Les dames de Jeanne-Sarah Bellaiche rentrent au musée (Le Télégramme).

Jeanne-Sarah Bellaiche
Jeanne-Sarah Bellaiche, céramiste (le Télégramme).

Jeanne-Sarah Bellaiche a remporté ce week-end le prix du Musée de la faïence au Festival Céramique Quimper. Ce sont ces « Madame » qui ont séduit le jury de spécialistes. Installée à Pleyben, Jeanne-Sarah travaille le grès. « La série des « Madame » représente un féminin en mouvement, explique-t-elle. Je l’ai commencée en 2014. J’apporte un soin particulier au visage pour donner une expression positive. J’ai commencé une nouvelle série, « Les Guerrières », qui montrent un féminin plus combatif, et peut-être plus intime ». La sculpture rentrera dans la collection permanente du musée quimpérois.

Publié le 6 septembre 2020 par Ronan Larvor – Le Télégramme ©


Hervé Maupin, président du fonds de dotation du Musée de la Faïence de Quimper décernait pour la seconde année un prix. La lauréate est Jeanne-Sarah Bellaiche, céramiste à Pleyben.

Philippe Théallet, président des Amis du Musée départemental breton remettait à Matthieu Robert, un prix dans la catégorie « pièces usuelles ».

Jury du prix 2020
Le jury du prix du Musée délibère.
Palmarès 2020
De gauche à droite, Jean-Yves VERLINGUE (fondateur du Musée de la faïence de Quimper), Isabelle ASSIH (maire de Quimper), Valérie DURRWELL (chargée de l’attractivité, du commerce et des métiers d’art), Jeanne-Sarah BELLAICHE (prix du Musée 2020), Matthieu ROBERT (prix des Amis du Musée départemental breton) et Valérie HUET MORINIERE (chargée du centre-ville, de la végétalisation et du patrimoine).

Association des Amis du Musée & de la Faïence de Quimper ©

Festival de la céramique les 5 et 6 septembre à Quimper (RCF).

Mathieu Casseau
En 2019, le lauréat du premier prix du Musée de la Faïence était Mathieu Casseau (photo le Télégramme).

Samedi et dimanche prochain, Quimper, célèbre pour ses faïences, fait honneur à cette tradition de la ville, en mettant en avant l’art de la céramique. Le festival de la céramique se tient e puis une dizaine d’années, le premier week-end de septembre, et rencontre un succès croissant, comme nous l’explique Jeanne Sarah Bellaiche, l’une des organisatrice de ce rendez vous.

Publié le 1er septembre 2020 par Nicolas Butreau – RCF ©

Décès de « Bastian le potier » (Le Télégramme).

Bastian Le Pemp
Bastian Le Pemp.

Jean-Sébastien Le Pemp, dit « Bastian le potier », potier céramiste à Quimper est décédé fin décembre à Quimper, à l’âge de 88 ans. Formé à la faïencerie Keraluc dès l’âge de 14 ans,
Le Quimpérois d’origine y était resté jusqu’à son service militaire en 1954. À son retour, après un passage chez Henriot, il s’était installé à son compte, route de Brest dans une maison qu’il n’avait plus quittée. Celui qui signait « Bastian Quimper » connaîtra une importante activité jusque dans les années 1980. « Il y avait beaucoup d’Allemands et d’Anglais qui passaient à la boutique, témoigne son fils Gaël. J’ai même vu de ces poteries au Canada ». « Cet atelier, du 104 route de Brest, vit la création des fameux moules de plâtre, des expériences avec les émaux, des fours qui, dans les années fastes, ne dérougissaient pas et dont les poteries inondaient notre Cornouaille. On apercevait ainsi la blouse blanche du potier, ce joyeux luron, dans certaines zones touristiques comme Quiberon ou Camaret. Le potier, chaussé de sabot de bois, savait recevoir les convives européens, autant que les amis, avec lesquelles ils trinquaient autour d’une barrique de cidre à même son magasin. Nombreux sont ceux qui se souviennent des tours de magie de cet amuseur qui ne laissait personne indifférent », témoigne son fils.

Publié le 3 janvier 2020 – Le Télégramme ©

L’atelier boutique Marie Toulhoat va s’installer rue général de Gaulle (Le Télégramme).

Marie Toulhoat
Marie Toulhoat va ouvrir un atelier-boutique à Spézet.

Marie Toulhoat s’apprête à ouvrir « fin 2019 ou début 2020 », un atelier-boutique au 22, rue du Général-de-Gaulle à Spézet. On pourra non seulement y trouver ses céramiques et peintures, mais aussi ses créations de bijoux. « Mon père Pierre Toulhoat, artiste renommé, m’a transmis son savoir-faire pour la création de prototypes », précise l’artiste.

Cette Quimpéroise d’origine est tombée sous le charme de Spézet et de ses habitants. « J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce pays. J’ai vraiment été très bien accueillie. Je sens une vraie attente des gens qui ont envie que ça marche ».

Elle a donc acheté cet ancien commerce pour y aménager sa boutique et son atelier attenant. Les travaux doivent débuter dans quelques jours. Pour l’aider à démarrer et concrétiser son projet, Marie Toulhoat lance une campagne de financement participatif sur le site de Tudigo.

Pratique
Contact : 0608722344 ; marietoulhoat@sfr.fr

Publié le 21 novembre 2019 – Le Télégramme ©


Campagne sur le site Tudigo

Mathieu Casseau rafle le prix du jury (Le Télégramme).

Mathieu Casseau
Mathieu Casseau, installé à Douarnenez depuis 2002, a remporté le prix du Fonds de dotation du Musée de la faïence, ce samedi. L’une de ses œuvres sera achetée pour le musée.

La septième édition du Festival Céramique a pris ses quartiers, ce samedi matin, place du Stivel, dans le quartier de Locmaria. Vingt-huit artistes exposent et, pour la première fois, l’un d’entre eux verra l’une de ses pièces intégrer le fonds du Musée de la faïence. Il s’agit de Mathieu Casseau, qui a remporté le prix du jury.

« Je vais prendre cette petite boîte aussi, lance cette cliente, trois petits bols réservés sur le côté, en prenant l’objet dans les mains. Je la mettrai dans ma chambre ou je pourrai l’offrir. Elle est vraiment mignonne, tu ne trouves pas ? ». Son amie, un bol et un petit vase orangés devant elle, acquiesce énergiquement. Mathieu Casseau s’exécute, emballant délicatement ses créations dans du papier bulle.

Elles partent comme des petits pains, les céramiques qu’il fait cuire dans un four à bois. « Non, j’en ai encore d’autres », répond l’artiste installé à Douarnenez depuis 2010, à un visiteur lui demandant si tout était là. Mais il faut se dépêcher…

Une œuvre de Mathieu Casseau au musée

C’est que Mathieu Casseau a reçu, en ce samedi midi, le prix du jury du festival, composé de Jean-Paul Alayse, le président des Amis du musée, de sa fille céramiste Elsa, du faïencier Jean-Yves Verlingue, de l’auteure Judy Datesman et de l’organisateur Philippe Bernelle. « Un nom revenait à chaque fois dans les premières positions, celui de Mathieu Casseau », sourit Jérémy Varoquier, assistant du conservateur du Musée de la faïence. Ce qu’il gagne ? L’achat, par le Fonds de dotation du musée, d’une de ses pièces pour une valeur maximum de 500 €. « On se demande quelle pièce intégrera le musée », ajoute Jérémy Varoquier, en jetant un œil sur le stand du Douarneniste.

Ce qui a plu ? Sans doute les stries et les couleurs chaudes. « Les stries viennent de la tension entre la couche de revêtement argile et la terre de tournage et sont dans le sens du tournage », explique l’homme âgé de 42 ans, qui s’est essayé à la cuisson de la terre, pour la première fois, à 18 ans. « Je voulais transformer la matière par le feu, créer des objets », sourit-il. Il en a fait son métier en 2002.

Huit cycles de cuisson par an

Quant aux couleurs, ocre, rouge, orangé voire gris, « ce sont des variations de couleurs en fonction de la chaleur ». Un cycle de cuisson lui demande un mois de travail. « Entre la montée en température, l’enfournage, la baisse puis la remontée de la température puis l’enfumage, j’ai besoin de quatre jours. Le reste représente le temps de création ». Il réalise environ huit cycles par an. « Je prends votre carte, intervient une cliente. Vous avez un atelier ? Est-ce possible de venir vous voir ? ». Réponse affirmative, la cliente repart. Sinon, il suffit de revenir ce dimanche. « Je garde toujours des belles pièces pour Quimper ! », sourit Mathieu Casseau.

Pratique :
Septième édition du Festival Céramique, ce samedi jusqu’à 19 h et dimanche 15 septembre, de 10 h à 19 h, place du Stivel. À noter que pour tout achat sur les stands, le Musée de la faïence offre une entrée pour deux personnes.

Publié le 14 septembre 2019 par Hélène Caroff – Le Télégramme ©