Vente « L’âme bretonne d’hiver », le 29 novembre 2020 – Brest.

L’étude Adjug’art renoue avec une vente de faïence de Quimper en cette fin d’année. L’hôtel des ventes de Quimper collabore une nouvelle fois à cette vacation.

René-Yves Creston
René-Yves Creston (1898-1964) – Nominoë – Manufacture Henriot, Quimper vers 1930 (H : 34 cm, L : 44 cm).

Elle se tiendra le dimanche 29 novembre 2020 à 14 h 15 à Brest, exclusivement à distance. Il n’y aura pas d’exposition des œuvres, confinement oblige.

Cette vente se concentre sur l’œuvre de l’artiste Pierre Abadie-Landel (1896-1972), appartenant au mouvement « Ar Seiz Breur ».

Pierre Abadie-Landel
Pierre Abadie-Landel (1896-1972) – Assiette titrée « Er Foar » en faïence polychrome – Manufacture HB Grande Maison, vers 1930 (D : 24,5 cm).

Il s’agit de la succession d’Alain Rault (1942-2016), collectionneur passionné par cet artiste. Deux expositions ont été consacrées successivement à Pierre Abadie-Landel à Tréburden (22) à l’été 2018 et à Douarnenez en 2019. Nous avions consacré une vidéo de cette dernière présentation.

Une monographie de l’artiste s’appuyant sur cette collection a été publiée par l’éditeur Asia (lien).

On retrouvera également dans la vente, de l’art populaire, des costumes bretons et de la peinture bretonne.

Robert Micheau-Vernez
Robert Micheau-Vernez (1907-1989) – Groupe en faïence polychrome représentant un couple de Langonnet – Manufacture Henriot, vers 1950 (H : 24 cm).

Cette vente est composée de 454 lots. M. Didier Gouin assure l’expertise des céramiques quimpéroises.

Adjug’art – Maître Yves Cosquéric – Brest, en collaboration avec l’hôtel des ventes de Quimper.
Dimanche 29 novembre 2020 à 14 h 15 – Céramique (63 lots), collection Pierre Abadie-Landel (145 lots).

Vous pouvez télécharger le catalogue de la vente sur notre site internet.

Pierre Abadie-Landel
René Quillivic
René Quillivic (1879-1969) – « Les deux fumeuses », groupe en faïence émaillée blanc représentant deux Bigoudènes, numéroté 8/40 – Manufacture HB Grande Maison, vers 1920-1925 (H : 41 cm, L : 45 cm).

2020 – Adjug’art ©

L’épopée des Seiz Breur, mythe et réalité par Daniel Le Couëdic (conférence).

La conférence de M. Daniel Le Couédic, intitulée « L’épopée des Seiz Breur, mythe et réalité » est désormais disponible sur notre site internet.

Elle s’est déroulée le samedi 6 avril 2019 à Baud (56), dans le cadre de l’exposition consacrée par le carton voyageur.

René-Yves Creston - Daniel Le Couëdic.
René-Yves Creston (1898-1964) – Nominoë – manufacture Henriot – Daniel Le Couëdic.

Consultez également l’article du magazine culturel « sorties de secours », sur le mouvement des Seiz Breur.

le carton voyageur – Daniel Le Couédic ©

Exposition Jeanne Malivel – 4 419 visiteurs depuis avril (Le Télégramme).

Nominoë, gravure de Jeanne Malivel - Photographie Bernard Galéron

Les visiteurs ont jusqu’au 29 septembre pour venir découvrir les œuvres de Jeanne Malivel.

Depuis le 16 avril, et jusqu’au 29 septembre, le Musée de la faïence accueille une exposition consacrée à Jeanne Malivel, artiste peintre, illustratrice et graveuse bretonne. Bien que sa carrière fût courte, son œuvre est foisonnante et les visiteurs affluent.

En 1926, Jeanne Malivel meurt à l’âge de 31 ans. Femme de conviction, formidable touche-à-tout et fervente catholique, elle laisse derrière elle « beaucoup plus de projets que de réalisations ». Depuis le 16 avril, et jusqu’au 29 septembre, le Musée de la faïence rend hommage à cette artiste éclectique, dont la vie et l’œuvre se sont achevées prématurément.

Première exposition consacrée à la native de Loudéac, elle a déjà attiré 4 419 visiteurs. Parmi eux, de nombreux touristes étrangers, Anglais, Allemands et Italiens en tête. Le bilan est heureux et les chiffres meilleurs que l’an passé pour le musée, pour les mois de mai et juin tout du moins. « Nous avons enregistré une fréquence similaire en juillet et le temps nous le dira pour août. Mais c’est vrai que la chaleur ne fait pas nos affaires, les gens ayant plus tendance à aller à la plage qu’au musée… », explique Bernard Verlingue, conservateur.

Sur tous les fronts

Parmi les œuvres exposées, des pièces provenant de l’association Jeanne Malivel, de sa famille ou de divers collectionneurs. De la gravure sur bois au vitrail, en passant par la broderie, le mobilier et la faïence, Jeanne Malivel s’inscrit de plain-pied dans le renouveau artistique breton. Et la salle qui lui est dédiée rend pleinement compte de cette grande diversité.

Très tôt, son coup de crayon attire l’attention de ses parents qui l’invitent à suivre les cours de la peintre Louise Gicquel. Elle y prépare son entrée à l’académie Julian – la seule de Paris qui accepte les femmes – et à l’école des Beaux-Arts. La Première Guerre mondiale vient retarder ses plans et la jeune femme s’engage en tant qu’infirmière à Loudéac. Croquis de zouaves ou de militaires coiffés de bérets basques, elle fait des soldats blessés sa principale source d’inspiration.

Au sortir du conflit, l’artiste retourne à ses premières amours, la gravure sur bois. « Son père sciait les poiriers et pommiers du jardin, tandis qu’elle travaillait à l’aide de son scalpel d’infirmière », sourit le conservateur. Des projets de gravure extraits de « L’Histoire de Bretagne », dont elle est l’illustratrice, sont exposés aux côtés des peintures et broderies de celle qui, bien que parlant gallo, fut également militante pour la langue bretonne. Après un détour du côté de chez Henriot, dont elle a modernisé l’activité, la visite s’achève sur quelques pièces des Seiz Breur, confrérie d’artistes qu’elle a fondée et présidée jusqu’à sa mort.

Pratique
Exposition « Jeanne Malivel, pionnière de l’art moderne breton », visible au Musée de la faïence, jusqu’au 29 septembre. Tarifs : 5 €, réduit, 4 €.

Publié le 06 août 2018 par Léa GAUMER – Le Télegramme ©