Qui étaient les Seiz Breur ? (Tébéo)

Cela ne vous aura pas échappé, 2023 marque le centenaire du mouvement artistique « Ar Seiz Breur ».
Mikaël Le Bihannic (Bécédia) présente les artistes qui ont créé les Seiz Breur en 1923.
Nous aurons l’occasion d’évoquer de nouveau cet anniversaire en 2023.
Vous pouvez également consulter sur le site de Bécédia, un article de Daniel Le Couédic, sur les Seiz Breur : lien.

Publié le 12 janvier 2023 – Tébéo ©

Bikini magazine n°60 – Janvier/Février/Mars 2023 – Dossier « Ar Seiz Breur ».

Le magazine Bikini propose en ce début d’année, un dossier spécial de 12 pages pour fêter le centenaire de la fondation des Seiz Breur (1923-2023).

Bikini couverture

En guise d’introduction, on retrouve un entretien avec M. Daniel Le Couédic, recueilli par Julien Le Marchand.

Bikini 10/11

Vous pouvez retrouver le magazine dématérialisé et son sommaire, sur le site de Bikini : lien.

Bikini 14/15

Il est à noter que le directeur du Musée de la Faïence de Quimper : Bernard Verlingue, a participé à ce numéro.

2023 – Association des Amis du Musée & de la Faïence de Quimper ©

Marjatta et Jean-Claude Taburet, du légendaire celte à la délicatesse finlandaise

À partir du mardi 11 avril 2023

Marjatta et Jean-Claude Taburet

En 2023, le musée vous propose de retracer le parcours d’un couple iconique de la faïence de Quimper qui se posent en héritiers et rénovateurs de la longue tradition quimpéroise. Marjatta Taburet, originaire de Finlande, n’a de cesse de mêler les influences et sagas nordiques aux légendes et paysages bretons. Céramiste et peintre, elle intègre, avec son mari, le cercle fermé des peintres-faïenciers, qui réussissent à mêler l’art du peintre et le métier du faïencier. Dans les années 1970, elle est la première à se pencher sur la faïence de Quimper et les trois siècles de fabrication.

Marjatta Taburet

En rapport à sa formation, Jean-Claude Taburet s’adonne à la sculpture, respectant l’harmonie des lignes et des volumes enseignées dans l’atelier de Robert Couturier. L’accentuation des formes, le lissage des traits et le dépouillement d’éléments majeurs du pittoresque local inculque à ses sujets un statut d’idéal local. Il fait sien le répertoire des motifs protohistoriques de la Cornouaille comme le cœur, la fleurette, l’épi ou la palmette grâce aux anciennes techniques du décor céramique (gravure et impression en creux). Sirènes, déesses, vierges et rois Gradlon rythment sa production.

Jean-Claude Taburet

Après une brève expérience au sein de la manufacture Keraluc pour Jean-Claude, Marjatta rejoint son mari devenu artiste libre chez HB. En 1984, ils quittent la manufacture et font construire leur propre atelier à domicile avant de créer l’Atelier du Steïr sur les rives de la rivière éponyme, à Quimper, où s’écoule la suite de leur carrière. À eux deux, ils cumulent un siècle de création à Quimper ! Découvrez leur univers pictural, légendaire et sculptural aux couleurs de la Bretagne et de la Finlande.

Commissaire de l’exposition : Bernard Jules Verlingue

Musée de la Faïence de Quimper ©

Compte rendu du Salon « Antiquités Brocante Design » de Quimper 2022.

L’association participait ce week-end, au 44ème Salon « Antiquités Brocante Design » de Quimper. Cette année, le salon a connu une très forte affluence.

Kervella
Jos Kervella (Henriot).

Vous pouvez retrouver en vidéo les pièces exposées sur notre stand.

Pour rappel, nous présentions quelques œuvres de Marjatta et de Jean-Claude Taburet qui seront exposées en 2023 au Musée de la Faïence de Quimper.

Verlingue et Taburet
Bernard Jules Verlingue et Marjatta Taburet.
Marjatta Taburet
Marjatta Taburet

Deux autres vitrines nous permettaient d’admirer des services à liqueur et des articles de fumeurs, ainsi que des faïences publicitaires.

Cognac Martell
Cognac Martell (HB).
Stand de l'association
Stand de l’association

Nous remercions tous les adhérents qui se sont relayés bénévolement, pour assurer une permanence sur notre stand.

Adhérents
Les membres de l’association sur notre stand.

Association des Amis du Musée & de la Faïence de Quimper ©

Faïencerie Henriot à Quimper : à la découverte d’un art ancestral (Ouest-France).

Durant tout le mois d’août 2022 et jusqu’en septembre, la faïencerie Henriot propose des visites guidées de ses ateliers. L’occasion de découvrir le processus de fabrication unique des célèbres faïences emblématiques de Quimper (Finistère).

Margot Henriot Quimper
Margot est la guide du jour. Déambulant dans les ateliers de la faïencerie Henriot, elle fait découvrir aux visiteurs les différentes étapes de la fabrication. Ici, le calibrage.

Margot Le Page et Emma Louveau, 22 ans, sont saisonnières à la faïencerie Henriot, à Quimper (Finistère). L’une est étudiante en droit du patrimoine culturel, l’autre en science politique. Elles assurent les visites guidées des ateliers, au-dessus de la boutique, mais aussi les démonstrations des premières étapes de fabrication des faïences.

Un art traditionnel et célébré

Eau, terre, feu : tels sont les trois éléments fondamentaux à la fabrication de faïence. Dans les allées de Locmaria, Jean-Baptiste Bousquet, le fondateur, installe son atelier en 1690, sous le règne de Louis XIV. Il y est bien logé, proche de l’Odet, de l’argile des rives et des bois alentour alors toujours existants, lui permettant d’actionner les fours. Dans les années 1950, les faïenceries quimpéroises emploient plusieurs centaines de personnes. « C’était l’âge d’or », souligne Margot. Un âge d’or bien révolu, la faïencerie comptant aujourd’hui douze salariés. Mais l’art de la faïence persiste dur comme fer. Un art traditionnel, unique et célébré.

Margot Le Page
Margot met la main à la pâte durant l’étape de l’émaillage, ce processus où la pièce est trempée dans de l’eau et de la poudre de verre.

Le petit train de Quimper, lui, arbore les motifs Henriot. « Le propriétaire du petit train est venu nous voir pour nous soumettre l’idée. On a donc peint les motifs sur faïence, puis il les a imprimés et collés sur le train, explique Fabienne Kernéis, de la faïencerie. Il a du panache ! ».

En 2023, l’atelier fêtera ses 333 ans. Un anniversaire pour le moins spécial.

peintre Henriot
L’une des peintres de l’atelier Henriot à Quimper (Finistère), à l’œuvre, sur un plat.

Un « atelier 100 % féminin »

Une quinzaine de personnes s’est réunie ce mercredi 3 août 2022 pour assister à la visite. Margot débute par le coulage, lorsque l’argile est apposée dans les moules de différentes formes, la plus célèbre étant la Sainte-Anne. Puis elle met directement la main à la pâte à l’étape du calibrage afin de créer une assiette.

Mais le passage qui attire tous les regards est celui de l’atelier des peintres. Les mains minutieuses des artistes s’attellent à décorer une à une chaque pièce. « Un atelier 100 % féminin », fait remarquer Margot. La guide demande de garder le silence pour ne pas déconcentrer les peintres, dont les têtes dépassent du cadre, entourées de pinceaux et d’éponges, à côté des pots de peinture de couleurs diverses. L’une d’elles reproduit un motif de petits Bretons en costume Glazik, l’autre des marguerites.

A. Le Bras Henriot Quimper
Une peintre de l’atelier, peignant à main levée des motifs de fleurs sur l’une des pièces.

À main levée

Les décors sont faits à main levée, « à la touche ». Les plus compliqués, cependant, « sont faits à l’aide d’un poncif ». La formation complète pour un artiste peintre dure trois ans. « Lorsqu’une peintre commence une pièce, elle la termine toujours et la signe de ses initiales. » C’est un travail qui demande du temps : la première cuisson se fait à 1 040 °C durant neuf heures.

Dans les bâtiments renfermant ce joyau d’artisanat, une question taraude l’un des visiteurs. « Pourquoi ne pas rendre la fabrication automatique ? Cela fait gagner du temps ». Margot, solide sur ses appuis, répond : « Nous ne voulons pas tomber dans l’industriel. »

Pratique : durant le mois d’août, du lundi au samedi dès 10 h 30, puis à 11 h 30, 14 h, 15 h, 16 h et 17 h. Durée de la visite 30 minutes. Tarif unique 5 €, gratuit pour les moins de 7 ans. Pas de réservation, vente des billets 15 minutes avant le départ.

Publié le 11 août 2022 par Carla Plomb – Ouest-France ©