Partenariat Pains et kouign & Musée de la faïence pour la fève 2019 (Côté Quimper).

La boulangerie Pains et kouign et le Musée de la faïence de Quimper se sont associés pour créer une fève de galette des rois, s’inspirant de l’œuvre de Jim Eugène Sévellec.

Alain et Philippe Guéguen & Bernard Verlingue.
Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence de Quimper, Alain et Philippe Guéguen de Pains et kouign, présentent leur fève 2019.

La boulangerie Pains & kouign, dans le quartier de Kerfeunteun à Quimper (Finistère) a fait appel au Musée de la faïence pour créer sa fève de galette des rois 2019.

« L’année dernière, nous avions travaillé avec le Musée breton, rappelle Philippe Guéguen, à la tête – avec son frère Alain – de Pains & kouign. Nous avons cette fois sollicité Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence. Qui a eu l’idée de s’inspirer des œuvres de Jim Eugène Sévellec. »

Bernard Verlingue précise : « Sévellec (1897-1971) est l’un des artistes les plus prolifiques ayant collaboré avec les faïenceries Henriot dans l’entre-deux-guerres. Il a fait des choses très amusantes. »
Cette fève se décline en six versions qui reprennent des motifs différents créés par l’illustrateur : des personnages en costume breton qu’il avait dessinés pour décorer des assiettes. Ils sont reproduits sur un disque en porcelaine.

Les fèves ont été fabriquées en France par Les fèves de Clamecy. Elles sont percées pour être facilement transformées en pendentifs.

Six fèves reproduisant des assiettes de Jim Eugène Sévellec.
La fève de Pains et kouign s’inspire de l’œuvre de Jim Eugène Sévellec.

Invitation au musée

Pour tout achat de galette des rois, les clients bénéficieront par ailleurs d’une invitation pour deux personnes à visiter le Musée de la faïence de Quimper. Il ouvrira le 15 avril sur une nouvelle exposition.

Le bon cadeau est imprimé directement sur le sachet papier qui protège la galette.

Pains & kouign fabrique environ 2000 galettes des rois chaque année (frangipane ou pommes) au cours du mois de janvier. Dont plus de 500 dans les jours qui précèdent l’épiphanie.

Infos pratiques :
Pains & kouign, 104 avenue de la France-Libre à Quimper.
Musée de la faïence, 14, rue Jean-Baptiste Bousquet à Quimper.
Ouvert à partir du 15 avril 2019.

La collection de six fèves est disponible à la vente : 12 euros.

Publié le 27/12/2018 par Martine De Saint Jan – Côté Quimper ©

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Pierre Toulhoat, l’orfèvre du roi Gradlon (Côté Quimper).

L’auteur Armel Morgant avec l’aide d’Yves Toulhoat, fils de l’artiste, aborde une nouvelle facette du talent de Pierre Toulhoat dans un livre entièrement dédié à son « Œuvre de métal ».

Pierre Toulhoat

Locus Solus vient d’éditer un livre sur l’artiste quimpérois Pierre Toulhoat.

La maison d’édition Locus Solus vient d’éditer Toulhoat, l’Œuvre de métal, d’Armel Morgant avec l’aide d’Yves Toulhoat. Ce livre a été présenté le 22 novembre dans la Galerie d’art Philippe Théallet, rue Sainte-Catherine. L’œuvre de Toulhoat (1923-2014) est intimement liée à la Bretagne.

L’enfant du pays n’a quitté sa Cornouaille que le temps de parfaire une formation de maître verrier puis d’entrer à l’École des arts-décoratifs de Paris. Il revient à Quimper qu’il ne quitte plus. Artiste fécond, il est céramiste chez Keraluc. Il est aussi à l’aise dans le renouvellement de nouvelles formes d’objets que dans l’élaboration de décors monumentaux (Hôpital maritime de Brest, Conseil régional à Rennes, lycée Brizeux à Quimper). À Tréboul, Saint-Vio, Scrignac, Ergué-Armel et ailleurs encore, églises et chapelles vibrent de ses couleurs de peintre-verrier.

De fil en aiguille, il dessine de flamboyantes bannières et des teintures murales (Querrien, Sainte-Marine, Locronan)… Il transforme l’or et l’argent en bijoux d’abord pour Kelt puis à son nom. Il crée des objets liturgiques (patènes, crosses) sans oublier des médailles pour la Monnaie de Paris. Et un remarquable jeu d’échec en vermeil et argent. Le cuivre et le bronze lui sont familiers et deviennent statues ou bas relief, médailles, coupe-papier… À la chapelle SaintViot, résonne une de ses cloches.

De multiples œuvres à Quimper

Armel Morgant dresse un inventaire de ce travail du métal et la récolte est immense. Le livre merveilleusement illustré par plus de 400 photographies de Michel Roignat et de Bernard Galeron, entre autres, révèle l’ampleur du travail et donne envie de revoir l’héritage de cet artiste pluri disciplinaire.

À Quimper, Toulhoat laisse de nombreuses œuvres que l’on découvre au hasard d’une déambulation. Au pied des remparts face à l’Odet, il signe la plaque commémorant Per Jakez Hélias. À côté, au Musée départemental breton, on retrouve les panneaux sauvés de la destruction de la salle des pas perdus de la gare. Dans la cathédrale, on découvre les plaques dédiées aux évêques Fauvel, Guillon et Barbu. Ou encore rue de Brest, on peut faire une halte devant l’Hôtel du Roi Gradlon pour admirer les superbes poignées de portes en bronze.

Un détour à l’église de Saint-Alor (Ergué-Armel) permet de découvrir quatre vitraux. Et surtout, Pierre Toulhoat a forgé tant de bijoux, broches, médailles, bagues, boucles de ceintures pour les bagadoù mais aussi coupe-papier, plats, chenets et plaques de cheminée que l’on imagine précieusement conservés derrière les façades quimpéroises ou à découvrir dans ce livre. À s’offrir ou à offrir…

Armel Morgant avec la participation d’Yves Toulhoat. Toulhoat, l’Œuvre de métal. 176 pages couleurs. Éditions Locus Solus. 25 €.

Publié le 28/11/2018 par Florence Édouard de Massol – Côté Quimper ©

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Les multiples talents de Jeanne Malivel (Côté Quimper).

Au Musée de la faïence de Quimper : les multiples talents de Jeanne Malivel
Jeanne Malivel est considérée comme une pionnière de l’art moderne breton. Le Musée de la faïence de Quimper lui consacre sa nouvelle exposition.

Jeanne Malivel (1895-1926)

Jeanne Malivel, autoportrait au crayon sur papier. (© collection particulière.)

C’est à la demande de l’association des Amis de Jeanne Malivel que l’exposition consacrée à cette artiste et créatrice a vu le jour au Musée de la faïence de Quimper. Pour la présidente de l’association, Gwen Lecoin, Jeanne Malivel (née à Loudéac en 1895) : « C’est une artiste originale en ce qu’elle a revivifié l’art breton, et mis son talent au service d’un artisanat qui se répétait en « biniouseries » stéréotypées en le croisant avec l’influence du mouvement Art déco des années vingt ».

Membre des Seiz Breur

En effet, Jeanne Malivel a notamment fait partie, avec René-Yves et Suzanne Creston, du mouvement Ar Seiz Breur dès l’été 1923. En 1925, elle a obtenu le grand prix de la section faïence à l’exposition internationale des arts décoratifs de Paris. C’est également à Paris qu’elle s’est engagée dans le mouvement breton. Elle a rejoint le Groupe régionaliste breton en 1919. Elle est retournée en Bretagne en 1922, toujours à Loudéac où elle a trouvé une grande part de son inspiration picturale.

L’exposition du musée a le mérite de montrer la diversité de son talent. Très jeune, elle a dessiné et suivi des cours de peinture. Elle a été admise aux Beaux-arts de Paris en 1919, a partagé son atelier avec d’autres artistes et profité pleinement de cette période et des années Art déco de l’entre-deux-guerres. Bernard Jules Verlingue, commissaire de l’exposition, souligne : « Elle s’inscrit complètement dans l’idée de l’époque et les mouvements de rénovation d’une culture ancestrale devenue obsolète et rengaine ». Artiste passionnée, elle a cherché à donner de nouvelles impulsions aux artistes et artisans afin qu’ils se renouvellent, qu’ils évoluent.

Des décors modernes

Mobilier, art de la table, textile, broderie…, Jeanne Malivel a conçu, dessiné de nombreux projets dont un grand nombre n’a pas abouti. L’exposition présente ainsi une série de meubles, coffre, table, chaise, fauteuils dont elle a réalisé les plans, mais aussi des services de table, assiettes, plats dont certains sortis des faïenceries Henriot (1922). Bernard Jules Verlingue poursuit : « Elle réinterprétait les décors traditionnels, les adaptait à des formes octogonales. Une chose est certaine, c’est la modernité de ses décors, qui sont encore d’actualité aujourd’hui ».

Des coussins brodés par les élèves de l’école de Pascal Jaouen à partir des motifs de Jeanne Malivel sont également présentés ainsi que des gravures sur bois, des vitraux. Autant d’éléments qui montrent bien son engouement pour les arts décoratifs qu’elle souhaitait accessibles à toutes les bourses. Jeanne Malivel est décédée à l’âge de 31 ans, fauchée par la maladie. Elle est considérée comme étant « la mère d’une nouvelle génération de créateurs ».

Infos pratiques
Jusqu’au 29 septembre au Musée de la faïence,
14 rue Jean-Baptiste-Bousquet à Quimper.

Publié le 18/04/2018 par Sylvie Béchet – Côté Quimper ©

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Revue de presse sur le quartier de Locmaria (Mars 2018).

A Quimper, la rue de la Faïence bientôt pavée (Ouest-France).

Pour le moment, c’est une impasse tout en longueur, entre la faïencerie Henriot et l’école de broderie. Fin juin, la rue de la Faïence, à Quimper, sera entièrement pavée.

Photo Ouest-France

La rue de la Faïence sera pavée d’ici la fin du mois de juin.

Le projet

Étape par étape, le quartier historique de Locmaria à Quimper (Finistère) change de physionomie. À partir de lundi, une nouvelle séquence de travaux va s’ouvrir. Le plus marquant sera, d’ici la fin juin, le pavage de la rue de la Faïence.

Peu de Quimpérois connaissent l’endroit. Il s’agit de l’espace qui sépare la faïencerie Henriot de l’école de broderie de Pascal Jaouen. Pour le moment, le lieu n’est guère engageant. Mais cela va changer. D’un côté, Jean-François Istin ouvrira une brasserie en rez-de-chaussée (à la fin de l’année). De l’autre, Jean-Pierre Le Goff réfléchit à une nouvelle organisation de l’endroit. Entre les deux, sur sept mètres de largeur environ, la Ville va paver le sol. « Les pavés seront de couleur beige »,précise Jean-Jacques Lucas, responsable de l’urbanisme opérationnel à la Ville. Une façon de rappeler le caractère « médiéval » du quartier. L’opération pavage sera terminée fin juin.

En septembre, second chantier

Pour le moment, la rue de la Faïence est une impasse. Mais ce ne va pas durer. La déconstruction du hangar Loisirs 3 000 débutera en septembre afin de dégager un espace, baptisé esplanade Jules-Verlingue, ouvert sur la rue du Stivel.

Des places de stationnement y seront aménagées. « Ces travaux vont durer jusqu’en avril 2019 », prévient Jean-Jacques Lucas. La durée s’explique par la complexité de l’opération. Il faut déconstruire le bâtiment mais aussi assurer le confortement de la rue Haute, un axe qui voit passer une forte circulation.

Un diagnostic archéologique est également prévu. Si le planning est respecté, et il devrait l’être, on pourra donc emprunter un nouveau cheminement au coeur du quartier de Locmaria, en avril 2019

Publié le 24/03/2018 par Jean-Pierre Le Carrou – Ouest-France ©.


la circulation modifiée à Locmaria à partir du 26 mars 2018 (Côté Quimper).

Les travaux de réaménagement du quartier de Locmaria à Quimper vont se poursuivre encore plusieurs mois. Ils concernent à présent la voirie.

Photo Côté Quimper.

L’étape suivante sera la destruction de ce hangar.

La ville de Quimper a entrepris le réaménagement du quartier de Locmaria. Une première phase d’effacement des réseaux aériens vient d’être achevée rue du 19-Mars-1962. Lundi 26 mars va démarrer une autre étape. Au programme : « Le pavage de la rue de la Faïence, la réfection des trottoirs de la rue Chanoine-Moreau, de la rue du 19-Mars-1962 et de la rue Haute, au droit de l’école de broderie d’art, la mise aux normes du carrefour à feux pour les personnes malvoyantes, détaille Guillaume Menguy, adjoint au maire chargé de l’urbanisme. Il s’agit notamment d’améliorer les conditions de circulation des piétons. »

En même temps, au fil de l’avancée des travaux, le matériel d’éclairage public va aussi être remplacé. Conformément aux prescriptions de l’agence Noctabene qui a travaillé sur la mise en valeur du quartier par la lumière.

Le chantier doit être terminé fin juin. Coût global des travaux : 276 000 euros TTC.

Des voies en moins

Le chantier va entraîner des modifications des conditions de circulation dans le quartier.

À partir de lundi 26 mars, une voie de circulation sera neutralisée dans les rues Haute et du 19-Mars-1962. L’accès à la place Bérardier ne sera plus possible par la rue du Chanoine-Moreau. Il se fera par les allées de Locmaria et la rue Jean-Baptiste Bousquet.

Le stationnement est interdit au droit des chantiers.

À partir de lundi 26 mars, une voie de circulation sera neutralisée dans les rues Haute et du 19-Mars-1962. L’accès à la place Bérardier ne sera plus possible par la rue du Chanoine-Moreau. Il se fera par les allées de Locmaria et la rue Jean-Baptiste Bousquet.

Le stationnement est interdit au droit des chantiers.

Côté Quimper

Le nouveau plan de circulation (Ville de Quimper).

L’échéance suivante sera la destruction du hangar Loisirs 3 000, « probablement à partir de septembre. Le chantier va prendre du temps car il va falloir sécuriser tout le pourtour. Intervenir en milieu urbain ancien est toujours assez complexe. »

Plus tard encore sera programmé le réaménagement de la place Bérardier. « Mais ce sera difficile à financer pendant ce mandat », prévient Guillaume Menguy.

Publié le 23/03/2018 par Martine de Saint Jan – Côté Quimper ©.

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Claudine Kerbrat, l’art de la délicatesse (Côté Quimper).

Après des années à Paris, elle s’était promis de venir s’installer à Quimper. C’est chose faite et depuis cet été, la céramiste dévoile ses créations dans son nouvel atelier-boutique.

Claudine Kerbrat

Claudine Kerbrat, dans sa boutique rue des Boucheries.

En entrant dans l’atelier-boutique de Claudine Kerbrat, rue des Boucheries à Quimper, on remarque tout de suite l’imposant four à céramique. Et pour cause, c’est bien de porcelaine qu’il s’agit ici, celle bien fine que choisit précisément Claudine Kerbrat pour exprimer toute la palette de son talent.
Elle décline sur des plats, assiettes, pots, vases, carreaux, des univers subtils de la flore à la faune, en passant par les rivages marins. On remarquera une exceptionnelle table basse où toute la finesse du trait de l’artiste a su saisir sur un sable fin algues et coquillages. Unique ! Merveilleusement unique !

Dior et Vuitton

C’est cette qualité élégante que Claudine Kerbrat met au service de qui veut lui passer commande. Libre à chacun de choisir son thème, l’artiste saura l’illustrer avec la même rigueur et la même liberté que celle mise au service des plus grands éditeurs de tissus lorsqu’elle habitait Paris.
Il y a quelques années, cette diplômée des Arts appliqués Duperré œuvrait en effet à Paris. Elle se passionnait pour la création de motifs pour foulards et tissus. Jean-Louis Scherrer l’a encouragée, Dior et Léonard comptaient parmi ses clients. Pour les vitrines de Vuitton, elle a peint de délicates poupées et a collaboré avec des éditeurs italiens, mais aussi des publicistes.

Un poème de Claude Nougaro

Le tissu lui permettait toutes les fantaisies et gammes de couleurs, elle excellait à imaginer les motifs des futurs modèles de la haute couture. Parallèlement, passionnée depuis toujours par les arts de la table, elle s’est lancée dans la peinture sur porcelaine et s’est faite vite remarquer.
Son travail délicat a été exposé au jardin du Luxembourg. Parmi ses admirateurs, Claude Nougaro lui a non seulement passé commande, mais lui a dédié aussi un poème À Claudine.
En 2013, l’envie de venir à Quimper s’est concrétisée avec la perspective d’une collaboration aux faïenceries Henriot. Dans ce nouvel univers, elle a innové, créé des motifs tour à tour bretonnants ou japonisants, imaginé un service de table sur le thème de la mer où, trouvaille géniale, les motifs des assiettes se poursuivent sur la nappe : homards et algues s’étalent, s’emparent des bougeoirs, l’effet est réussi, le service marque les esprits.
Aujourd’hui, Claudine Kerbrat se lance un nouveau défi avec l’ouverture de son atelier boutique et espère dès janvier partager son savoir-faire en proposant des stages.

Infos pratiques
Atelier boutique de Claudine Kerbrat,
13 rue des Boucheries à Quimper.

Publié le 1er Décembre 2017 par Florence Edouard de Massol – Côté Quimper©

 

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