Robert Micheau-Vernez au Festival de Cornouaille 2018.

La ville de Quimper s’associe à l’hommage qui est rendu par le Festival de Cornouaille à l’artiste Micheau-Vernez (1907-1989), et présente une cinquantaine de reproductions photographiques, que ce soit des œuvres picturales ou bien les fameuses faïences qui furent l’image de marque des faïenceries Henriot durant de nombreuses décennies.

Micheau-Vernez festival de Cornouaille 2018.L’agenda :

  • Exposition de reproductions photographiques dans le hall de la mairie de Quimper.
    du 16 au 30 juillet (du lundi au vendredi de 8h à 18h et le samedi de 9h à 12h).
  • Reproductions de ses œuvres disséminées en ville (peintures, dessins, illustrations, affiches, faïences).
    du mardi 24 au dimanche 29 juillet.
  • Dans le cadre de l’université d’été, Ti ar vro Kemper présente à l’auditorium du Musée départemental breton des conférences sur la thématique de la broderie.
    Le jeudi 26 juillet 2018 de 10 h 30 à 12 h 15, l’influence de la broderie dans l’œuvre de l’artiste Robert Micheau-Vernez (1907-1989) par Mikaël Micheau-Vernez (places limitées à retirer au Musée départemental).

Micheau-Vernez.Micheau-Vernez festival de Cornouaille 2018.


Le Cornouaille honore Micheau-Vernez (Ouest-France).

Le festival rend hommage à l’artiste Robert Micheau-Vernez et présente ses œuvres sur les fêtes bretonnes, jusqu’au 30 juillet.

Jean-Michel Le Viol et Mikaël Micheau-Vernez.

Jean-Michel Le Viol (à gauche), président du festival de Cornouaille, en pleine discussion avec Mikaël Micheau-Vernez lors du vernissage de l’exposition.

Le rendez-vous

Une affiche sur le Bleun-Brug. Des images de faïences et de peintures. Les 52 panneaux disposés dans le hall de la mairie de Quimper sont le fruit du travail d’un seul homme : Robert Micheau-Vernez.
Des reproductions des œuvres de ce Brestois né en 1907, et décédé en 1989, seront exposées jusqu’au 30 juillet. Un souhait du Festival de Cornouaille, qui souhaitait rendre hommage à l’artiste, en proposant quelques-unes de ses œuvres sur les fêtes bretonnes. « Je le connaissais pour ses faïences, pas pour ses peintures, a souligné le maire, Ludovic Jolivet, lors du vernissage, hier. Je suis ravi d’accueillir cette exposition. Nous avons besoin de montrer les travaux de cet artiste. »

Un artiste timide

Robert Micheau-Vernez savait presque tout faire : peintures, illustrations, affiches, dessins… Mais le Brestois, timide, n’a jamais eu le succès escompté de son vivant. Malgré la reconnaissance acquise auprès des personnes du milieu. En 1978, il décline l’offre d’André Parinaud, journaliste et critique d’art, qui l’invitait à exposer ses tableaux en Allemagne. « Il a répondu non, j’ai encore beaucoup de travail », se souvient le fils de l’artiste.
À travers son association, créée en 2004, Mikaël Micheau-Vernez tente de faire perdurer le travail de son père. Et il en profite pour faire un appel du pied au maire. « Il y a de quoi présenter une très belle exposition temporaire dans un musée, peut-être de l’autre côté de ce mur », lance-t-il. Histoire que l’image de son père ne reste pas éternellement collée à celle des faïenceries Henriot.

Publié le 17/07/2018 par Yann Clochard – Ouest-France ©


Micheau-Vernez festival de Cornouaille 2018.Micheau-Vernez festival de Cornouaille 2018.


Un hommage à Micheau-Vernez (le télégramme).

Mikaël Micheau-Vernez a fait part de son désir de voir une exposition temporaire des œuvres de son père dans un musée quimpérois.
Dans le hall de la mairie, une exposition en hommage à Robert Micheau-Vernez est installée depuis lundi et jusqu’au 30 juillet, pour la fin du festival de Cornouaille.
« C’est la conjugaison entre âme et art », a affirmé, lundi, Ludovic Jolivet en préambule du vernissage de l’exposition consacrée à Robert Micheau-Vernez. Devant une dizaine de personnes rassemblées pour l’occasion, le maire de Quimper s’est ensuite lancé dans une comparaison audacieuse avec la victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du monde de football, qui procure ce même « sentiment de réjouissance ».

52 œuvres présentées

Mikaël Micheau-Vernez, le fils de l’artiste décédé en 1989, s’est livré dans une présentation non exhaustive de l’héritage culturel laissé par son père. « Dès l’enfance, il a choisi d’être peintre », rappelle-t-il, avant de souligner son affection profonde pour les fêtes bretonnes qui l’ont beaucoup inspiré.
C’est pour rendre hommage à un talent « difficilement reconnu dans son propre pays », comme le souligne Mikaël Micheau-Vernez, que la ville de Quimper s’est associée au Festival de Cornouaille pour présenter cette exposition photographique où sont mises en avant 52 reproductions d’œuvres de l’artiste. « Il a besoin d’être mis en valeur chez lui », a conclu Ludovic Jolivet en assurant au fils du peintre qu’il ferait tout son possible pour mettre en place une exposition temporaire en l’honneur de son père.

Publié le 17/07/2018 – Le Télégramme ©


Micheau-Vernez festival de Cornouaille 2018.
Micheau-Vernez festival de Cornouaille 2018.Micheau-Vernez festival de Cornouaille 2018.

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Le sens de la couleur de Robert Micheau-Vernez (Le Télégramme).

Coop Breizh consacre à Robert Micheau-Vernez un ouvrage magnifiquement illustré, signé Jean-Marc Michaud. L’occasion de redécouvrir l’œuvre de cet artiste brestois, dont la peinture colorée traduit son admiration pour Chagall, Cézanne ou Bonnard.

Robert MICHEAU-VERNEZ COOP BREIZH 2017 - Photo le Télégramme.

Mikaël Micheau-Vernez, Jean-Marc Michaud, Bernard Verlingue, directeur du musée de la Faïence, et Trifin Le Merdy, responsable des éditions Coop Breizh.

« Peintre de la lumière, tu es resté dans l’ombre toute ta vie », dit de lui son fils Mikaël, qui rend hommage à Robert Micheau-Vernez en préambule de ce beau livre de 240 pages, illustré entre autres de 260 reproductions en couleur des 500 tableaux référencés à ce jour d’un peintre prolifique. Robert Micheau-Vernez (Brest, 1907-Le Croizic, 1989) fut diplômé des Beaux-arts de Brest et de Nantes avant de suivre, aux Beaux-arts de Paris, les cours du peintre Lucien Simon et, en parallèle, ceux des Ateliers d’arts sacrés de Maurice Denis. Celui qui fut professeur de dessin en lycée à Bastia, Brest, Grasse, Pont-l’Abbé et Quimper n’a cessé ensuite de consacrer tout son temps libre à son œuvre. Natures mortes, paysages, bouquets de fleurs, les thématiques abordées dans ses tableaux ne sont pas uniquement liées à la Bretagne et son folklore, mais abordent aussi les rivages de Venise, du Midi ou de l’Orient, l’univers du cirque ou encore l’art sacré et religieux.

Un sens de la couleur qui apparaît très tôt

Des œuvres nouvelles découvertes par l’association Robert Micheau-Vernez et des archives inédites, les carnets que l’artiste a tenus pendant trente ans, ont permis à l’auteur Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine, d’étoffer la première monographie qu’il lui avait consacré, lors d’une exposition au Musée du Faouët en 2009. « C’est un artiste pluridisciplinaire, longtemps connu pour sa faïence produite à la manufacture Henriot et plus particulièrement pour avoir introduit le mouvement dans la céramique. C’est un peu l’arbre qui cache la forêt », relate l’auteur. Et de poursuivre : « Dès l’âge de 14 ans, il copie les grands maîtres au musée des Beaux-arts de Brest et se distingue par son talent précoce. Il y a un antagonisme entre la peinture classique et son sens de la couleur, qui apparaît très tôt et naît de la familiarité avec les costumes bretons, qu’il retrouve chez des peintres comme Gauguin, Cézanne, Bonnard mais aussi Matisse ». Le célèbre galeriste du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, Armand Drouant qui avait exposé entre autres Chagall, lui a consacré une grande exposition en 1978, estimant qu’il était l’un des grands coloristes de la seconde moitié du XXe siècle. Le livre permet de redécouvrir le talent du peintre, mais aussi d’autres facettes de l’artiste, qui a appartenu au mouvement des Seiz Breur de 1932 à 1946. Dessinateur, affichiste, il s’est aussi illustré par la réalisation de vitraux, dont ceux de Saint-Michel-en-Grève et du Conquet, qui sont désormais inscrits à l’Inventaire des monuments historiques.

Pratique :
« Micheau-Vernez, alchimiste de la couleur », aux éditions Coop Breizh. Prix : 35 €.

Publié le 13 décembre 2017 par Delphine TANGUY –  © Le Télégramme

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La peinture de Micheau-Vernez, alchimiste de la couleur (Ouest-France).

La collection « beau livre » des éditions Coop Breizh s’enrichit d’un nouvel ouvrage consacré à l’artiste Robert Micheau-Vernez : Alchimiste de la couleur. Originaire de Brest, le peintre-céramiste-vitrailliste est ainsi valorisé sous la plume de son fils Mikaël et de Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine.

Robert MICHEAU-VERNEZ COOP BREIZH 2017 - Photo Ouest-France

« Micheau-Vernez est un peintre de la lumière, son existence est restée dans l’ombre », selon les propos de Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine.

En 2009, l’exposition Micheau-Vernez 1907 – 1989 présentée au musée du Faouët (Morbihan) avait permis de redécouvrir le peintre et son œuvre. À cette occasion, Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine, avait consacré à l’artiste brestois une première monographie aujourd’hui épuisée.

Le nouvel ouvrage que vient de publier Coop Breizh est étoffé et son iconographie plus abondante. Il consacre une place toute particulière à la peinture. En effet, depuis 2009, des œuvres inédites sont apparues sur le marché de l’art ou ont été signalées par leurs propriétaires à l’association Robert Micheau-Vernez qui a référencé près de 500 tableaux.

Robert MICHEAU-VERNEZ COOP BREIZH 2017 - Photo Ouest-France

Bigoudène en costume ancien, juillet 1984, huile sur toile, 92 x 73.

Les peintures ainsi découvertes appartiennent souvent à la production des années trente et quarante qui étaient moins bien connue que celle des décennies suivantes.

Alchimiste de la couleur, 240 p, 35 €, Coop Breizh.

Publié le 12/12/2017 par Ouest-France©

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Salon des antiquaires, 40 ans d’histoire ! (Ouest-France).

Du 10 au 12 novembre, le salon des antiquaires de Quimper prendra place au Parc des expositions. Ce sera la quarantième fois qu’aura lieu ce rassemblement annuel.

Photo Ouest-France

Philippe Kergonna, Bernard Verlingue, Jean-Paul Alayse et Mikaël Micheau-Vernez comptent bien célébrer les 40 ans du salon des antiquaires.

Chaque année, depuis trente-neuf ans, le salon des antiquaires de Quimper satisfait tous les férus d’objets anciens. Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 novembre, les amateurs seront une nouvelle fois servis, pour ce qui constituera la quarantième manifestation de cet événement.
L’organisation a mis les petits plats dans les grands pour célébrer un anniversaire attendu.

Peintres bretons

« Il est important de marquer le coup pour les 40 ans », annonce Philippe Kergonna, organisateur du salon. D’où la présence, cette année, de la librairie ancienne Quadr’Arts ela & publishers qui proposera un panel de livres de l’École de Paris. Léoda Scale, experte internationale de livres anciens qui dirige l’enseigne, sera sur place. Elle présentera une sélection de livres rares, illustrés par les peintres bretons (Henry Cheffer, Géo-Fourrier…), à l’instar d’un bel exemplaire de l’ouvrage de Félix Benoist comprenant 164 lithographies : La Bretagne contemporaine.
Autant dire que « les passionnés de livres auront du choix », mais pas seulement eux. 80 à 90 exposants mettront en exergue leurs produits tels que des tapis persans, des bijoux, de l’argenterie, mais aussi des bibelots. Et qu’on ne s’y trompe pas, « il s’agit plus de l’antiquaire que de la brocante », précise Mikaël Micheau-Vernez, qui représente l’association participant au partage de l’oeuvre artistique de son défunt père, Robert. « Il y a eu un recentrage sur la qualité, c’est monté en gamme. » Les visiteurs auront tout loisir de le constater en sillonnant les allées du salon.

Faïence et tableaux

Ils sont d’ailleurs plus de 8 000 à être attendus « pour l’événement automne-hiver des antiquaires de la Bretagne », affirme Jean-Paul Alayse, président de l’association des Amis du musée et de la Faïence.
Car le musée de la Faïence sera à l’honneur avec une rétrospective de plus de 100 pièces retraçant trois siècles d’histoire de la faïence de Quimper.
Il s’agit à la fois de « montrer l’antériorité et de montrer qu’il y a des artistes contemporains qui perpétuent cet art en France ». Conservateur du musée, Bernard Verlingue s’inscrit dans la même logique. « 260 artistes ont été recensés aux faïenceries au cours de l’histoire. Il faut mettre en avant cette diversité. »
Côté tableaux, ce sera l’occasion de voir l’exposition « Micheau-Vernez et les fêtes bretonnes », des moments qu’il appréciait particulièrement. 60 oeuvres du peintre né à Brest seront reproduites et reviendront sur l’ensemble des techniques de ce coloriste puissant. Qu’il s’agisse de dessins, d’illustrations, de faïences ou bien d’affiches, comme celle qu’il a réalisée pour le festival de Cornouaille 1954.

Président de l’association des Amis du musée et de la Faïence, Jean-Paul Alayse détaille le menu des festivités :

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 novembre, de 10 h à 19 h.

Parc des expositions (Quimper Nord), hall l’Artimon.

Restauration sur place. Renseignements : Philippe Kergonna au 06 63 58 45 86.

Parc des expositions (Quimper Nord), hall l’Artimon. Restauration sur place.

Entrée : 6 €. Pass trois jours : 10 €. Gratuit pour les moins de 16 ans accompagnés

 

Publié le 03 novembre 2017 par Aymeric Malonga – © Ouest-France.

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Le Salon Antiquités de Quimper, un incontournable (Côté Brest).

Près de 90 exposants sont attendus, du 10 au 12 novembre 2017 au parc des expositions. Pour fêter les 40 ans de l’évènement, deux expositions sont organisées.

Photo Côté Brest

Philippe Kergonna (à gauche) a sollicité Bernard Verlingue, Jean-Paul Alayse et Mikaël Micheau-Vernez pour les deux expositions.

Le Salon Antiquités brocante de Quimper a acquis une notoriété qui dépasse les frontières du département. L’année dernière, près de 8 000 visiteurs sont venus y chiner un meuble ancien, un tapis persan, un objet de la Marine, du vintage ou encore des cartes postales… Plus de 90 exposants sont encore attendus du 10 au 12 novembre 2017, au parc des expositions de Penvillers.

Pièces de musée

L’une des exposantes devrait attirer tout particulièrement les regards : Léoda Scale. Elle dirige la librairie ancienne de Carnac, Quadr’arts Ela & Publishers. Elle vendra de superbes livres illustrés par des peintres bretons du début du XXe siècle, comme Mathurin Méheut, Malo-Renault, Dauchez, Geo Fourrier, Adolphe Beaufrère… Elle apportera aussi un exemplaire de La Bretagne contemporaine qui comprend 164 lithographies de Félix Benoist. « Il s’agit de pièces de musée. Léoda Scale est une experte internationale », apprécie Philippe Kergonna, organisateur du salon.

Faïences

À l’occasion des 40 ans, deux expositions prendront place dans l’Artimon. Le Musée de la faïence retracera l’histoire du Quimper à travers 130 pièces. « Nous voulons ainsi montrer sa diversité. Pour mémoire, 260 artistes ont travaillé pour les faïences de Quimper », rappelle Bernard Verlingue, le conservateur.
Parmi ces artistes, figure Robert Micheau-Vernez (1907-1989). Le public pourra découvrir ses œuvres à travers une soixantaine de photographies de peintures, dessins, illustrations, affiches, faïences… Considéré comme l’un des grands coloristes de la seconde moitié du XXe siècle, il s’est beaucoup intéressé aux fêtes bretonnes. C’est le thème retenu de cette deuxième exposition.

Infos pratiques :
Du 10 au 12 novembre de 10 h à 19 h au parc des expositions de Quimper.
Renseignements Philippe Kergonna : 06 63 58 45 86.
Tarifs : 6 euros, 10 euros les trois jours, gratuit – de 16 ans.

Publié le 3 Novembre 2017 par Adèle Le Berre – © Côté Brest.

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