Robert Micheau-Vernez. Philippe Théallet lui consacre un ouvrage (Le Télégramme).

Mikaël Micheau-Vernez et Philippe Théallet
La représentante des éditions Groix, Mikaël Micheau-Vernez, et Philippe Théallet, présentent le livre consacré à l’artiste Micheau-Vernez.

Philippe Théallet vient de publier un ouvrage consacré à Robert Micheau-Vernez, peintre, céramiste, dessinateur, sculpteur et créateur de vitraux. Le livre est richement illustré et fait découvrir des œuvres inconnues.

Sous le titre « Micheau-Vernez, l’œuvre de faïence », publié chez Groix Éditions, Philippe Théallet, présente, dans un ouvrage très documenté, un grand nombre d’œuvres de cet artiste épris de couleurs. Il fut peintre, créateur de vitraux, sculpteur et amoureux du dessin. Souvent l’auteur de ces pages s’est entretenu avec Mikaël Micheau-Vernez, le fils de l’artiste qui défend d’ailleurs ardemment l’œuvre de son père.

Né à Brest en 1907, Robert Ernest Albert Micheau, est élève au Collège Saint-Louis de Brest. Il suit des cours de dessins les jeudis et dimanches matin, travaille à la copie des toiles exposées au Musée de la ville. Dès sa plus tendre enfance, il aime dessiner et rêve d’une carrière artistique, ce qui est loin de plaire à son père officier de marine. Très vite, le mouvement devient son centre d’intérêt. Il fixe sur ses livres et cahiers, ces courbes, ces gestes de la vie. Bientôt il est étudiant aux Beaux-Arts de Nantes ou il fréquente les cours d’Émile Simon. Puis s’inscrit à l’École nationale supérieure de Paris et à l’atelier du peintre Lucien Simon. On le voit à la Grande Chaumière de Montparnasse, aux Ateliers d’Art sacrés de Maurice Denis. Il interrompt ses études pour épouser en 1932 une autre artiste Lisa Mina Vernez. Robert Micheau devient ce jour-là Robert Micheau-Vernez.

Créateur de faïence

À la demande de l’Abbé François Madec, secrétaire général du Bleun Brug (association catholique traditionaliste bretonne qui promeut des valeurs qui lui sont chères), Robert Micheau-Vernez réalise plusieurs illustrations pour de multiples revues. De fil en aiguille, il rencontre Jules Henriot et intègre la manufacture quimpéroise. De tout son talent et aussi de toutes ses forces, l’artiste va marquer les faïences qu’il crée. Ses statuettes, sa vaisselle de table adoptent des courbes tout en douceur.

Le livre est richement illustré. On y découvre des œuvres complètement inconnues, mais aussi une fresque réalisée pour la gare SNCF en 1970. Cet ouvrage complète ceux déjà parus en révélant un peu plus sur la vie et l’œuvre d’un artiste qui a marqué l’histoire de la faïence quimpéroise.

Pratique :
« Micheau-Vernez, l’œuvre de faïence » par Philippe Théallet, avec la collaboration de Mikaël Micheau-Vernez. Groix éditions et diffusion.

Publié le 5 octobre 2019 par Éliane Faucon-Dumont – Le Télégramme ©

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Toutes les faïences de Micheau-Vernez dans un livre (Ouest-France).

Robert Micheau-Vernez
L’artiste a réalisé 135 plats et sculptures pour la faïencerie Henriot.

Les faïences de l’artiste pluridisciplinaire Robert Micheau-Vernez, connu pour son travail à Henriot, sont regroupées dans un nouvel ouvrage.

L’artiste breton Micheau-Vernez (1907-1989) est surtout connu pour ses faïences, et sa collaboration de 30 années avec la faïencerie Henriot à Quimper, de 1930 à 1960. En 2004, le Musée de la faïence de Quimper lui consacre une exposition et une première monographie, aujourd’hui épuisée. La Coop Breizh lui avait consacré un livre en 2017, porté sur son travail de peintre au plus de 500 toiles colorées.

Micheau-Vernez, L’œuvre de faïence, présente tant la vie de l’artiste que ses faïences, comblant ainsi un vide et complétant le catalogue de 2004. « Mon travail apporte un regard différent sur son œuvre avec des éléments actuels, souligne Philippe Théallet, galeriste ayant dirigé l’ouvrage. Ses agendas ont été conservés, ainsi que des articles sur sa façon de voir les choses et la société bretonne. J’ai essayé de définir l’homme », ajoute-t-il.

De la modernité dans les faïences

En 1932, Robert Micheau épouse Mina Vernez, également artiste, et signe à partir de ce moment Micheau-Vernez. « C’est un brestois qui commence à découvrir la Bretagne en allant au pardon du Folgoët, explique son fils, Mickaël Micheau-Vernez. Puis il se retrouve chargé du défilé du Bleun Brug. Il découvre un monde extraordinaire. Il apprend le breton. »

L’artiste maîtrise tant la faïence que les vitraux, les illustrations, la peinture, affiches… « C’est le premier artiste à apporter du mouvement dans les faïences. Avant lui les poses étaient statiques, continue son fils. C’est l’image de marque d’Henriot pendant des dizaines d’années. » Il réalisera 135 sculptures et plats pour la faïencerie. « Ce qui m’a passionné, c’est la vie de l’artiste. Il ne fait jamais de compromis », émet Sylvie Delanoy, chargée de communication de Groix Éditions.

Micheau-Vernez, L’œuvre de faïence, de Philippe Théallet avec la collaboration de Mikaël Micheau-Vernez, Groix Éditions, Île de Groix, 2019, 175p., 30 €.

Publié le 04/10/2019 par Metig JAKEZ-VARGAS – Ouest-France ©

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Robert Micheau-Vernez à Malicorne (France 3).

Le Musée de la Faïence de Malicorne présente les œuvres de Robert Micheau-Vernez. L’exposition est visible jusqu’au 11 novembre 2019.

Il est à noter que l’ouvrage de Philippe Théallet, consacré à l’œuvre de faïence de l’artiste est désormais disponible (lien).

Publié le 2 octobre 2019 – France 3 ©

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Micheau-Vernez l’œuvre de faïence.

Robert Micheau-Vernez

L’exercice de la création en faïence représente, durant une trentaine d’années, une part spécifique du travail Robert Micheau-Vernez. S’il est parfois difficile de connaître intimement les rapports que l’artiste entretenait avec ce pan de sa création, non sans une certaine ambivalence. En effet, si le nom même de Micheau-Vernez est devenu synonyme de faïence de Quimper, c’est pour son grand art, la peinture, que l’artiste souhaitait avant tout être reconnu !

Paraissant à quelque distance de « Micheau-Vernez, alchimiste de la couleur » par Jean-Marc Michaud (Éditions Coop Breizh), le présent ouvrage se propose de faire un point, aussi complet que possible, sur ce que nous savons, aujourd’hui, de la création en faïence de celui qui, pour la première fois, amena les statuettes quimpéroises… à danser.

Robert Micheau-Vernez
Les Sables d’Olonne, plat décoratif (avril 1937), planche d’un plat non connu.

Micheau-Vernez l’œuvre de faïence.
Auteur : Philippe Théallet
avec la collaboration de Mikaël Micheau-Vernez, préface de Bernard Jules Verlingue
176 pages – 3ème trimestre 2019 – ISBN 978-2-37419-077-8
Groix éditions & Diffusion – 30 €.


Mikaël Micheau-Vernez, nous présente le dernier ouvrage de Philippe Théallet, consacré à l’œuvre de faïence de son père.

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©


Mikaël Micheau-Vernez

Publié le août 2019 par Catherine Delalande – Le Festicelte ©

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L’Âme bretonne a séduit (Le Télégramme).

La seizième édition de l’Âme bretonne a attiré de nombreux amateurs dans la salle des ventes de la société Adjug’art, ce dimanche. Entamées dès le matin pour les tableaux, les enchères se sont poursuivies l’après-midi, pour disperser, entre autres, un important ensemble de faïences.

L'âme bretonne 16
La grande sainte Anne des Bretons a été adjugée 4 000 €.

Les sujets religieux ont particulièrement animé les enchères de l’Âme bretonne, cette vente annuelle menée par le commissaire-priseur Yves Cosquéric, qui attire chaque année des collectionneurs de tous horizons.

5 200 € pour les porteuses d’ex-voto

Une pièce imposante de 62 centimètres de haut, réalisée vers 1930, la grande sainte Anne des Bretons entourée de personnages figurant les cinq évêchés bretons, signée Anie Mouroux pour la manufacture Henriot, a été adjugée 4 000 €, et sa réplique deux fois plus petite a aussi été très disputée jusqu’à 2 050 €. Une Vierge de Robert Micheau-Vernez de la même époque a plus que triplé son estimation à 1 300 €. Quant au groupe des porteuses d’ex-voto marin de Mathurin Méheut, représentant deux Paimpolaises en procession portant une goélette, elle a doublé son estimation en atteignant les 5 200 €. Une autre belle enchère concerne une statue originale de saint Yves, haute de 54 centimètres, œuvre de Jean Boulbain pour la manufacture Henriot, qui a été adjugée 5 150 €.

Des sujets profanes ont aussi suscité de belles enchères, la paludière à la bêche de Jorg Robin en grès émaillé ocre a fait 4 800 € et la Bigoudène assise en tailleur du même artiste a été adjugée 4 100 €. Le plateau rond de Georges Renaud, au décor africain de chasse en pirogue, s’est envolé à 4 200 €, alors qu’un plat rond de la manufacture Porquier vers 1870 a fait 2 800 €. Une importante aiguière de la manufacture Porquier-Beau vers 1890, décorée d’une scène de chemin de fer et de vendeuse de chapelets à Quimperlé, a doublé son estimation à 4 000 €.

Une cuillère en buis pour 1 050 €

Parmi les objets traditionnels, la cuillère d’apparat en buis, au manche gravé et décoré d’inclusions d’étain, a été poussée à 1 050 €, et le cadran solaire de la fin du XVIIe, orné des armoiries de marquis, a triplé son estimation à 1 300 €. Côté costumes, le gilet de femme du pays Bigouden brodé de fils de soie jaune a été adjugé 1 000 €, et la surprise est venue d’une grande toile en chanvre écru, brodée de croix et ostensoirs en lin bleu et de la date 1827, qui servait à emballer le pain et s’est envolée à 700 €. L’aquarelle de Jean-Julien Lemordant d’un couple du Morbihan dansant, rappelant le décor du plafond du théâtre de Rennes, a été vendue 1 800 €.

À noter
Le dernier rendez-vous de l’été de la société Adjug’art se déroulera à la salle des fêtes de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique) pour la dispersion de l’atelier du sculpteur Jean Fréour, le mardi 30 juillet, à 14 h 15.

Publié le 21 juillet 2019 – Le Télégramme ©

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