Journée d’information et de conseil 2019 (Tébéo).

Le reportage est consacré à notre journée d’information et de conseil du samedi 10 août 2019, au Musée de la Faïence de Quimper.

Publié le 13 août 2019 par Julie Sicot – l’instant été, Tébéo ©

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Au musée de la Faïence, on a « remis les pendules à l’heure » (Ouest-France).

Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
En l’absence de Bernard Verlingue, des photos des pièces ont été prises.

Une assiette, un vase, une statue : il y a eu de tout, ce samedi 10 août 2019, entre les mains des Amis du musée de la Faïence de Quimper (Finistère).

C’est un rendez-vous couru, chaque mois d’août, depuis des années : la matinée d’estimation au musée de la Faïence de Quimper (Finistère). Elle permet à tout un chacun, disposant d’une pièce de faïence, de rencontrer des Amis du musée ayant des connaissances dans le domaine.

Pas d’estimation cette année

Habituellement, le prix de chaque pièce est estimé. « Cette année, en l’absence de Bernard Verlingue, le conservateur du musée, il n’y a pas d’estimation. Si une pièce a de la valeur, nous la prenons en photo et la montrerons à M. Verlingue à son retour », indique Jérémy Varoquier, l’assistant du conservateur du musée.

Ce samedi 10 août, une trentaine de personnes – principalement des Quimpérois (mais aussi une personne venue de Charente-Maritime) – s’est présentée aux Amis du musée. La plupart ont présenté aux experts en faïences « des pièces familiales, sentimentales, qui ont finalement peu de valeur pécuniaire. Rencontrer des experts, cela peut permettre de remettre les pendules à l’heure », poursuit Jérémy Varoquier.

Publié le 11 août 2019 – Ouest-France ©

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Assiette, biberon et vase dévoilent leurs secrets (Le Télégramme).

Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
Les Amis de la faïence organisaient une matinée d’estimations, ce samedi. (Le Télégramme/Jean Le Borgne).

Pièce de collection ou simple vaisselle sans grande valeur. Les propriétaires de faïences de Quimper ont soumis leurs « trésors » aux Amis du musée, ce samedi. L’occasion de quelques surprises.

Les Amis du musée de la faïence tenaient à maintenir l’opération malgré l’indisponibilité de Bernard Verlingue. À défaut d’une estimation d’expert, les propriétaires de « Quimper » ont pu connaître l’histoire de leurs faïences, ce samedi. Des explications souvent synonymes de déception. « Les services de tables n’ont plus de grande valeur, même s’ils représentent souvent une valeur affective pour ceux qui les détiennent », souligne Jean-Paul Alayse, le président des Amis du musée de la faïence mobilisés pour l’occasion.

Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
Les Amis de la faïence organisaient une matinée d’estimations, ce samedi. (Le Télégramme/Jean Le Borgne).

Première pièce soumise aux collectionneurs avisés de l’association, un vase HB Odetta. « Une belle pièce », commente le président de l’association. Un héritage de longue date que Marguerite détient d’une tante qui en faisait commerce rue de Siam à Brest, sans en connaître la valeur précise. « Quand on me l’a donnée, on m’a dit qu’il valait 20 000 à 30 000 francs ». La pièce unique et bien conservée a été photographiée. Elle sera soumise à l’expertise de Bernard Verlingue. « On m’a dit qu’il y avait quelques bavures sur les motifs du haut du vase », semble regretter la vieille dame. « Rien n’est parfait dans la faïence », corrige un ami du musée, pas étonné de la facture de ce vase des années 20.

Des œuvres d’art

Mais les belles pièces réalisées en grande série n’ont pas davantage de valeur. Le vase Odetta, lui, témoigne de l’arrivée de Jules Verlingue à Quimper. Comme en leur temps les œuvres de Mathurin Méheut ou de Creston ont marqué l’histoire de la faïence quimpéroise. Des pièces d’artistes très recherchées. « Ce sont de vraies sculptures, des œuvres d’art », souligne Jean-Paul Alayse.

Un marché dynamique jusqu’à la fin du siècle dernier, selon le président des amis du musée : « Il s’est un peu effondré depuis les attentats du 11 septembre 2001 et le repli des Américains qui cherchaient jusque-là leurs racines dans la faïence. Ils s’intéressent toujours au Quimper ancien, mais moins aux pièces d’artistes ».

Biberon en faïence

Du « Quimper » ancien relativement rare. À l’image de ce biberon du XIXe siècle. « J’ai découvert qu’il s’agissait d’un biberon en visitant le musée. Il appartenait à ma grand-mère », explique sa propriétaire. « On en trouve régulièrement, mais ce type de pièce est recherché par certains collectionneurs », sourit un autre membre des Amis du musée.

Ces inconditionnels du « Quimper » participent au rayonnement de la faïence. « Quimper fait partie de ces rares sites qui ont survécu, parfois avec difficulté », souligne Jean-Paul Alayse. Le fruit du travail de la faïencerie mais aussi du musée dont les expositions s’enrichissent parfois d’œuvres redécouvertes à l’occasion de matinées d’estimations.

Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
Les Amis de la faïence organisaient une matinée d’estimations, ce samedi. (Le Télégramme/Jean Le Borgne).

Publié le 10 août 2019 par Jean Le Borgne – Le Télégramme ©

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Matinée d’information et de conseil.

Visuel 2019, de la journée d'information et de conseil 2019.

Cette année, l’association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper, vous propose une matinée d’information.
Les spécialistes de notre association vous renseigneront sur vos faïences. Ils vous donneront toutes les informations sur l’ancienneté, et sur l’intérêt des pièces.
Cette journée conviviale est assurée bénévolement par nos membres sur la présentation du billet d’entrée au Musée.

Yvonne JEAN-HAFFEN

Samedi 10 août 2019, 10h à 13h
Musée de la Faïence de Quimper
14, rue Jean-Baptiste-Bousquet 29000 Quimper

Nous vous attendons nombreux le samedi 10 août.

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

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Que valent vos trésors : Un œuf de Pâques à la bretonne (La Nouvelle République).

Brigitte, de Sambin, souhaite connaître l’origine d’un œuf en faïence. Philippe Rouillac, commissaire-priseur, nous donne son avis.

Philippe Rouillac
Me Philippe Rouillac, commissaire-priseur.

La faïence que nous livre notre lectrice prend la forme d’un œuf couvert reposant sur une base tripode. Le fretel, c’est-à-dire la prise qui sert à ouvrir le couvercle, figure un ruban. Le décor est en trois parties : les pieds sont peints de motifs décoratifs bleus, verts et jaunes – la partie inférieure de l’œuf d’une scène populaire dans un fond blanc – la partie supérieure d’un cartouche aux armes de la Bretagne soutenues par deux lévriers et une couronne fantasmée, accostées de rinceaux verts sur fond bleu. La scène populaire figurée présente un homme en costume traditionnel prenant par la main une jeune femme à la coiffe bretonne (une catiole du pays de Rennes) esquissant un pas de danse (?). Cette représentation nous rappelle inévitablement le « genre breton », c’est-à-dire une peinture pittoresque très à la mode dans la seconde moitié du XIXe siècle. La Bretagne est alors rêvée lointaine et intemporelle, îlot métropolitain ayant « échappé à la modernité », on est davantage dans l’idéalisation que dans la caricature que le personnage de Bécassine incarnera quelques décennies plus tard.
Dans « L’Encyclopédie des céramiques de Quimper » (aux éditions de la Reinette)*, l’œuf de Brigitte est présenté page 411 du tome consacré au XIXe siècle.

Oeuf couvert
Œuf couvert – Pieds en forme de pattes de saurien. Sous la pièce marque PB Quimper, v. 1898-1904. H. 305 ; diam. 145. (collection du Musée de la Faïence de Quimper, A380).*

Cette identification d’une forme extrêmement proche, pour une hauteur approximative de 30 cm, nous permet d’attribuer avec une quasi-certitude l’œuf de Brigitte à la manufacture de Quimper. Toutefois, il faudrait vérifier qu’un monogramme « PB », « HB » ou « HR » figure sur la pièce. Ces trois monogrammes correspondent aux manufactures actives à Quimper à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Les fours de Quimper en important de l’argile de Bordeaux ou de Rouen, permettent alors à la ville de devenir le centre céramiste le plus important de l’Ouest. Un artiste, Alfred Beau, met son coup de crayon au service du genre breton, et ses gravures obtiennent un succès qui s’étend au décor des faïences. L’œuf de Brigitte a un décor différent que celui présenté dans l’Encyclopédie, mais ce décor est repris sur des pièces ayant d’autres formes. On comprend donc que les céramistes puisent dans un répertoire de formes préexistantes pour y adapter des modèles qu’ils connaissaient par la gravure.

L’incarnation du genre populaire

Cette œuvre est l’incarnation du genre populaire et de la montée des régionalismes à une époque où la révolution industrielle va peu à peu harmoniser et donc indifférencier tout le territoire national. Il est compréhensible que cette perte à venir des traditions soit compensée par un vif regain d’intérêt pour le régional et ce qui en constitue les particularités. En parfait état, sans fêle ni choc, l’œuf couvert de Brigitte, s’il est de Quimper, pourrait être estimé entre 80 et 150 euros, anticipant par sa naïveté le départ de Paul Gauguin à Pont-Aven à la recherche d’un paradis perdu…

Publié le 08/06/2019 par Philippe Rouillac commissaire-priseur – La Nouvelle République ©

*Encyclopédie des céramiques de Quimper (Faïences – Grès – Terres vernissées) – Tome 2 le XIXème siècle – Philippe Le Stum & Bernard Jules Verlingue – Gilles Kervella (Photographies) – éditions de la Reinette – Novembre 2004 – ISBN 2-913566-29-4.

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