Le Festival Céramique de Quimper se tient de week-end (Ouest-france).

Claire Briant
Claire Briant sur son stand. Céramiste installée à Bannalec, elle est également membre de l’association Quimper Céramique, organisatrice de l’événement.

Pendant deux jours, c’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir la céramique sur la charmante place du Stivel, dans le quartier emblématique des faïenceries quimpéroises. « C’est pour défendre et illustrer la vitalité de la culture de la céramique que nous avons fondé l’association Quimper Céramique qui organise le Festival, explique Jeanne Sarah Bellaiche, céramiste et membre de l’association. Authentique, naturelle et singulière, la céramique est plus moderne et tendance que jamais. La céramique, c’est avant tout des pièces pleines d’émotion et de sensibilité.» Pour la 9e édition de l’événement, 32 céramistes passionnés, issus d’univers artistiques variés, exposeront leur travail et dialogueront avec le public, tout le week-end. De nombreuses animations seront proposées : dans un espace dédié, chacun des exposants présentera une pièce d’une valeur de 100 €. Les visiteurs seront invités à voter pour leur pièce préférée. A l’issue d’un tirage au sort, le gagnant de l’exposition-concours remportera la céramique la plus plébiscitée : des ateliers feront découvrir aux petits et aux grands les secrets techniques de l’art du modelage ; dans des « battles » de tournage, les céramistes s’affronteront, à tour de rôle, sur leur tour de potier. Ambiance conviviale garantie ; concept original, un « Café Céramique » permettra aux visiteurs de déguster une boisson dans des bols ou tasses faits mains et par les exposants.

Samedi et dimanche, de 10 h à 19 h, place du Stivel. Gratuit. Retrouver la liste des exposants sur www.quimperceramique.com

Publié le 1er septembre 2021 – Ouest-France ©

René Quéré, peintre de la mer et des marins, est décédé (Ouest-France).

Il est né et vivait dans le Finistère. L’artiste peintre René Queré est décédé, à l’âge de 89 ans, dans la nuit du 16 au 17 août 2021. Il est notamment connu pour ses peintures immortalisant la mer.

René Quéré
Affiche en couleurs « Douarnenez juin 1980 – 2e mois de la mer », de René Quéré.

Le bleu et la mer sont indissociables de l’œuvre de René Queré. Né à Ploaré (commune depuis rattachée à Douarnenez) le 26 mai 1932, René Queré est décédé à l’âge de 89 ans, dans la nuit du 16 au 17 août 2021. Le peintre était aussi illustrateur et céramiste.

René Quéré - Yvain
Également céramiste, René Quéré a esquissé le portrait de son ami artiste Paul Yvain.

Il avait étudié les beaux-arts à Quimper au début des années 1950. Dans cette même ville, il avait aussi fréquenté la faïencerie Keraluc « à l’invitation de deux de ses professeurs, Jos le Corre et Pierre Toulhouat », est-il rappelé dans le catalogue de l’exposition Keraluc, une faïencerie au service des artistes. Il a notamment exposé en Bretagne, à Paris, en Belgique et en Allemagne. À Quimper, plusieurs de ses œuvres font partie des collections du musée des Beaux-Arts, du Musée départemental breton et du Musée de la faïence.

René Quéré
Une des œuvres de l’artiste peintre René Quéré, qui a immortalisé les couturières d’Armor-lux à Quimper (Finistère).

De son œuvre, ressort « le côté humain ». « C’était aussi un peintre libre, dont l’univers allait au-delà du monde maritime. Certaines de ses œuvres tendaient vers l’abstrait », salue Philippe Théallet, de la galerie éponyme à Quimper.

Une cérémonie religieuse sera célébrée samedi 21 août 2021, à 10 h 30, en l’église Saint-Joseph à Tréboul à Douarnenez.

Publié le 18 août 2021 par Rose-Marie Duguen – Ouest-France ©

La Maison Fouillen est vendue et va revivre (Ouest-France).

C’est l’un des bâtiments emblématiques de la ville : la Maison Fouillen, à Locmaria, a trouvé acquéreur. Elle sera rénovée. Et cherche un ou des exploitants.

Jérôme Serrier
Jérôme Serrier (du cabinet Pégase, groupe Foncia Breizh), devant la Maison Fouillent au bord de l’Odet, dans le quartier de Locmaria.

L’histoire

Des murs jaune clair, une balustrade qui surplombe l’Odet et un toit en tuiles. peut-être le seul de Quimper : la Maison Fouillen se remarque au premier coup d’œil, sur la place du Stivel, dans le quartier de Locmaria. Emblématique et ancienne de plus d’un siècle, elle est à tout jamais liée à l’histoire de la faïencerie de Quimper.
Si le temps a passé, l’inscription « P. Fouillen, céramiste d’art » est toujours là, certes un peu délavée, sur la façade principale. Paul Fouillen avait racheté cette bâtisse en 1929. Celui qui travaillait alors à la manufacture HB avait fondé ici son propre atelier puis sa faïencerie. Au plus fort des années 1950, une vingtaine de salariés y était employée.
Après le décès soudain de l’artiste en 1958. Maurice, le fils de Paul, avait pris la relève. Jusqu’en 1980. année où la faïencerie avait fermé ses portes pour toujours. La maison était depuis le lieu de vie de Maurice Fouillen, jusqu’à son décès en décembre 2020.

Vendue en peu de temps

N’ayant pas eu d’enfant, elle est revenue à neuf héritiers, membres de la famille. Qui ont fait le choix de la vendre. « Elle a très rapidement suscité beaucoup d’intérêt », rapporte Jérôme Serrier, spécialisé dans les transactions immobilières pour les professionnels au sein du cabinet Pégase (groupe Foncia Breizh).
Des différentes offres, « la plus sécurisante » a été retenue. Elle est portée par « deux investisseurs locaux, dont un est de Quimper, qui s’associent pour la première fois sur ce projet, commente-t-il. Ils ont eu un coup de cœur patrimonial. » Ils achètent la bâtisse aux façades jaunes et la petite maison en pierre accolée, qui fait l’angle avec la rue Jean-Baptiste-Bousquet.

Maison Fouillen

Garder les façades, refaire l’intérieur

Leur projet est simple : rénover pour louer. Le montant de l’investissement, s’il n’est pas dévoilé, est évidemment conséquent. L’idée est « de renforcer les deux façades pour les conserver à l’identique, de démonter la toiture pour la remettre en état, de tout refaire à l’intérieur et de relier la maison jaune et celle en pierre par un bardage en zinc », résume le professionnel de l’immobilier.
L’architecte des Bâtiments de France a déjà été mis dans la boucle, la mairie aussi. Les deux suivent le projet avec intérêt. La mairie, elle, ne semble pas a priori, avoir l’intention de préempter.
Reste, ensuite, à écrire un futur chapitre pour cette bâtisse et à lui redonner du lustre. « Avoir une terrasse ici est exceptionnel… », souligne Jérôme Serrier. en désignant l’espace situé juste devant la maison où les voitures ne passent plus depuis le réaménagement récent de la place du Stivel.

Resto, hôtel, bureaux…qui va louer ?

Une terrasse… comme pour un restaurant. Un autre pan de l’histoire de la maison pourrait ainsi refaire surface. Car au début des années 1900, avant de devenir une faïencerie, les lieux étaient un resto-guinguette.

Et là, tout reste possible. « Une professionnelle locale, qui exploite déjà plusieurs restaurants, a un projet pour ici elle aimerait y installer un restaurant de produits de la mer, au rez-de-chaussée. »
Une option que le duo d’acquéreurs étudie ; « mais ils préféreraient n’avoir qu’un locataire pour l’ensemble (230 m2 au rez-de-chaussée et 170 m2 à l’étage) », explique Jérôme Serrier (1).
Ils laissent donc le champ à d’autres possibles : « Un hôtel-restaurant avec quatre ou cinq chambres à l’étage ; des bureaux ; le siège social d’une entreprise ; du coworking ; un cabinet médical… », énumère, entre autres, Jérôme Serrier.
Les travaux pourraient débuter début 2022 pour une livraison « brut de béton » en 2023. C’est-à-dire que le ou les futurs locataires disposeront de la structure rénovée et qu’ils pourront aménager l’intérieur selon leurs besoins et l’activité qu’ils souhaitent y développer.

(1) Tout exploitant intéressé, quel que soit le projet, peut contacter Jérôme Serrier au 06 95 25 50 66, par mail jerome.serrier@cabinet-pegase.fr

Publié le 11 août 2021 par Rose-Marie DUGUEN – Ouest-France ©

Avec Robert Micheau-Vernez, « une explosion de couleurs » (Ouest-France).

Une centaine d’œuvres de Robert Micheau-Vernez sont exposées à l’espace culturel des Coureaux, à Larmor-Plage (Morbihan), jusqu’au dimanche 29 août 2021. Connu pour ses faïences, l’artiste breton excelle surtout en peinture, créant des toiles hautes en couleurs.

Régine Le Normand-Bernier - Mikaël Micheau-Vernez
Régine Le Normand-Bernier, adjointe chargée de la culture à la mairie de Larmor-Plage, et Mikaël Micheau-Vernez devant trois des œuvres du père de ce dernier exposées à l’espace culturel des Coureaux.

La grisaille et la pluie de ce début de mois vous ont irrité au cœur de l’été ? Alors filez vaille que vaille à Larmor-Plage, près de Lorient, pour découvrir les couleurs vives, intenses, si bien utilisées par Robert Micheau-Vernez.

Dans le cadre du Festival Interceltique, la municipalité accueille, jusqu’au dimanche 29 août 2021, une exposition rassemblant une centaine d’œuvres de l’artiste né à Brest (Finistère), en 1907.

Des peintures donc, mais aussi ses célèbres faïences ainsi que des affiches, illustrations et dessins composent cette exposition assez hétéroclite, prouvant la grande diversité de la création de Micheau-vernez.

« Mon père était l’un des grands coloristes de la seconde moitié du XXe siècle », vante Mikaël Micheau-Vernez, fils admiratif et attelé à la préservation et à la mise en valeur de l’œuvre de l’artiste, disparu en 1989 au Croisic (Loire-Atlantique).

Inspiré par les grands peintres de l’époque, Gauguin, Cézanne et Bonnard notamment, Robert Micheau-Vernez ne lésine pas sur les couleurs, de telle sorte que l’on repère la matière peinte sur la toile. « Une explosion de couleur ! », s’exclame Régine Le Normand-Bernier, adjointe chargée de la culture à la mairie de Larmor-Plage, visiblement ravie.

Faïences de Robert Micheau-Vernez
Certaines faïences de robert Micheau-Vernez sont exposées en août 2021 à l’espace culturel des Coureaux à Larmor-Plage (morbihan).

« Pas un peintre breton »

Le peintre brestois représente des planches, des voiliers, des plages bondées ou encore des bigoudènes. Plusieurs tableaux illustrent la Bretagne d’il y a plusieurs décennies et trouvent donc toute leur place dans le Festival Interceltique de Lorient.

Toutefois, Robert Micheau-Vernez ne se cantonne pas à cela. Son fils précise un peu la chose : « Mon père n’était pas un peintre breton mais plutôt un Breton qui peint. » Ainsi, certains tableaux montrent la Provence, où il vécut, ou alors Venise, où il passa, ainsi que Jérusalem.

La diversité de la création de Robert Micheau-Vernez dépasse de beaucoup le cadre de ta peinture. L’exposition montre cela en comportant certaines des faïences réalisées pour l’entreprise Henriot, à l’origine de la renommée de l’artiste en Bretagne. « Comme un bel arbre cachant la forêt », philosophe son fils, souhaitant rendre justice aux autres créations de son père comme ses dessins et illustrations.

Ainsi, l’espace culturel accueille quelques affiches réalisées par l’artiste, dont celle de la première édition de la Fête des cornemuses, qui avait eu lieu à Lorient en 1971. Un important symbole puisque cet événement devient, l’année suivante, le Festival Interceltique des cornemuses et, en 1979, le Festival Interceltique de Lorient. Cinquante ans après, cette exposition a donc le goût doux retour aux sources.

Exposition visible, ce 10 h à 13 h et de 16 h à 19 h, espace culturel des Coureaux à Larmor-Plage.

Publié le 10 août 2021 par Valentin Chomienne – Ouest-France ©

Des pièces inédites expertisées au musée de la faïence (Ouest-France).

Bernard Verlingue, expert et conservateur du musée de la faïence à Quimper (Finistère), a examiné de très nombreux objets dont un magnifique « porteur de raie et roussette », signé Mathurin Méheut, et quelques pièces rares, samedi 7 août 2021.

Jérémy Varoquier et Bernard Verlingue
Jérémy Varoquier, assistant principal et Bernard Verlingue, conservateur du musée de la faïence, examinent trois pièces HB (1942) : une jardinière en forme de char et deux vases.

Une belle effervescence régnait, samedi 7 août 2021, au musée de la faïence à Quimper (Finistère), pour la matinée d’expertise organisée par les Amis du Musée. Le conservateur et expert, Bernard Verlingue, a reçu près de 40 personnes soucieuses de faire estimer leurs trésors familiaux.

Comme à l’accoutumée, de nombreux services sortaient des cabas. « Ce sont, là, des pièces assez courantes, donc de moindre valeur », déclare Jérémy Varoquier, assistant du conservateur.

Un petit Napoléon

« Une figurine, haute de 53 cm, portant le monogramme MM (Mathurin Méheut) a été déballée. C’est un “porteur de raie et roussette” datant de 1920 que notre expert évalue entre 5 000 € et 6 000 € », ajoute-t-il.

Un peu plus tard, un couple d’octogénaires n’était pas peu fier de voir estimer un ensemble trois pièces très bien conservé de 1942 – une jardinière et deux vases – à 1 200 €.

Entre plusieurs jolies pièces de forme, à noter un petit Napoléon de 20 cm de hauteur qu’aucun des spécialistes présents n’avait jamais vu, et une ramasseuse de fraises de Plougastel, signée Yvonne Jean-Haffen, homologue féminin de Mathurin Méheut et accessoirement son élève.

Publié le 9 août 2021 – Ouest-France ©