Vente « Tradition bretonne » – Dupont & associés Saint-Martin-des-Champs (29) – le 20 juillet 2020.

René Quillivic.
René Quillivic (1879-1969) Buste de Bigoudène en faïence blanche – HB Quimper – H : 35 cm.

La première partie de la vente « tradition bretonne » se tiendra le lundi 20 juillet 2020 à Saint-Martin-des-Champs (29).

Cette vente est entièrement consacrée aux céramiques quimpéroises.

Porquier Beau.
Manufacture Porquier Beau – Assiette décorée d’un couple de bretons, « les mariés de kerlouan » – Diam. : 23,5 cm.

Vente « Tradition bretonne » 1ère partie – Dupont & associés – le 20 juillet 2020.
Dupont commissaires-priseurs associés – Saint-Martin-des-Champs (29).
Lundi 20 juillet 2019 à 14 h 15 – Faïence de Quimper (283 lots) – M. Bernard Verlingue (Expert en Faïence de Quimper).

Catalogue de la vente

Annie Mouroux
Annie Mouroux (1887-1978) Saint Corentin – Faïence polychrome signé Henriot Quimper – H : 39,5 cm.

Dupont & associés – Saint-Martin-des-Champs (29) ©

Compte-rendu des activités de l’association du mois de septembre 2019.

Le mois de septembre a été très actif pour les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper. Nous avons participé coup sur coup au 7ème festival de la céramique de Quimper, et aux journées européennes du patrimoine.

Le premier événement se tenait sur la place du Stivel à Quimper, le 14 et 15 septembre 2019. L’association avait monté un stand pour proposer à la vente nos publications. Cette première participation a été l’occasion de toucher un nouveau public. Les retours sont très positifs.

Le Musée décernait son premier prix à Mathieu Casseau, céramiste à Douarnenez.

Mathieu Casseau
Mathieu Casseau, vase recouvert de terre sigillée.

Le jury était constitué de notre président Jean-Paul Alayse, de Jean-Yves Verlingue (fondateur du Musée), de Philippe Bernelle (organisateur du festival), de Judy Datesman (membre de notre association), et de la céramiste brestoise Elsa Alayse.

Festival de la céramique de Quimper - 1er prix à Mathieu Casseau.
Le lauréat de ce premier prix du Musée de la Faïence, Mathieu Casseau est entouré par le jury.

Le Musée de la Faïence a fait l’acquisition d’une pièce qui est désormais visible dans la vitrine consacrée aux œuvres du 21ème siècle.

Vitrine "Une œuvre en Faïence".
Vitrine des œuvres contemporaines. On retrouve les pièces éditées par la Faïencerie d’Art Breton (FAB), dans le cadre du concours « Une œuvre en Faïence ». 2003 – Jean Lemonnier (Les macareux), 2004 – Olivier Lapicque (Nostalgie), 2005 – Loïc Hervé (Le marin), 2006 – Daphné Pauwels (Métamorphose), et 2007 – Wang Zhen Da (Yangxiaohu, tête rouge).

Les journées européennes du patrimoine sont devenues un rendez-vous incontournable pour les quimpérois. A cette occasion, les bénévoles de l’association étaient mobilisés pour renseigner les visiteurs, et faire la promotion de nos publications.

Stand de l'association pour les journées européennes du patrimoine 2019.
Les bénévoles de l’association et les membres du Musée.

Le bilan de ce week-end est très positif. Le Musée a comptabilisé 1200 visiteurs sur les deux jours (le 21 et 22 septembre), soit une progression de plus de 60 % vis à vis de l’année dernière.

Les journées européennes du patrimoine 2019.
Le public des journées européennes du patrimoine.

Les visites guidées de l’exposition étaient assurées par M. Jérémy Varoquier (assistant du conservateur du Musée). L’exposition thématique « Quand les brodeurs inspiraient les faïenciers » a connu un très grand succès auprès des visiteurs. Il est à mentionner que le Musée a accueilli plus de 10 000 personnes cette année, un record depuis la réouverture en 2011.

Jérémy Varoquier
Les visites guidées de l’exposition.

L’association tient à remercier chaleureusement nos membres qui se sont rendus disponibles pour ces deux événements. Nous vous donnons rendez-vous au salon des antiquités de Quimper sur notre stand, du samedi 9 au lundi 11 novembre 2019, au parc des expositions de Penvillers.

Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

Mathieu Casseau rafle le prix du jury (Le Télégramme).

Mathieu Casseau
Mathieu Casseau, installé à Douarnenez depuis 2002, a remporté le prix du Fonds de dotation du Musée de la faïence, ce samedi. L’une de ses œuvres sera achetée pour le musée.

La septième édition du Festival Céramique a pris ses quartiers, ce samedi matin, place du Stivel, dans le quartier de Locmaria. Vingt-huit artistes exposent et, pour la première fois, l’un d’entre eux verra l’une de ses pièces intégrer le fonds du Musée de la faïence. Il s’agit de Mathieu Casseau, qui a remporté le prix du jury.

« Je vais prendre cette petite boîte aussi, lance cette cliente, trois petits bols réservés sur le côté, en prenant l’objet dans les mains. Je la mettrai dans ma chambre ou je pourrai l’offrir. Elle est vraiment mignonne, tu ne trouves pas ? ». Son amie, un bol et un petit vase orangés devant elle, acquiesce énergiquement. Mathieu Casseau s’exécute, emballant délicatement ses créations dans du papier bulle.

Elles partent comme des petits pains, les céramiques qu’il fait cuire dans un four à bois. « Non, j’en ai encore d’autres », répond l’artiste installé à Douarnenez depuis 2010, à un visiteur lui demandant si tout était là. Mais il faut se dépêcher…

Une œuvre de Mathieu Casseau au musée

C’est que Mathieu Casseau a reçu, en ce samedi midi, le prix du jury du festival, composé de Jean-Paul Alayse, le président des Amis du musée, de sa fille céramiste Elsa, du faïencier Jean-Yves Verlingue, de l’auteure Judy Datesman et de l’organisateur Philippe Bernelle. « Un nom revenait à chaque fois dans les premières positions, celui de Mathieu Casseau », sourit Jérémy Varoquier, assistant du conservateur du Musée de la faïence. Ce qu’il gagne ? L’achat, par le Fonds de dotation du musée, d’une de ses pièces pour une valeur maximum de 500 €. « On se demande quelle pièce intégrera le musée », ajoute Jérémy Varoquier, en jetant un œil sur le stand du Douarneniste.

Ce qui a plu ? Sans doute les stries et les couleurs chaudes. « Les stries viennent de la tension entre la couche de revêtement argile et la terre de tournage et sont dans le sens du tournage », explique l’homme âgé de 42 ans, qui s’est essayé à la cuisson de la terre, pour la première fois, à 18 ans. « Je voulais transformer la matière par le feu, créer des objets », sourit-il. Il en a fait son métier en 2002.

Huit cycles de cuisson par an

Quant aux couleurs, ocre, rouge, orangé voire gris, « ce sont des variations de couleurs en fonction de la chaleur ». Un cycle de cuisson lui demande un mois de travail. « Entre la montée en température, l’enfournage, la baisse puis la remontée de la température puis l’enfumage, j’ai besoin de quatre jours. Le reste représente le temps de création ». Il réalise environ huit cycles par an. « Je prends votre carte, intervient une cliente. Vous avez un atelier ? Est-ce possible de venir vous voir ? ». Réponse affirmative, la cliente repart. Sinon, il suffit de revenir ce dimanche. « Je garde toujours des belles pièces pour Quimper ! », sourit Mathieu Casseau.

Pratique :
Septième édition du Festival Céramique, ce samedi jusqu’à 19 h et dimanche 15 septembre, de 10 h à 19 h, place du Stivel. À noter que pour tout achat sur les stands, le Musée de la faïence offre une entrée pour deux personnes.

Publié le 14 septembre 2019 par Hélène Caroff – Le Télégramme ©

Quand les brodeurs inspiraient les faïenciers (Ouest-France).

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier, assistant du conservateur du Musée de la faïence, devant un haut de costume de femme du Pays bigouden et des assiettes décorées de motifs bigoudens.

L’exposition temporaire du Musée de la faïence est à voir absolument avant le 28 septembre 2019, date de fermeture de l’établissement pour la saison.

« L’heure de la clôture de l’exposition temporaire « Quand les brodeurs inspiraient les faïenciers » approche à grands pas. Elle ne sera plus visible après le 28 septembre, annonce Jérémy Varoquier, assistant du conservateur du Musée de la faïence Bernard Verlingue. Nous avons décidé de prolonger les visites guidées du samedi après-midi à 15 h 30 jusqu’au dernier week-end d’exposition. »

Cette année, le Musée de la faïence a consacré son exposition temporaire aux liens entre la broderie et le décor des faïences. De somptueuses vitrines mettent en parallèle costumes bretons et pièces de faïence réalisées entre 1920 et 1980, date du départ en retraite de Malou Calvez, dernier peintre de la manufacture.

Des motifs de palmettes et fougères

Les premiers éléments du décor broderie apparaissent dans les cahiers d’atelier de Jules Verlingue, fondateur de la faïencerie, au début des années 1920, avec l’arrivée à la manufacture de Charles Trautmann, décorateur à la Faïencerie de la Madeleine à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Il formera de nombreux peintres à la technique originale du décor broderie, décor phare de la maison HB.

Le relief créé imite parfaitement les broderies du costume traditionnel breton dont les plastrons, manches, coiffes sont décorés d’une multitude de motifs : palmettes, fougères, chaînes de vie, dents-de-scies ou décors perlés… Les vêtements exposés proviennent de collections privées : celle de l’école de broderie d’art de Pascal Jaouen et celle d’Alain Le Berre, antiquaire et collectionneur.

« Cette semaine, à l’occasion du Festival de la Céramique, les 14 et 15 septembre, le musée aura son stand, place du Styvel. Et il sera ouvert exceptionnellement dimanche de 10 h à 18 h. Dans le cadre de notre partenariat avec le festival, pour tout achat sur les stands, une entrée pour deux personnes au musée sera remise », indique Jérémy Varoquier.

Samedi, à 12 h 30, le prix du Fonds de dotation du musée sera remis à un des artistes exposant au Festival de la Céramique.

Le jury est composé de cinq personnes : Jean-Paul Alayse, président des Amis du musée ; Elsa Alayse, céramiste ; Jean-Yves Verlingue, fondateur du musée ; Judy Datesman, spécialiste de « Quimper » ; Philippe Bernelle, membre du comité organisateur du festival.
Les 21 et 22 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, le musée sera gratuit les samedi et dimanche.

Jusqu’au 28 septembre, exposition « Quand les brodeurs inspiraient les faïenciers », 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Visites commentées de l’exposition à 11 h, 15 h et 16 h, le samedi, et 15 h, le dimanche. Tél. 02 98 90 12 72.

Publié le 13 septembre 2019 – Ouest-France ©

« Le quartier de Locmaria se rapproche de Quimper » (Ouest-France).

Les Gallo-Romains s’y plaisaient. La faïencerie y a été prospère. Un temps délaissé, Locmaria, à Quimper, n’en finit pas de surprendre. Au hasard des rencontres, histoire(s), shopping et vie de quartier.

Photo Ouest-France.

Locmaria vu du Cap Horn. Un autre Quimper…

« Je suis un vieux Locmarien ! » Bernard Verlingue, conservateur du musée de la faïence, à Quimper, jubile en utilisant ce néologisme. Il résume bien sa relation avec le quartier de Locmaria qu’il fréquente depuis son enfance. Il a vu les évolutions marquantes de ce coin de Quimper. « J’habite sur l’autre rive. Depuis 1954, j’ai emprunté la passerelle quasiment tous les jours. » Bernard Verlingue avait quatre ans quand la passerelle est jetée entre les deux rives de l’Odet. « Avant, il y avait un passeur, Théodore. Grâce à sa barque, les ouvrières et ouvriers des faïenceries, côté bigouden, rejoignaient l’usine. » À l’époque, Locmaria était un quartier ouvrier. Deux faïenceries (Henriot et HB) y étaient implantées, dominées par de hautes tours crachant les fumées des fours où cuisaient bols et assiettes. « Il y avait un nombre considérable de bistrots où venaient boire les ouvriers. Comme le Triton, une sorte de bouge. »

« Les Quimpérois découvraient Locmaria »

Pour le jeune garçon, le quartier était un lieu de promenade. « J’y venais régulièrement avec ma mère. Locmaria, ce n’était plus tout à fait Quimper. » Souvenir d’enfance : « un faux aquarium avec des poissons en faïence, chez Fouillen père ». La faïence de Quimper et Locmaria sont indissociables. Tout particulièrement dans la vie de Bernard Verlingue. Jules, son grand-père, a acheté la faïencerie HB en 1914. Jean-Yves, son père, a pris la tête de la faïencerie en 1956. Lui-même a été directeur technique de l’entreprise devenue HB Henriot après la fusion des deux entreprises.
Le destin des faïenceries semble se confondre avec celui du quartier. « Quel bouleversement quand le bâtiment de la faïencerie Henriot a été rasé ! » Les Quimpérois ont toujours eu une relation complexe avec cet artisanat industriel. Locmaria a été souvent perçu comme un ailleurs. « J’ai eu l’impression que les Quimpérois découvraient les faïenceries et Locmaria lors des ventes de soutien organisées en 1983, quand l’entreprise a subi une liquidation judiciaire. »

« Le Cap Horn quatre fois par jour ! »

Bernard Verlingue a ressenti les bouleversements vécus par Locmaria. Jusqu’à la création du port du Corniguel, le quartier était la façade maritime de la ville. « C’était le port de Quimper. Avant la construction du pont de Poulguinan, les sabliers venaient décharger ici, sur une rive ou l’autre. » Les cartes postales d’époque ravivent les souvenirs. Est-ce par fidélité pour ce passé que Bernard Verlingue se coiffe d’une casquette de marin aux mauvais jours ? Jean-Yves Cozan (1) l’interpellait volontiers. « La Faïence, pourquoi tu portes la même casquette que moi ? Je lui répondais que je passais le Cap Horn quatre fois par jour ! » Le Cap-Horn, le nom du quartier faisant face à Locmaria.

« Un plan pour le quartier »

Aujourd’hui, la vocation touristique de Locmaria s’affirme : un hôtel de standing, des restaurants, des terrasses supplémentaires, bientôt une brasserie. « N’oublions pas qu’à une époque, la faïencerie attirait entre 40 000 et 50 000 visiteurs par an ! » pointe Bernard Verlingue. « Les cars n’arrêtaient pas de déverser les touristes. » Aujourd’hui, la faïencerie et le musée de la faïence attirent moins de monde. Mais les billets couplés (faïencerie et musée) ont du succès. Et la faïencerie est toujours là. « Compte tenu des difficultés économiques de l’entreprise, les vastes bâtiments si bien situés auraient pu intéresser des promoteurs immobiliers. On a évité qu’ils soient transformés en appartements ou en parking ! » Des repreneurs successifs assureront la continuité de l’activité. Jean-Pierre Le Goff, actuel propriétaire, a réalisé des travaux importants afin de sauvegarder ce patrimoine. Aujourd’hui, Bernard Verlingue semble rassuré. « Cette municipalité a un plan pour le quartier. Tout ne va pas aussi vite que je le voudrais. Mais Locmaria se rapproche de Quimper. »

(1) Figure politique finistérienne (1939-2015) résidant à Quimper.

Publié le 13/08/2018 par Jean-Pierre Le CARROU – Ouest-France ©