faïence de Quimper expliquée par Pierre-Jean Guillausseau (Le Télégramme).

Pierre-Jean Guillausseau
Pierre-Jean Guillausseau a annoncé que grâce à un de ses amis collectionneurs, une grande exposition de vierges issues des faïenceries quimpéroises aurait lieu en 2020 à Sainte-Anne d’Auray.

« Par intérêt pour la Bretagne, j’ai acheté ma première assiette à l’âge de 13-14 ans ; ça m’a valu les remontrances de ma mère ! », raconte le professeur de médecine Pierre-Jean Guillausseau, pour expliquer sa passion pour la faïence de Quimper, dont il est devenu collectionneur et expert, avec un regard différent des conservateurs. « J’ai une approche scientifique ; je raisonne sur les grandes séries », précise-t-il. Jusqu’au 21 décembre, à la médiathèque de Locoal-Mendon, il en présente un panorama de 1820 aux créations de Fouillen, Moal, Lapicque, etc. Vendredi 6 décembre, devant un public captivé, il a retracé l’histoire des manufactures depuis 1708.

Publié le 8 décembre 2019 par Jean-Yves Collin – Le Télégramme ©

Locmaria. Une étape cruciale (Le Télégramme).

Locmaria 3D, histoire d’un quartier en renouveau (ville de Quimper).


Les images de la future place du Stivel à Locmaria ont été présentées ce vendredi lors d’une réunion publique en mairie. Les élus poursuivent la concertation avec les habitants sur les déplacements, le stationnement, dans ce quartier sensible en pleine mutation.

Projet Locmaria
Le parvis sera bétonné au débouché de la passerelle vers la cale où le Lougre de l’Odet sera amarré (Ville de Quimper).

Le long chantier de transformation de Locmaria en « pôle culturel et touristique à l’échelle de Cornouaille » arrive à une étape décisive : l’aménagement de la place du Stivel qui fait office de porte d’entrée dans le quartier. Elle a été présentée ce vendredi en fin de journée aux habitants. Cette fois les échéances se précisent.

Il faudra une dizaine d’années depuis le diagnostic effectué par la municipalité précédente en 2013, puis la réflexion engagée par l’équipe actuelle, pour que les derniers aménagements soient terminés vers 2023. Le challenge n’est pas évident car il s’agissait de toucher au « lieu d’émergence de la ville primitive », qui compte aussi l’église romane de Locmaria et son jardin médiéval et qui est aujourd’hui occupé par de nombreuses habitations (169 appartements et 73 maisons), des activités économiques et touristiques (faïencerie, biscuiterie, restaurant, commerces…), une zone naturelle avec ses vaches et une façade maritime sur l’Odet avec le port d’attache du Corentin. Le tout sur une surface restreinte et enclavée.

Projet Locmaria
Le parking aménagé entre la rue du Stivel et la nouvelle rue de la Faïence (Ville de Quimper).

« C’est pourquoi nous avons avancé dans une concertation permanente ces dernières années, souligne Guillaume Menguy, adjoint aux travaux. Et nous avons choisi de travailler dans le temps pour, d’une part, lisser le poids financier du programme et, d’autre part, le rendre acceptable par les habitants car chaque chantier est une source de dérangement ».

Après l’ouverture de la rue de la Faïence et la démolition de bâtiments (ce qui a permis l’ouverture d’une brasserie), l’élu a présenté les prochaines étapes pour un montant de 800 000 €.

Le calendrier des prochains mois

Le chantier d’aménagement de l’Esplanade Jules-Verlingue, nouveau parking d’une trentaine de places sur l’espace du bâtiment démoli devant la rue du Stivel va se poursuivre jusqu’à la mi-janvier. Le parking devrait être accessible pour la fin janvier.

Dans le même temps la cale de l’Odet sera aussi confortée. C’est à cet endroit que le Corentin devrait être installé à l’avenir lors de ces hivernages à Quimper. Il n’aura ainsi plus à faire ouvrir la passerelle pour passer en amont de celle-ci comme par le passé. Ce nouveau dispositif impliquera l’interdiction du stationnement sur ce secteur. De fin janvier à mi-mars 2020, un parvis béton sera d’ailleurs créé devant la maison Fouillen et la passerelle du Cap-Horn sur un espace élargi avec de nouveaux murets pour identifier cet espace.

Projet Locmaria
Le square et le parvis vus du ciel (Ville de Quimper).

Parallèlement, le square et les terrasses pavées devant les commerces Ty Mousse, le Restau à vins, seront aménagés. Ensuite jusqu’à la mi-avril c’est le parking et la chaussée restante de la place du Stivel qui seront repris.

Deux ultimes étapes

« Nous poursuivons la concertation avec les habitants sur les modalités de fonctionnement du quartier pendant les travaux et à terme sur la circulation, le stationnement des véhicules. Rien n’est acté », ajoute Guillaume Menguy.

Deux étapes suivront : l’aménagement de la place Bérardier devant l’église de Locmaria qui devrait avoir lieu en 2021-2022. « Il restera, pour terminer, à améliorer la qualité de la voirie dans le quartier résidentiel au-delà du Prieuré, rue du Commandant-Avril et du Chanoine Moreau. Ensuite, ce sera terminé ».

Rappelons enfin qu’un autre chantier va se dérouler à l’église de Locmaria, notamment sur la charpente dégradée par l’humidité et la mérule.

Une échéance arrive qui pourrait accélérer tous les travaux : en 2022, l’église devrait fêter les 1 000 ans de sa construction…

Publié le 9 novembre 2019 par Ronan Larvor – Le Télégramme ©

Faïences de Quimper. « Les animaux du ciel et de la terre » au manoir de Kerazan (le Télégramme).

Le thème des « animaux du ciel et de la terre » illustrée sur des faïences de Quimper n’avait jamais fait l’objet d’une exposition publique. Le manoir de Kerazan innove avec une très belle et riche exposition ouverte depuis le début de la semaine : 400 pièces visibles jusqu’au 18 juillet seulement.

  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.
  • Les animaux du ciel et de la terre.

Cette présentation éphémère réalisée avec le concours de Yannick Clapier, expert en céramiques, porte un large regard sur la plupart des pièces d’édition produites à Quimper du XVIIIe siècle à nos jours. Forte d’environ 400 pièces, elle est le fruit d’années de recherches et a été conçue par des collectionneurs passionnés, Pierre-Jean Guillausseau, professeur à la faculté de médecine de Paris Diderot (Paris 7) et médecin au département de médecine interne de l’hôpital Lariboisière et Pascal Simon, amateur éclairé, qui n’ont pas hésité à prêter jusqu’au 18 juillet ces pièces issues de leur collection privée.

« Les pièces qui ont été rassemblées datent du XVIIIe siècle à nos jours et ont été réalisées par toutes les manufactures quimpéroises, »

« Il était impossible de reproduire l’intégralité des pièces uniques d’artistes, comme Paul Yvain et Jos Le Corre chez Keraluc ou Paul Fouillen, Jean-Claude Taburet chez HB entre autres. Les pièces qui ont été rassemblées datent du XVIIIe siècle à nos jours et ont été réalisées par toutes les manufactures quimpéroises, dont Porquier-Beau, Henriot, HB, Keraluc, Fouillen… Mais aussi par des ateliers d’artistes qui ont eu des liens avec Quimper et ses faïenceries », explique Pierre-Jean Guillausseau.
Les visiteurs pourront admirer un bestiaire impressionnant, développé en une collection de faïences utilitaires et populaires décorées par des peinteurs et peinteuses restés anonymes et d’autres, purement décoratives, signées d’artistes bretons parmi les plus renommés. Fruit d’un long travail de construction, les collections exposées sont l’œuvre de passionnés « qui essaient de protéger le patrimoine quimpérois et souhaitent le faire découvrir et partager », précise Pierre-Jean Guillausseau pour qui le manoir de Kerazan est l’écrin idéal. « C’est un lieu emblématique qui conserve dans ses murs le plus grand nombre de pièces uniques d’Alfred Beau, artiste qui fera passer la Faïence de Quimper dans l’ère des faïences artistiques ».

Pratique
« Les animaux du ciel et de la terre », exposition de faïences de Quimper au manoir de Kerazan, jusqu’au 18 juillet. Ouvert tous les jours (sauf samedi) de 11 h à 18 h (jusqu’au 6 juillet) et de 11 h à 21 h (à partir du 6 juillet). Tarif adulte : 7 €, réduit : 5 €. Renseignements, tél. 09 65 19 61 57 ou 06 70 21 60 75.

Publié le 22 juin 2019 – Le Télégramme ©