#4 Robert Micheau-Vernez – Une semaine en vidéo, du 28 avril au 2 mai 2020 – Musée.

#4 – Robert Micheau-Vernez tradition et modernité.

En 2004, le Musée de la Faïence de Quimper présentait une monographie de l’artiste breton Robert Micheau-Vernez (1907-1989). La création de son œuvre en céramique s’étend sur plusieurs décennies, et réalisée en grande partie à la faïencerie Henriot.

Le catalogue édité par notre association est en voie d’épuisement. N’hésitez pas à vous le procurer rapidement !

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©


Robert Micheau-Vernez au musée de la Faïence (le Télégramme).

Mikaël Micheau-Vernez - Bernard Verlingue
Mikaël Micheau-Vernez, fils de l’artiste (à gauche) et Bernard Verlingue, conservateur du musée. Derrière lui, à droite dans le présentoir : la dernière œuvre de Robert Micheau-Vernez, une sculpture représentant trois bigoudènes portant le costume ancien. Tout le génie du coloriste s’exprime dans ce motif.

Le conservateur du musée de la Faïence de Quimper, Bernard Verlingue, donne à voir, cette saison, une passionnante présentation des œuvres du sculpteur-illustrateur-graphiste-peintre Robert Micheau-Vernez (1907-1989). La faïence est naturellement le fil conducteur de cette rétrospective.

Plus d’une centaine de pièces, dont une trentaine sont uniques et totalement inconnues du public, viennent retracer la collaboration de ce grand artiste avec la faïencerie Henriot, entre 1930 et 1962. Au fil des années, ce sont 140 modèles qui seront réalisés, souvent peints par lui-même, allant de la pièce unique à celles tirées à des milliers d’exemplaires. La modernité de ces créations met à la lumière ses talents de coloriste.

«Un homme qui avance avec son temps»

« Après les Méheut et Quillivic, Micheau-Vernez est certainement celui qui a marqué le plus profondément le monde de la faïence. Cet artiste, qui se révélait avant tout un peintre, témoigne de la modernité, répondant parfaitement aux critères du mouvement des Seiz Breur, proposant des œuvres d’art décoratives, alliant la noblesse et l’actualité d’une culture bretonne renaissante », précise Bernard Verlingue qui ajoute, « c’est un homme qui avance avec son temps. C’est l’archétype de la lutte permanente contre la biniouserie ».

«Un art breton moderne»

Son fils Mikaël, qui a étroitement collaboré à la préparation de l’exposition précise : « Je crois pouvoir dire que par rapport à sa peinture, la philosophie qui déterminait la création de ses faïences correspondait à sa volonté d’apporter sa pierre à l’édification d’un art breton moderne ». Cet avant-gardisme devait signer l’épilogue d’une fructueuse relation. Aujourd’hui, le musée de la Faïence présente toutes les facettes de l’ancien professeur de dessin qui enseigna à Lannion, Brest et Pont-l’Abbé, tout en dédiant une œuvre inestimable (il n’est que de voir ses tableaux foisonnants de couleurs que peut-être un jour un musée s’arrachera) à la Bretagne.

Un talent éclectique

Ce maître pluridisciplinaire, d’abord connu comme céramiste, touchait en fait à tout. Il illustra des livres d’histoire, des affiches. Il se fit caricaturiste à l’occasion, peignit des vitraux (Le Conquet, 1932) et orna même des icônes en cuivre repoussé… de motifs celtiques pour la religion orthodoxe. Micheau-Vernez, au talent éclectique, méritait bien cette exposition-événement de 2004.

Publié le 09 avril 2004 – Le Télégramme ©

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#3 René-Yves Creston & Suzanne Candré – Une semaine en vidéo, du 28 avril au 2 mai 2020 – Musée.

#3 – René-Yves Creston du trait à la faïence et Suzanne Candré-Creston.

C’est l’artiste René-Yves Creston (1898-1964) qui était présenté en 2013 au Musée de la Faïence de Quimper. Il est le cocréateur du mouvement artistique breton « Ar Seiz Breur », avec Jeanne Malivel et sa première épouse Suzanne Candré. On redécouvrait à cette occasion la production d’un art moderne breton, dans les années 20-30.

Le catalogue édité par notre association est toujours commercialisé.

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©


Creston « un créateur acharné » (le Télégramme).

Bernard Verlingue - René-Yves Creston
Bernard Verlingue, directeur du musée de la Faïence, devant la mappemonde créée par René-Yves Creston en hommage aux marins, découvreurs et missionnaires bretons, en 1931.

Le musée de la Faïence de Quimper consacre sa nouvelle exposition à l’artiste René-Yves Creston en mettant en parallèle ses dessins et ses créations.

 « Ce qui continue à me surprendre, c’est la modernité de Creston », s’enthousiasme Bernard Verlingue, directeur du musée de la Faïence qui possède un fonds assez important de documentation sur celui qui fut « un créateur acharné », selon les propres termes de son fils Padraig.

Très proche du monde maritime

Cette exposition met en lumière l’oeuvre de l’artiste prolifique qu’est René-Yves Creston , principale figure du mouvement des Seiz Breur qui a marqué l’histoire artistique de la Bretagne. Elle présente ainsi des planches de dessins préparatoires aux décors d’assiettes, des gouaches préfigurant sa série des Ouessantines ou des ramendeurs de filets. « 70 % de l’exposition provient de prêts et j’ai découvert deux pièces que je ne connaissais pas : celles du Ramendeur aux morues et du Pêcheur de morue qui va être éditée par le fils de l’artiste à l’occasion de l’exposition », souligne Bernard Verlingue. Né à Saint-Nazaire, en 1898 et mort en 1964, l’artiste s’est toujours senti très proche des pêcheurs et du monde maritime. Il participera à des campagnes aux côtés des morutiers et prendra part aux missions de Charcot au Groenland avant d’être nommé peintre officiel de la Marine. Travaillant aux Faïenceries Henriot, il réalise la sculpture de Nominoë, en hommage au premier roi de Bretagne. On lui doit également un magnifique globe en faïence conçu pour l’exposition coloniale de Paris, en 1931, à la gloire des marins, découvreurs et missionnaires bretons. Pour l’exposition internationale de 1937, il réalise une mappemonde plus imposante encore d’1,60 m de diamètre, qui a nécessité la construction d’un four spécial et dont on découvre les quelques fragments conservés.

Un artiste mais aussi un ethnologue

Il s’illustre également dans la gravure sur bois, la création de mobilier. La passion de Creston pour l’ethnographie lui permettra de se lancer dans une seconde carrière scientifique. Pour étudier les costumes bretons, il sillonnera ainsi la Bretagne avec Per-Jakez Hélias qui lui servait d’interprète. Il a aussi rénové les musées de Rennes, Quimper et Saint-Brieuc dont il deviendra le conservateur. L’exposition rend aussi hommage à la création tous azimuts de motifs décoratifs (tissus, broderies, papiers peints) de Suzanne Candré-Creston, sa première femme, qui fréquente comme lui et Jeanne Malivel les cours de breton de Jean Caroff à la Sorbonne.

Publié le 13 avril 2013 – Le Télégramme ©

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Le verrier Erwan Haine (Bretons d’Ailleurs à Bruxelles – Tébéo).

Le verrier Erwan Haine est interviewé dans le cadre du magazine « Bretons d’ailleurs » consacré à la ville de Bruxelles.
Les vitraux de ce Bruxellois avaient été présentés lors de l’exposition Jeanne Malivel, au Musée de la Faïence de Quimper en 2018.

Publié le 01/03/2020 – Bretons d’ailleurs – Tébéo ©

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Micheau-Vernez, l’œuvre de faïence – Conférence de Philippe Théallet.

L’association des amis du Musée départemental breton présente le dimanche 23 février 2020 à 15 h, une conférence sur l’œuvre de faïence de Robert Micheau-Vernez (1907-1989).

Philippe Théallet - Robert Micheau-Vernez

Philippe Théallet rappellera le parcours de cet artiste lié au mouvement des Seiz Breur. Le conférencier est historien de l’art et plus particulièrement spécialisé sur les artistes ayant collaborés au cours du 20ème siècle avec les différentes manufactures quimpéroises. Cette conférence fait suite à la publication de l’ouvrage « Micheau-Vernez – L’œuvre de faïence », publié chez Groix éditions en 2019 (lien).

Une conférence de Philippe Théallet (historien de l’art – Galeriste), le dimanche 23 février 2020 à 15 h 00 au Musée départemental breton à Quimper.

le nombre de places est limité, et elle est réservée en priorité aux amis du Musée départemental. Pour plus d’informations, veuillez contacter l’association :

Amis du Musée breton – 1 rue du Gradlon – 29000 Quimper
amismuseebreton@gmail.com – 02.98.90.18.22

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Bretagne magazine n°111 (janvier-février 2020).

Couverture de Bretagne magazine

Le bimestriel « Bretagne magazine » n°111 (janvier-février 2020) vient de paraître. Plusieurs articles devraient certainement vous intéresser. Tout d’abord un reportage d’Annaïck Fleitour, titré « Au bonheur de Quimper », il fait découvrir le chef-lieu du Finistère sur 25 étapes.

Régine Guyomarc'h
Régine Guyomarc’h, une fée de la faïence (photo Simon Cohen ©).

On redécouvre les personnalités (Pascal Jaouen, Régine Guyomarc’h, Paul Moal, …) et les lieux bien connus (Le Musée de la Faïence).

Paul Moal
Paul Moal, une vie haute en couleurs (photo Simon Cohen ©).

Un dossier important est également disponible sur la Bretagne des années 1920 (Il y a 100 ans). On retrouve quelques artistes qui ont fait la renommée des faïenceries quimpéroises (Mathurin Méheut, la fraternité Seiz Breur).

La fraternité Seiz Breur
Article de Pascal Aumasson, « La fraternité Seiz Breur ».

Il est à noter qu’une couverture spéciale est disponible pour l’édition quimpéroise.

Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©


Musée de la Faïence de Quimper

« Le bonheur de vivre à Quimper » à la Une de Bretagne Magazine (Le Télégramme).

Du musée de la faïence à la cathédrale Saint-Corentin, de la Baleine déshydratée, dans le quartier mutant de Locmaria, aux espaces verts qui ajoutent charme et quiétude à la ville, Quimper est la vedette du nouveau numéro de Bretagne Magazine, qui paraît ce mercredi 18 décembre.

Seize pages lui sont consacrées. « L’occasion de voir rassemblés les fleurons du patrimoine et de l’art de vivre, mais aussi les bonnes adresses qui font de l’agglomération cornouaillaise une destination touristique dont le dynamisme ne cesse de drainer les visiteurs », écrit Tanguy Monnat, son rédacteur en chef.

Secrets de fabrication autour du fournil

« Ceux qui y vivent et ceux qui y passent ne manqueront pas de se rendre auprès des frères Alain et Philippe Guéguen », de la boulangerie-pâtisserie Pains et kouign. Voici quelques semaines, des passionnés de gâteau breton à l’ancienne, venus du Léon, du Pays bigouden et même du Morbihan, se sont réunis autour du fournil de cette maison bien connue, pour partager un tout petit peu de leurs secrets de fabrication de brioches, de « plaket », de « gochtial » ou de miches beurrées. Bretagne Magazine vous en offre quelques belles tranches.

Quimper encore, dans le cadre d’un dossier consacré aux années 1920 en Bretagne. Une époque où, par exemple, un Mathurin Méheut collabore avec la maison Henriot, tandis que le lycée de Quimper immortalise son équipe de football, dont la touchante photo sépia a été retrouvée. C’est aussi un temps où naissent les premières Fêtes de Cornouaille, en 1922, sous l’impulsion de l’Elliantais Louis Le Bourhis. Le sociologue Fanch Postic en fait le récit, évoquant notamment Marie Guirriec, reine de l’Odet, qui, en 1923, fut la première reine des reines de l’histoire de cette manifestation.

Bretagne Magazine, 100 pages, en vente ce mercredi chez tous les marchands de journaux, au prix 5,95 euros.

Publié le 16 décembre 2019 – Le Télégramme ©

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