Lycée de Cornouaille. Calligraphie sur carreaux de faïence (le Télégramme).

Lycée de Cornouaille.
Les élèves de seconde Euro-espagnol ont réalisé, mercredi, des calligraphies sur carreaux de faïence, avec l’aide d’Elsa Alayse, céramiste plasticienne.

Mercredi après-midi, les élèves de la seconde Euro-espagnol du Lycée de Cornouaille se sont réunis autour de la céramiste plasticienne Elsa Alayse, pour réaliser des calligraphies sur des carreaux de faïence. Ces derniers seront ensuite émaillés dans le four de son atelier à Brest. Ces créations s’inscrivent dans le cadre du projet « 711/1492 : le legs andalou » et seront exposées sous la forme d’une frise au Musée de la faïence de Quimper, au mois de mai, accompagnées d’une douzaine de panneaux en espagnol, sur le thème de la philosophie, la médecine, la calligraphie, l’architecture, les sciences et la céramique arabe. Les motifs choisis sont essentiellement floraux et géométriques et rappellent les décors bretons à la broderie. Ils ont été reproduits en utilisant la technique apprise par le calligraphe Mohammed Idali, rencontré en novembre.

Publié le 18 janvier 2019 – Le Télégramme ©

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Pierre Abadie-Landel, artiste aux multiples facettes (Ouest-France).

Photo Ouest-France.

Évelyne Bourel, Gérard Tondre et Véronique Alemany exposent avec fierté le fonds Alain Rault sur Pierre Abadie-Landel.

Alain Rault, décédé il y a un an et demi, était un amateur de peinture, notamment de Pierre Abadie-Landel. Cet été, une superbe exposition rend hommage au peintre et au collectionneur, à Trébeurden.

En 2016, l’exposition « Trébeurden vu par les peintres » avait connu un vrai succès populaire. La manifestation avait été l’occasion pour les organisateurs, Véronique Alemany, Odile Guérin et Gérard Tondre, de rencontrer dans la commune des personnes conservant des œuvres d’art.
« Ce fut le cas pour Alain Rault, collectionneur éclectique mais ciblant néanmoins, depuis une dizaine d’années, ses recherches sur un artiste aux multiples facettes, Pierre Abadie-Landel », souligne Véronique Alemany.

Une découverte culturelle de premier plan

Rapidement, les trois passionnés de culture pensent à mettre en valeur et rendre public le fonds exceptionnel d’Alain Rault. « Quand nous l’avons revu, courant 2016, sa maladie avait progressé. La proposition d’une exposition et de la publication d’un ouvrage sur Abadie-Landel lui a donné une raison supplémentaire pour supporter la douleur », poursuit Véronique Alemany.

Avec l’aide de la famille d’Alain Rault, sa compagne Évelyne Bourel en tête, et le soutien de la municipalité, l’exposition a été mise en place pour cet été. L’occasion d’une découverte culturelle de premier plan : « L’exposition et l’ouvrage que nous présentons prennent sens avec notre souci de faire œuvre utile pour l’histoire de l’art, avec le respect de notre engagement moral pris auprès d’Alain. »

Fantaisie, humour

Pierre Abadie-Landel (1896-1972) est un artiste aux multiples facettes : arts plastiques, peinture, dessin, gravure, et arts appliqués, modèles pour des céramiques, textiles, costumes, jouets… « La variété de la collection d’Alain Rault permet de pressentir la personnalité de l’homme Abadie-Landel », affirme Véronique Alemany. C’est avec fantaisie, humour, drôlerie, burlesque, qu’il représente les Poilus et qu’il dessine les costumes qui animent les nuits du Montparnasse des années folles.

Quand Abadie-Landel traite des thèmes traditionnels bretons, ce n’est pas par curiosité touristique, ni par goût pour les « bretonneries » à la mode : « Il observe et vit de l’intérieur ce coin de Bretagne où il se sent chez lui. » L’abondance des œuvres collectées met en évidence deux thèmes d’inspiration chers à l’artiste tout au long de sa carrière : le monde du cirque d’une part et le pays bigouden.

Jusqu’au 26 août, de 15 h à 19 h, à la salle Dour ar Barz, à Trébeurden. Entrée gratuite.

Publié le 25/07/2018 – Ouest-France ©

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Mosaïque murale. « Bon vent me pousse » boulevard de Sévigné (Le Télégramme).

émile Daubé - Panneau pour la galerie Ty Breiz 1928

Bon vent me pousse, la devise d’Octave-Louis Aubert, boulevard de Sévigné.

« Bon vent me pousse ». Telle est la devise d’Octave-Louis Aubert (1870-1950) lisible sur la faïence apposée sur la façade de sa maison d’édition Ty Breiz (ancien siège de la Chambre de commerce) au style néoclassique, boulevard Sévigné. Une commande passée à la manufacture Henriot de Quimper par le fondateur des éditions La Bretagne Touristique, et président du Syndicat l’initiative de Saint-Brieuc de 1921 à 1930. La mosaïque représente les fleurons de la Bretagne : un bateau à voile gonflant à bloc son foc avant, l’Hermine dans son immaculée blancheur, à droite, et le Griffon qui lui répond sur le même ton. Au beau milieu, trônant, l’effigie du duc de Bretagne, la coiffure surmontée d’une tour crénelée.

Illustrateur de la Bretagne

Parisien d’origine, il arrive à Saint-Brieuc en 1893 comme journaliste au « Réveil breton » et se passionne pour la Bretagne. Il se lie d’amitié avec Anatole Le Braz, Charles le Goffic, Louis Guilloux. Éminent illustrateur de la Bretagne, Octave-Louis Aubert, a fait connaître le mouvement Seiz Breur porté par René-Yves Ceston, fondateur du Musée de Saint-Brieuc. Propagateur du développement économique et touristique régional, il a valorisé les itinéraires culturels, artistiques, littéraires, touristiques de la Bretagne aux cinq départements.

Publié le 09 août 2017 – © Le Télégramme.

(Panneau d’Émile DAUBÉ (1885-1961), cf. l’encyclopédie des céramiques de Quimper tome 4 de Philippe Théallet et Bernard Jules Verlingue, éditions de la Reinette 2005, page 228).

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La Bretagne cousine de l’Amazonie (Le Télégramme).

Mexique au musée de la faïence de Quimper

De gauche à droite, Karine Baron, Elsa Alayse, Anne Pennanguer, Bernard Verlingue et Ingrid Pouder.

Le musée de la faïence expose jusqu’à dimanche, le travail de recherche des élèves de la section euro-espagnol du lycée de Cornouaille. Pendant un an, une trentaine d’adolescents ont travaillé sur les similitudes des deux cultures à travers la céramique. Le musée de la faïence de Quimper accueille, jusqu’à dimanche, dans son hall, l’exposition sur le thème de la céramique, réalisée par les élèves de la classe euro-espagnol du lycée de Cornouaille. « L’année dernière, le musée avait accueilli les créations des élèves de première du lycée, commence Bernard Verlingue, conservateur du musée. C’est important de montrer que tout le monde peut entrer dans un musée ». Anne Pennanguer, professeure d’espagnol au lycée de Cornouaille et responsable de la section euro-espagnol, a réitéré l’initiative cette année. « Les élèves se sont investis l’année dernière pour le projet sur les costumes, explique l’hispanophone. Nous avons encore plus d’élèves inscrits dans la section cette année. Le but de ces projets est de booster la section ». Après plusieurs voyages en Amérique Latine, Anne Pennanguer a remarqué des similitudes frappantes entre les cultures amérindiennes et bretonnes. « Les costumes d’Amérique latine m’ont rappelé ceux de Plougastel », s’étonne-t-elle.

Rencontres avec plusieurs artistes

Dès la rentrée de septembre jusqu’au mois de juin, une trentaine d’élèves de seconde se sont attelés à découvrir les similitudes entre les cultures amérindiennes et bretonnes sur le thème de la céramique. Pour les accompagner dans leur mission, ils ont rencontré plusieurs artistes. « Rachel Le Gall, modiste et styliste quimpéroise, a participé au projet, se réjouit Anne Pennanguer. Les élèves ont dessiné des croquis de céramique inspiré de la culture bretonne et amérindienne. Rachel Le Gall en a ensuite réalisé quatre en grandeur nature ». Édith Etsam, fondatrice de l’association Ikamia (« de la forêt » en amérindien Aguarangua), qui met en avant l’art et la culture amazonienne, a également partagé ses connaissances avec les lycéens. « Ses interventions étaient de grande qualité », se souvient l’enseignante d’espagnol.

La fête des morts pour l’année prochaine

L’année prochaine, c’est la céramiste peintre brestoise Elsa Alayse qui aiguillera les élèves. Sur le thème de « la fête des morts et boîte à crâne ». Les futures secondes de la section euro-espagnol découvriront le rapport qu’entretiennent les Amazoniens avec leurs défunts. « Il existe, là-bas, un devoir de respect pour ceux qui sont partis, explique Anne Pennanguer. Ils ont une place à part dans la maison », conclut-elle.

Publié le 18 juillet 2017 – © Le Télégramme.

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Place au Mexique au musée de la faïence (Ouest-France).

Cette année, des élèves du lycée de Cornouaille de Quimper (Finistère) ont fait dialoguer cultures bretonne et mexicaine. Ils exposent durant le festival.

Mexique au musée de la faïence de Quimper

Karine Baron, du CDI du lycée de Cornouaille, Anne Pennanguer, enseignante d’espagnol, et Bernard Verlingue présentent les réalisations des élèves dans le musée de la faïence de Quimper (Finistère). Photo Ouest-France.

Apprendre en s’amusant, s’amuser en découvrant : c’est toute la philosophie que cultive l’enseignante Anne Pennanguer, au lycée de Cornouaille. Depuis quatre ans, durant son cours d’euro-espagnol auprès des secondes, les échanges culturels et les activités manuelles ont louvoyé entre conjugaison et vocabulaire. « À quoi bon faire de la grammaire toute la journée ! Mes élèves ne resteraient pas en place ! »
Cette année, c’est dans la faïence que les trente élèves ont trouvé les liens de parenté entre Bretagne et Mexique. « Il y a beaucoup de similitudes entre nos cultures. »

Le centre de documentation et d’information (CDI) accompagne les secondes dans la réalisation de panneaux de présentation bilingues français et espagnol, tandis que certaines heures de classe sont dédiées à l’esquisse de quatre modèles de faïence. Avec la satisfaction, une fois l’année terminée, d’être exposé au musée de la faïence le temps du festival de Cornouaille. « Ils ont tout dessiné puis ont participé à certaines étapes de la réalisation des pots avec la céramiste Delphine Baumgartner. »

Exposition Céramiques d’hier et d’aujourd’hui : Bretagne-Amérique du Sud, identités croisées, créations intemporelles, au musée de la faïence, à Locmaria, du 18 au 23 juillet.

Publié le 18/07/2017 – © Ouest-France.

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