Paul Fouillen s’était installé dans l’ancienne guinguette de Locmaria pendant l’entre-deux-guerres. Aujourd’hui, la faïencerie Fouillen est réhabilitée par le cabinet L-A Architecture. Lucien Lample-Lauden nous présente les travaux de gros œuvre au sein du bâtiment de la place du Stivel.
Groupe de trois dindons, Yvonne Jean-Haffen, Henriot Quimper
Dans le prolongement des trente ans de l’association des Amis du musée, nous avons confié le choix des pièces de notre prochaine exposition aux collectionneurs et amateurs de faïence de Quimper. Nous leur avons demandé de nous confier ce qu’ils considèrent comme leur plus belle pièce, leur fierté ! La ou les pièces qu’il a fallu chercher, patienter, batailler jusqu’à ce qu’elles viennent garnir l’étagère promise ou le coup de cœur fulgurant pour un artiste ou l’une de ses productions, en un mot, leur graal ! Plus simplement, nos collectionneurs voient surtout en cette exposition une très belle occasion de faire partager leur intérêt, leur passion pour le Quimper avec notre public, sensible aux arts du feu.
Assiette d’Alfred Beau (?), HB Quimper
Les trésors que nous accueilleront prendront la forme de céramiques, d’une série de pièces, d’une planche d’artiste ou d’atelier, etc. Une seule condition : il faut un lien avéré avec les faïenceries HB, Porquier, Henriot, Fouillen, Keraluc ou FAB. Ainsi, nous exposerons une série exceptionnelle d’objets qui brillent par leur rareté, par leur esthétisme mais aussi par la petite histoire que chaque propriétaire va nous raconter.
À travers cet ensemble de pépites, bien souvent inédites, nous vous promettons une plongée passionnante dans l’histoire de la faïence de Quimper, avec ces styles, ces modes et ces artistes qui ont contribué à sa réputation. Une exposition qui va, encore une fois, montrer la diversité et la richesse de la faïence de Quimper.
Exposition temporaire et horaires de pleine saison du lundi 8 avril au samedi 28 septembre 2024, (ouverture du lundi au samedi, 10h-18h, fermeture dimanches et jours fériés)
Réception des groupes toute l’année. Artiste contemporain exposé tout le mois de septembre. Tarifs groupes : adultes 4€, ados (18-25) 3,4€, enfants (7-17) 2,5 € Visite guidée : +50€ par tranche de 20 pax (25 max)
Dans le cadre de l’exposition « Pevarzek » au château de Tronjoly à Gourin, la jeune association organise des conférences. L’Agence Bretagne Presse a eu la bonne idée de capter la conférence de samedi dernier, de notre ami Olivier Levasseur.
« Breton et moderne Ar Seiz Breur et la rénovation des arts du quotidien«
Pour rappel, M. Olivier Levasseur a participé à deux catalogues publiés par notre association, sur René-Yves Creston en 2013 (lien) et sur Jeanne Malivel en 2018 (lien).
L’exposition du groupe « Pevarzek » se tient jusqu’au 17 décembre 2023 (du vendredi au dimanche de 10h à 18h). De nombreux conférenciers reviennent sur l’histoire des Seiz Breur (Daniel Le Couédic, Pascal Aumasson, …).
L’étude Adjug’art (Me Tiphaine Le GRIGNOU et Me Yves COSQUERIC) présente une nouvelle édition de leur vente « l’âme bretonne » d’hiver.
Elle se tiendra à l’hôtel des ventes de Quimper, le dimanche 10 décembre 2023.
En matinée, il sera proposé une vacation autour des arts populaires, des livres et des costumes. L’après-midi sera consacré aux céramiques de Quimper, aux arts plastiques et aux mobiliers.
Ensemble de pièces de la manufacture PORQUIER-BEAU.
On remarquera un très bel ensemble de faïences anciennes de la manufacture Porquier-Beau, ainsi que des pièces d’artistes des faïenceries HB et Henriot.
Lot n°330 – ALLIER Georges (1912-1994) ou LUCAS Victor (1897-1958) – Groupe titré « La danse des bergers de Poullaouen », marque P. au dos – Manufacture KERALUC, vers 1950. Haut. 24 cm.
La manufacture de Victor Lucas (Keraluc) est représentée par ses artistes (G. Allier, A. Horellou, J. Le Corre, A. & V. Lucas, G. Oriot, R. Quéré, P. Yvain, P. Toulhoat, …).
De nombreuses pièces de cette vente proviennent de la collection Pichavant – Le Berre.
Lot n°344 QUÉRÉ René (1932-2021) – « pont de Recouvrance », titré au dos « Le pont de la Penfeld,
BREST ». Manufacture KERALUC, vers 1950. Dim. 14 x 18 cm.
Adjug’art – Maître Tiphaine Le Grignou & Maître Yves Cosquéric Hôtel des ventes de Quimper -105 avenue de Kerrien – 29 000 Quimper Dimanche 10 décembre 2023 à 14 h Faïence de Quimper (plus de 230 lots) – expert : Didier Gouin.
En attendant peut-être une grande rétrospective officielle de ce mouvement artistique d’avant-garde breton, le fils de René-Yves Creston a décidé de célébrer le centenaire de la création des Seiz Breur. Il organise une exposition confidentielle, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), samedi 2 et dimanche 3 décembre 2023. Parmi la vingtaine d’œuvres exposées, certaines n’ont jamais été montrées.
Padraig Creston, le fils du cofondateur du mouvement Ar Seiz Breur, exposera aux Carreaux du Valais, atelier de céramique de Gwenaëlle Messager, une vingtaine d’œuvres de René-Yves Creston.
Il a toujours eu des scrupules, en tant qu’héritier, à mettre en avant l’œuvre de son père, René-Yves Creston (1898-1964). Mais à l’aune du centenaire du mouvement Ar Seiz Breur (sept frères en français) et en l’absence d’une réelle rétrospective consacrée à cet art breton d’avant-garde, Padraig Creston a choisi de saluer « très modestement cet anniversaire ».
Aujourd’hui encore, à l’image de cette assiette signée René-Yves Creston, les œuvres de Seiz Breur sont d’une grande modernité.
Peintre lui-même, il a exhumé des archives familiales une vingtaine d’œuvres, « pas toutes en bon état, admet-il, mais des choses qui, au niveau graphique, ont une patate incroyable ».
Des originaux et des inédits créés « au plus près de 1923 » par son touche-à-tout de père, illustrateur, peintre, graveur, sculpteur, ethnologue, conservateur du musée de Saint-Brieuc… Mais aussi des productions postérieures correspondant à sa période de création la plus faste, entre 1930 et 1935, et des feuilles d’études et faïences de Jeanne Malivel, cofondatrice des Seiz Breur avec Suzanne Creston.
Renouveler l’art breton et lutter contre les biniouseries
La philosophie de ce mouvement repose sur la volonté de renouveler l’art breton et de lutter contre les « biniouseries », en faisant un pont entre les artistes et les artisans. Les Seiz Breur obtiennent la reconnaissance de leurs pairs à l’exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, à Paris, où ils reçoivent la médaille d’or pour leur aménagement intérieur d’une maison individuelle de Haute-Bretagne.
Ar Seiz Breur est un « groupe fraternel d’artistes et artisans » comme on peut lire sur cette affiche.
Mais le mouvement ne résiste pas à la Seconde Guerre mondiale et s’éteint en 1947. Car si le groupe ne prend pas officiellement position sous l’Occupation, « certains se sont égarés à titre individuel, confiait Pascal Aumasson à Ouest-France à la sortie de son livre Seiz Breur, pour un art moderne en Bretagne, au mois de mars. René-Yves Creston ne fut pas de ceux-là. […] À la fin de la guerre, il y a eu un amalgame qui a conduit à un grand oubli des Seiz Breur jusqu’aux années 2000. »
« Mon père était un touche-à-tout »
Aujourd’hui, le mouvement inspire une nouvelle génération d’artistes et d’artisans. Un collectif, baptisé Pevarzek (quatorze) expose jusqu’au 17 décembre 2023, à Gourin (Morbihan). Leur travail se veut éloigné de certaines représentations bretonnes actuelles fabriquées en Chine.
Des créations fustigées par Padraig Creston : « Le propos des Seiz Breur était l’antithèse de Bécassine ! » Attaché à l’esprit originel du mouvement, lui-même a refusé que des œuvres de son père apparaissent sur des tablettes de chocolat ou des t-shirts.
Une dédicace le 9 décembre 2023
L’exposition sera visible uniquement sur invitation, aux Carreaux du Valais, dans l’atelier de la céramiste Gwenaëlle Messager, à Cesson. Cependant, samedi 9 décembre 2023, Saphyr Creston, petite-fille de René-Yves Creston, dédicacera à Saint-Brieuc et Saint-Quay-Portrieux la biographie qu’elle vient de consacrer à son grand-père.
Dans René-Yves Creston, artiste Seiz Breur et ethnologue, traduction de sa thèse en histoire de l’art, parue aux éditions Ouest-France au mois d’octobre, l’autrice se penche sur la vie et le prolifique travail de l’artiste breton. À la fin de sa vie, René-Yves Creston s’était mis à la photo et au cinéma. Rien n’a encore été numérisé. On n’a pas fini de découvrir cet homme aux talents multiples…
Samedi 9 décembre 2023, de 10 h à 13 h, à la Nouvelle Librairie, à Saint-Brieuc, et à la librairie Le Fanal, à Saint-Quay-Portrieux, l’après-midi.