Vente « Bretagne & Grand Ouest » – Dupont & associés Saint-Martin-des-Champs (29) – le 21 juin 2021.

L’hôtel des ventes de Morlaix présente traditionnellement, une vente de faïence de Quimper, à la fin du mois de juin.

Dupont & associés 2021

Cette vacation regroupera notamment un bel ensemble de céramiques de l’artiste Robert Micheau-Vernez (1907-1989).

Robert Micheau-Vernez
Lot n°34 – Robert Micheau-Vernez (1907-1989) – Femme de Loctudy et son enfant – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 36.

Il est à noter qu’une sélection des œuvres sera présentée en avant-première à Paris, du jeudi 10 au samedi 12 juin 2021, au 27, rue de Tournon (Paris 6ème).

Francis RENAUD
Lot n°101 – Francis Renaud (1887-1973) Bretonne du Goëllo – Buste en terre cuite patinée, circa 1920-1930 – H: 31 cm L: 33 cm.

Les costumes bretons, la photographie, les tableaux et dessins viennent compléter le sommaire de cette vente.

Yvonne Jean-Haffen
Lot n°103 – Yvonne Jean-Haffen (1898-1993) – Jeune femme au puits – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 16 cm L: 19 cm.
Yvonne Jean-Haffen
Lot n°104 – Yvonne Jean-Haffen (1898-1993) – Jeune femme et enfant – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 18,5 cm L: 14 cm.

Vente « Bretagne & Grand Ouest » – Dupont & associés – le 21 juin 2021.
Dupont commissaires-priseurs associés – Saint-Martin-des-Champs (29).
Lundi 21 juin 2021 à 14 h 15 – Faïence de Quimper (158 lots).

Catalogue de la vente

Publié le 7 juin 2021 – Dupont & associés ©

Les diplodocus de Mathurin Méheut et Yvonne Jean-Haffen (France 3 Bretagne).

De 1942 à 1947, les artistes Mathurin Méheut (1882-1958) et Yvonne Jean-Haffen (1895-1993) décorent l’institut de Géologie de Rennes.
Marion Lemaire (responsable des collections muséales de l’université de Rennes 1) présente la grande toile représentant des diplodocus.

Publié le 03 juin 2021 – France 3 Bretagne ©

Yvonne Jean-Haffen – Pardon de Saint-Barbe du Faouët (1931).

Découvrez le triptyque de l’artiste Yvonne Jean-Haffen (1895-1993), sur le Pardon de Saint-Barbe du Faouët.
Frédéric Bonnor (directeur du Musée de Dinan), vous propose une lecture de l’œuvre.

Publié le 28/05/2021 – France 3 Bretagne ©

Le faïencier Joseph Henriot vu par son fils (Côté Quimper).

Pendant 47 ans, Joseph Henriot a dirigé la célèbre faïencerie de Quimper. Il lui a donné une envergure nationale voire internationale. Josig, son fils, confie ses souvenirs.

Josig Henriot
Josig Henriot montre les magnifiques catalogues édités à l’époque de son père, Joseph Henriot.

La maison de Josig Henriot est un véritable musée. L’antiquaire vit au milieu de lustres anciens, miroirs, meubles, argenterie… destinés à la vente. On aperçoit ici et là quelques pièces de la faïencerie Henriot, installée dans le quartier de Locmaria à Quimper (Finistère).

On pourrait croire que Josig Henriot a hérité de ces magnifiques assiettes, vases et autres statuettes. « Eh bien non ! J’ai dû acheter toutes ces pièces. Je n’ai rien hérité à la mort de mon père. Strictement rien pour une histoire d’indivision », commente l’intéressé sans la moindre rancœur.

Un père toujours impeccable

Josig Henriot est le fils de Joseph Henriot. Il est né en 1961 d’un second mariage. Son père avait alors 67 ans. Josig Henriot a des souvenirs très précis de son enfance, de ce père âgé « toujours impeccable en costard cravate. Il était très disponible pour ma sœur Diane et moi. » Il se rappelle aussi des visites à la faïencerie Henriot alors codirigée par son demi-frère Yves (né d’un premier mariage avec Angèle Georget) et son oncle Alain.

Joseph et Robert Henriot avaient transmis l’entreprise familiale en 1959 à leurs deux fils.

« Après 47 ans d’activité loyale au service d’une complète réussite, je partais content d’avoir accompli avec papa et Robert une œuvre entière et durable. L’année de notre départ, au dire de Monsieur Verlingue lui-même, les résultats de notre dernier exercice étaient jugés bons et supérieurs à ceux de HB. »
Joseph Henriot
Extrait de Mémoires d’un faïencier quimpérois.

Jusqu’à 250 ouvriers

En 1968, la faïencerie fusionne avec HB « dans des conditions déplorables », poursuit Joseph Henriot. Il en gardera une énorme déception. Lui qui avait consacré sa vie à faire grandir et rayonner l’entreprise familiale implantée à Locmaria. « Elle a compté jusqu’à 250 ouvriers. C’était considérable », rappelle l’antiquaire.

Sous la direction de son père et de son oncle, la faïencerie se modernise, s’agrandit, fait appel à des dizaines d’artistes dont Mathurin Méheut.

Les services de table Henriot sont exposés et récompensés lors d’événements comme la Grande exposition des arts décoratifs de 1925, la Coloniale de 1931 ou l’exposition de New York en 1938.

Épreuves difficiles

Joseph et Robert Henriot passent aussi par des épreuves difficiles comme les procès contre Verlingue au sujet de la signature HR, l’incendie criminel de 1925 qui ravagea l’un des plus beaux bâtiments de la fabrique…

Mathurin Méheut

La grande époque des artistes

Enfant, Josig Henriot a vu de nombreux artistes défiler dans la maison familiale. Notamment Mathurin Méheut qui a beaucoup travaillé pour la faïencerie Henriot. On lui doit notamment les services La mer, Hippocampes (notre photo), Homards, Poissons. Joseph Henriot admirait Mathurin Méheut. On peut s’en rendre compte dans ses Mémoires d’un faïencier breton, « Son but essentiel était de découvrir des méthodes dans le goût moderne, d’engager le Quimper sur une voie nouvelle qui le situait bien à l’avant-garde, et, de créer des œuvres personnelles et originales dignes de figurer avec autorité dans toute manifestation artistique. » La faïencerie a collaboré avec d’autres artistes comme Louis-Henri Nicot, René-Yves Creston, Yvonne-Jean Haffen, Pierre Lenoir…

Lorsque Joseph Henriot décède en 1976, Josig n’a que 15 ans. « Du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés sans argent. Ma mère est devenue commerçante. » Il fait l’école de la Marine marchande, abandonne et finit par passer un bac technique au Likès.

En 1982, il ouvre un dépôt-vente route de Brest : le Grenier.

« Ça a rapidement marché. Nous travaillions beaucoup à l’export pour des Américains qui recherchaient des meubles bretons. »
Josig Henriot
Fils de Joseph Henriot.

Le dépôt-vente se développe, change plusieurs fois d’adresse. Désormais, Josig Henriot emploie deux salariés et songe à prendre sa retraite pour se consacrer à sa passion de la mer. Pendant toutes ces années, il n’a eu de cesse de chercher et d’acquérir des œuvres signées Henriot. « Je me considère un peu comme l’archiviste de la famille », rigole-t-il.

Joseph Henriot
Joseph Henriot.

Ce qu’il faut savoir

  • Joseph Henriot en quelques dates 1894 : naissance à Locmaria.
  • 1914 : il participe à la Première Guerre mondiale avec son frère Robert.
  • 1921 : naissance de son fils Yves qui codirigera la faïencerie de 1959 à 1967 avec son neveu Alain.
  • 1959 : il prend se retraite.
  • 1961 : naissance de Josig, né d’un second mariage.
  • 1976 : décès à 81 ans.

Publié le 31 janvier 2021 par Adèle Le Berre – Côté Quimper ©

Bretonnes d’influence. Yvonne Jean-Haffen, l’enthousiaste (Podcast) – Le Télégramme.

Peu connue du grand public, Yvonne Jean-Haffen, Bretonne d’adoption, est pourtant l’une des plus grandes peintres du XXe siècle dans la région. Installée dès 1937 à Dinan, elle n’aura de cesse de découvrir le territoire, qui fut l’une de ses principales sources d’inspiration, tout au long de sa vie.

Publié le 23/04/2019 – Le Télégramme ©