Disparition – Laurent Houël ne peindra plus son cher Douarnenez (Ouest-France).

Laurent Houël

Laurent Houël, lors de sa première exposition en 2011, à la salle des fêtes de Douarnenez.

L’artiste douarneniste Laurent Houël s’est éteint à 101 ans. Il était devenu le premier professeur de l’école municipale de Douarnenez en 1950.
Né à Tréboul en 1917, l’artiste douarneniste Laurent Houël s’en est allé. Élève de Robert Yan aux Beaux-Arts, il était devenu en 1950 le premier professeur de l’école municipale de Douarnenez.

Artiste graveur, créateur en céramique, il a travaillé de longues années pour les faïenceries H B de Quimper. Il a réalisé également de nombreuses commandes pour la Marine Nationale.

Pemière exposition à 94 ans

Ces marines sont de véritables tableaux de peintures sur faïence. Il dessinait au fusain et peignait ses tableaux à l’huile. Proche de la nature, il aimait peindre les paysages, les natures mortes, les églises et chapelles, le patrimoine ancien et surtout les bateaux de son quartier de Tréboul qu’il chérissait.

À l’été 2011, l’association des Amis de Jean Toth l’avait invité à exposer ses œuvres à la salle des fêtes. « C’est la première expo de toute ma carrière, et c’est maintenant, à l’âge de 94 ans, que je suis reconnu » avait confié ce professeur de dessin très estimé par ses élèves. Ses obsèques seront célébrées lundi 26 novembre 2018, à 14 h 30, en l’église Saint Herlé à Ploaré.

Publié le 24/11/2018 – Ouest-France ©

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Compte-rendu du salon « antiquités brocante design » 2018.

Stand des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.

Les membres de l’association sur notre stand.

L’association des Amis du Musée et de la Faïence tenait un stand au salon des antiquaires de Quimper.

C’est dans le « Pavillon » du Parc des expositions de Penvillers, que les exposants se sont réunis.

de gauche à droite : Jean-Paul Alayse (Président de l’association), Bernard J. Verlingue (directeur du Musée de la Faïence), Ludovic Jolivet (Maire de Quimper) et Hervé Maupin (Président du fonds de dotation).

Cette année l’association présentait en avant-première quelques pièces de la future exposition 2019, intitulée : « Quand les brodeurs inspiraient les faïenciers » (avec la collaboration du Musée).

3 danseurs Bigouden de l’artiste Robert Micheau-Vernez.

Nos adhérents avaient également prêté des faïences sur la thématique des vases d’artistes (Bachelet, Sévellec, Yvain, Toulhoat, …), et une vitrine consacrée aux grès d’art Odetta de la manufacture HB.

Vases de Paul Fouillen.

Odetta.

Grès d’art Odetta.

Odetta.Enfin, une présentation des « petites » collections permettait d’observer la richesse de la production des faïenceries quimpéroises.

Porte-couteaux & petites assiettes.

Présentation des « petites » collections.

Ce week-end traditionnel pour notre association, est un moment privilégié pour rencontrer un large public. Il nous permet également de commercialiser les différents catalogues et publications édités par notre association.

Vous pouvez nous rejoindre et adhérer à notre association, en remplissant le bulletin d’adhésion (lien).

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Paul Fouillen, un céramiste original – Conférence de Philippe Théallet.

Le Musée départemental breton propose une conférence sur l’artiste Paul Fouillen (1899-1958), le dimanche 18 novembre 2018 à 15 h. Philippe Théallet (historien de l’art & galeriste) évoquera la vie de l’artiste, et mettra en avant le don exceptionnel du collectionneur Tony Graviano au Musée.

Philippe Théallet - Paul Fouillen

Philippe Théallet – Conférence « Paul Fouillen, un céramiste original ».

Arrivé à Quimper en 1921 pour intégrer l’harmonie municipale, Paul Fouillen, morbihannais d’origine, devient dans l’entre-deux-guerres l’un des créateurs les plus originaux de la faïencerie HB. Alors que la manufacture l’embauche comme simple peintre, dès 1924 Paul Fouillen accède au rang de chef d’atelier, cette fonction lui permet une ample création dont il ne se privera pas. Largement basé sur la représentation de personnages bretons, le « style Fouillen » utilise aussi des accords colorés hardis et des rythmiques très musicales. Dès 1927 il commence à mettre en place une nouvelle activité, la création d’objets et meubles à caractère breton. Cet atelier Fouillen ouvre officiellement en 1929. Il faut attendre l’après-guerre, la fin de l’année 1945 précisément, pour que Paul Fouillen crée la manufacture éponyme.

Une conférence de Philippe Théallet (historien de l’art – Galeriste), le dimanche 18 novembre 2018 à 15 h00 au Musée départemental breton à Quimper.

Gratuit (le nombre de places est limité).

Paul FouillenPaul Fouillen

Un ami américain offre sa collection Paul Fouillen au Musée départemental breton.

Parmi les premiers objets de Paul Fouillen entrés dans la collection du Musée figure un vase en verre remis au début des années 1990 par Mr Graviano, alors qu’un collectif de collectionneurs américains, afin de rendre hommage aux artisans de la faïence de Quimper, offrait à notre musée un bel ensemble de pièces, parmi lesquelles une coupe montrant le Mayflower, célèbre navire des « Pilgrim fathers ».Paul Fouillen
Paul Fouillen

Mr. Graviano avait commencé alors de former une collection des créations céramiques de Fouillen. En suivant de près l’actualité des ventes aux États-Unis et en France, il y parvint en un peu plus d’une vingtaine d’années, l’une de ses dernières acquisitions – un grand vase aux danseurs inclus dans la donation – ayant été acquis par ordre d’achat à Brest en 2017.
Paul FouillenMr Graviano a souhaité assurer la pérennité d’une collection formée avec science et constance en l’offrant au Musée départemental breton. Il désire ainsi que ces créations d’une figure importante et originale des arts appliqués bretons du XXème siècle reviennent sur leur lieu d’origine, auprès des populations bretonnes.

Paul FouillenPaul FouillenMusée départemental breton 2018 ©

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Don et dédicaces d’Anthony Graviano (le télégramme).

Anthony Graviano & Judy Datesman

Anthony Graviano et Judy Datesman, au Musée départemental breton, devant l’une des deux vitrines exposant une partie des œuvres de Paul Fouillen données par le collectionneur américain. (Le Télégramme – Jacky Hamard).

Grand collectionneur des œuvres de Paul Fouillen, Anthony Graviano était en séance de dédicaces, ce samedi après-midi, au Musée breton, pour la sortie de son livre consacré au céramiste. Une séance qui avait été précédée par un don au Musée départemental de l’essentiel de la collection privée de cet Américain vivant près de New York.

Tony Graviano est à Quimper ce week-end à l’occasion de la réunion annuelle du Quimper club international, les collectionneurs de faïence quimpéroise, présidée par Judy Datesman. Ce club existe depuis une vingtaine d’années et connaît là son troisième rassemblement à Quimper.

Depuis 25 ans, Anthony Graviano collectionne les œuvres de Paul Fouillen. Sur la centaine de pièces dont il a fait l’acquisition, il s’est surtout concentré sur la période HB allant de 1922 à 1928 pour exprimer son intérêt pour l’art déco.

« Pour Anthony Graviano, c’est une fin d’époque, il a toujours considéré que la collection devait revenir à Quimper », traduit Judy Datesman. Cette année, il a ainsi fait don de quelque 80 pièces sur la centaine de sa collection. Trente sont d’ailleurs actuellement exposées au musée. Ce don vient compléter la collection du musée consacrée au céramiste qui portait jusqu’à présent plus sur la période postérieure à HB.

Cinq cents photos en couleur

Cette fin d’époque se traduit aussi par la sortie du livre réalisé par Anthony Graviano sur le céramiste. Quatre ans de recherche lui ont permis de répertorier 300 œuvres présentant 500 photographies en couleur. Ce livre, en français et en anglais, qu’il a dédicacé ce samedi, reprend par chapitres les différents axes de la création de Paul Fouillen.

Publié le 22 septembre 2018 – Le Télégramme ©


Paul FouillenPaul Fouillen : Les Années HB Quimper / The HB Quimper Years (1922-1928)

par Tony Graviano (traduction Judy Datesman).

Edité et distribué par : jd etc – 224 pages (français et anglais)

ISBN 9782955134429 – 40 €

Plus d’informations sur le blog : paulfouillenhbquimper.blogspot.com

 

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Exposition – Quimper et les « Provinces » françaises.

Une production atypique : Quimper et les « Provinces » françaises
Durant l’entre-deux-guerres, et encore plus nettement dans les années 1930, les manufactures de céramique quimpéroises, fortes de leur savoir-faire, souhaitent profiter de potentielles ventes dans les autres régions françaises.

Assiette Pays Basque.Au-delà du « petit Breton », dont le succès et la popularité ne sont plus à démontrer, elles tentent alors d’exporter la céramique de Quimper… dans les diverses « provinces » françaises.
Des collaborateurs « maison » créent certains modèles, des artistes extérieurs à la Bretagne proposent également leurs services ou sont sollicités.
Peu ou prou, l’ensemble des régions françaises disposant de particularismes significatifs est couvert.
De la Normandie, voisine, à l’Alsace, en passant par les Pyrénées ou la Camargue, chaque lieu reçoit son lot de faïences, faites à Quimper, mais représentant la typicité de chaque région.
D’une façon générale, afin de ne pas porter la moindre référence faisant écho à la Bretagne, ces faïences utilisent des marques ou des contre-marques, évoquant un lieu de vente, voire le nom d’un revendeur.

Plat à cake.L’amateur sera ainsi troublé de voir des céramiques portant des signatures telles que VB (pour Verlingue-Bolloré, c’est-à-dire la manufacture HB) ou encore JH (pour Jules Henriot), voire même le monogramme PB, sans mention d’une origine bretonne.
Chez HB, le créateur « maison » le plus prolifique dans ce domaine est sans doute Paul Fouillen. Son style facilement reconnaissable se retrouve utilisé pour reproduire, notamment, des Normands, des Auvergnats ou encore des Bressans. Chez Henriot, pour l’emploi des familiers de la manufacture, on pensera à l’ingénieur maison, par ailleurs artiste créateur à ses heures perdues, Victor Lucas, qui, normand d’origine, crée quelques faïences rappelant cette province.

Jacques LE TANNEUR - Luge

Jacques LE TANNEUR (1887-1935)

Les deux manufactures quimpéroises de l’entre-deux-guerres font appel, ou sont sollicitées, par des artistes régionaux. Ceux-ci cherchent à diffuser, régionalement, des produits « dérivés » portant la touche de leur style propre.
A la manufacture HB, Jeanne Audiberti, Diane Delin, Louis Guien ou encore Marthe Labarrère représentent des Provençaux.
Mais c’est avant tout la manufacture Henriot qui va développer ces éditions destinées aux diverses provinces.
Des dessins du célèbre Jean-Jacques Waltz, alias Hansi, auraient été utilisés pour des représentations destinées à la commercialisation en Alsace. André Houillon fait éditer chez Henriot tout un ensemble de personnages vosgiens. Laffitte se frotte à l’Algérie, mais aussi aux protectorats que sont alors le Maroc et la Tunisie, pour créer une production (rare) de sujets en volume. Etienne Laget, artiste installé à Arles, fait éditer par la manufacture un assez grand nombre d’assiettes, plats, vases ou pichets. Ces céramiques ne portent, en règle générale, pas de mentions les rattachant à Quimper, mais la marque Faïence Folklorique JH. Les thématiques principales de Laget sont évidemment rattachées à sa région, mais parfois, rarement, l’artiste s’est essayé à des représentations auvergnates ou alsaciennes. Jacques Le Tanneur, artiste basque, est contacté par la manufacture Henriot dans les années 1930. Il fait réaliser à Quimper des pièces de forme ainsi que des décors basques et pyrénéens sur des assiettes, plats, pichets etc. Louis de Lombardon, artiste de la région marseillaise, donne également quelques (rares) modèles à la reproduction chez Henriot. Ces céramiques évoquent, comme celles de Laget, la région de Marseille et d’Arles. Jean-Roger Sourgen quant à lui ne crée que des décors, épurés, évoquant des paysages la région landaise.

Étienne LAGET - Assiette.

Étienne LAGET (1896-1990)

André Galland est l’un des décorateurs de la manufacture Henriot les plus prolifiques. En effet, s’il crée nombre de sujets bretons, il est largement associé à ce que le manufacture appelle les « éditions d’art régional ». Ainsi, les créations de Galland concernent l’Auvergne, la Normandie, la Provence, le Pays basque et les Pyrénées et… au-delà. C’est toute la « plus grande France », pour reprendre la terminologie de l’époque, qui est concernée. Outre les territoires métropolitains, en effet, l’Algérie reçoit ses créations régionales. Ainsi, chez Henriot, André Galland, toujours lui, ne crée pas moins de 59 modèles différents pour ce « département français » ! Qu’il s’agisse de décor de pièces de la manufacture (assiettes, plats…) ou de créations en volume (personnages), quelques noms de l’époque subsistent et nous laissent songeurs, tels Sultane voilée, Potiche caravane ou encore Bouteille Moukère !

Vase.Philippe Théallet – © Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.

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