Une journée d’étude consacrée à la céramique (Côté Quimper).

École d’art de Bretagne

Une journée d’étude consacrée à la céramique.
Une œuvre de Florent Dubois.

L’École européenne supérieure d’art de Bretagne développe depuis plusieurs années une plateforme céramique au sein de son établissement quimpérois. Ce n’est donc pas un hasard si elle organise une journée d’étude consacrée à la céramique, ouverte à tous. Trois intervenants présenteront leurs pratiques, leurs analyses historiques et/ou contemporaines concernant l’art et la céramique.

Karine Bonneval, artiste, est fascinée par les procédés qui de tout temps ont permis aux humains d’exprimer leur relation au monde. Elle réalise des objets auxquels elle donne une fonction rituelle. Stéphanie Le Follic Hadida présentera le sculpteur et céramiste Jean Carrière (1855-1894). À partir d’août 1888, il a révolutionné en moins de six ans l’esthétique et bien des techniques du grès émaillé. L’après-midi, Florent Dubois, artiste et enseignant, présentera les coulisses de sa pratique et des artistes qui ont enseigné la céramique. Enfin, Judith Quentel, directrice de l’EESAB, abordera le thème de la céramique dans l’art contemporain en explorant des œuvres d’artistes qui pratiquent quasi exclusivement ce médium ou l’intègrent dans d’autres formes artistiques.

Jeudi 14février, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h30, au théâtre Max-Jacob, 2/4 boulevard Dupleix.
www.eesab.fr – C’est gratuit.

Publié le 12/02/2019 – Côté Quimper ©

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École d’art. La céramique dans le vent (Le Télégramme).

Photo le Télégramme.
Léa Gavard, étudiante en 3e année, a découvert la céramique et les possibilités d’y décliner son travail autour de la sérigraphie. Ici, aux côtés de Judith Quentel, la directrice.

La pratique de la céramique connaît une montée en puissance à l’école d’art qui devrait proposer, en 2021, deux nouvelles mentions « Art et céramique » et « Penser l’exposition ».

« Depuis dix-quinze ans, la céramique connaît un regain d’intérêt dans le champ de l’art contemporain. Elle a quitté le domaine de l’art décoratif ou du design pour devenir un prolongement de la pratique du dessin ou de la vidéo de certains artistes », émet Judith Quentel, directrice de l’école d’art qui propose à ses étudiants de s’inscrire dès la première année à l’une des quatre plateformes : Céramique & cie, Éditer, Nos désirs extérieurs et Situation.

Un nouvel engouement

L’atelier céramique, ouvert en 2015 et désormais équipé de deux fours, d’une imprimante 3D et d’une cabine d’émaillage, a connu une montée en puissance en 2018 avec l’embauche d’une technicienne Gislaine Trividic, diplômée des écoles de Limoges et Strasbourg. « Cette embauche a créé une impulsion assez spectaculaire auprès des étudiants. En céramique, la temporalité est très différente des autres médiums. Il faut du temps pour la cuisson, le moulage, l’émaillage », précise la directrice. Situé dans l’annexe de l’école, l’atelier qui fait aujourd’hui 15 m2 devrait passer à 60 m2 en se transformant en verrière. « On aura aussi des espaces dévolus à la recherche notamment sur la céramique ou à l’accueil d’artistes qui ont besoin de réaliser des pièces complexes », décrit Judith Quentel qui s’est inspirée de l’école d’art de Tarbes, une des trois ou quatre écoles en France à proposer cette spécificité. Et si elle s’appuie sur le savoir-faire et le patrimoine local en tissant des liens de proximité avec Henriot ou le musée de la faïence, elle envisage aussi d’autres partenariats, notamment avec Limoges pour les stages.

Réfléchir à la professionnalisation des étudiants

L’agrandissement de l’atelier va en effet permettre d’envisager l’inscription d’une nouvelle mention « art et céramique », dès 2021 aux côtés de celle intitulée « Penser l’exposition » également prévue dans le projet d’établissement afin d’exploiter les espaces d’exposition libérés par le Centre d’art. « L’idée est d’attirer des étudiants au niveau Master sur ces spécificités, tout en gardant l’option art », émet Judith Quentel qui, par ailleurs, réfléchit avec l’équipe enseignante à l’insertion professionnelle des étudiants. Cela devrait passer par une certification sur certaines techniques ou disciplines en complément du diplôme mais aussi par l’appropriation des espaces d’exposition « La programmation de la galerie sera liée à la professionnalisation des étudiants mais on invitera aussi des commissaires d’expositions », détaille Judith Quentel qui prévoit deux temporalités pour les expositions, l’une liée à l’ouverture de l’école, l’autre à la saison estivale. « On veut donner envie aux gens de venir et être utile à la reconnaissance de certaines pratiques de l’art contemporain. On est des passeurs et c’est très enthousiasmant », poursuit-elle

Pratique
Portes-ouvertes de l’école d’art, mercredi 13 février, de 10 h à 17 h 30. Journée d’étude « art et céramique », jeudi 14 février de 9 h 30 à 17 h 30, au Théâtre Max Jacob, avec Hervé Le Nost, professeur de Volume, Karine Bonneval, artiste, Stéphanie Le Follic Hadida, commissaire d’exposition et Florent Dubois, artiste. Entrée libre.

Publié le 04 février 2019 par Delphine Tanguy – Le Télégramme ©

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Lycée de Cornouaille. Calligraphie sur carreaux de faïence (le Télégramme).

Lycée de Cornouaille.
Les élèves de seconde Euro-espagnol ont réalisé, mercredi, des calligraphies sur carreaux de faïence, avec l’aide d’Elsa Alayse, céramiste plasticienne.

Mercredi après-midi, les élèves de la seconde Euro-espagnol du Lycée de Cornouaille se sont réunis autour de la céramiste plasticienne Elsa Alayse, pour réaliser des calligraphies sur des carreaux de faïence. Ces derniers seront ensuite émaillés dans le four de son atelier à Brest. Ces créations s’inscrivent dans le cadre du projet « 711/1492 : le legs andalou » et seront exposées sous la forme d’une frise au Musée de la faïence de Quimper, au mois de mai, accompagnées d’une douzaine de panneaux en espagnol, sur le thème de la philosophie, la médecine, la calligraphie, l’architecture, les sciences et la céramique arabe. Les motifs choisis sont essentiellement floraux et géométriques et rappellent les décors bretons à la broderie. Ils ont été reproduits en utilisant la technique apprise par le calligraphe Mohammed Idali, rencontré en novembre.

Publié le 18 janvier 2019 – Le Télégramme ©

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Pierre Abadie-Landel, artiste aux multiples facettes (Ouest-France).

Photo Ouest-France.

Évelyne Bourel, Gérard Tondre et Véronique Alemany exposent avec fierté le fonds Alain Rault sur Pierre Abadie-Landel.

Alain Rault, décédé il y a un an et demi, était un amateur de peinture, notamment de Pierre Abadie-Landel. Cet été, une superbe exposition rend hommage au peintre et au collectionneur, à Trébeurden.

En 2016, l’exposition « Trébeurden vu par les peintres » avait connu un vrai succès populaire. La manifestation avait été l’occasion pour les organisateurs, Véronique Alemany, Odile Guérin et Gérard Tondre, de rencontrer dans la commune des personnes conservant des œuvres d’art.
« Ce fut le cas pour Alain Rault, collectionneur éclectique mais ciblant néanmoins, depuis une dizaine d’années, ses recherches sur un artiste aux multiples facettes, Pierre Abadie-Landel », souligne Véronique Alemany.

Une découverte culturelle de premier plan

Rapidement, les trois passionnés de culture pensent à mettre en valeur et rendre public le fonds exceptionnel d’Alain Rault. « Quand nous l’avons revu, courant 2016, sa maladie avait progressé. La proposition d’une exposition et de la publication d’un ouvrage sur Abadie-Landel lui a donné une raison supplémentaire pour supporter la douleur », poursuit Véronique Alemany.

Avec l’aide de la famille d’Alain Rault, sa compagne Évelyne Bourel en tête, et le soutien de la municipalité, l’exposition a été mise en place pour cet été. L’occasion d’une découverte culturelle de premier plan : « L’exposition et l’ouvrage que nous présentons prennent sens avec notre souci de faire œuvre utile pour l’histoire de l’art, avec le respect de notre engagement moral pris auprès d’Alain. »

Fantaisie, humour

Pierre Abadie-Landel (1896-1972) est un artiste aux multiples facettes : arts plastiques, peinture, dessin, gravure, et arts appliqués, modèles pour des céramiques, textiles, costumes, jouets… « La variété de la collection d’Alain Rault permet de pressentir la personnalité de l’homme Abadie-Landel », affirme Véronique Alemany. C’est avec fantaisie, humour, drôlerie, burlesque, qu’il représente les Poilus et qu’il dessine les costumes qui animent les nuits du Montparnasse des années folles.

Quand Abadie-Landel traite des thèmes traditionnels bretons, ce n’est pas par curiosité touristique, ni par goût pour les « bretonneries » à la mode : « Il observe et vit de l’intérieur ce coin de Bretagne où il se sent chez lui. » L’abondance des œuvres collectées met en évidence deux thèmes d’inspiration chers à l’artiste tout au long de sa carrière : le monde du cirque d’une part et le pays bigouden.

Jusqu’au 26 août, de 15 h à 19 h, à la salle Dour ar Barz, à Trébeurden. Entrée gratuite.

Publié le 25/07/2018 – Ouest-France ©

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Mosaïque murale. « Bon vent me pousse » boulevard de Sévigné (Le Télégramme).

émile Daubé - Panneau pour la galerie Ty Breiz 1928

Bon vent me pousse, la devise d’Octave-Louis Aubert, boulevard de Sévigné.

« Bon vent me pousse ». Telle est la devise d’Octave-Louis Aubert (1870-1950) lisible sur la faïence apposée sur la façade de sa maison d’édition Ty Breiz (ancien siège de la Chambre de commerce) au style néoclassique, boulevard Sévigné. Une commande passée à la manufacture Henriot de Quimper par le fondateur des éditions La Bretagne Touristique, et président du Syndicat l’initiative de Saint-Brieuc de 1921 à 1930. La mosaïque représente les fleurons de la Bretagne : un bateau à voile gonflant à bloc son foc avant, l’Hermine dans son immaculée blancheur, à droite, et le Griffon qui lui répond sur le même ton. Au beau milieu, trônant, l’effigie du duc de Bretagne, la coiffure surmontée d’une tour crénelée.

Illustrateur de la Bretagne

Parisien d’origine, il arrive à Saint-Brieuc en 1893 comme journaliste au « Réveil breton » et se passionne pour la Bretagne. Il se lie d’amitié avec Anatole Le Braz, Charles le Goffic, Louis Guilloux. Éminent illustrateur de la Bretagne, Octave-Louis Aubert, a fait connaître le mouvement Seiz Breur porté par René-Yves Ceston, fondateur du Musée de Saint-Brieuc. Propagateur du développement économique et touristique régional, il a valorisé les itinéraires culturels, artistiques, littéraires, touristiques de la Bretagne aux cinq départements.

Publié le 09 août 2017 – © Le Télégramme.

(Panneau d’Émile DAUBÉ (1885-1961), cf. l’encyclopédie des céramiques de Quimper tome 4 de Philippe Théallet et Bernard Jules Verlingue, éditions de la Reinette 2005, page 228).

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