Au Port-musée, une expo consacrée à Pierre Abadie-Landel (Ouest-France).

Abadie-Landel
L’exposition consacrée à Pierre Abadie-Landel a été inaugurée samedi 18 mai, lors de la Nuit européenne des musées.

Artiste éclectique et membre des Seiz Breur, Pierre Abadie-Landel a beaucoup fréquenté la cité penn sardin. Le Port-musée de Douarnenez lui consacre une exposition, jusqu’au 30 juin.

Jusqu’au 30 juin 2019, le Port-musée de Douarnenez (Finistère) consacre une exposition au peintre Pierre Abadie-Landel (1896-1972). Elle a été inaugurée samedi 18 mai, lors de la Nuit des musées.

Rétrospective

Artiste éclectique et membre des Seiz Breur, Pierre Abadie-Landel a beaucoup fréquenté la cité Penn sardin. Bien que résidant à Paris, il a fait des ports du Finistère-Sud l’un de ses thèmes favoris. Cette rétrospective regroupe la diversité de l’œuvre de ce peintre et céramiste, avec un focus spécial sur Douarnenez et les faïenceries peintes pour HB à Quimper.

Jusqu’au 30 juin, dans la salle d’exposition du hall d’accueil du Port-musée. Entrée libre.

Publié le 2 juin 2019 – Ouest-France ©

Suivez-nous sur :
error

Pierre Abadie-Landel s’invite au Port-Musée (le Télégramme).

Pierre Abadie-Landel
Pierre Abadie-Landel fit des ports du Finistère sud l’un de ses thèmes favoris.

Une rétrospective de l’œuvre du peintre Pierre Abadie-Landel (1896-1972) est actuellement présentée au Port-Musée. L’exposition a été inaugurée samedi soir, dans le cadre de La nuit des musées. Artiste éclectique, Abadie-Landel fit des ports du Sud-Finistère l’un de ses thèmes favoris, en particulier Douarnenez, qu’il fréquenta 40 années durant.

Pierre Abadie-Landel

Bien que résidant à Paris, le peintre fut un temps membre des Seiz Breur (de 1923 à 1925), ce mouvement artistique précurseur de l’art celto-breton moderne qui regroupa jusqu’à soixante artistes entre les deux guerres mondiales. Certains parmi eux, mus par l’ambition de créer « un art national breton moderne », prirent l’obscur chemin du nationalisme breton, ce qui ne manqua d’entacher le mouvement des Seiz Breur.

Pratique :
À voir jusqu’au 30 juin, dans la salle d’exposition du hall d’accueil du Port-Musée, place de l’Enfer. Entrée libre.

Publié le 21 mai 2019 – Le Télégramme

Suivez-nous sur :
error

L’épopée des Seiz Breur, mythe et réalité par Daniel Le Couëdic (conférence).

La conférence de M. Daniel Le Couédic, intitulée « L’épopée des Seiz Breur, mythe et réalité » est désormais disponible sur notre site internet.

Elle s’est déroulée le samedi 6 avril 2019 à Baud (56), dans le cadre de l’exposition consacrée par le carton voyageur.

René-Yves Creston - Daniel Le Couëdic.
René-Yves Creston (1898-1964) – Nominoë – manufacture Henriot – Daniel Le Couëdic.

Consultez également l’article du magazine culturel « sorties de secours », sur le mouvement des Seiz Breur.

le carton voyageur – Daniel Le Couédic ©

Suivez-nous sur :
error

Mouvement – Les Seiz Breur (Sorties de Secours).

LE CARTON VOYAGEUR, À BAUD, PARLE DES SEIZ BREUR DANS SON EXPOSITION PRINTEMPS-ÉTÉ. MÊME SI CERTAINS NE VONT RIEN APPRENDRE ICI, D’AUTRES DÉCOUVRIRONT PEUT-ÊTRE CE MOUVEMENT DONT NOUS AIMONS VRAIMENT BEAUCOUP CERTAINS ASPECTS. COURANT D’IDÉES AVANT TOUT, LES SEIZ BREUR ONT ABRITÉ DES ARTISTES DONT LES ŒUVRES NOUS PARLENT ET NOUS SÉDUISENT, RÉUNISSANT UNE VISION DE LA BRETAGNE DANS UN ESPRIT ESTHÉTIQUE ENTRE ART DÉCO ET BAUHAUS.

Xavier de Langlais.
Pont’n Abad, illustrateur Xavier de Langlais.

Daniel Le Couédic, spécialiste des Seiz Breur, a insisté dès le début de notre entretien avec lui : « Le terme Seiz Breur est devenu un cliché, comme une étiquette, mais en réalité leurs pratiques étaient très différentes, dans des disciplines très éloignées. C’est avant tout un courant d’idées qui réunissait ces artistes et ces intellectuels qui ont été partie prenante de la mutation de la Bretagne ». Ces idées – commençons par évacuer le sujet – se sont par la suite dirigées vers une dérive nationaliste pour certains, au sujet de laquelle les experts ne sont pas tous d’accord. Nous avons donc choisi de rester dans le champ plastique, où, même si on ne peut pas vraiment parler de collectif, influences et intentions portent un air de famille… Si nous aimons autant les Seiz Breur, c’est pour leur manière de mêler la tradition aux courants esthétiques qui agitaient le monde au début du vingtième siècle : Art déco, Arts & crafts, Bauhaus : « Une Bretagne de la modernité qui tenait compte du passé, dit Le Couédic, autant un mouvement d’idées qu’un mouvement artistique, qui se rapproche dans ce sens davantage du Bauhaus ». Visuellement, pourtant, certaines œuvres portent vraiment la patte de l’Art déco – « Les Seiz Breur ont été très imprégnés par l’Art déco, et l’ont presque précédé » – dans la présence du noir et blanc ou les lignes très géométriques, à commencer bien sûr par un chef d’œuvre, le splendide magasin Ty Kodaks, dessiné en 1933 par Olivier Mordrelle, aux courbes et aux lignes sublimes, sur les quais de l’Odet, à Quimper. Mordrelle ne faisait pas partie – d’après Le Couédic dans une interview donnée à Télérama – des Seiz Breur, mais son nom y a beaucoup été associé, et c’est surtout lui qui va cristalliser les dérives évoquées plus haut. A Bénodet, c’est l’incroyable villa blanche Ker Magdalena et sa tour démesurée que l’on ira voir : commanditée par Maurice Heitz-Boyer, médecin du pacha de Marrakech, à l’architecte de Rabat, Albert Laprade, en 1927, elle domine la promenade côtière.

Ar Seiz Breur. 1923-1947

René-Yves Creston.
René-Yves Creston, Nominoë – Musée départemental breton, Quimper

Ar Seiz Breur est créé en 1923 par Jeanne Malivel. Cette jeune artiste de Loudéac, prof à l’école des Beaux-arts de Rennes, n’a que 28 ans, mais elle croit très fort à un renouveau breton, affranchi des représentations folkloriques et kitsch – les « biniouseries » – et montre les motifs bretons d’une façon moderne. Elle va fédérer une soixantaine d’artistes, intellectuels et artisans, qui s’attaqueront à réinventer – parfois à plusieurs mains – l’esthétique bretonne dans tous les domaines : sculpture, gravure, mobilier, vaisselle… Joseph Savina, brillant sculpteur sur bois de Tréguier, collaborera avec Le Corbusier pendant de nombreuses années, le premier interprétant les dessins du second en sculptures, portant leur double signature (un signal fort, pour Le Corbu). Morvan Marchal, lui, est à l’origine du Gwenn ha du, le drapeau breton aux rayures noires et blanches, qui n’est donc pas venu du fond des âges, mais a été créé en 1925. Même origine pour le triskell, qui n’est pas plus breton que ça, mais, retravaillé par les Seiz breur, devient le symbole de la Bretagne. Mais là où sont les plus visibles les Seiz breur, c’est dans la faïence, vaisselle ou pièces en volume, décorées de formes géométriques souples (dents de scie, spirales, triskels, hermines, palmette, plume de paon…) portant notamment la patte de celui qui prendra le relais à la tête du mouvement après Jeanne Malivel, René-Yves Creston, qui magnifia une partie de la production de la faïencerie Henriot. Graphiquement, l’esthétique Seiz Breur s’est souvent saisie de la technique très reconnaissable de la gravure sur bois, donnant à leurs images imprimées, affiches ou publications, comme Kornog, « Revue illustrée des arts bretons », une esthétique très reconnaissable.

Kornog - René-Yves Creston.
Revue Kornog – Crédit : CRBC-UBO-Brest.

« C’étaient des gens informés, inscrits dans les mouvements de renaissance nationale, proche des Arts & Crafts ».Sensibilisés à la notion de fabrication artisanale, les Seiz Breur rejoignent ce courant né quelques années plus tôt en Angleterre, à la frontière de l’ethnologie – « Un mouvement aussi bien spirituel que mécanique dans le geste »,qui utilise des techniques traditionnelles et fait entrer l’art dans la maison en retravaillant les objets du quotidien à partir de matériaux bruts et de formes simples, une idée qui amènera à la naissance du design.

Publié par Isabelle Nivet – Sorties de Secours © – Avril 2019.

Télécharger le magazine.

Informations pratiques : Le Carton voyageur – Musée de la carte postale – Le Quatro – 3 avenue Jean Moulin – 56150 Baud.

Cf. l’article du Télégramme du 21 janvier 2019.

Suivez-nous sur :
error

Immersion dans l’atelier de Valérie Le Roux (Ouest-France).

Valérie Le Roux
Valérie Le Roux animera également des ateliers durant les vacances scolaires.

Dans le cadre des Journées européennes des métiers d’art, l’artiste céramiste ouvre son atelier les 5, 6 et 7 avril. Elle y propose des séances pour les enfants, dès 4 ans.

L’artiste céramiste Valérie Le Roux ouvre les portes de son atelier les 5, 6 et 7 avril, dans le cadre des Journées européennes des métiers d’art qui se déroulent partout en France et en Bretagne, en partenariat avec la Région et la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat.

Ce sera l’occasion de découvrir le savoir-faire artisanal tout en s’imprégnant de la collection limitée, inspirée par le travail de Suzanne Creston. Parmi les projets récents, l’atelier a réalisé une collection de pièces en faïence (tasses, petits plats, vases) pour la Thalasso de Concarneau, une fresque de 4 m² pour le Restaurant Le Chantier, à Concarneau également, une exposition chez Empreintes, à Paris, jusqu’au 15 avril, concept store des Métiers d’art.

Créations quimpéroises de l’entre-deux-guerres

Valérie Le Roux s’intéresse aux créations quimpéroises de l’entre-deux-guerres depuis des années. Cette période de bouillonnement intense, de grande liberté dans les propositions esthétiques, nourrit son travail.

La collection inspirée de l’œuvre de Suzanne Creston correspond à un exercice de style auquel la créatrice devait se livrer : se nourrir des propositions d’une artiste pour en extraire des compositions, tant personnelles que construites « en hommage ».

Suzanne Creston, née Candré en 1899, s’est distinguée dans l’entre-deux-guerres par une création réduite mais flamboyante. Épouse de René-Yves Creston, c’est avec son mari et Jeanne Malivel qu’elle fonde, en 1923, la première cellule du mouvement Seiz Breur. Ce travail de Valérie Le Roux met en lumière la modernité de celui de Suzanne Creston en mettant en scène le vide, valorise l’inventivité des motifs décoratifs, en même temps qu’elle les dynamise par une rythmique étudiée.

Le mouvement Seiz Breur

« Je me suis nourrie de lectures, d’observations attentives des réalisations ou des propositions décoratives de Suzanne Creston. Mon approche a d’abord consisté à identifier et extraire certains motifs originaux, personnels, qui n’étaient pas directement référencés, dans le répertoire des formes de l’imaginaire collectif, à l’Art déco », explique-t-elle. Sa démarche est avant tout sensible, instinctive et rend hommage avec humilité et pertinence au travail de son aînée Seiz Breur.

Durant ces trois jours, Valérie Le Roux propose des ateliers pour les 4 à 12 ans autour de la pratique de la terre, avec la réalisation d’un petit objet, la façon d’utiliser les outils ou de travailler le modelage, l’apprentissage du vocabulaire… Ils repartiront avec un échantillon.

Vendredi 5 avril, samedi 6 et dimanche 7 avril, de 11 h à 19 h, 4, rue Duguay-Trouin.

Publié le 01/04/2019 – Ouest-France ©

Suivez-nous sur :
error