Un legs important de Jean-Michel Le Meur au Musée départemental breton.

Nous avons pris connaissance du legs de l’antiquaire quimpérois Jean-Michel Le Meur, au Musée départemental breton. Le programme d’avril à juin 2022 du Musée revient sur cet évènement. Pour votre information, nous avions consacré en 2018, un long article sur son parcours (Gazette des Amis n°42).

Jean-Michel Le Meur

Décédé en février 2020, Jean-Michel Le Meur a tenu pendant 30 ans la galerie « Le Cornet à dés », à Quimper. Ce lieu est bien connu des collectionneurs et amoureux des arts décoratifs bretons, période de prédilection de la galerie.

Jean-Michel Le Meur a exprimé la volonté de léguer au musée départemental breton un certain nombre d’œuvres de sa collection personnelle.

Une pièce coloniale d’exception, un plat de Paul Fouillen, un meuble attribué à Jacques Philippe dans le style art déco mais avec une empreinte celtique et un tableau d’Henri Sollier brossant avec réalisme une famille bigoudène.

Toujours en quête de pièces d’exception, conscient de l’intérêt qu’elles avaient à devenir des biens inaliénables, Jean-Michel Le Meur, a joué un rôle important dans l’enrichissement des collections des musées locaux. Il a cédé de nombreuses pièces au Musée breton, mais a également fait des dons conséquents.

Les collections du musée totalisent aujourd’hui 256 œuvres issues de la galerie « Le Cornet à dés ». Ces pièces sont devenues emblématiques des collections du musée. Les plus grands noms d’artistes y figurent : Mathurin Méheut, René Quillivic, Georges Robin, René Beauclair, René-Yves Creston, François Bazin, Jeanne Malivel, Louis-Henri Nicot, Paul Fouillen, Georges Geo-Fourrier…

2022 – Musée départemental breton ©

« la dernière épingle » d’Émile Jean Armel-Beaufils (France 3 Bretagne).

Le Musée départemental breton expose une œuvre de 1931 du sculpteur Jean Armel-Beaufils. Elle est intitulée : « la dernière épingle » et figure dans le hall d’accueil du musée.
Myriam Lesko (Médiatrice culturelle au Musée) présente cette jeune femme de Plougastel.

Publié le 7 janvier 2022 – France 3 Bretagne ©

Pierre Cavellat, un juge observateur et dessinateur (Ouest-France)

Pierre Cavellat (1901-1995), magistrat à Quimper et Châteaulin, aimait dessiner. Pendant les audiences où il était assesseur, mais aussi en ville où il a saisi des scènes de rue, des tranches de vie.

Pierre Cavellat
« Au Cap Horn à Quimper », 1930. | Pierre Cavellat/Musée départemental breton

Pierre Cavellat, né à Pontrieux (Côtes-d’Armor) le 4 décembre 1901 et mort le 17 août 1995 à Carantec, était magistrat. Il a notamment travaillé au palais de justice de Quimper (Finistère), où il croquait les robes noires et des scènes de public lorsqu’il ne présidait pas l’audience. Au fil de sa longue carrière, le juge a plusieurs fois posé ses valises au bord de l’Odet. D’abord au tribunal de première instance, de septembre 1930 à août 1931, puis de mars 1932 à juin 1934.

Juge à Quimper et Châteaulin

Il fui aussi juge au tribunal de première instance de Châteaulin, d’août 1931 à mars 1932, et président de cette même juridiction, de juin 1936 à sa mobilisation en mai 1940. Il achèvera son parcours en décembre 1969 après être devenu premier président de la cour d’appel de Caen (Calvados).

Un livre lui rend hommage

Annick Le Douget, ancienne greffière au palais de justice de Quimper et historienne de la justice en Bretagne, a consacré un de ses plus beaux livres a ce magistrat dessinateur : Gens de justice et scènes de prétoire sous le regard d’un magistrat, Pierre Cavellat (1901-1995)*.

Scènes de rue

Mais le juge ne posait pas ses crayons en franchissant la grande porte du tribunal. Bien au contraire. En témoignent ces illustrations dans lesquelles il croque des scènes de rue de la préfecture finistérienne où l’homme de justice s’adonnait à l’art du dessin libre, à la volée. C’est ainsi qu’au fil de ses promenades au bord de l’Odet et du Steir, Pierre Cavellat croquait le quotidien des Quimpéroises et Quimpérois.

Cap Horn, marché, troquets…

On y reconnaît le quartier du Cap Horn, ce bout de Quimper tourné vers l’océan. Ou encore les discussions et l’animation d’une scène de marché, un garage automobile, le Café des Caboteurs… Le magistrat promeneur aimait se laisser surprendre.

Spontanéité et humanité

Ces dessins donnent à la fois à voir l’instantanéité de son coup de crayon, la spontanéité de son trait et la profondeur des sujets abordés. Émotion, ambiance et humanité se dégagent de ses œuvres de rue. D’autant plus pour les habitants de la ville qu’il a couchée sur le papier.

*Gens de justice et scènes de prétoire sous le regard d’un magistrat, Pierre Cavellat (1901-1995). Prix 22 €, en librairie, sur le net et sur le site de la Société des Amis de Louis Le Guennec https://amis-leguennec.wixsi-te,com/amisleguennec (+ 3 € de frais d’envoi postal).


« Dessiner était l’exutoire de mon père »

Pierre Cavellat
« Bigoudène masquée », 1940. Pierre Cavellat/Musée départemental breton

Anne Cavellat, fille de Pierre Cavellat (1901-1995), magistrat dans le Finistère (Quimper et Châteaulin) et dessinateur.

« Je suis la dernière de la fratrie : mon frère aîné, Jean-François, était né en 1932 et disparu en 2020 et notre sœur Agnès, magistrate à la Cour de cassation à Paris, était née en 1932. Moi, je suis de 1944. Le monde artistique de mon père, Pierre Cavellat, m’était totalement inconnu lorsque j’étais enfant. J’ai commencé à découvrir ses dessins à l’âge adulte.

J’avais un père très secret, qui estimait que tout ce qu’il pouvait faire était des gribouillis et que ça ne regardait personne. Il n’aimait pas que l’on regarde par-dessus son épaule lorsqu’il dessinait… Que ce soient les croquis d’audience ou les scènes de la vie quotidienne, je pense que le dessin était un exutoire par rapport à son métier de magistrat.

« C’était comme respirer »

Jusqu’à ses 95 ans, j’ai toujours vu mon père avec sa besace à dessin. Pour lui, tout support était bon : les bristols d’invitation, une ampoule électrique, un cageot à melons… Quand il avait envie de dessiner, il fallait que ça sorte tout de suite, au stylo-bille, pris sur le vif. C’était parfois trois fois rien : un trait très fin et vous aviez une scène extraordinaire !

Nous avons encore des malles entières de dessins que je continue de découvrir… Elles contiennent des carnets de sténo, des bristols. Il peignait même les fonds de tiroir et de commodes quand ils étaient abîmés. Pour lui, ce n’était pas un travail. c’était comme respirer : il fallait qu’il dessine, comme un besoin physique.

Mon père était un personnage incroyable, très intimidant. Je ne pense pas qu’il avait l’amour du genre humain. Mais il était attentif aux autres. Je n’ai pas eu un papa gâteau, mais il pouvait être malgré lui assez tendre. C’était un homme d’une grande pudeur qu’il a cachée sous ses dessins. »


Publié le lundi 3 janvier 2022 par Pierre FONTANIER – Ouest-France ©

René Quéré, peintre de la mer et des marins, est décédé (Ouest-France).

Il est né et vivait dans le Finistère. L’artiste peintre René Queré est décédé, à l’âge de 89 ans, dans la nuit du 16 au 17 août 2021. Il est notamment connu pour ses peintures immortalisant la mer.

René Quéré
Affiche en couleurs « Douarnenez juin 1980 – 2e mois de la mer », de René Quéré.

Le bleu et la mer sont indissociables de l’œuvre de René Queré. Né à Ploaré (commune depuis rattachée à Douarnenez) le 26 mai 1932, René Queré est décédé à l’âge de 89 ans, dans la nuit du 16 au 17 août 2021. Le peintre était aussi illustrateur et céramiste.

René Quéré - Yvain
Également céramiste, René Quéré a esquissé le portrait de son ami artiste Paul Yvain.

Il avait étudié les beaux-arts à Quimper au début des années 1950. Dans cette même ville, il avait aussi fréquenté la faïencerie Keraluc « à l’invitation de deux de ses professeurs, Jos le Corre et Pierre Toulhouat », est-il rappelé dans le catalogue de l’exposition Keraluc, une faïencerie au service des artistes. Il a notamment exposé en Bretagne, à Paris, en Belgique et en Allemagne. À Quimper, plusieurs de ses œuvres font partie des collections du musée des Beaux-Arts, du Musée départemental breton et du Musée de la faïence.

René Quéré
Une des œuvres de l’artiste peintre René Quéré, qui a immortalisé les couturières d’Armor-lux à Quimper (Finistère).

De son œuvre, ressort « le côté humain ». « C’était aussi un peintre libre, dont l’univers allait au-delà du monde maritime. Certaines de ses œuvres tendaient vers l’abstrait », salue Philippe Théallet, de la galerie éponyme à Quimper.

Une cérémonie religieuse sera célébrée samedi 21 août 2021, à 10 h 30, en l’église Saint-Joseph à Tréboul à Douarnenez.

Publié le 18 août 2021 par Rose-Marie Duguen – Ouest-France ©

Carnet de 32 dessins de Georges Géo-Fourrier (France 3 Bretagne).

Le Musée départemental breton a réalisé récemment l’acquisition d’un carnet de 32 dessins de Georges Géo-Fourrier (1898-1966), daté de 1925.
Catherine Troprès (attachée de conservation au Musée) présente le travail de l’artiste.
Il est à souligner que l’association des Amis du Musée a participé à cet achat.

Publié le 4 juin 2021 – France 3 Bretagne ©