L’assemblée générale de l’association des Amis de Jeanne Malivel au Musée de la Faïence.

L’assemblée générale de l’association des Amis de Jeanne Malivel s’est tenue au musée de la Faïence le vendredi 13 avril 2018.

AG 2018 - Amis Jeanne MalivelC’est une jeune association créée en 2014, suite à l’édition de la monographie d’Olivier Levasseur, publiée aux éditions Coop Breizh en 2013.

Cette année le Musée de la Faïence de Quimper consacre son exposition temporaire à l’artiste.

Affiche de l'exposition Jeanne Malivel.

Jeanne Malivel, pionnière de l’art moderne breton au Musée de la Faience de Quimper du 16 avril au 29 septembre 2018.

Après le vote du rapport moral et financier, la présidente de l’association évoque les projets suivants :

– L’édition d’un nouveau livre écrit par Françoise Le Goaziou, dans la série « Quand Jeanne Malivel gravait l’histoire de la Bretagne » : Révoltes et batailles de la guerre des Gaules à la Grande Guerre (ASIA – André Soubigou Impressions d’Arts).

Association des Amis de Jeanne Malivel - Février 2018.– La coorganisation d’une journée d’étude sur l’artiste à la fin du mois de septembre 2018 à Quimper, en collaboration avec l’association des Amis du Musée départemental breton. Une publication des actes du colloque est envisagée.

– Il est porté à la connaissance de l’assistance la future édition de la correspondance de Jeanne Malivel avec son amie Anne Le Goaziou (née Le Vaillant) par les Amis du Musée départemental breton.

– La réalisatrice Laurence-Pauline Boileau évoque son documentaire en cours de montage sur l’artiste : « Jeanne Malivel – Un soleil se lève ». Elle nous parle de la genèse du projet et avec émotion de sa rencontre avec la loudéacienne Magdeleine Le Bouffo, décédée en octobre 2016. Ce projet est en recherche de financement.

– Les projets d’éditions sont également présentés, dans le domaine de la céramique, du textile, et de la papeterie.

AG 2018 - Amis Jeanne Malivel

– Un don de 3 plats du service jaune et noir, réédités par la faïencerie Henriot Quimper est effectué au Musée départemental breton de Quimper.

– Une exposition à la bibliothèque Forney à Paris est annoncée par Mme Lecoin pour le premier semestre 2022.

La réunion terminée, les membres de l’association visitent l’exposition du Musée de la Faïence et assistent à l’émaillage.

Edition du service Jaune et noir - Jeanne MalivelPour plus d’informations, vous pouvez consulter le site internet de l’association :

https://amisjeannemalivel.jimdo.com

Jeanne Malivel, l’œuvre interrompue (le Télégramme).

Originaire de Loudéac, Jeanne Malivel a marqué l’histoire artistique de la Bretagne du XXe siècle. Fondatrice des Seiz Breur, elle laisse une œuvre foisonnante, hélas interrompue en raison de son décès prématuré à l’âge de 31 ans.

Jeanne Malivel

Jeanne Malivel. Photo Raphaël Binet

De Jeanne Malivel, on retient sa frêle silhouette presque évanescente, mais surtout une œuvre artistique d’une grande puissance et d’une forte intelligence. Elle naît en 1895 dans une famille de notables de Loudéac. Ses parents, Albert et Marie Malivel, sont des commerçants plutôt prospères. Curieux et ouverts, ils ont développé une conscience régionaliste.

Jeanne Malivel

Jeanne Malivel en compagnie de son père (DR).

Gallo, catholique et féministe

À Loudéac, Jeanne Malivel s’imprègne de la culture gallèse qui a joué un rôle important dans son œuvre. Contrairement à bon nombre d’intellectuels et d’artistes bretons de l’époque, plus attirés par la Basse-Bretagne, elle a toujours revendiqué son identité gallèse. Dans les années 1920, elle projetait d’ailleurs d’éditer un dictionnaire de gallo. Elle laisse également toute une série de bois gravés sur les arbres de Haute-Bretagne. La famille de Jeanne Malivel est aussi catholique. La jeune femme a conservé toute sa vie une foi profonde, et elle a participé à plusieurs mouvements chrétiens ; ce qui n’implique pas une posture traditionaliste. La famille Malivel est ainsi proche de Marie Le Gac-Salonne, l’une des pionnières du féminisme dans la péninsule. « Toute sa vie, remarque l’historien de l’art, Olivier Levasseur, elle a lutté pour s’imposer comme une femme artiste ».

Adolescente, Jeanne Malivel part à Rennes au lycée de l’Immaculée Conception afin de poursuivre ses études. Elle y est formée par une cousine, Louise Gicquel, professeur de dessin, qui contribue à l’éclosion de sa vocation artistique. Au printemps 1914, Louise accompagne Jeanne pour une formation d’un mois à l’académie Julian de Paris, l’un des rares organismes qui acceptent les femmes. Après le déclenchement de la guerre, Jeanne Malivel officie comme infirmière, avec sa sœur, à l’hôpital de Loudéac. Elle continue à dessiner et retourne en 1916, à Paris, suivre sa formation à l’académie Julian. Les bombardements aériens et l’avancée des Allemands, en 1917, l’obligent à faire des va-et-vient avec la Bretagne. En 1917, elle expose au salon des artistes de Pontivy, où elle y est remarquée.

Jeanne Malivel

Bretons de Paris

Entre 1917 et 1919, elle prépare le concours de l’école des Beaux-Arts à Paris et y est reçue… deux fois : tout d’abord en 1917, mais elle avait dû rentrer en Bretagne et avait donc été contrainte de repasser, brillamment, l’examen en 1919. L’enseignement très académique ne la passionne pas, mais, à Paris, elle visite les musées et fréquente les milieux bretons de la capitale, notamment les leaders du jeune mouvement nationaliste, Olier Mordrel ou Morvan Marchal. Elle adhère dès 1919 au Groupe régionaliste breton (GRB), et les réunions du groupe parisien se tiennent dans son atelier. Jeanne Malivel fait partie des membres fondateurs des Seiz Breur, un groupe qui révolutionne l’art breton dans l’entre-deux-guerres. En 1925, ils déclenchent l’enthousiasme à l’Exposition internationale des arts décoratifs de Paris. Pendant un an, ils ont en effet préparé le mobilier et les arts ménagers qui sont exposés au pavillon Ty Breiz. René-Yves Creston et Jeanne Malivel ont réalisé l’Ostée (« La pièce commune » en pays gallo) qu’ils décorent de meubles, tissus imprimés et de faïences. Leur production étonne et détonne.
Dans les années 1920, Jeanne Malivel produit une œuvre foisonnante et diverse. Elle installe son atelier à Loudéac et se fait un nom avec ses bois gravés illustrant « L’Histoire de Bretagne » de C. Danio. Le texte, très antifrançais, suscite de vives réactions, mais les illustrations de Jeanne Malivel provoquent l’unanimité. Dans ces années-là, elle crée également des meubles, des tissus d’ameublement ou de la céramique. Son engagement qui a développé un artisanat moderne breton avait aussi un but économique, visant à faire renaître le travail local, introduire dans les foyers des objets utiles de couleurs gaies et combattre l’émigration des jeunes filles. En 1925, elle se marie. L’année suivante, enceinte, elle est victime d’une paratyphoïde et décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 31 ans.

Pour en savoir plus
Olivier Levasseur, «Jeanne Malivel », Coop Breizh, Spézet, 2013.
Le musée de la Faïence de Quimper lui consacre une exposition du 16 avril au 29 septembre 2018, « Jeanne Malivel, pionnière de l’art moderne breton ».

Publié le 01 avril 2018 par Erwan Chartier-Le Floch – Le Télégramme ©

Le sens de la couleur de Robert Micheau-Vernez (Le Télégramme).

Coop Breizh consacre à Robert Micheau-Vernez un ouvrage magnifiquement illustré, signé Jean-Marc Michaud. L’occasion de redécouvrir l’œuvre de cet artiste brestois, dont la peinture colorée traduit son admiration pour Chagall, Cézanne ou Bonnard.

Robert MICHEAU-VERNEZ COOP BREIZH 2017 - Photo le Télégramme.

Mikaël Micheau-Vernez, Jean-Marc Michaud, Bernard Verlingue, directeur du musée de la Faïence, et Trifin Le Merdy, responsable des éditions Coop Breizh.

« Peintre de la lumière, tu es resté dans l’ombre toute ta vie », dit de lui son fils Mikaël, qui rend hommage à Robert Micheau-Vernez en préambule de ce beau livre de 240 pages, illustré entre autres de 260 reproductions en couleur des 500 tableaux référencés à ce jour d’un peintre prolifique. Robert Micheau-Vernez (Brest, 1907-Le Croizic, 1989) fut diplômé des Beaux-arts de Brest et de Nantes avant de suivre, aux Beaux-arts de Paris, les cours du peintre Lucien Simon et, en parallèle, ceux des Ateliers d’arts sacrés de Maurice Denis. Celui qui fut professeur de dessin en lycée à Bastia, Brest, Grasse, Pont-l’Abbé et Quimper n’a cessé ensuite de consacrer tout son temps libre à son œuvre. Natures mortes, paysages, bouquets de fleurs, les thématiques abordées dans ses tableaux ne sont pas uniquement liées à la Bretagne et son folklore, mais abordent aussi les rivages de Venise, du Midi ou de l’Orient, l’univers du cirque ou encore l’art sacré et religieux.

Un sens de la couleur qui apparaît très tôt

Des œuvres nouvelles découvertes par l’association Robert Micheau-Vernez et des archives inédites, les carnets que l’artiste a tenus pendant trente ans, ont permis à l’auteur Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine, d’étoffer la première monographie qu’il lui avait consacré, lors d’une exposition au Musée du Faouët en 2009. « C’est un artiste pluridisciplinaire, longtemps connu pour sa faïence produite à la manufacture Henriot et plus particulièrement pour avoir introduit le mouvement dans la céramique. C’est un peu l’arbre qui cache la forêt », relate l’auteur. Et de poursuivre : « Dès l’âge de 14 ans, il copie les grands maîtres au musée des Beaux-arts de Brest et se distingue par son talent précoce. Il y a un antagonisme entre la peinture classique et son sens de la couleur, qui apparaît très tôt et naît de la familiarité avec les costumes bretons, qu’il retrouve chez des peintres comme Gauguin, Cézanne, Bonnard mais aussi Matisse ». Le célèbre galeriste du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, Armand Drouant qui avait exposé entre autres Chagall, lui a consacré une grande exposition en 1978, estimant qu’il était l’un des grands coloristes de la seconde moitié du XXe siècle. Le livre permet de redécouvrir le talent du peintre, mais aussi d’autres facettes de l’artiste, qui a appartenu au mouvement des Seiz Breur de 1932 à 1946. Dessinateur, affichiste, il s’est aussi illustré par la réalisation de vitraux, dont ceux de Saint-Michel-en-Grève et du Conquet, qui sont désormais inscrits à l’Inventaire des monuments historiques.

Pratique :
« Micheau-Vernez, alchimiste de la couleur », aux éditions Coop Breizh. Prix : 35 €.

Publié le 13 décembre 2017 par Delphine TANGUY –  © Le Télégramme

La peinture de Micheau-Vernez, alchimiste de la couleur (Ouest-France).

La collection « beau livre » des éditions Coop Breizh s’enrichit d’un nouvel ouvrage consacré à l’artiste Robert Micheau-Vernez : Alchimiste de la couleur. Originaire de Brest, le peintre-céramiste-vitrailliste est ainsi valorisé sous la plume de son fils Mikaël et de Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine.

Robert MICHEAU-VERNEZ COOP BREIZH 2017 - Photo Ouest-France

« Micheau-Vernez est un peintre de la lumière, son existence est restée dans l’ombre », selon les propos de Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine.

En 2009, l’exposition Micheau-Vernez 1907 – 1989 présentée au musée du Faouët (Morbihan) avait permis de redécouvrir le peintre et son œuvre. À cette occasion, Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine, avait consacré à l’artiste brestois une première monographie aujourd’hui épuisée.

Le nouvel ouvrage que vient de publier Coop Breizh est étoffé et son iconographie plus abondante. Il consacre une place toute particulière à la peinture. En effet, depuis 2009, des œuvres inédites sont apparues sur le marché de l’art ou ont été signalées par leurs propriétaires à l’association Robert Micheau-Vernez qui a référencé près de 500 tableaux.

Robert MICHEAU-VERNEZ COOP BREIZH 2017 - Photo Ouest-France

Bigoudène en costume ancien, juillet 1984, huile sur toile, 92 x 73.

Les peintures ainsi découvertes appartiennent souvent à la production des années trente et quarante qui étaient moins bien connue que celle des décennies suivantes.

Alchimiste de la couleur, 240 p, 35 €, Coop Breizh.

Publié le 12/12/2017 par Ouest-France©

Les publications à paraître en cette fin d’année 2017.

En cette fin d’année, quelques ouvrages sont édités sur les artistes ayant collaborés aux manufactures quimpéroises.


René-Yves CRESTON – « Un artiste breton en quête d’altérité »

Sous la direction de Fañch Postic et Jean-François Simon
(Gildas Buron, Padraig Creston, Daniel Le Couédic, Daniel Sicard, Olivier Levasseur, Régine Cajon-Fournier, Danick Breny, Michel Oiry, Sébastien Carney, Grégory Moigne, Saphyr Creston et Philippe Le Stum).
éditions du CRBC (Centre de Recherche Breton Celtique) – Collection Collecteurs 
328 pages – 16 x 24 cm – 23 € (ISBN 979-10-92331-29-5).

René-Yves CRESTON CRBC 2017Livre à paraître au mois d’octobre 2017.

En avril 2015 se tenait à Batz-sur-mer (44) un colloque co-organisé par le CRBC et le Musée des Marais Salants sur l’artiste René-Yves Creston. Les actes du colloques sont désormais disponibles sous la forme d’un ouvrage de plus de 300 pages.

Depuis quelques années les expositions se succèdent sur l’artiste, en 2013 le Musée de la faïence de Quimper (RY Creston du trait à la faïence et Suzanne Candré-Creston) et le Musée Mathurin Méheut de Lamballe (En mer avec Méheut et Creston), en 2015 le Musée des Marais Salants de Batz-sur-Mer (RY Creston l’instant du geste) et en 2016/2017 le Musée de Fécamp (Du geste au dessin, RY Creston un artiste sur les chalutiers fécampois).

La thématique de la faïence de Quimper n’étant pas totalement traitée dans ce dernier ouvrage, on pourra compléter cette lecture par l’article de M. Olivier Levasseur paru en début d’année dans le bulletin 2016 de la Société Archéologique du Finistère (tome 144 – R-Y Creston : quarante ans de céramique).


Robert MICHEAU-VERNEZ – « Alchimiste de la couleur »

Jean Marc Michaud, avec la collaboration de Mikaël Micheau-Vernez.
éditions Coop Breizh
240 pages – 22 x 28 cm – 35 €.

Robert MICHEAU-VERNEZ COOP BREIZH 2017

Livre à paraître le 10 DECEMBRE 2017.

Sous l’impulsion de M. Mikaël Micheau-Vernez parait un nouvel ouvrage sur l’artiste brestois. Ce livre est signé de M. Jean-Marc Michaud commissaire de l’exposition du Musée du Faouët en 2009. Le catalogue édité à cette occasion était épuisé depuis quelques années (Micheau-Vernez 1907-1989, Liv’éditions).

Le Musée de la faïence lui avait consacré une monographie de son oeuvre céramique en 2004. Quelques exemplaires sont encore disponibles (lien).


Seiz Breur – « Pour un art moderne en Bretagne 1923 1947 »

Pascal Aumasson.
éditions Locus Solus
192 pages – 18 x 22 cm – 25 €.

SEIZ BREUR LOCUS SOLUS 2017

Livre à paraître le 8 décembre 2017.

L’ancien conservateur du Musée des Beaux-Arts de Brest signe un ouvrage sur le mouvement des Seiz Breur. Ce groupe d’artistes a laissé une trace profonde dans la céramique Bretonne des années 20 et 30. Les arts graphiques et le mobilier sont également traités dans ce livre d’art. Cet ouvrage vient combler un vide, depuis la disparition des éditions Palantines qui avaient rééditées le catalogue de l’exposition itinérante des Musées de Bretagne au début des années 2000 (Ar Seiz Breur – « La création Bretonne entre tradition et modernité »).

Pour rappel, le Musée de la faïence de Quimper a consacré son exposition de l’année 1993 à ce groupe d’artistes sous le titre : « Ar Seiz Breur – Les Sept Frères 1923-1947 – Rénovation de l’Art Traditionnel ».