Céramique. « Quand ça sort du four, c’est magique » (Le Télégramme).

Valérie Le Roux
Céramique. « Quand ça sort du four, c’est magique » (Photo Mickaël Rannou)

La céramiste Valérie Le Roux est l’une des deux seules artistes de Concarneau sélectionnées cette année pour les Journées européennes des métiers d’art (JEMA). Du 5 au 7 avril, elle ouvrira son atelier pour partager sa passion et expliquer son métier.

céramiques de Valérie Le Roux - Photo Mickaël Rannou.

Quand on parle de rétrospective de son travail à Valérie Le Roux, elle répond : « Oui, c’est une bonne idée…. Quand j’aurai 85 ans ». Voilà pourtant 25 ans qu’elle est arrivée à Concarneau et une quinzaine d’années qu’elle a attaqué la céramique. Elle fait aussi du graphisme, de la gravure, de la peinture, de la poterie… Surtout, elle est l’une des deux seules Concarnoises sélectionnées pour les Journées européennes des métiers d’art (JEMA). Les 5, 6 et 7 avril, elle accueillera les curieux dans son atelier, rue Duguay-Trouin à Concarneau, pour leur expliquer son métier et son atelier. Une reconnaissance, d’autant plus que les JEMA se sont faites plus sélectives cette année, passant de la simple inscription à la candidature. Ce qui n’empêche pas Valérie Le Roux de rester modeste, envers et contre tout : « Je veux progresser graphiquement et techniquement, j’ai toujours l’impression d’être au début ».

céramiques de Valérie Le Roux - Photo Mickaël Rannou.

Des débuts avec les enfants

Originaire de Rosporden, l’artiste faisait essentiellement de l’illustration quand elle est arrivée à Concarneau. « Mais l’édition est un milieu frustrant, car il y a beaucoup d’intervenants, explique-t-elle. À la fin, on n’a plus l’impression que c’est sa création ». Elle anime également beaucoup d’interventions dans les écoles et d’ateliers. C’est pour faire cuire les modelages de ses élèves qu’elle finit par acheter un four. « Je souhaitais faire des pièces entre deux cours. J’étais à la recherche d’une production plus personnelle », explique Valérie Le Roux. Les parents d’élèves voient le résultat, en parlent. Le bouche-à-oreille la mène aujourd’hui, quinze ans plus tard, où elle croule sous les commandes.

céramiques de Valérie Le Roux - Photo Mickaël Rannou.

Au rythme du four

Ce four qu’elle a acheté rythme ses journées de travail et demeure une source importante de stress. Voir une pièce sortir intacte des fourneaux est, pour Valérie Le Roux, un plaisir encore plus important qu’apporter la signature finale sur l’œuvre. « Quand ça sort du four, c’est magique », assure-t-elle. Les multiples imprévus, de la couleur qui change avec la chaleur au cassage intégral de la pièce, conforte cet avis : « La récompense est plus grande ». Pour les pièces de série, le « biscuit », la forme initiale en terre cuite, est sous-traité. Mais ça n’allège que légèrement le travail : il faut en moyenne six couches différentes pour les couleurs, et une pièce « normale » est manipulée une vingtaine de fois. Parfois pour des vases purement décoratifs, parfois pour des pièces plus pratiques. « Par exemple, une assiette peut être belle et utile », sourit la céramiste.

céramiques de Valérie Le Roux - Photo Mickaël Rannou.

Une exposition à Quimper

Mais Valérie Le Roux ne travaille pas seule. Chaque pièce est signée de son nom, elle peut créer selon ses choix mais continue de dire « nous » pour parler de son travail. Son mari, Mickaël Rannou, est complètement investi dans l’atelier. « Il est toujours là, affirme-t-elle. Il s’occupe des fours, de l’émaillage… C’est un travail d’équipe ».
Elle a aussi le soutien de galeristes, comme Philippe Théallet. Ce dernier proposera une exposition de créations de la Concarnoise inspirée du travail de Suzanne Creston, céramiste des années 20-30. Et Valérie Le Roux l’assure : « Les années 30, c’est hypermoderne ! »

Pratique
Rendez-vous les 5, 6 et 7 avril de 11 h à 19 h à l’atelier Valérie Le Roux, 4, rue Duguay-Trouin à Concarneau. La collection limitée inspirée par le travail de Suzanne Creston sera exposée Galerie Philippe Théallet, 13, rue Sainte-Catherine à Quimper.

Publié le 02/04/2019 par Antoine Tamet – Le Télégramme ©

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Pierre Toulhoat, l’orfèvre du roi Gradlon (Côté Quimper).

L’auteur Armel Morgant avec l’aide d’Yves Toulhoat, fils de l’artiste, aborde une nouvelle facette du talent de Pierre Toulhoat dans un livre entièrement dédié à son « Œuvre de métal ».

Pierre Toulhoat

Locus Solus vient d’éditer un livre sur l’artiste quimpérois Pierre Toulhoat.

La maison d’édition Locus Solus vient d’éditer Toulhoat, l’Œuvre de métal, d’Armel Morgant avec l’aide d’Yves Toulhoat. Ce livre a été présenté le 22 novembre dans la Galerie d’art Philippe Théallet, rue Sainte-Catherine. L’œuvre de Toulhoat (1923-2014) est intimement liée à la Bretagne.

L’enfant du pays n’a quitté sa Cornouaille que le temps de parfaire une formation de maître verrier puis d’entrer à l’École des arts-décoratifs de Paris. Il revient à Quimper qu’il ne quitte plus. Artiste fécond, il est céramiste chez Keraluc. Il est aussi à l’aise dans le renouvellement de nouvelles formes d’objets que dans l’élaboration de décors monumentaux (Hôpital maritime de Brest, Conseil régional à Rennes, lycée Brizeux à Quimper). À Tréboul, Saint-Vio, Scrignac, Ergué-Armel et ailleurs encore, églises et chapelles vibrent de ses couleurs de peintre-verrier.

De fil en aiguille, il dessine de flamboyantes bannières et des teintures murales (Querrien, Sainte-Marine, Locronan)… Il transforme l’or et l’argent en bijoux d’abord pour Kelt puis à son nom. Il crée des objets liturgiques (patènes, crosses) sans oublier des médailles pour la Monnaie de Paris. Et un remarquable jeu d’échec en vermeil et argent. Le cuivre et le bronze lui sont familiers et deviennent statues ou bas relief, médailles, coupe-papier… À la chapelle SaintViot, résonne une de ses cloches.

De multiples œuvres à Quimper

Armel Morgant dresse un inventaire de ce travail du métal et la récolte est immense. Le livre merveilleusement illustré par plus de 400 photographies de Michel Roignat et de Bernard Galeron, entre autres, révèle l’ampleur du travail et donne envie de revoir l’héritage de cet artiste pluri disciplinaire.

À Quimper, Toulhoat laisse de nombreuses œuvres que l’on découvre au hasard d’une déambulation. Au pied des remparts face à l’Odet, il signe la plaque commémorant Per Jakez Hélias. À côté, au Musée départemental breton, on retrouve les panneaux sauvés de la destruction de la salle des pas perdus de la gare. Dans la cathédrale, on découvre les plaques dédiées aux évêques Fauvel, Guillon et Barbu. Ou encore rue de Brest, on peut faire une halte devant l’Hôtel du Roi Gradlon pour admirer les superbes poignées de portes en bronze.

Un détour à l’église de Saint-Alor (Ergué-Armel) permet de découvrir quatre vitraux. Et surtout, Pierre Toulhoat a forgé tant de bijoux, broches, médailles, bagues, boucles de ceintures pour les bagadoù mais aussi coupe-papier, plats, chenets et plaques de cheminée que l’on imagine précieusement conservés derrière les façades quimpéroises ou à découvrir dans ce livre. À s’offrir ou à offrir…

Armel Morgant avec la participation d’Yves Toulhoat. Toulhoat, l’Œuvre de métal. 176 pages couleurs. Éditions Locus Solus. 25 €.

Publié le 28/11/2018 par Florence Édouard de Massol – Côté Quimper ©

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Pierre Toulhoat, le métal en fer de lance (Ouest-France).

Armel Morgant et Yves Toulhoat.

Armel Morgant en compagnie d’Yves Toulhoat, fils de l’artiste, était à la galerie Philippe-Théallet pour présenter son ouvrage sur l’artiste.

Après un ouvrage général sur l’œuvre de Pierre Toulhoat, paru en 2007. L’auteur Armel Morgant récidive avec le livre Toulhoat, l’œuvre de métal. Ce nouvel opus s’intéresse au travail du métal par l’artiste quimpérois.

Au cours de sa longue carrière, Pierre Toulhoat a réalisé de nombreux bijoux. « Le travail du métal, c’était son activité régulière », précise l’auteur Armel Morgan.

« Je me suis intéressé à ses créations en métal »

L’idée est née il y a quatre ou cinq ans. Après le succès du premier livre sur Pierre Toulhoat, paru en 2007, l’auteur, Armel Morgan, s’est relancé dans l’écriture d’un second ouvrage sur l’artiste, à la demande de Florent Patron, directeur éditorial de Locus Solus, qui avait été conquis par le premier livre qui lui avait fait découvrir l’artiste.

Jeudi 22 novembre, l’auteur est allé à la rencontre des lecteurs à la galerie Philippe-Théallet, à Quimper. « Le premier livre était généraliste sur l’œuvre de Toulhoat à travers les différents supports qu’il utilisait pour s’exprimer, explique l’auteur. Cette fois, je me suis intéressé à ses créations en métal. » L’ouvrage est donc un prolongement du premier volume. Il le complète.

Les coulisses de la création

« Le livre montre effectivement ce travail du métal mais il aborde également la conception, le travail qui est fait avant que la création ne soit menée à bien. » L’ouvrage offre donc une plongée dans les coulisses du processus créatif de cet artiste local.

Armel Morgant a rencontré Pierre Toulhoat en 1983. Cet ouvrage, il l’a réalisé à partir des souvenirs qu’il avait de l’artiste et de ses créations mais également de catalogues.

Enfin, c’est au fil de pérégrinations qu’Armel Morgant a pu trouver des pièces uniques de l’artiste. « Il a fait beaucoup de choses pour l’Église, on retrouve donc des tabernacles, des calices et des croix », détaille l’auteur.

Des œuvres en Biélorussie

Et ses œuvres ne se sont pas arrêtées aux frontières de la Bretagne. « On trouve des œuvres en Suisse, et même jusqu’en Biélorussie », s’exclame l’auteur. Les seules œuvres de métal de l’artiste n’ont pas empêché Armel Morgant de publier un livre complet avec une production variée, constituée de bijoux, de bas-reliefs, d’oiseaux, d’objets religieux ou encore de boucles de ceintures.

Publié le 23/11/2018 par Pierre JUBRÉ – Ouest-France ©

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Toulhoat l’oeuvre de métal – Armel Morgant.

Toulhoat, l’œuvre de métal.

Le nouveau livre des éditions Locus Solus de Châteaulin était présenté jeudi soir à la galerie Philippe Théallet à Quimper.

Florent Patron l’éditeur, présentait l’ouvrage d’Armel Morgant, en présence du fils de l’artiste Yves Toulhoat.

Armel Morgant, Yves Toulhoat et Florent Patron.

de gauche à droite, Armel Morgant, Yves Toulhoat et Florent Patron.


Un ouvrage contemporain sur ce grand artiste breton, Pierre Toulhoat disparu en 2014 ; après l’école nationale des arts décoratifs de Paris, il collabore avec d’autres artistes notamment pour la faïencerie Keraluc de Quimper, réalise des bijoux pour Kelt, des tissus pour Le Minor mais aussi pour la Monnaie de Paris. Il crée des crosses d’évêque, véritables pièces d’orfèvrerie religieuse unique !

Ce livre est un véritable outil d’aide à la création contemporaine, ses motifs sont universels et pourtant si ancrés en Bretagne.

Armel Morgant le 22 novembre 2018

Armel Morgant dédicace son ouvrage.

Texte d’Armel Morgant et la participation d’Yves Toulhoat
Ouvrage relié intégra 18 x 22 cm – 176 pages couleur
+ 400 images présentant les magnifiques réalisations de Toulhoat – Prix : 25 €

Locus Solus ©

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