L’univers marin de Patrice Cudennec (Côté Quimper).

Patrice Cudennec.
Le travail de Patrice Cudennec est à découvrir jusqu’au 29 juin.

Le peintre, graveur et céramiste, présente Glaz, des tableaux et faïences aux couleurs de la mer, entre le bleu et le vert, réalisées à la manufacture Henriot-Quimper.

L’exposition de Patrice Cudennec, Glaz, une série de faïences aux couleurs de la mer, est le résultat d’une collaboration avec la manufacture Henriot-Quimper. L’artiste pratique la faïence depuis une vingtaine d’années. Le bleu, le vert sont ses couleurs fétiches ce qui ne l’empêche pas d’en utiliser d’autres comme le rose, « pour des scènes plus poétiques ». Patrice Cudennec est connu pour son travail autour de la mer, de la pêche. Il n’est pas rare de retrouver, dans ses œuvres, la même représentation d’un pêcheur, au sourire amical, comme une marque de fabrique.

Cinquante pièces

Pour cette nouvelle exposition, Patrice Cudennec a réalisé une cinquantaine de pièces, la plupart uniques. Il s’est inspiré des formes proposées par la manufacture pour créer ses scènes maritimes et paysages déroulés sur des vases, des plats, un service de table, des tableaux formés de carreaux de faïences « que le doigt peut effleurer ». Langoustes, saumons, langoustines, vues de Quimper, Bréhat, Ouessant, Sein, Roscoff… ornent ainsi les différentes pièces.

Patrice Cudennec profite de cette exposition pour montrer d’autres facettes de son travail, ses tableaux aux couleurs vives et tranchées et son utilisation d’une nouvelle gamme de couleurs à base d’ocre, de jaune, de marron. Elles sont appliquées par touches sur le support puis retravailler pour donner des compositions plus abstraites. L’artiste rend également hommage aux peinteuses de la manufacture en leur consacrant une série d’assiettes où elles sont représentées.

Jusqu’au 29 juin à la galerie de la manufacture Henriot-Quimper, 2 place Bérardier, du mardi au samedi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h. Entrée libre.

Publié le 12/03/2019 par Sylvie Béchet – Côté Quimper ©

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Le Quimper de… Gaëtane Fitamant (Côté Quimper).

L’agence So HO ! accompagne l’association dans la création graphique de nos catalogues et gazettes.
Un portrait est consacré à Gaëtane Fitamant (dirigeante de l’agence), dans le dernier numéro de Côté Quimper.

Le site de l’agence So HO !

Gaëtane Fitamant.

Publié le 12/02/2019 par Matthieu Gain – Côté Quimper ©

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Partenariat Pains et kouign & Musée de la faïence pour la fève 2019 (Côté Quimper).

La boulangerie Pains et kouign et le Musée de la faïence de Quimper se sont associés pour créer une fève de galette des rois, s’inspirant de l’œuvre de Jim Eugène Sévellec.

Alain et Philippe Guéguen & Bernard Verlingue.
Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence de Quimper, Alain et Philippe Guéguen de Pains et kouign, présentent leur fève 2019.

La boulangerie Pains & kouign, dans le quartier de Kerfeunteun à Quimper (Finistère) a fait appel au Musée de la faïence pour créer sa fève de galette des rois 2019.

« L’année dernière, nous avions travaillé avec le Musée breton, rappelle Philippe Guéguen, à la tête – avec son frère Alain – de Pains & kouign. Nous avons cette fois sollicité Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence. Qui a eu l’idée de s’inspirer des œuvres de Jim Eugène Sévellec. »

Bernard Verlingue précise : « Sévellec (1897-1971) est l’un des artistes les plus prolifiques ayant collaboré avec les faïenceries Henriot dans l’entre-deux-guerres. Il a fait des choses très amusantes. »
Cette fève se décline en six versions qui reprennent des motifs différents créés par l’illustrateur : des personnages en costume breton qu’il avait dessinés pour décorer des assiettes. Ils sont reproduits sur un disque en porcelaine.

Les fèves ont été fabriquées en France par Les fèves de Clamecy. Elles sont percées pour être facilement transformées en pendentifs.

Six fèves reproduisant des assiettes de Jim Eugène Sévellec.
La fève de Pains et kouign s’inspire de l’œuvre de Jim Eugène Sévellec.

Invitation au musée

Pour tout achat de galette des rois, les clients bénéficieront par ailleurs d’une invitation pour deux personnes à visiter le Musée de la faïence de Quimper. Il ouvrira le 15 avril sur une nouvelle exposition.

Le bon cadeau est imprimé directement sur le sachet papier qui protège la galette.

Pains & kouign fabrique environ 2000 galettes des rois chaque année (frangipane ou pommes) au cours du mois de janvier. Dont plus de 500 dans les jours qui précèdent l’épiphanie.

Infos pratiques :
Pains & kouign, 104 avenue de la France-Libre à Quimper.
Musée de la faïence, 14, rue Jean-Baptiste Bousquet à Quimper.
Ouvert à partir du 15 avril 2019.

La collection de six fèves est disponible à la vente : 12 euros.

Publié le 27/12/2018 par Martine De Saint Jan – Côté Quimper ©

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Pierre Toulhoat, l’orfèvre du roi Gradlon (Côté Quimper).

L’auteur Armel Morgant avec l’aide d’Yves Toulhoat, fils de l’artiste, aborde une nouvelle facette du talent de Pierre Toulhoat dans un livre entièrement dédié à son « Œuvre de métal ».

Pierre Toulhoat

Locus Solus vient d’éditer un livre sur l’artiste quimpérois Pierre Toulhoat.

La maison d’édition Locus Solus vient d’éditer Toulhoat, l’Œuvre de métal, d’Armel Morgant avec l’aide d’Yves Toulhoat. Ce livre a été présenté le 22 novembre dans la Galerie d’art Philippe Théallet, rue Sainte-Catherine. L’œuvre de Toulhoat (1923-2014) est intimement liée à la Bretagne.

L’enfant du pays n’a quitté sa Cornouaille que le temps de parfaire une formation de maître verrier puis d’entrer à l’École des arts-décoratifs de Paris. Il revient à Quimper qu’il ne quitte plus. Artiste fécond, il est céramiste chez Keraluc. Il est aussi à l’aise dans le renouvellement de nouvelles formes d’objets que dans l’élaboration de décors monumentaux (Hôpital maritime de Brest, Conseil régional à Rennes, lycée Brizeux à Quimper). À Tréboul, Saint-Vio, Scrignac, Ergué-Armel et ailleurs encore, églises et chapelles vibrent de ses couleurs de peintre-verrier.

De fil en aiguille, il dessine de flamboyantes bannières et des teintures murales (Querrien, Sainte-Marine, Locronan)… Il transforme l’or et l’argent en bijoux d’abord pour Kelt puis à son nom. Il crée des objets liturgiques (patènes, crosses) sans oublier des médailles pour la Monnaie de Paris. Et un remarquable jeu d’échec en vermeil et argent. Le cuivre et le bronze lui sont familiers et deviennent statues ou bas relief, médailles, coupe-papier… À la chapelle SaintViot, résonne une de ses cloches.

De multiples œuvres à Quimper

Armel Morgant dresse un inventaire de ce travail du métal et la récolte est immense. Le livre merveilleusement illustré par plus de 400 photographies de Michel Roignat et de Bernard Galeron, entre autres, révèle l’ampleur du travail et donne envie de revoir l’héritage de cet artiste pluri disciplinaire.

À Quimper, Toulhoat laisse de nombreuses œuvres que l’on découvre au hasard d’une déambulation. Au pied des remparts face à l’Odet, il signe la plaque commémorant Per Jakez Hélias. À côté, au Musée départemental breton, on retrouve les panneaux sauvés de la destruction de la salle des pas perdus de la gare. Dans la cathédrale, on découvre les plaques dédiées aux évêques Fauvel, Guillon et Barbu. Ou encore rue de Brest, on peut faire une halte devant l’Hôtel du Roi Gradlon pour admirer les superbes poignées de portes en bronze.

Un détour à l’église de Saint-Alor (Ergué-Armel) permet de découvrir quatre vitraux. Et surtout, Pierre Toulhoat a forgé tant de bijoux, broches, médailles, bagues, boucles de ceintures pour les bagadoù mais aussi coupe-papier, plats, chenets et plaques de cheminée que l’on imagine précieusement conservés derrière les façades quimpéroises ou à découvrir dans ce livre. À s’offrir ou à offrir…

Armel Morgant avec la participation d’Yves Toulhoat. Toulhoat, l’Œuvre de métal. 176 pages couleurs. Éditions Locus Solus. 25 €.

Publié le 28/11/2018 par Florence Édouard de Massol – Côté Quimper ©

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Les multiples talents de Jeanne Malivel (Côté Quimper).

Au Musée de la faïence de Quimper : les multiples talents de Jeanne Malivel
Jeanne Malivel est considérée comme une pionnière de l’art moderne breton. Le Musée de la faïence de Quimper lui consacre sa nouvelle exposition.

Jeanne Malivel (1895-1926)

Jeanne Malivel, autoportrait au crayon sur papier. (© collection particulière.)

C’est à la demande de l’association des Amis de Jeanne Malivel que l’exposition consacrée à cette artiste et créatrice a vu le jour au Musée de la faïence de Quimper. Pour la présidente de l’association, Gwen Lecoin, Jeanne Malivel (née à Loudéac en 1895) : « C’est une artiste originale en ce qu’elle a revivifié l’art breton, et mis son talent au service d’un artisanat qui se répétait en « biniouseries » stéréotypées en le croisant avec l’influence du mouvement Art déco des années vingt ».

Membre des Seiz Breur

En effet, Jeanne Malivel a notamment fait partie, avec René-Yves et Suzanne Creston, du mouvement Ar Seiz Breur dès l’été 1923. En 1925, elle a obtenu le grand prix de la section faïence à l’exposition internationale des arts décoratifs de Paris. C’est également à Paris qu’elle s’est engagée dans le mouvement breton. Elle a rejoint le Groupe régionaliste breton en 1919. Elle est retournée en Bretagne en 1922, toujours à Loudéac où elle a trouvé une grande part de son inspiration picturale.

L’exposition du musée a le mérite de montrer la diversité de son talent. Très jeune, elle a dessiné et suivi des cours de peinture. Elle a été admise aux Beaux-arts de Paris en 1919, a partagé son atelier avec d’autres artistes et profité pleinement de cette période et des années Art déco de l’entre-deux-guerres. Bernard Jules Verlingue, commissaire de l’exposition, souligne : « Elle s’inscrit complètement dans l’idée de l’époque et les mouvements de rénovation d’une culture ancestrale devenue obsolète et rengaine ». Artiste passionnée, elle a cherché à donner de nouvelles impulsions aux artistes et artisans afin qu’ils se renouvellent, qu’ils évoluent.

Des décors modernes

Mobilier, art de la table, textile, broderie…, Jeanne Malivel a conçu, dessiné de nombreux projets dont un grand nombre n’a pas abouti. L’exposition présente ainsi une série de meubles, coffre, table, chaise, fauteuils dont elle a réalisé les plans, mais aussi des services de table, assiettes, plats dont certains sortis des faïenceries Henriot (1922). Bernard Jules Verlingue poursuit : « Elle réinterprétait les décors traditionnels, les adaptait à des formes octogonales. Une chose est certaine, c’est la modernité de ses décors, qui sont encore d’actualité aujourd’hui ».

Des coussins brodés par les élèves de l’école de Pascal Jaouen à partir des motifs de Jeanne Malivel sont également présentés ainsi que des gravures sur bois, des vitraux. Autant d’éléments qui montrent bien son engouement pour les arts décoratifs qu’elle souhaitait accessibles à toutes les bourses. Jeanne Malivel est décédée à l’âge de 31 ans, fauchée par la maladie. Elle est considérée comme étant « la mère d’une nouvelle génération de créateurs ».

Infos pratiques
Jusqu’au 29 septembre au Musée de la faïence,
14 rue Jean-Baptiste-Bousquet à Quimper.

Publié le 18/04/2018 par Sylvie Béchet – Côté Quimper ©

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