René Quéré, peintre de la mer et des marins, est décédé (Ouest-France).

Il est né et vivait dans le Finistère. L’artiste peintre René Queré est décédé, à l’âge de 89 ans, dans la nuit du 16 au 17 août 2021. Il est notamment connu pour ses peintures immortalisant la mer.

René Quéré
Affiche en couleurs « Douarnenez juin 1980 – 2e mois de la mer », de René Quéré.

Le bleu et la mer sont indissociables de l’œuvre de René Queré. Né à Ploaré (commune depuis rattachée à Douarnenez) le 26 mai 1932, René Queré est décédé à l’âge de 89 ans, dans la nuit du 16 au 17 août 2021. Le peintre était aussi illustrateur et céramiste.

René Quéré - Yvain
Également céramiste, René Quéré a esquissé le portrait de son ami artiste Paul Yvain.

Il avait étudié les beaux-arts à Quimper au début des années 1950. Dans cette même ville, il avait aussi fréquenté la faïencerie Keraluc « à l’invitation de deux de ses professeurs, Jos le Corre et Pierre Toulhouat », est-il rappelé dans le catalogue de l’exposition Keraluc, une faïencerie au service des artistes. Il a notamment exposé en Bretagne, à Paris, en Belgique et en Allemagne. À Quimper, plusieurs de ses œuvres font partie des collections du musée des Beaux-Arts, du Musée départemental breton et du Musée de la faïence.

René Quéré
Une des œuvres de l’artiste peintre René Quéré, qui a immortalisé les couturières d’Armor-lux à Quimper (Finistère).

De son œuvre, ressort « le côté humain ». « C’était aussi un peintre libre, dont l’univers allait au-delà du monde maritime. Certaines de ses œuvres tendaient vers l’abstrait », salue Philippe Théallet, de la galerie éponyme à Quimper.

Une cérémonie religieuse sera célébrée samedi 21 août 2021, à 10 h 30, en l’église Saint-Joseph à Tréboul à Douarnenez.

Publié le 18 août 2021 par Rose-Marie Duguen – Ouest-France ©

Carnet de 32 dessins de Georges Géo-Fourrier (France 3 Bretagne).

Le Musée départemental breton a réalisé récemment l’acquisition d’un carnet de 32 dessins de Georges Géo-Fourrier (1898-1966), daté de 1925.
Catherine Troprès (attachée de conservation au Musée) présente le travail de l’artiste.
Il est à souligner que l’association des Amis du Musée a participé à cet achat.

Publié le 4 juin 2021 – France 3 Bretagne ©

Réouverture des Musées quimpérois (France 3 Bretagne).

Les musées quimpérois ont ouvert leurs portes aujourd’hui !
Vous pouvez admirer les toiles restaurées de Pierre de Belay (1890-1947) au Musée des beaux-arts, acquises en décembre 2019 à Bénodet (lien).
Le Musée départemental breton présente une exposition temporaire : « et vous ? êtes-vous plutôt crêpe ou galette ? ».
N’hésitez pas à découvrir la nouvelle scénographie du Musée de la Faïence et l’exposition « Keraluc », dans le quartier de Locmaria !

Publié le 19 mai 2021 – France 3 Bretagne ©

Déconfinement à Quimper : jauge d’accueil, nouvelles expositions… Les musées sont prêts (Côté Quimper).

Les musées pourront rouvrir à partir du 19 mai 2021. A Quimper (Finistère), le musée départemental breton et le musée de la Faïence s’adaptent aux nouvelles réglementations.

Myriam Lesko
Dernier moment de l’exposition temporaire « Etes-vous plutôt crêpes ou galettes ? ».

Vous attendez patiemment la réouverture des musées ? Ce sera possible dès mercredi 19 mai 2021. A Quimper (Finistère), le Musée départemental breton et le Musée de la faïence s’adaptent aux nouvelles réglementations.

Une jauge d’accueil avec 8 m2 par visiteur

“Le recours à des limites de jauges pour les théâtres, les cinémas ou les musées est primordial pour éviter tout risque lié au coronavirus”, jugeait la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, le 3 mai à l’Assemblée Nationale.

Ainsi, les établissements culturels devront respecter la règle de 8 m2 par visiteur, à partir du 19 mai. La jauge devrait être abaissée à 4 m2 par personne le 9 juin.

Une mesure qui ne semble pas insurmontable pour le Musée départemental breton.

Il s’agit de la basse saison, donc cela ne devrait pas impacter le nombre de visiteurs. Par contre, si les jauges n’avaient pas évolué pour l’été, ça aurait été embêtant.
Myriam Lesko
Médiatrice culturelle du musée.

Quant aux groupes scolaires, elle espère avoir rapidement des précisions, car cela “impacte l’accès à la culture des jeunes”.

Renouvellement des musées pendant la fermeture

Cette fermeture éphémère a permis aux musées de se renouveler. Si l’exposition temporaire reste la même que la saison dernière pour le Musée de la faïence, l’exposition permanente a quelque peu changé. “Depuis 30 ans, c’était la même chose », constate Jérémy Varoquier, assistant du conservateur.

Le public pourra admirer de nouveaux supports d’exposition, des cadres muraux avec de nouvelles planches d’ateliers de la manufacture Porquier, de nouvelles vitrines…

Au Musée départemental breton, quelques changements sont également à noter. Les agents auront des masques inclusifs. “Notamment plus adaptés pour les malentendants, qui pourront lire sur les lèvres des guides”, précise Myriam Lesko.

De plus, une nouvelle exposition temporaire y sera installée à partir du 18 juin : La Beauté Art Nouveau. Ce sont des œuvres d’Alphonse Mucha, affichiste, illustrateur, graphiste, peintre, et professeur d’art tchécoslovaque, fer-de-lance du style Art nouveau.

Infos pratiques
Musée départemental breton – 1, rue du Roi-Gradlon à Quimper, tél. 02 98 95 21 60.
Musée de la Faïence – 14, rue Jean-Baptiste-Bousquet à Quimper, tél. 02 98 90 12 72.

Publié le 7 Mai 2021 par Clémentine Perrot – Côté Quimper ©

Philippe Le Stum, un érudit passionné auquel le musée départemental breton doit énormément (Côté Quimper).

Philippe Le Stum, conservateur du musée départemental breton, s’en est allé. Il laisse un vide à l’image de son héritage : immense.

Philippe Le Stum
Philippe Le Stum était le conservateur du Musée départemental breton à Quimper.

À Quimper, le décès de Philippe Le Stum soulève une vague d’émotion dans les milieux artistiques et muséaux qui va bien au-delà de la Bretagne. Les hommages multiples et collégiaux soulignent le travail accompli par ce conservateur passionné.

Le souvenir de Philippe Le Stum, né à Brest, est intiment lié à Quimper et plus précisément au Musée départemental breton où, fait exceptionnel, il a œuvré pendant près de 30 ans.

Passionné d’Histoire et historien de l’art, il en a été le directeur et conservateur en chef. Il n’a eu de cesse d’organiser des expositions de plus en plus ambitieuses donnant au musée une visibilité jamais atteinte.

Il avait déclaré dans nos colonnes combien il était « fier d’avoir ouvert ces dernières années, le musée sur l’Europe, voir sur le monde en tissant des liens avec des grands musées internationaux ».

Un grand érudit

On se souvient de l’enthousiasme suscité par les expositions d’envergures consacrées aux peintres de l’est, à l’influence du japonisme, ou encore plus récemment au trésors du Moyen-Âge ou les derniers impressionnistes.

Sa passion pluridisciplinaire pour les arts incluait aussi les arts populaires ou plus locaux. Le mobilier, la faïence, les affiches, la gravure ont eu leur exposition.

Les artistes de Bretagne aussi. On se rappelle entre autres des expositions dédiées à Henri Rivière, Émile Simon et Madeleine Fié-Fieux, Pierre Cavelat, Marguerite Chabay et au brodeur Pascal Jaouen.

Grand érudit et travailleur, Philippe Le Stum laisse une impressionnante bibliographie dont l’inventaire reste à faire : articles, actes de colloques, livres, catalogues, la liste est longue et influencera les futures générations de chercheurs.

Une empreinte indélébile

En 2018, il a publié La gravure sur bois en Bretagne, ouvrage tiré de sa thèse d’État soutenue à la Sorbonne en 2014. Qui s’est imposé d’emblée comme une référence essentielle pour qui s’intéresse aux arts de la Bretagne.

Sous son impulsion, l’Association des amis du Musée breton a vu le jour. Il l’a aidée dans ses projets et ses adhérents se souviennent combien travailler et échanger avec Philippe Le Stum était fructueux, enrichissant et agréable.

L’homme avait son bureau sous les toits du musée avec une vue imprenable sur sa belle voisine la cathédrale. Là-même où un dernier adieu lui a été donné mardi 30 mars 2021, rassemblant famille, amis, collègues, artistes et galeristes.

Sorti du Musée, Philippe Le Stum aimait se promener sur le chemin du Halage dont il fut un temps voisin. Si sa silhouette va manquer dans le paysage quimpérois, son œuvre, elle, laisse une empreinte indélébile.

Publié le 31 Mars 2021 par Florence Édouard de Massol – Côté Quimper ©