Une biographie enrichie du peintre Mathurin Méheut (Ouest-France).

Mathurin MÉHEUT
Depuis 2000, la connaissance de l’œuvre de Mathurin Méheut a beaucoup progressé.

L’œuvre du peintre breton Mathurin Méheut (1882-1958) sous un jour nouveau. C’est ce que proposent Anne de Stoop, l’ancienne conservatrice du musée Mathurin-Méheut à Lamballe (Côtes-d’Armor), et deux universitaires, Denise Delouche et Patrick Le Tiec, à travers une édition revue et considérablement augmentée de sa biographie qui vient de paraître aux Éditions Ouest-France.

Mathurin MÉHEUT - Le Japon

Depuis le début des années 2000, de nouvelles études et plusieurs expositions ont enrichi la connaissance de l’artiste, peintre et illustrateur, graveur, céramiste et sculpteur. Les trois auteurs ont repris leurs propos en l’enrichissant de nombreuses illustrations inédites, qui soulignent combien l’œuvre de Mathurin Méheut ne peut se cantonner au cadre régional de la Bretagne. Il convient de la replacer dans l’histoire de l’art de la première moitié du XXe siècle pour bien la comprendre.

Mathurin MÉHEUT - LA céramique

Mathurin MÉHEUT
Denise Delouche, Anne de Stoop et Patrick Le Tiec.
éditions Ouest-France – ISBN : 978-2-7373-8415-8
376 pages – 23 x 30,5 cm – 70 €.

Publié le 16/11/2020 – Ouest-France ©

Jeanne Malivel, bientôt exposée en Bretagne mais également à Paris (Ouest-France).

La culture reprend du service après le confinement. Jeanne Malivel (1895-1926), est une artiste peintre, illustratrice et graveuse loudéacienne. Ses œuvres font l’objet de plusieurs expositions à venir à Perros-Guirec mais également à Paris.

Jeanne Malivel.
Portrait de Jeanne Malivel.

L’association des amis de Jeanne Malivel est très active. Gwen Le Coin, présidente de l’association mais également fille de la plus jeune sœur de Jeanne Malivel, prépare trois événements qui surviendront l’année prochaine et mettent à l’honneur les œuvres de sa tante. Jeanne Malivel (1895-1926), est une personnalité essentielle dans l’histoire de l’art breton.

Une assiette au musée d’Art Moderne

Une exposition de céramiques de toutes époques provenant du monde entier est organisée au musée d’Art Moderne de Paris. Repoussée par la pandémie, elle aura lieu du 26 mars au 15 août 2021. Parmi ces céramiques, une assiette de Jeanne Malivel a été retenue pour l’exposition, une fierté pour Gwen Le Coin : « Une exposition aussi sélective a choisi la création de Jeanne Malivel pour représenter le modernisme qui s’est introduit dans les années 20 dans les usages artistiques et utilitaires. C’est la Bretagne qui est représentée par cette pièce à travers cette exposition mondiale de la céramique. »

Assietes Jeanne Malivel.
L’assiette sera exposée au musée d’art Moderne de Paris du 26 mars au août 2021.

Deux tableaux à Perros-Guirec

Cet été devait également avoir lieu à Perros-Guirec, à la Maison des Traouïero, une exposition sur La Femme, égérie des peintres en Bretagne. Un grand tableau inédit de Jeanne Malivel, Yvonne au parc, d’1 m 20 par 80 cm. « Il n’a encore jamais été présenté au public et Denise Delouche, historienne d’art en charge de la réalisation du catalogue d’exposition nous l’a expressément demandé pour cette occasion. » Un deuxième tableau plus petit, Madame Malivel dans les rochers, sera également exposé. Suite au confinement, l’exposition a, elle aussi, été reportée à l’été prochain et aura lieu du 27 juin au 31 août 2021.

les rochers - Jeanne Malivel.
Le tableau Madame Malivel dans les rochers sera exposé à Perros-Guirec à la Maison des Traouïero du 27 juin au 31 août 2021.

Un grand projet à l’Hôtel des Sens

Une exposition monographique sur Jeanne Malivel devait avoir lieu en 2022 mais sera très probablement repoussée à 2023. « C’est un événement que l’on prépare de longue main. L’exposition aura lieu à l’Hôtel de Sens, qui abrite actuellement la bibliothèque Forney, lieu de documentation d’arts appliqués à Paris. Ce n’est pas un hasard si Jeanne Malivel y est exposée. Elle qui dessinait également des meubles, avait, à l’époque, consulté cette bibliothèque pour connaître des modèles conçus pour les ébénistes du Faubourg Saint-Antoine. » Cet hôtel particulier appartenant à la Ville de Paris proposera trois grandes salles d’exposition entièrement dédiées à Jeanne Malivel.

Yvonne au parc - Jeanne Malivel.
Le tableau Yvonne au parc sera exposé à Perros-Guirec à la Maison des Traouïero du 27 juin au 31 août 2021.

Pour cette rétrospective, l’association lance un appel à toute personnes qui détiendrait des œuvres ou documents de Jeanne Malivel, elles sont invitées à se faire connaître afin de le proposer les œuvres au catalogue de l’exposition. Actuellement l’association a recensé de très nombreuses œuvres. « Elles se comptent par centaines, si ce n’est par milliers. C’est une femme qui a travaillé sans arrêt depuis ses débuts à 15 ans jusqu’à sa mort à 31 ans. »

Pour les possesseurs éventuels d’œuvres de Jeanne Malivel qui souhaitent entrer en contact avec l’association des amis de Jeanne Malivel : amis.jeanne.malivel@gmail.com ou amisjeannemalivel.jimdofree.com

Publié le 30 juillet 2020 par Eloïse ROGER – Ouest-France ©

Une semaine en vidéo, du 31 mars au 3 avril 2020 – Artiste.

Semaine artiste en vidéo, du 31mars au 3 avril 2020.

Nous enchainons cette semaine avec des vidéos centrées sur des artistes.


#1 – Anne TOULHOAT

Anne Toulhoat était en résidence à la manufacture Henriot en 2013. Elle présente son travail sur les diatomées (algues microscopiques). Puis, on visite le grenier de la manufacture en compagnie de Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la Faïence.

2013 – France 3 ©


#2 – Bruno BLOUCH

Bruno BLOUCH est un artiste peintre. Il collabora avec la faïencerie Henriot, qui lui consacra une exposition en 2014. Il réalisa notamment un vase-balise et des pièces uniques.

2014 – France 3 ©


#3 – Jacques VILLEGLÉ

Jacques VILLEGLÉ est né à Quimper en 1926. Il est apparenté au mouvement des nouveaux réalistes (Yves Klein, Jean Tinguely, César, Arman, Niki de Saint Phalle, …). Il est connu pour son travail sur les affiches lacérées. Il a par la suite créé un alphabet socio-politique, qu’il a réinterprété pour la manufacture Henriot à Quimper en 2016.

2016 – Tébéo ©


#4 – Jean MOULIN

Jean MOULIN fut sous-préfet de Châteaulin au début des années 30. Durant son séjour dans le Finistère, il fréquente les poètes Saint-Pol-Roux et Max Jacob. Il côtoie également le sculpteur Giovanni Léonardi, et le médecin Augustin Tuset, qui est un artiste amateur. Tous les deux collaborent avec la manufacture HB.
Une céramique composée de 35 carreaux a été très certainement réalisée chez HB. Elle est conservée au Musée des beaux-arts de Quimper, qui l’a préemptée en décembre 2001 dans une vente aux enchères à Brest.

Un lien pour plus d’informations.


Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

Une semaine en vidéo, du 24 au 27 mars 2020 – Exposition.

Semaine exposition en vidéo, du 24 au 27 mars 2020.

Nous débutons une semaine retraçant avec des vidéos quelques expositions passées. Elles permettent de se rendre compte de la diversité des créateurs ayant collaboré avec les faïenceries quimpéroises.


#1 – PORQUIER BEAU

Marc-Antoine RUZETTE présenta sa collection de faïences PORQUIER-BEAU en 2015 au Musée de Locronan. Environ 250 pièces étaient exposées à cette occasion.

2015 – Tébéo ©


#2 – Mathurin MÉHEUT

Le Musée de la Marine à Paris consacra une rétrospective en 2013 à l’artiste Mathurin MÉHEUT. Son travail avec la manufacture Henriot était bien évidemment exposé.

2013 – France 3 ©


#3 – Robert MICHEAU-VERNEZ

Nous vous proposons aujourd’hui un reportage sur l’exposition consacrée à Robert MICHEAU-VERNEZ. La galerie de la manufacture Henriot présenta une exposition en 2013-2014 à Quimper. Elle était intitulée « De la faïence à la peinture… L’art de la couleur ».

2014 – France 3 ©


#4 – Olivier GAGNÈRE

Le designer Olivier GAGNÈRE créa en 1990 pour la manufacture HB-Henriot, six modèles (vase, urne, soliflore). Vingt-cinq ans plus tard, il décide de réinterpréter ses créations avec des coloris différents. Il est représenté par la galerie Maeght à Paris.


Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

L’artiste auxerrois Enrique Marin s’en est allé (L’Yonne Républicaine).

Enrique Marin
Enrique Marin, dans son atelier de la rue Leboeuf à Auxerre. Photo Florian Salesse.

L’artiste auxerrois s’est éteint hier soir à 84 ans. Il laisse une œuvre riche, marquée par la multiplicité de ses talents et son imagination poétique.

« Je ne dis pas que ce que j’ai fait est intéressant, mais que, toute ma vie, j’ai fait ce qui m’intéressait ». Humble, à l’approche de la mort, Enrique Marin était serein et sans regrets. Hospitalisé à la polyclinique d’Auxerre depuis plusieurs semaines, il s’y est éteint dimanche soir.

Ancré au bord de l’Yonne depuis 1977, l’artiste auxerrois était né au bord du Gualdaquivir, à Séville, le 15 décembre 1935. Et toute sa vie, bien qu’il ait quitté l’Espagne en 1958, il conservera un accent chaleureux et chantant dont ce séducteur impénitent connaissait le charme. Le jeune Andalou, après l’École des arts et métiers de Séville, intègre les Beaux-Arts de Paris où il présente sa première exposition de dessins en 1962. Excellent graveur, il est invité par le CEDAC à venir animer des stages à Auxerre. Il ne quittera bientôt plus la préfecture de l’Yonne, tombant amoureux d’une maison de chanoine, au pied de la cathédrale.

Travailleur infatigable, jusqu’aux derniers jours, il traversera son jardin pour se rendre dans son petit atelier, toujours bien rangé. Là, il peint, dessine, colle, sculpte, grave. Tous les moyens d’expression sont bons pour ce créateur insatiable qui va même réaliser un jardin andalou en Bretagne, région de son épouse et muse, surnommée affectueusement « pequeña » (petite en espagnol,ndlr), avec laquelle il a eu deux enfants.

Siècle d’Or espagnol, surréalistes et Botero

Au début, inspiré par la réalité sociale sombre de son pays natal, l’artiste s’invente peu à peu un univers peuplé de femmes et de pantins, d’hommes masqués ou coiffés d’entonnoirs. Un imaginaire poétique de plus en plus onirique. Parce que ses hommes portaient des petits chapeaux melon, on l’a souvent associé aux surréalistes, mais la croupe et les cuisses de ses femmes évoquent pour d’autres Botero. La sensualité de l’artiste éclate tout particulièrement dans ses sculptures où la générosité des formes le dispute à la douceur du bronze patiné. Enrique Marin, lui, revendiquait pour maîtres les grands artistes du Siècle d’Or espagnol. Et toreros, picadors et taureaux l’inspireront toujours.

Exposé un peu partout dans le monde et notamment en Europe, au Canada et au Japon, Enrique Marin était fier des grandes rétrospectives que les musées de Sens et Auxerre lui avaient consacrées. Sa dernière exposition dans l’Yonne, qu’il avait préparée avec sa rigoureuse minutie, a eu lieu l’été 2018 à la métairie Bruyère à Parly, en Puisaye.

Mais même s’ils ne fréquentent pas les musées, tous les Icaunais connaissent, peut-être sans le savoir, Enrique Marin. À Sens, un de ses puissants chevaux de bronze se cabre devant les promeneurs du jardin de l’Orangerie. À Auxerre, un de ses pantins désarticulés et colorés danse sur la façade de la bibliothèque municipale.

Les obsèques d’Enrique Marin seront célébrées samedi 15 février, à 10 h 30, au crématorium d’Auxerre.

Publié le 10 février 2020 par Isabelle Gautier – L’Yonne Républicaine ©