Le Chemin de Croix de Xavier de Langlais à l’église Saint-Pierre de Ploemeur (56).

La chaîne YouTube du Diocèse de Vannes propose des vidéos sur les chemins de croix en Morbihan. La dernière étape se déroule à l’église Saint-Pierre à Ploemeur (56).

En 1960, l’artiste Xavier de Langlais (1906-1975) créa les quatorze stations du chemin.
Le décor est très sobre en noir et blanc. Il réalise ce travail avec la collaboration de Jacques Marie (Atelier du Grand Feu à Rennes).

L’artiste réalise cette œuvre sur des carreaux de grès peints sur lit de ciment.
Ce travail est documenté par Philippe Théallet*, dans l’ouvrage « Xavier de Langlais et la Bretagne », sous la direction de Denise Delouche (éditions Coop Breizh, 1999).

*Un regard individualiste sur la céramique (Philippe Théallet, pages 110 à 113).

2021 – Amis du Musée & de la Faïence de Quimper ©

Report de l’assemblée générale 2021.

Notre président, Jean-Paul Alayse s’adresse aux adhérents des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.

AG 2021
(photo : Jérémy Varoquier).

Cher(e)s adhérent(e)s, cher(e)s ami(e)s,

quelques nouvelles, qui comme vous vous en doutez, ne sont pas très enthousiasmantes…

Bernard Verlingue et Jérémy Varoquier espèrent que le Musée pourra, malgré tout, ouvrir au public dès le lundi 12 avril. Ils ont (et continuent…) travaillé d’arrache-pied, avec l’aide de Philippe Théallet, de Daniel Georges et de Dominique Malo pour que le « relooking » des expositions soit prêt pour cette ouverture.

Daniel Georges
Notre ami Daniel Georges prépare la nouvelle boutique du Musée.

Malheureusement, compte tenu de l’actualité COVID 19, même si l’ouverture se fait dans les temps, il n’y aura pas d’émaillage le 9 avril, tel qu’initialement prévu. Peut-être en juin pour fêter les 30 ans du Musée ? Nous croisons les doigts ! Car nous avons tous hâte de découvrir ce qu’ils nous ont concocté.

Dans la prochaine gazette, nous vous présenterons quelques photos de ce « relooking », pour ceux qui ne pourraient les découvrir avant l’été prochain…

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier (assistant principal au Musée de la faïence) prépare l’agencement et la nouvelle scénographie des vitrines.

Idem et rebelote pour notre assemblée générale qui, cette année encore, est reportée à une date ultérieure. Nous vous en tiendrons informé(e) dès que nous aurons une meilleure visibilité de la situation.

Notre ami Bernard continue à se battre avec courage contre les lourdes séquelles de son opération (il y aura bientôt 2 ans…). Nous avons tous hâte de le retrouver parmi nous.

En attendant d’avoir le plaisir de vous revoir dans des temps pas trop lointains, faites bien attention à vous.

Bien amicalement.
Jean-Paul Alayse

La gazette n°48 vient de paraître !

Notre nouvelle gazette des Amis vient de paraitre ! Nos adhérents recevront très prochainement ce bulletin.
Le premier article est consacré au peintre décorateur Pierre Poquet. Une rencontre avec un ancien vendeur à la faïencerie Keraluc : Jean-Louis Quillerou. Enfin, Jérémy Varoquier nous présente les projets du Musée de la Faïence de Quimper. Antoine Maigné et Philippe Théallet assurent le suivi rédactionnel de ce nouveau numéro.

Gazette des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper n°48 (1er semestre 2021).
Couverture de la 48ème gazette des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.

Vous pouvez consulter le sommaire à partir de ce lien.

Amis du Musée & de la Faïence de Quimper © – 2021.

Avec le décès de Maurice Fouillen, Quimper a perdu un acteur de l’histoire des faïenceries (Côté Quimper).

C’est une page du vieux Quimper et de ses faïenceries qui s’est tournée avec le décès, mardi 15 décembre, de l’artiste Maurice Fouillen.

La maison jaune
La maison jaune, place du Stivel à Quimper, abritait l’atelier de faïence Fouillen.

L’artiste Maurice Fouillen est décédé mardi 15 décembre 2020. Son départ tourne une page de l’Histoire du vieux Quimper et de ses faïenceries.

Maurice Fouillen, très discret, avait repris l’atelier de faïence paternel emblématique au cœur du quartier de Locmaria, la fameuse maison jaune de la place du Stivel.

Formé sur le tas

L’atelier Fouillen, c’est une histoire de famille qui remonte à 1929 lorsque son père Paul Fouillen (1899-1958) quitte son poste de chef décorateur chez Henriot pour s’installer dans cette vaste maison.

Il y appose sa plaque « Paul Fouillen, céramiste d’art ». Dès lors, cette ancienne guinguette ne cessera d’être l’atelier Fouillen. Du temps de Paul, il y aura même jusqu’à 25 employés. C’est ici que sera installé le premier four à céramique électrique de Quimper.

C’est là, en travaillant avec son père que Maurice Fouillen se forme sur le tas. Il sort ses premiers modèles de faïence en 1951. Il a 30 ans lorsque son père décède brutalement en 1958.

Fermeture de l’atelier en 1980

Maurice Fouillen reprend le flambeau et ne quittera plus l’atelier de faïence. Il y travaille sans cesse, respectant la patte si singulière de la marque Fouillen. Maurice Fouillen s’exprime sur des plats, vases, assiettes et autres objets…

L’atelier perdure mais le nombre d’employés ne cesse de diminuer jusqu’à ne plus compter que Maurice. Il ferme définitivement ses portes en 1980. Par contre, comme il bénéfice d’un statut d’artisan, il peut continuer à proposer ses créations.

C’est sans doute à partir de ce moment qu’il se révèle enfin. Celui qui n’a eu de cesse d’entretenir la mémoire de son père, livre enfin ses œuvres les plus personnelles.

Imagination débordante

Dominique Riboulleau décrit alors « des créations originales où se côtoient aspect ionique, imagination débordante et maîtrise technique ». Il laisse sa propre empreinte dans la création artistique de Quimper.

Le galeriste Philippe Théallet qui l’a rencontré de nombreuses fois évoque la générosité et grande modestie de Maurice Fouillen. Il rappelle que « la belle exposition du Musée de la Faïence de Quimper mettait à l’honneur le travail de Paul Fouillen et de son fils Maurice. Ce dernier aura pu assister à cette présentation qui replaçait à sa juste position l’intérêt et la créativité de la faïencerie Fouillen dans l’histoire de la faïence de Quimper ».

L’histoire des faïenceries vient de perdre l’un de ses plus discrets protagonistes qui mérite d’être (re)connu et emporte avec lui un peu de l’âme d’un quartier.

Publié le 18/12/2020 par Florence Edouard de Massol – Côté Quimper ©

Maurice Fouillen, le propriétaire de la maison jaune, n’est plus (Le Télégramme).

Maison Maurice Fouillen, place du Stivel.
Le père de Maurice Fouillen, Paul Fouillen, avait installé son atelier de décorateur puis sa faïencerie dans cette ancienne guinguette qu’il avait achetée en 1928. Elle a fermé en 1980.

Maurice Fouillen est décédé mardi dernier à l’âge de 92 ans. Céramiste lui-même, il avait consacré ses dernières années à la promotion de l’œuvre de son père, le faïencier quimpérois Paul Fouillen. « C’est une page qui se tourne, commente Philippe Théallet de l’association des Amis du musée de la faïence de Quimper. Il était le gardien du temple ».

Maurice Fouillen ne quittait plus depuis quelque temps la fameuse maison jaune familiale de la place du Stivel. « Il n’avait jamais voulu partir, souligne Philippe Théallet. Il avait aménagé un petit musée des œuvres de son père dans une pièce qu’il ouvrait à la demande aux passionnés ». Sur la porte de la maison aux couleurs défraîchies on voit encore l’affiche de la dernière exposition consacrée au père et au fils en 2015.

Paul Fouillen (1899-1958) était arrivé à Quimper au début des années 1920. Il a rejoint la manufacture HB comme peintre, puis a travaillé dans la décoration avant d’ouvrir en 1928, un atelier de décoration dans l’ancienne guinguette qu’il a rachetée place du Stivel. À la fin des années 1940, il y installera sa propre faïencerie qui comptera jusqu’à 18 salariés.

« Affranchi de toute contrainte, il donne libre cours à son génie créatif, empreint de celticisme, de cubisme, et d’un monde onirique qui lui est particulier. Il forme son fils, Maurice, à l’Art céramique avant de s’éteindre en 1958. Lui succédant, Maurice se montrera le digne continuateur de l’œuvre de son père », lit-on sur le site des Amis du Musée de la faïence.

Maurice Fouillen a arrêté son activité professionnelle en 1980 mais il a continué à créer et jusqu’à ces dernières années à peindre dans un style « plus moderne et plus sobre » que son père. Il restait en relation avec de nombreux collectionneurs du monde entier et notamment d’Amérique du Nord.

Reste à savoir maintenant ce que va devenir la fameuse maison emblématique de la place du Stivel.

Publié le 17/12/2020 par Ronan Larvor – Le Télégramme ©