Bretonnes d’influence. Jeanne Malivel, l’oeuvre interrompue (Podcast) – Le Télégramme.

Originaire de Loudéac, Jeanne Malivel a marqué l’histoire artistique de la Bretagne du XXe siècle. Fondatrice des Seiz Breur, elle laisse une œuvre foisonnante, hélas interrompue en raison de son décès prématuré à l’âge de 31 ans.

Publié le 11/03/2019 – Le Télégramme ©

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Patrice Cudennec. Des toiles et des faïences dédiées aux marins pêcheurs (le Télégramme).

Patrice Cudennec
L’artiste présente un beau service en faïence.

Patrice Cudennec exposera, à partir de mardi, à la Faïencerie Henriot, à Locmaria. Les marins pêcheurs et les poissons de ce peintre, qui a souvent montré son œuvre à la Galerie Sainte-Catherine, sont encore dans bien des mémoires. À la faïencerie, sur ses moyens formats, ils vont, à nouveau, souvent par trois et leurs silhouettes se détachent sur une mer très géométrique pleine de couleurs. Ses belles faïences consacrées aux îles, aux crustacés et autres maquereaux sortant des vagues sont à découvrir.

L’univers de Patrice Cudennec est bleu ou plutôt glaz, cette couleur indéfinissable qui n’existe qu’en Bretagne. Glaz est d’ailleurs le titre qu’il a choisi pour son exposition. Sous leurs larges bérets, les pêcheurs sont rentrés au port, ils regardent presque « amoureusement », le peintre lui-même le souligne, ces poissons aux écailles d’argent qu’ils tiennent en grappes dans leurs mains, qui sautillent autour d’eux. « Il y a une certaine poésie dans chacun de mes tableaux », dit-il encore.

De belles faïences

Ses faïences sont remarquables. Sur des vases de formes originales, il peint les îles bretonnes, Sein, Bréhat…, des villes. On reconnaît Quimper sur l’une de ses pièces. Le décor tend parfois vers l’abstrait mais reste le plus souvent très figuratif. Ses panneaux de faïence semblent répondre à ses tableaux : mêmes pêcheurs, dont les visages se déclinent en gros plan, dans des tons de bleus. L’un d’eux, d’un joli rose, fait exception. L’artiste « utilise » aussi les motifs d’un vase de faïence pour imaginer un décor dans lequel les maquereaux semblent sortir des vagues. Toutes ces œuvres de faïence sont des pièces uniques.

À l’étage, d’autres faïences sont encore consacrées aux marins. Sur l’une d’elles, des matelots et gradés posent en costume. Une première dans l’œuvre de Patrice Cudennec.

Avant de quitter l’exposition, on ne manquera pas d’admirer le tableau consacré aux peinteuses, ces femmes qui, depuis la création de la faïencerie, peignent de fins décors sur les pièces fabriquées ici.

Pratique :
Patrice Cudennec à la Faïencerie Henriot, du 12 mars au 29 juin. Contact : tél. 02 98 90 09 36

Publié le 10 mars 2019 par Éliane Faucon-Dumont – Le Télégramme ©

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Lycée de Cornouaille – Rencontre avec une experte en art islamique (Le Télégramme).

Photo le Télégramme.
Diplômée de l’École du Louvre, guide conférencière nationale et forte d’une expérience de plus de huit ans dans le milieu du marché de l’art, Gabrielle Lesage a expliqué, vendredi, aux élèves, que le mouvement orientaliste, évoqué lors de la conférence, avait touché les faïenceries quimpéroises jusqu’en 1950.

Dans le cadre du projet pédagogique mené par la classe de seconde Euro espagnol du lycée de Cornouaille, « 711-1492 : le legs andalou », les élèves ont accueilli, vendredi, Gabrielle Lesage, guide conférencière experte en art islamique. À l’aide d’un diaporama pour illustrer ses propos, elle leur a fait un brillant exposé sur le thème de la céramique hispano-mauresque, de la naissance de la céramique à Malaga, en Espagne, au marché de l’art, en passant par l’architecture. C’était une occasion d’évoquer également l’influence de la conquête arabe sur les arts décoratifs espagnols, mais aussi sur la médecine, la philosophie… Des informations dont se resserviront les élèves pour composer en espagnol des panneaux qui seront exposés en fin d’année au Musée de la faïence de Quimper, accompagnés d’azulejos (carreaux de faïence) qu’ils ont réalisés lors d’ateliers avec la céramiste Elsa Alayse.

Publié le 09 février 2019 – Le Télégramme ©

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École d’art. La céramique dans le vent (Le Télégramme).

Photo le Télégramme.
Léa Gavard, étudiante en 3e année, a découvert la céramique et les possibilités d’y décliner son travail autour de la sérigraphie. Ici, aux côtés de Judith Quentel, la directrice.

La pratique de la céramique connaît une montée en puissance à l’école d’art qui devrait proposer, en 2021, deux nouvelles mentions « Art et céramique » et « Penser l’exposition ».

« Depuis dix-quinze ans, la céramique connaît un regain d’intérêt dans le champ de l’art contemporain. Elle a quitté le domaine de l’art décoratif ou du design pour devenir un prolongement de la pratique du dessin ou de la vidéo de certains artistes », émet Judith Quentel, directrice de l’école d’art qui propose à ses étudiants de s’inscrire dès la première année à l’une des quatre plateformes : Céramique & cie, Éditer, Nos désirs extérieurs et Situation.

Un nouvel engouement

L’atelier céramique, ouvert en 2015 et désormais équipé de deux fours, d’une imprimante 3D et d’une cabine d’émaillage, a connu une montée en puissance en 2018 avec l’embauche d’une technicienne Gislaine Trividic, diplômée des écoles de Limoges et Strasbourg. « Cette embauche a créé une impulsion assez spectaculaire auprès des étudiants. En céramique, la temporalité est très différente des autres médiums. Il faut du temps pour la cuisson, le moulage, l’émaillage », précise la directrice. Situé dans l’annexe de l’école, l’atelier qui fait aujourd’hui 15 m2 devrait passer à 60 m2 en se transformant en verrière. « On aura aussi des espaces dévolus à la recherche notamment sur la céramique ou à l’accueil d’artistes qui ont besoin de réaliser des pièces complexes », décrit Judith Quentel qui s’est inspirée de l’école d’art de Tarbes, une des trois ou quatre écoles en France à proposer cette spécificité. Et si elle s’appuie sur le savoir-faire et le patrimoine local en tissant des liens de proximité avec Henriot ou le musée de la faïence, elle envisage aussi d’autres partenariats, notamment avec Limoges pour les stages.

Réfléchir à la professionnalisation des étudiants

L’agrandissement de l’atelier va en effet permettre d’envisager l’inscription d’une nouvelle mention « art et céramique », dès 2021 aux côtés de celle intitulée « Penser l’exposition » également prévue dans le projet d’établissement afin d’exploiter les espaces d’exposition libérés par le Centre d’art. « L’idée est d’attirer des étudiants au niveau Master sur ces spécificités, tout en gardant l’option art », émet Judith Quentel qui, par ailleurs, réfléchit avec l’équipe enseignante à l’insertion professionnelle des étudiants. Cela devrait passer par une certification sur certaines techniques ou disciplines en complément du diplôme mais aussi par l’appropriation des espaces d’exposition « La programmation de la galerie sera liée à la professionnalisation des étudiants mais on invitera aussi des commissaires d’expositions », détaille Judith Quentel qui prévoit deux temporalités pour les expositions, l’une liée à l’ouverture de l’école, l’autre à la saison estivale. « On veut donner envie aux gens de venir et être utile à la reconnaissance de certaines pratiques de l’art contemporain. On est des passeurs et c’est très enthousiasmant », poursuit-elle

Pratique
Portes-ouvertes de l’école d’art, mercredi 13 février, de 10 h à 17 h 30. Journée d’étude « art et céramique », jeudi 14 février de 9 h 30 à 17 h 30, au Théâtre Max Jacob, avec Hervé Le Nost, professeur de Volume, Karine Bonneval, artiste, Stéphanie Le Follic Hadida, commissaire d’exposition et Florent Dubois, artiste. Entrée libre.

Publié le 04 février 2019 par Delphine Tanguy – Le Télégramme ©

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« Ar Seiz Breur » : l’expo dans l’Expo (le Télégramme).

Georges Robin & Robert Micheau-Vernez.
Pauline Bisiaux (à gauche) et Katell Archambaud préparent actuellement le nouvel accrochage du musée.

Ambiance de ruche en janvier, au Quatro, bien que le musée soit fermé au public : en effet, Katell Archambaud et Pauline Bisiaux, les médiatrices culturelles, sont à pied d’œuvre pour y installer le nouvel accrochage.
Chaque année, le Carton Voyageur se renouvelle pour montrer aux visiteurs un autre aspect de ses collections, riches de plus de 130 000 cartes postales. Pendant trois semaines, l’équipe s’est attelée à les changer, tout comme les croquis et objets exposés sur le parcours permanent. Cela donne lieu à plusieurs déplacements au musée départemental breton à Quimper, à celui de la faïence, au musée bigouden à Pont-l’Abbé et à celui de Bretagne à Rennes.

Réouverture le 2 février

Tout sera prêt pour le 2 février à l’occasion de la réouverture et les visiteurs pourront découvrir qu’en 2019, le musée fait la part belle aux Seiz Breur (Les sept frères), un mouvement de création bretonne né en 1923, lors du retour dans sa région d’origine de l’artiste Jeanne Malivel, professeur à l’école des Beaux-Arts de Rennes.

Publié le 21 janvier 2019 – Le Télégramme ©

Informations pratiques :
Le Carton voyageur – Musée de la carte postale
Le Quatro
3 avenue Jean Moulin
56150 Baud
https://www.lecartonvoyageur.fr

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