À Quimper, que se cache-t-il derrière les murs de la maison Fouillen ? (Le Télégramme).

Les Quimpérois la connaissent depuis toujours. Après avoir été un resto guinguette, la célèbre maison Fouillen était transformée en 1929 en atelier puis en faïencerie par Paul Fouillen. En 1958, elle était reprise par son fils, Maurice. Mais, depuis quelques années, elle tombait en désuétude.

La façade conservée

Neuf mois après son décès, à quoi ressemble l’intérieur de la maison jaune du long de l’Odet ? De la céramique en pagaille, des journaux d’un autre siècle… le tout sous une belle couche de poussière. Le temps s’y est arrêté.

Mais elle va bientôt reprendre vie. Deux investisseurs de la région, qui veulent rester anonymes, ont signé le compromis de vente en début d’été. Que les Quimpérois se rassurent, leur souhait n’est pas de raser la maison. Les nouveaux propriétaires veulent garder l’âme du lieu. L’intérieur, trop abîmé, va être entièrement refait mais la façade va être conservée.

D’ici 2023, le temps des travaux, un nouvel établissement devrait y prendre place. Un restaurant, un hôtel, des bureaux ou un artisan à l’étage ? Pour l’instant, rien n’est fait. Les visites des potentiels futurs exploitants sont en cours. Rendez-vous dans deux ans !

Publié le 8 septembre 2021 par Enora Heurtebize – Le Télégramme ©

Maison Fouillen à Quimper : un compromis de vente est signé (Le Télégramme).

Maison Fouillen
Le coût du projet s’élève à près d’1,5 M€ entre l’achat de la maison jaune et de la petite maison qui la jouxte, et la réhabilitation du lieu avec la conservation de la façade. Il y a en tout plus de 480 m2 de surface.

Aucun Quimpérois n’a pu manquer cette maison jaune le long de l’Odet. Une demeure qui fait partie de l’histoire de Quimper. Après avoir été une guinguette et une faïencerie, que va devenir la maison Fouillen ?

Un compromis vient d’être signé. La maison jaune du bord de l’Odet, à Locmaria, que les Quimpérois connaissent depuis toujours, devrait renaître. Elle daterait de la moitié du XIXe siècle. En 1929, cette ancienne guinguette est rachetée par un des peintres de la manufacture HB, Paul Fouillen (1899-1958). Il y crée un atelier puis sa faïencerie. Au milieu du XXe siècle, 18 salariés y sont employés. En 1958, son fils, Maurice, lui succède. Il poursuit l’œuvre de son père jusqu’en 1980. Il y reste jusqu’à son décès en décembre 2020.

Maison Fouillen
Pour conserver l’âme de la maison, les petites céramiques aux murs, comme cette sonnette, devraient être conservées.
Maison Fouillen
Maison Fouillen

Une maison figée dans le temps

N’ayant pas eu d’enfant, la maison revient à neuf héritiers. Ils récupèrent une demeure chargée d’histoire… La maison est figée dans le temps, à l’image d’une petite horloge arrêtée et de journaux qui replongent les visiteurs des dizaines d’années en arrière. Au rez-de-chaussée, une belle couche de poussière surplombe les céramiques pas terminées. À l’étage, là où vivait Maurice, le temps s’est aussi arrêté… Mais, plus que tout cela, la maison est dans un triste état. La mérule côtoie la tapisserie déchirée ou la toiture très abîmée.

Un projet à 1,50 M€

Que faire de ce bien ? La famille ne souhaite pas qu’il soit entièrement détruit. Pour ça, elle charge le cabinet Pégase de lui offrir un avenir qui permettrait de conserver l’âme du lieu. Pourquoi pas un restaurant avec des chambres d’hôtes, un cabinet médical, le siège d’une entreprise, un artisan, ou un hôtel. Un projet qui coûterait près d’1,5 M€ entre l’achat de la maison jaune et de la petite maison qui la jouxte, et la réhabilitation du lieu avec la conservation de la façade. Il y a en tout plus de 480 m2 de surface.

Maison Fouillen
La maison est restée figée dans le temps.
Maison Fouillen
Maison Fouillen

L’agence immobilière le propose à ses clients et a rapidement plusieurs offres au prix. Le compromis est signé au début de l’été. Deux personnes de la région, qui souhaitent rester anonymes, emportent le marché. Les travaux pourraient débuter début 2022 pour une livraison « brut de béton » début 2023.

Maison Fouillen
À l’image de cette horloge, le temps s’est arrêté.

Qui seront les futurs locataires ?

La nouvelle question est : que va-t-elle devenir ? La réponse est toujours en suspens. Il faut trouver des locataires pour occuper les lieux. Patrick Pochic de l’ancien Café noir de Pont-Aven pourrait être de ceux-là. « Il y a un vrai potentiel ici, s’exclame le restaurateur en faisant abstraction de tout le bazar. Je connaissais l’endroit depuis longtemps. Ça a une histoire, c’est beau, bien placé… Je m’y verrai bien en faire un semi-gastro dans un style moderne/ancien ».

Maison Fouillen
Maison Fouillen

Publié le 7 septembre 2021 – Le Télégramme ©

Venez fêter les trente ans de musée de la Faïence, ce week-end (Ouest-France).

C’est avec la sculptrice céramiste Kathy Le Vavasseur et son œuvre contemporaine que le musée de la faïence, à Quimper (Finistère), va fêter ses trente ans et trois siècles d’histoire de la faïence à Quimper.

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier, l’assistant du conservateur, devant l’œuvre commémorative des 30 ans du musée de la Faïence, à Quimper (Finistère).

Le fonds de dotation du musée de la Faïence, son équipe et les Amis du musée de la faïence convient tout le monde à célébrer les 30 ans du musée, samedi 4 et dimanche 5 septembre, avec Kathy Le Vavasseur, sculptrice-céramiste qui y présentera une rétrospective de son œuvre Stratum super Stratum, à Quimper (Finistère).

Une œuvre commémorative et participative

« L’exposition de Kathy Le Vavasseur et les ateliers Totem qu’elle dirigera seront, avec l’œuvre commémorative – un portique de 2 m sur 1,35 m, où chacun pourra accrocher une soucoupe personnalisée par un petit mot –, le fil rouge de cet anniversaire qui se déroulera pendant le Festival de la Céramique », explique Jérémy Varoquier, l’assistant du conservateur.

La rétrospective de l’œuvre de la plasticienne, née à l’embouchure du Mékong, partageant sa vie entre Paris et Locmaria, rend hommage au musée. Fascinée par la terre et l’eau, les formes simples, les drapés, ses œuvres sont veloutées, grainées, sablées. Pour un de ses Totems, Circum colonne, réalisé en matière poreuse, friable comme l’os, elle s’inspire d’une colonne vertébrale humaine, montée à l’envers. Waves, les vagues réalisées en couche mince d’argile, rappellent les quatre éléments. L’artiste fera découvrir ses œuvres ce week-end, à 11 h (sur réservation)

Les ateliers Totem, encadrés par Kathy Le Vavasseur et inspirés de son œuvre permettront à huit participant de créer leur totem « made in Quimper » à partir de biscuits et de pièces récupérées chez Fouillen, l’ancienne manufacture voisine. Sur réservation, durée de l’atelier : 1 h. Samedi et dimanche, à 14 h et 16 h.

Contact : 02 98 90 12 72 ou mfq4@musee-faience-quimper.com

Publié le 1er septembre 2021 – Ouest-France ©

Le Musée de la faïence fête son 30e anniversaire (Côté Quimper).

Côté Quimper, les 30 ans du Musée

Week-end très festif, samedi 4 et dimanche 5 septembre à Quimper, pour les 30 ans du Musée de la faïence. Au programme : une exposition, des ateliers, des rencontres et la réalisation participative d’une œuvre commémorative…

œuvre commémorative
Pour ses 30 ans, le Musée de la faïence lance la création d’une œuvre commémorative.

Le Musée de la faïence de Quimper présente en une collection unique toute l’histoire de la faïencerie des origines à nos jours. Pour cela, l’établissement s’appuie sur un fonds exceptionnel d’archives et de pièces. Il ne cesse de continuer à l’enrichir grâce à un fonds de dotation, créé il y a 10 ans.
Depuis 30 ans, le musée se renouvelle de saison en saison pour proposer des expositions à thème. Ainsi, cette année, l’exposition thématique est consacrée à la faïencerie Keraluc.

Rencontre avec Kathy Le Vavasseur

Ce week-end, les visiteurs pourront découvrir l’exposition temporaire des œuvres de Kathy Le Vavasseur. L’artiste sera présente pour une rencontre privilégiée où elle commentera ses œuvres. Rendez-vous samedi et dimanche à 11 h. « Ce sont des formes qui s’entrelacent, qui se rejoignent, qui se séparent. » Elle présente une grande variété de pièces comme l’aboutissement d’années de recherches, d’expérimentations, d’échecs aussi avant de réussir la prouesse technique de ses assemblages. Son œuvre résolument contemporaine pousse la matière jusqu’à ses possibilités les plus extrêmes. À voir absolument. Samedi et dimanche, à 14 h et 16 h, les plus créatifs pourront suivre un atelier Totem sous la houlette de Kathy Le Vavasseur (durée : 1 h. Tarif : 20 euros). « Les participants travailleront les tout derniers biscuits et pièces récupérés à la faïencerie Fouillen. Ils repartiront avec leur totem assemblé et décoré par leurs soins », explique Jérémy Varoquier, du Musée de la faïence.

Œuvre commémorative

Tout au long du week-end, les visiteurs sont invités à laisser un petit mot sur des soucoupes, elles aussi récupérées dans l’atelier Fouillen. Elles seront ensuite assemblées et accrochées pour former un grand panneau commémoratif.Il sera également possible d’acquérir l’une des 100 gravures numérotées et signées de l’artiste Olivier Lapicque. Celui-ci associe dans un graphisme épuré, le nom de toutes les faïenceries quimpéroises.
Enfin, le Musée de la faïence tiendra un stand au Festival de la céramique (lire aussi ci-dessous), place du Stivel. À noter que samedi midi, l’équipe du musée mettra en lumière une œuvre artistique en lui remettant un prix. Celle-ci sera par la suite présentée dans ses vitrines. Originalité, diversité… Ce programme devrait séduire tous les amoureux de la faïence, quel que soit leur âge ! Bon anniversaire cher musée !

renseignements : 02 98 90 12 72.
Pass sanitaire obligatoire.

Publié le 1er septembre 2021 par Florence de Massol – Côté Quimper ©


32 créateurs au 9e Festival de la céramique

Armel Hédé
Céramique d’Armel Hédé.

Trente-deux céramistes participent au 9e Festival de la céramique, samedi 4 et dimanche 5 septembre. Trente-deux céramistes, c’est autant d’univers singuliers qui s’offrent au regard des visiteurs. Ce rendez-vous est l’occasion de s’émerveiller sur les possibilités infinies de cette matière aussi naturelle qu’authentique.

Le visiteur découvrira des porcelaines, des faïences mais aussi des sculptures et instruments de musique. La modernité de la céramique, c’est aussi l’atout de la pièce unique faite main. Les artisans et artistes présenteront leur travail et savoir-faire.Une expo-concours propose à chacun de voter pour la pièce de son choix. Des ateliers-découverte permettront de s’initier au modelage. Un Café céramique, sur la place, permettra de choisir sa boisson mais surtout le contenant : des bols ou tasses faits main. Le public verra aussi les céramistes s’affronter à tour de rôle. Dextérité et savoir-faire font de ce spectacle un rendez-vous unique et convivial.

Armel Hédé est l’invité d’honneur du festival. Ses pièces d’un raffinement délicat méritent largement le détour. La forme, les cou-leurs, le motif conjuguent la subtilité et la force en une harmonie intemporelle.

Samedi 4 et dimanche 5 septembre, de 10 h à 19 h, place du Stivel. Entrée Libre.

Florence de Massol


Livre – Yvon Le Douget en dédicace

Yvon Le Douget

Au Festival de la céramique ce week-end, le Musée départemental breton accueille sur son stand Yvon Le Douget, auteur du livre Céramiste de Grand Feu. L’ouvrage retrace son parcours. On y découvre l’aboutissement d’une vie de travail, de recherches et d’échecs pour faire fusionner la terre et l’émail.

L’artiste n’a de cesse de jouer avec le feu ! Le céramiste se plie au rythme des saisons afin de choisir ses végétaux (feuilles, bois…). Chacun distille à la cuisson son lot de minéraux comme autant de prémices à des glaçures spectaculaires. Yvon Le Douget aime partager et sait raconter avec simplicité la chimie complexe qui s’orchestre dans la chaleur du four.

On lui doit enfin d’avoir retrouvé un savoir-faire millénaire né en Chine comparable à la « prouesse d’un magicien qui éternise des feuilles d’arbres dans les pots » selon le maître céramiste, Daniel de Montmollin.

L’atelier d’Yvon Le Douget se trouve 99 route de Mestrézec à Fouesnant.

La Maison Fouillen est vendue et va revivre (Ouest-France).

C’est l’un des bâtiments emblématiques de la ville : la Maison Fouillen, à Locmaria, a trouvé acquéreur. Elle sera rénovée. Et cherche un ou des exploitants.

Jérôme Serrier
Jérôme Serrier (du cabinet Pégase, groupe Foncia Breizh), devant la Maison Fouillent au bord de l’Odet, dans le quartier de Locmaria.

L’histoire

Des murs jaune clair, une balustrade qui surplombe l’Odet et un toit en tuiles. peut-être le seul de Quimper : la Maison Fouillen se remarque au premier coup d’œil, sur la place du Stivel, dans le quartier de Locmaria. Emblématique et ancienne de plus d’un siècle, elle est à tout jamais liée à l’histoire de la faïencerie de Quimper.
Si le temps a passé, l’inscription « P. Fouillen, céramiste d’art » est toujours là, certes un peu délavée, sur la façade principale. Paul Fouillen avait racheté cette bâtisse en 1929. Celui qui travaillait alors à la manufacture HB avait fondé ici son propre atelier puis sa faïencerie. Au plus fort des années 1950, une vingtaine de salariés y était employée.
Après le décès soudain de l’artiste en 1958. Maurice, le fils de Paul, avait pris la relève. Jusqu’en 1980. année où la faïencerie avait fermé ses portes pour toujours. La maison était depuis le lieu de vie de Maurice Fouillen, jusqu’à son décès en décembre 2020.

Vendue en peu de temps

N’ayant pas eu d’enfant, elle est revenue à neuf héritiers, membres de la famille. Qui ont fait le choix de la vendre. « Elle a très rapidement suscité beaucoup d’intérêt », rapporte Jérôme Serrier, spécialisé dans les transactions immobilières pour les professionnels au sein du cabinet Pégase (groupe Foncia Breizh).
Des différentes offres, « la plus sécurisante » a été retenue. Elle est portée par « deux investisseurs locaux, dont un est de Quimper, qui s’associent pour la première fois sur ce projet, commente-t-il. Ils ont eu un coup de cœur patrimonial. » Ils achètent la bâtisse aux façades jaunes et la petite maison en pierre accolée, qui fait l’angle avec la rue Jean-Baptiste-Bousquet.

Maison Fouillen

Garder les façades, refaire l’intérieur

Leur projet est simple : rénover pour louer. Le montant de l’investissement, s’il n’est pas dévoilé, est évidemment conséquent. L’idée est « de renforcer les deux façades pour les conserver à l’identique, de démonter la toiture pour la remettre en état, de tout refaire à l’intérieur et de relier la maison jaune et celle en pierre par un bardage en zinc », résume le professionnel de l’immobilier.
L’architecte des Bâtiments de France a déjà été mis dans la boucle, la mairie aussi. Les deux suivent le projet avec intérêt. La mairie, elle, ne semble pas a priori, avoir l’intention de préempter.
Reste, ensuite, à écrire un futur chapitre pour cette bâtisse et à lui redonner du lustre. « Avoir une terrasse ici est exceptionnel… », souligne Jérôme Serrier. en désignant l’espace situé juste devant la maison où les voitures ne passent plus depuis le réaménagement récent de la place du Stivel.

Resto, hôtel, bureaux…qui va louer ?

Une terrasse… comme pour un restaurant. Un autre pan de l’histoire de la maison pourrait ainsi refaire surface. Car au début des années 1900, avant de devenir une faïencerie, les lieux étaient un resto-guinguette.

Et là, tout reste possible. « Une professionnelle locale, qui exploite déjà plusieurs restaurants, a un projet pour ici elle aimerait y installer un restaurant de produits de la mer, au rez-de-chaussée. »
Une option que le duo d’acquéreurs étudie ; « mais ils préféreraient n’avoir qu’un locataire pour l’ensemble (230 m2 au rez-de-chaussée et 170 m2 à l’étage) », explique Jérôme Serrier (1).
Ils laissent donc le champ à d’autres possibles : « Un hôtel-restaurant avec quatre ou cinq chambres à l’étage ; des bureaux ; le siège social d’une entreprise ; du coworking ; un cabinet médical… », énumère, entre autres, Jérôme Serrier.
Les travaux pourraient débuter début 2022 pour une livraison « brut de béton » en 2023. C’est-à-dire que le ou les futurs locataires disposeront de la structure rénovée et qu’ils pourront aménager l’intérieur selon leurs besoins et l’activité qu’ils souhaitent y développer.

(1) Tout exploitant intéressé, quel que soit le projet, peut contacter Jérôme Serrier au 06 95 25 50 66, par mail jerome.serrier@cabinet-pegase.fr

Publié le 11 août 2021 par Rose-Marie DUGUEN – Ouest-France ©