Recherches sur Robert Micheau-Vernez.

Robert Micheau-Vernez.
Groupe Les trois âges du costume bigouden, manufacture Henriot, 1941.

Dans le cadre de la rédaction d’un nouvel ouvrage sur les faïences de Robert Micheau-Vernez, les auteurs sont à la recherche de toute pièce atypique, originale… et, bien évidemment, des pièces uniques (plats et vases) créées par l’artiste. nous vous remercions vivement pour votre aide !

Adresses de contact :

Mikaël Micheau-Vernez (02 97 05 72 20 – micheau-vernez@wanadoo.fr) ou Philippe Théallet (06 61 79 40 69 – philippe.theallet@laposte.net).

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Gazette des Amis du Musée & de la Faïence n°44 1er semestre 2019

Brochure de 16 pages (couleur, paginé) – ISSN 2260-2844

Sommaire :

  • Éditorial – Le conseil d’administration (p 1).
  • Iznik en pays Glazik ! – Gabrielle LESAGE (p 2 à 9).
  • Quelques vases à décor d’enfants de Jim E. Sevellec – Jean-Paul ALAYSE (p 10 à 12).
  • Jean-Pierre Millot, artiste méconnu de la manufacture Keraluc – 
    Rudy BOUCKENOOGHE (p 13 à 15).
  • Des fèves Sévellec pour l’Épiphanie (p 16).
  • Recherches sur Robert Micheau-Vernez – Mikaël MICHEAU-VERNEZ & Philippe THÉALLET (p 16).

Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter.

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Paul Fouillen, un céramiste original – Conférence de Philippe Théallet.

Le Musée départemental breton propose une conférence sur l’artiste Paul Fouillen (1899-1958), le dimanche 18 novembre 2018 à 15 h. Philippe Théallet (historien de l’art & galeriste) évoquera la vie de l’artiste, et mettra en avant le don exceptionnel du collectionneur Tony Graviano au Musée.

Philippe Théallet - Paul Fouillen

Philippe Théallet – Conférence « Paul Fouillen, un céramiste original ».

Arrivé à Quimper en 1921 pour intégrer l’harmonie municipale, Paul Fouillen, morbihannais d’origine, devient dans l’entre-deux-guerres l’un des créateurs les plus originaux de la faïencerie HB. Alors que la manufacture l’embauche comme simple peintre, dès 1924 Paul Fouillen accède au rang de chef d’atelier, cette fonction lui permet une ample création dont il ne se privera pas. Largement basé sur la représentation de personnages bretons, le « style Fouillen » utilise aussi des accords colorés hardis et des rythmiques très musicales. Dès 1927 il commence à mettre en place une nouvelle activité, la création d’objets et meubles à caractère breton. Cet atelier Fouillen ouvre officiellement en 1929. Il faut attendre l’après-guerre, la fin de l’année 1945 précisément, pour que Paul Fouillen crée la manufacture éponyme.

Une conférence de Philippe Théallet (historien de l’art – Galeriste), le dimanche 18 novembre 2018 à 15 h00 au Musée départemental breton à Quimper.

Gratuit (le nombre de places est limité).

Paul FouillenPaul Fouillen

Un ami américain offre sa collection Paul Fouillen au Musée départemental breton.

Parmi les premiers objets de Paul Fouillen entrés dans la collection du Musée figure un vase en verre remis au début des années 1990 par Mr Graviano, alors qu’un collectif de collectionneurs américains, afin de rendre hommage aux artisans de la faïence de Quimper, offrait à notre musée un bel ensemble de pièces, parmi lesquelles une coupe montrant le Mayflower, célèbre navire des « Pilgrim fathers ».Paul Fouillen
Paul Fouillen

Mr. Graviano avait commencé alors de former une collection des créations céramiques de Fouillen. En suivant de près l’actualité des ventes aux États-Unis et en France, il y parvint en un peu plus d’une vingtaine d’années, l’une de ses dernières acquisitions – un grand vase aux danseurs inclus dans la donation – ayant été acquis par ordre d’achat à Brest en 2017.
Paul FouillenMr Graviano a souhaité assurer la pérennité d’une collection formée avec science et constance en l’offrant au Musée départemental breton. Il désire ainsi que ces créations d’une figure importante et originale des arts appliqués bretons du XXème siècle reviennent sur leur lieu d’origine, auprès des populations bretonnes.

Paul FouillenPaul FouillenMusée départemental breton 2018 ©

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Exposition – Quimper et les « Provinces » françaises.

Une production atypique : Quimper et les « Provinces » françaises
Durant l’entre-deux-guerres, et encore plus nettement dans les années 1930, les manufactures de céramique quimpéroises, fortes de leur savoir-faire, souhaitent profiter de potentielles ventes dans les autres régions françaises.

Assiette Pays Basque.Au-delà du « petit Breton », dont le succès et la popularité ne sont plus à démontrer, elles tentent alors d’exporter la céramique de Quimper… dans les diverses « provinces » françaises.
Des collaborateurs « maison » créent certains modèles, des artistes extérieurs à la Bretagne proposent également leurs services ou sont sollicités.
Peu ou prou, l’ensemble des régions françaises disposant de particularismes significatifs est couvert.
De la Normandie, voisine, à l’Alsace, en passant par les Pyrénées ou la Camargue, chaque lieu reçoit son lot de faïences, faites à Quimper, mais représentant la typicité de chaque région.
D’une façon générale, afin de ne pas porter la moindre référence faisant écho à la Bretagne, ces faïences utilisent des marques ou des contre-marques, évoquant un lieu de vente, voire le nom d’un revendeur.

Plat à cake.L’amateur sera ainsi troublé de voir des céramiques portant des signatures telles que VB (pour Verlingue-Bolloré, c’est-à-dire la manufacture HB) ou encore JH (pour Jules Henriot), voire même le monogramme PB, sans mention d’une origine bretonne.
Chez HB, le créateur « maison » le plus prolifique dans ce domaine est sans doute Paul Fouillen. Son style facilement reconnaissable se retrouve utilisé pour reproduire, notamment, des Normands, des Auvergnats ou encore des Bressans. Chez Henriot, pour l’emploi des familiers de la manufacture, on pensera à l’ingénieur maison, par ailleurs artiste créateur à ses heures perdues, Victor Lucas, qui, normand d’origine, crée quelques faïences rappelant cette province.

Jacques LE TANNEUR - Luge

Jacques LE TANNEUR (1887-1935)

Les deux manufactures quimpéroises de l’entre-deux-guerres font appel, ou sont sollicitées, par des artistes régionaux. Ceux-ci cherchent à diffuser, régionalement, des produits « dérivés » portant la touche de leur style propre.
A la manufacture HB, Jeanne Audiberti, Diane Delin, Louis Guien ou encore Marthe Labarrère représentent des Provençaux.
Mais c’est avant tout la manufacture Henriot qui va développer ces éditions destinées aux diverses provinces.
Des dessins du célèbre Jean-Jacques Waltz, alias Hansi, auraient été utilisés pour des représentations destinées à la commercialisation en Alsace. André Houillon fait éditer chez Henriot tout un ensemble de personnages vosgiens. Laffitte se frotte à l’Algérie, mais aussi aux protectorats que sont alors le Maroc et la Tunisie, pour créer une production (rare) de sujets en volume. Etienne Laget, artiste installé à Arles, fait éditer par la manufacture un assez grand nombre d’assiettes, plats, vases ou pichets. Ces céramiques ne portent, en règle générale, pas de mentions les rattachant à Quimper, mais la marque Faïence Folklorique JH. Les thématiques principales de Laget sont évidemment rattachées à sa région, mais parfois, rarement, l’artiste s’est essayé à des représentations auvergnates ou alsaciennes. Jacques Le Tanneur, artiste basque, est contacté par la manufacture Henriot dans les années 1930. Il fait réaliser à Quimper des pièces de forme ainsi que des décors basques et pyrénéens sur des assiettes, plats, pichets etc. Louis de Lombardon, artiste de la région marseillaise, donne également quelques (rares) modèles à la reproduction chez Henriot. Ces céramiques évoquent, comme celles de Laget, la région de Marseille et d’Arles. Jean-Roger Sourgen quant à lui ne crée que des décors, épurés, évoquant des paysages la région landaise.

Étienne LAGET - Assiette.

Étienne LAGET (1896-1990)

André Galland est l’un des décorateurs de la manufacture Henriot les plus prolifiques. En effet, s’il crée nombre de sujets bretons, il est largement associé à ce que le manufacture appelle les « éditions d’art régional ». Ainsi, les créations de Galland concernent l’Auvergne, la Normandie, la Provence, le Pays basque et les Pyrénées et… au-delà. C’est toute la « plus grande France », pour reprendre la terminologie de l’époque, qui est concernée. Outre les territoires métropolitains, en effet, l’Algérie reçoit ses créations régionales. Ainsi, chez Henriot, André Galland, toujours lui, ne crée pas moins de 59 modèles différents pour ce « département français » ! Qu’il s’agisse de décor de pièces de la manufacture (assiettes, plats…) ou de créations en volume (personnages), quelques noms de l’époque subsistent et nous laissent songeurs, tels Sultane voilée, Potiche caravane ou encore Bouteille Moukère !

Vase.Philippe Théallet – © Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.

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J’étais encore à courir les routes de Bretagne…

L’association des Amis du Musée départemental breton édite son premier ouvrage. Il est consacré à la correspondance de l’artiste Jeanne Malivel à son amie Anne Le Vaillant.

Jeanne Malivel

« J’étais encore à courir les routes de Bretagne… »

Ed. Amis du Musée départemental breton – 96 pages – 10 €
En vente à l’accueil du Musée breton, au manoir de Squividan et à la galerie Philippe Théallet.
Plus d’informations sur le blog de l’association (lien).


Les lettres de Jeanne Malivel à Anne Le Vaillant (Le Télégramme).

Association des Amis départemental breton - Jeanne Malivel.

Philippe Théallet, président des Amis du Musée breton, et plusieurs membres ; à droite, la descendante d’Anne Le Vaillant présente le livre réalisé et édité par l’Association.

La première publication des Amis du Musée départemental breton est consacrée à la correspondance entre Jeanne Malivel, l’une des initiatrices du Mouvement artistique des Seiz Breur (sept frères) et la peintre Anne Le Vaillant. Jean Celton, membre des Amis du Musée, a réalisé la mise en page de cet ouvrage, préfacé par Françoise et Marie Le Goaziou, parentes d’Anne Le Vaillant et Philippe Le Stum, conservateur, qui porte un titre évocateur « J’étais encore à courir les routes de Bretagne ».
Née en 1895 à Loudéac, infirmière durant la Première Guerre Mondiale, puis enseignante à l’École des Beaux-Arts de Rennes, Jeanne Malivel est une artiste multiple. Durant ses études à Paris, elle fréquente bon nombre d’artistes dont le Breton René-Yves Creston et sa femme Suzanne. Ils créeront le Mouvement des Seiz Breur destiné à donner ses lettres de noblesse à l’art breton. Ensemble ils se sont fixé un but : faire en sorte que la Bretagne soit présente à l’Exposition Universelle des arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925. Le Musée départemental breton a réservé l’une de ses salles au mobilier créé à cette occasion.

« Je suis minée par un bacille qui se promène dans mon organisme. »

Seule la famille d’Anne Le Vaillant a conservé les lettres de Jeanne à son amie. Elles se sont rencontrées à Paris, au sein d’un groupe d’artistes. La première missive date de 1920. Jeanne Malivel félicite Anne qui vient de se marier et raconte avec humour une prochaine pendaison de crémaillère.
Au fil du temps, Jeanne évoque son travail, mais aussi des faits de sa vie quotidienne : la maladie de son grand-père, ses voyages aventureux dans cette Bretagne des années 20. Parfois, elle illustre l’une de ses lettres d’un dessin, d’un croquis. Depuis la clinique où elle se repose, elle écrit le 24 juillet 1926. « Depuis un an, je suis minée par un bacille qui se promène dans mon organisme en me causant toutes ces fièvres… N’oubliez pas qu’il y a toujours un petit bout de ma pensée à errer par votre logis ». Elle mourra le 2 septembre. Édité par les Amis du Musée, le recueil trace un portrait unique d’une femme hors du commun.

Publié le 27 juin 2018 par Eliane FAUON-DUMONT – Le Télégramme ©

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