L’assemblée générale et les journées européennes du patrimoine 2020.

C’est dans le cadre du week-end des journées européennes du patrimoine que l’association des Amis du Musée et de la faïence de Quimper a organisé son assemblée générale ordinaire 2020.

Assemblée générale 2020
Les membres du bureau du conseil d’administration lors de l’assemblée générale du 19 septembre 2020 (de gauche à droite, Daniel Georges, Patrick Monéger, Jean-Paul Alayse et Jacques Duvet).

Nous avions annulé notre réunion annuelle du mois d’avril, suite à la crise sanitaire. Nos adhérents recevront dans les prochains jours le compte-rendu de cette AG.

Accueil du Musée
L’accueil des visiteurs dans le hall du Musée.

Le Musée proposait pour cette 37ème édition des journées européennes, des visites guidées de l’exposition thématique sur la faïencerie Keraluc.

Jérémy Varoquier
Les visites guidées assurées par Jérémy Varoquier (assistant principal au Musée de la faïence de Quimper).

L’association et le Musée présentaient une petite exposition sur les festivités de l’année 1990 à Quimper. Des panneaux permettaient de retracer l’aventure de l’association « faïences de Quimper » 1690-1990 de sa création en 1988 à sa dissolution en 1995.

Panneaux des JEP 2020
Les panneaux retraçant l’histoire de l’association « faïences de Quimper » et le tricentenaire de 1990.

Quelques pièces commémoratives des faïenceries HB-Henriot étaient exposées dans le hall du Musée.

Faïences commémoratives de 1990
Vitrine présentant les faïences commémoratives de la manufacture HB-Henriot et les rééditions des pièces d’Olivier Gagnère.

Nous avons accueilli 492 visiteurs durant ces journées.

Vous pouvez revivre ce week-end en visionnant notre diaporama :

L’association tient à remercier les membres présents durant ce week-end du 19 & 20 septembre 2020.

Association des Amis du Musée & de la faïence de Quimper ©

Gazette des Amis du Musée & de la Faïence n°47 2ème semestre 2020

Gazette des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper n°47 (2ème semestre 2020).

Brochure de 16 pages (couleur, paginé) – ISSN 2260-2844

Sommaire :

Dossier spécial – L’association « faïences de Quimper » et le tricentenaire de 1990.

  • ÉditorialLe conseil d’administration (p 1).
  • L’association « faïences de Quimper » et le tricentenaire de 1990 Guenhaël Le MOING (p 2 à 8).
  • Le timbre « faïences de Quimper » Croix-Rouge (p 9).
  • La création contemporaine à la faïencerie HB-Henriot au début des années 90Guenhaël Le MOING (p 10 à 12).
  • Entretien avec M. André CARIOU – (p 13 à 15).
  • Entretien avec Mme Marjatta TABURET – (p 16).

Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter.

Une semaine en vidéo, du 21 au 25 avril 2020 – Faïence.

Semaine faïencerie en vidéo, du 21 au 25 avril 2020.

Nous entamons déjà notre 5ème semaine en vidéo dédiée à la céramique de Quimper.


#1 – Visite guidée de la faïencerie.

Aujourd’hui, nous vous invitons à une petite visite de la faïencerie.

France 5 ©


#2 – Le Musée de la Faïence de Quimper (20 ans).

En 2011, le Musée de la Faïence de quimper fêtait ses 20 ans, mais également il réouvrait au public après 4 ans de fermeture. Bernard Verlingue présente les collections du Musée.

2011 – Tébéo ©


#3 – Le bol breton toute une saga.

Vous avez toujours voulu découvrir la fabrication du célèbre bol à oreilles. Ce reportage présente toutes les étapes de sa conception.

France 3 Bretagne ©


#4 – Bernard Verlingue.

En 2016, le Musée de la Faïence de Quimper célébrait ses 25 ans d’existence. Son conservateur, Bernard Verlingue était invité pour cette occasion à l’émission « l’instant ».

2016 – Tébéo ©


#5 – Le grenier de la faïencerie HB-Henriot.

En 2008, un reportage présentait le grenier de la faïencerie HB-Henriot. On y découvre les plâtres ayant servi à la confection de pièces bien connues des amateurs de céramiques quimpéroises.

2008 – TF1 ©


Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

Une semaine en vidéo, du 24 au 27 mars 2020 – Exposition.

Semaine exposition en vidéo, du 24 au 27 mars 2020.

Nous débutons une semaine retraçant avec des vidéos quelques expositions passées. Elles permettent de se rendre compte de la diversité des créateurs ayant collaboré avec les faïenceries quimpéroises.


#1 – PORQUIER BEAU

Marc-Antoine RUZETTE présenta sa collection de faïences PORQUIER-BEAU en 2015 au Musée de Locronan. Environ 250 pièces étaient exposées à cette occasion.

2015 – Tébéo ©


#2 – Mathurin MÉHEUT

Le Musée de la Marine à Paris consacra une rétrospective en 2013 à l’artiste Mathurin MÉHEUT. Son travail avec la manufacture Henriot était bien évidemment exposé.

2013 – France 3 ©


#3 – Robert MICHEAU-VERNEZ

Nous vous proposons aujourd’hui un reportage sur l’exposition consacrée à Robert MICHEAU-VERNEZ. La galerie de la manufacture Henriot présenta une exposition en 2013-2014 à Quimper. Elle était intitulée « De la faïence à la peinture… L’art de la couleur ».

2014 – France 3 ©


#4 – Olivier GAGNÈRE

Le designer Olivier GAGNÈRE créa en 1990 pour la manufacture HB-Henriot, six modèles (vase, urne, soliflore). Vingt-cinq ans plus tard, il décide de réinterpréter ses créations avec des coloris différents. Il est représenté par la galerie Maeght à Paris.


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« Le quartier de Locmaria se rapproche de Quimper » (Ouest-France).

Les Gallo-Romains s’y plaisaient. La faïencerie y a été prospère. Un temps délaissé, Locmaria, à Quimper, n’en finit pas de surprendre. Au hasard des rencontres, histoire(s), shopping et vie de quartier.

Photo Ouest-France.

Locmaria vu du Cap Horn. Un autre Quimper…

« Je suis un vieux Locmarien ! » Bernard Verlingue, conservateur du musée de la faïence, à Quimper, jubile en utilisant ce néologisme. Il résume bien sa relation avec le quartier de Locmaria qu’il fréquente depuis son enfance. Il a vu les évolutions marquantes de ce coin de Quimper. « J’habite sur l’autre rive. Depuis 1954, j’ai emprunté la passerelle quasiment tous les jours. » Bernard Verlingue avait quatre ans quand la passerelle est jetée entre les deux rives de l’Odet. « Avant, il y avait un passeur, Théodore. Grâce à sa barque, les ouvrières et ouvriers des faïenceries, côté bigouden, rejoignaient l’usine. » À l’époque, Locmaria était un quartier ouvrier. Deux faïenceries (Henriot et HB) y étaient implantées, dominées par de hautes tours crachant les fumées des fours où cuisaient bols et assiettes. « Il y avait un nombre considérable de bistrots où venaient boire les ouvriers. Comme le Triton, une sorte de bouge. »

« Les Quimpérois découvraient Locmaria »

Pour le jeune garçon, le quartier était un lieu de promenade. « J’y venais régulièrement avec ma mère. Locmaria, ce n’était plus tout à fait Quimper. » Souvenir d’enfance : « un faux aquarium avec des poissons en faïence, chez Fouillen père ». La faïence de Quimper et Locmaria sont indissociables. Tout particulièrement dans la vie de Bernard Verlingue. Jules, son grand-père, a acheté la faïencerie HB en 1914. Jean-Yves, son père, a pris la tête de la faïencerie en 1956. Lui-même a été directeur technique de l’entreprise devenue HB Henriot après la fusion des deux entreprises.
Le destin des faïenceries semble se confondre avec celui du quartier. « Quel bouleversement quand le bâtiment de la faïencerie Henriot a été rasé ! » Les Quimpérois ont toujours eu une relation complexe avec cet artisanat industriel. Locmaria a été souvent perçu comme un ailleurs. « J’ai eu l’impression que les Quimpérois découvraient les faïenceries et Locmaria lors des ventes de soutien organisées en 1983, quand l’entreprise a subi une liquidation judiciaire. »

« Le Cap Horn quatre fois par jour ! »

Bernard Verlingue a ressenti les bouleversements vécus par Locmaria. Jusqu’à la création du port du Corniguel, le quartier était la façade maritime de la ville. « C’était le port de Quimper. Avant la construction du pont de Poulguinan, les sabliers venaient décharger ici, sur une rive ou l’autre. » Les cartes postales d’époque ravivent les souvenirs. Est-ce par fidélité pour ce passé que Bernard Verlingue se coiffe d’une casquette de marin aux mauvais jours ? Jean-Yves Cozan (1) l’interpellait volontiers. « La Faïence, pourquoi tu portes la même casquette que moi ? Je lui répondais que je passais le Cap Horn quatre fois par jour ! » Le Cap-Horn, le nom du quartier faisant face à Locmaria.

« Un plan pour le quartier »

Aujourd’hui, la vocation touristique de Locmaria s’affirme : un hôtel de standing, des restaurants, des terrasses supplémentaires, bientôt une brasserie. « N’oublions pas qu’à une époque, la faïencerie attirait entre 40 000 et 50 000 visiteurs par an ! » pointe Bernard Verlingue. « Les cars n’arrêtaient pas de déverser les touristes. » Aujourd’hui, la faïencerie et le musée de la faïence attirent moins de monde. Mais les billets couplés (faïencerie et musée) ont du succès. Et la faïencerie est toujours là. « Compte tenu des difficultés économiques de l’entreprise, les vastes bâtiments si bien situés auraient pu intéresser des promoteurs immobiliers. On a évité qu’ils soient transformés en appartements ou en parking ! » Des repreneurs successifs assureront la continuité de l’activité. Jean-Pierre Le Goff, actuel propriétaire, a réalisé des travaux importants afin de sauvegarder ce patrimoine. Aujourd’hui, Bernard Verlingue semble rassuré. « Cette municipalité a un plan pour le quartier. Tout ne va pas aussi vite que je le voudrais. Mais Locmaria se rapproche de Quimper. »

(1) Figure politique finistérienne (1939-2015) résidant à Quimper.

Publié le 13/08/2018 par Jean-Pierre Le CARROU – Ouest-France ©