À Dinan, la maison de l’artiste Yvonne Jean-Haffen se visite (France 3 Bretagne).

La maison d’artiste de la Grande Vigne à Dinan surplombe la ville. La peintre Yvonne Jean-Haffen, amie de Mathurin Méheut y a vécu et travaillé. Le lieu est resté intact, rempli de ses œuvres et affaires personnelles.

La maison d’artiste de la Grande Vigne, à Dinan est aujourd’hui devenue un musée dédié à Yvonne Jean-Haffen, une artiste peintre alsacienne, devenue bretonne après sa rencontre avec Mathurin Méheut.

Perchée sur les hauteurs du port de Dinan, il est possible de la visiter tous les étés de mi-juin à fin septembre et de se replonger dans l’atmosphère d’une époque, grâce aux objets personnels de l’artiste, toujours présents.

la Grande Vigne à Dinan

La maison d’artiste de la Grande Vigne appartenait au peintre Yvonne Jean-Haffen – France 3 Bretagne

Une rencontre déterminante

Yvonne Jean-Haffen vit d’abord à Paris. En 1925, elle rencontre Mathurin Méheut, ce qui bouleversera sa vie. Elle devient l’élève, la collaboratrice, l’amie du peintre breton. Elle va adopter le style Méheut et s’installer en Bretagne. Même si elle vit dans l’ombre du maître, elle possède de multiples talents à la fois graveuse céramiste et décoratrice. À la fin de sa vie, elle aura réalisé près de 5000 œuvres, dont elle décidé de faire une donation à la municipalité de Dinan, à la condition de faire de sa maison un musée.

Publié le 28/01/2018 par Catherine Carlier avec E.C – © France 3 Bretagne.

La reine des cartes de voeux, un joli coup de la Ville (Ouest-France).

Il tape immédiatement dans l’œil. Le visuel choisi pour souhaiter la bonne année aux Quimpérois est affiché dans les rues. Résultat d’un coup de génie et d’un coup de cœur. En voici la genèse.

visuel 2018 de la mairie de Quimper (Photos Ouest-France).

L’affiche des 95 ans du festival de Cornouaille a inspiré les cartes de voeux de Quimper, présentées ici par Bernard Keraudren, directeur de la communication de la Ville. Des panneaux sont actuellement visibles dans les rues.

Le coup de maître

À l’origine de cette carte de vœux, l’affiche des 95 ans du festival de Cornouaille. « On l’a présentée pour la première fois en juillet, raconte le président Jean-Michel Le Viol. Elle représente des danseurs inspirés par l’artiste Micheau-Vernez sur un fond plus moderne. »
Une trame de traits noirs sur fond blanc à la Keith Haring (artiste américain des années 80). Parmi les formes arrondies, on reconnaît des instruments de musique : cornemuse, trompette, guitare, magnétocassettes… Un joli mélange entre tradition et modernité. Un foisonnement d’objets qui évoque le côté un peu fouillis du festival cornouaillais. Bien vu.

Le coup de génie

C’est l’agence rennaise de création et d’identité visuelle Pygmalion qui a réalisé cette affiche. « Nous nous sommes inspirés de l’art breton et de l’école Seiz Breur », précise Laurent Boinville, codirecteur de l’agence avec son frère qui a fait des études à Quimper. « Dans le cahier des charges, il fallait mixer le contemporain et l’identité bretonne. On a utilisé les couleurs de la faïence de Quimper, le jaune et le noir. On a créé un lettrage spécifique. » Le coup de génie, c’est d’avoir proposé à l’équipe du festival toute une série de produits dérivés : tee-shirts, casquettes, sacs de plage, gobelets, sets de table, autocollants, badges… « Un festival, c’est vivant. Il doit entrer dans les bars et être présents en bord de mer », ajoute Laurent Boinville. « C’est cette gamme de produits dérivés qui nous a amenés à choisir cette agence lors de l’appel d’offres, affirme Jean-Michel Le Viol, président du festival. Pygmalion a vraiment mis le paquet. »

Le coup de coeur

Le maire de Quimper, Ludovic Jolivet, a eu un coup de cœur en découvrant l’affiche du festival. Il propose immédiatement à l’équipe du Cornouaille de réutiliser ce visuel pour la carte des vœux de la Ville. Entre-temps, le Tour de France officialise une étape à Quimper. L’agence Pygmalion planche alors sur une déclinaison du visuel, associant les deux événements de l’année : le Tour de France et les 95 ans du Cornouaille. Danseurs et cyclistes partagent l’affiche sur un jaune un peu plus pâle et une trame aux traits bleus. Le slogan : « Cette année, reines et petites reines ont rendez-vous à Quimper. » Des affiches, un montage vidéo, des calendriers sont publiés.

Le coup de projecteur

À grands coups de pédales, la Ville a poursuivi la réflexion en imaginant créer un événement autour de cette campagne : une expo d’été autour de l’oeuvre de l’artiste Micheau-Vernez. « Nous avons pris contact avec la famille qui détient le fonds. Elle est d’accord sur le principe », informe Bernard Keraudren, directeur de la communication de la Ville. « Le lieu de l’exposition n’est pas encore défini. On a pensé au hall de la mairie ou la médiathèque. Rien n’est encore calé. » Robert Micheau-Vernez, né en 1907 à Brest, et mort le 8 juin 1989 au Croisic, est un peintre, illustrateur, affichiste, céramiste et vitrailliste. Il a produit des faïences pour Henriot pendant trente ans (de 1930 à 1960). Mais son oeuvre majeure, la peinture, est assez méconnue. Une bonne raison d’organiser cette exposition dans la capitale de la Cornouaille. Une rue de Quimper porte d’ailleurs le nom de l’artiste.

Le coup de chapeau

La Ville de Quimper et le festival de Cornouaille ont réussi un joli coup avec ce visuel qui tape dans l’œil des touristes et des Quimpérois. « On a énormément de retours positifs », témoigne Jean-Michel Le Viol. Coup de chapeau à Pygmalion pour cette idée lumineuse qui dynamise l’image de la ville.

Publié le 12/01/2018 par Lucile Vanweydeveldt – Ouest-France ©

Seiz breur pour un art moderne en Bretagne 1923 1947 par Pascal Aumasson.

L’ouvrage sur la confrérie des sept frères (Ar Seiz Breur) est paru au début du mois de décembre.

SEIZ BREUR LOCUS SOLUS 2017

SEIZ BREUR – pour un art moderne en Bretagne 1923-1947 – LOCUS SOLUS 2017 – Pascal Aumasson.

Retrouver une sélection des articles publiés sur cet ouvrage.


Le samedi 16 et le dimanche 17 décembre 2017, la pension Gloanec à Pont-Aven organisait son salon de Noël. Pascal Aumasson était interviewé sur son ouvrage par les organisateurs.

« Pension Gloanec » © 2017.


Le magazine Bretons du mois de janvier 2018 consacre un article de 4 pages au livre de Pascal Aumasson sous le titre de  » Les Seiz Breur voulaient créer un art moderne inspiré de l’esprit breton » (pages 34 à 37).

Couverture Bretons magazine 138.

Bretons magazine n°138, du mois de janvier 2018.


L’art déco breton toujours moderne des Seiz Breur (Ouest-France).

Histoire de l’art. Les créations des Seiz Breur ont gardé leur beauté et leur modernité. Ce mouvement (1923 à 1947) a pourtant été un peu oublié. Un livre les remet dans l’actualité.

Entretien avec Pascal Aumasson, ancien directeur du Musée des Beaux-arts de Brest.

Publié par Ouest-France - Rennes, musée de Bretagne - Collection particulière

Buffet à glissière (Creston/Savina), pichet Henriot (Creston/Candré-Creston) et projet d’étoffe imprimée (Candré-Creston).

Les Seiz Breur, des jeunes gens modernes ?
Dans les années 1920, ces jeunes artistes bretons ont un esprit moderne parce qu’ils se cultivent et regardent autour d’eux. Ils ont l’intelligence de tout absorber, notamment dans le monde celte, dans le sens européen du mot, jusqu’en Europe centrale.

Et ils transforment cette matière première celtique ?
Ils ont une détestation pour le mobilier Henri II, les meubles à personnages bretons, les surcharges décoratives sur les costumes… Ça les modernise. Ils sont imprégnés de respect des usages traditionnels, mais les plus anciens. Ils s’inspirent des formes, des couleurs… Ils prennent, par exemple, les motifs qui décorent une cuillère de mariage de 1859 pour en faire un usage schématisé qu’on retrouve ensuite dans leurs cartes de vœux.

Peut-on parler d’art déco ?
Ils représentent l’expression bretonne de la grande ferveur des arts déco partout en Europe.

Ça ne dure pas très longtemps ?
Une vingtaine d’années. Guère moins que l’École de Pont-Aven. Et, comme pour Pont-Aven, ce n’est pas une école avec un contrôle, une censure. C’est un mouvement démocratique, ouvert, qui n’impose pas de style. C’est un creuset où chacun s’alimente.

Il y a des femmes dans le groupe ?
Quelques femmes brillantes avec du tempérament, comme Jeanne Malivel ou Suzanne Candré-Creston, la première femme d’une des figures du mouvement , René-Yves Creston. J’ai retrouvé d’elle un fonds de sept cents planches de dessins formidables, avec une fraîcheur d’idées pour les meubles, la faïence, les textiles…

Car ils ne se limitent pas à une discipline…
Ils ne séparent pas art savant et art populaire. Leur mot d’ordre c’est « embellir le quotidien ». Ils proposent même des services de table, du papier peint, des meubles tourne-disque ou TSF…

Aujourd’hui, on les appellerait des designers ?
Absolument. Ils faisaient attention à l’environnement du quotidien.

Quel impact ont-ils sur leur époque ?
Leur publication est lue et connue. Ils ont une vitalité formidable et l’art de se montrer.

Dès 1925, deux ans après s’être rencontrés, ils sont représentés à l’exposition des arts industriels et décoratifs de Paris. En 1937, ils sont une trentaine et ont un pavillon dix fois plus grand à l’Exposition internationale.

Sont-ils situables politiquement ?
Ils abordent la question politique à travers l’art et la culture bretonne. Avec l’envie que l’art encourage la prise de conscience d’être breton. Certains ont eu des démarches individuelles mais le groupe n’a jamais pris position pour l’autonomisme, et surtout pas pour l’Allemagne ou pour Vichy.

Puis, on les perd de vue ?
Après la guerre, au regard des prises de position de certains, il y a eu un amalgame qui fait que l’intérêt pour la culture bretonne a pu être associé à la collaboration.

Mais leurs productions restent modernes ?
La meilleure preuve c’est qu’on n’a jamais vu autant d’objets Seiz Breur dans les salles de vente depuis vingt ans.

Donc, ils ont beaucoup produit ?
Notamment aux faïenceries de Quimper. Mais, ils ont rencontré, comme des designers, des difficultés pour éditer tous leurs objets.

Recueilli par Gilles KERDREUXOuest-France du 28/12/2017.

Seiz Breur. Ed. Locus Solus. 190 pages. 25 €.

Jeanne Malivel, pionnière de l’art moderne breton.

L’exposition thématique de l’année 2018 du Musée de la Faïence de Quimper sera consacrée à l’artiste Jeanne Malivel du lundi 16 avril au samedi 29 septembre 2018.


Jeanne Malivel (1895-1926)

Autoportrait de l’artiste Jeanne Malivel (1895-1926).

Jeune femme sympathique, vive et passionnée, Jeanne Malivel (1895-1926) consacra sa brève carrière à la rénovation des arts appliqués de sa Bretagne.

Gravure sur bois, broderie, mobilier, faïence, vitrail, objets du quotidien, cette touche-à-tout offrit son talent à la création d’une dynamique qui bouleversa la production artistique bretonne, alors trop académique et stéréotypée. Avec René-Yves et Suzanne Creston, elle fut le fer de lance de la création du groupe des Seiz Breur et de leur participation à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925.

Sa vision ne se cantonna pas au simple exercice de son art. La modernisation des arts appliqués fut accompagnée d’une volonté de rendre les œuvres produites accessibles à toutes les bourses. Elle tenta, avec ses idées et ses commandes, de relancer l’artisanat autour de Loudéac en proie à l’émigration vers les villes comme tout le centre Bretagne. Fauchée par la maladie, en plein bonheur, à l’âge de 31 ans, elle restera la mère d’une nouvelle génération de créateurs.

Cette première exposition, menée avec la collaboration de l’association Jeanne Malivel et de la famille de l’artiste, présente l’ensemble des aspects de son œuvre. Quelques broderies inspirées des dessins de cette femme talentueuse, réalisées par les élèves de Pascal Jaouen, mettrons en lumière toute la modernité de son œuvre.

Rendez-vous le 16 avril !

Musée de la Faïence de Quimper © – 2017.


Dans le cadre de son émission « En flânant », Roger GICQUEL rencontre le Docteur Pierre-Anne CORDIER, neveu de Jeanne MALIVEL. Ils évoquent le souvenir de cette artiste bretonne issue du mouvement « Ar Seiz Breur » (le 15 avril 1995).


La maison d’artistes de la Grande vigne à Dinan a exposé cet été les oeuvres de Jeanne Malivel et d’Yvonne Jean-Haffen. Le magazine du conseil départemental des Côtes d’Armor lui a consacré un article sous le titre : « Pionnière du renouveau artistique breton ».

Vous pouvez télécharger l’article.

Pionnière du renouveau artistique breton(Côtes d’Armor magazine n°159 – Septembre/Octobre 2017 par Laurent Le Baut).


Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site des Amis de Jeanne Malivel (lien).

Salon des antiquaires, 40 ans d’histoire ! (Ouest-France).

Du 10 au 12 novembre, le salon des antiquaires de Quimper prendra place au Parc des expositions. Ce sera la quarantième fois qu’aura lieu ce rassemblement annuel.

Photo Ouest-France

Philippe Kergonna, Bernard Verlingue, Jean-Paul Alayse et Mikaël Micheau-Vernez comptent bien célébrer les 40 ans du salon des antiquaires.

Chaque année, depuis trente-neuf ans, le salon des antiquaires de Quimper satisfait tous les férus d’objets anciens. Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 novembre, les amateurs seront une nouvelle fois servis, pour ce qui constituera la quarantième manifestation de cet événement.
L’organisation a mis les petits plats dans les grands pour célébrer un anniversaire attendu.

Peintres bretons

« Il est important de marquer le coup pour les 40 ans », annonce Philippe Kergonna, organisateur du salon. D’où la présence, cette année, de la librairie ancienne Quadr’Arts ela & publishers qui proposera un panel de livres de l’École de Paris. Léoda Scale, experte internationale de livres anciens qui dirige l’enseigne, sera sur place. Elle présentera une sélection de livres rares, illustrés par les peintres bretons (Henry Cheffer, Géo-Fourrier…), à l’instar d’un bel exemplaire de l’ouvrage de Félix Benoist comprenant 164 lithographies : La Bretagne contemporaine.
Autant dire que « les passionnés de livres auront du choix », mais pas seulement eux. 80 à 90 exposants mettront en exergue leurs produits tels que des tapis persans, des bijoux, de l’argenterie, mais aussi des bibelots. Et qu’on ne s’y trompe pas, « il s’agit plus de l’antiquaire que de la brocante », précise Mikaël Micheau-Vernez, qui représente l’association participant au partage de l’oeuvre artistique de son défunt père, Robert. « Il y a eu un recentrage sur la qualité, c’est monté en gamme. » Les visiteurs auront tout loisir de le constater en sillonnant les allées du salon.

Faïence et tableaux

Ils sont d’ailleurs plus de 8 000 à être attendus « pour l’événement automne-hiver des antiquaires de la Bretagne », affirme Jean-Paul Alayse, président de l’association des Amis du musée et de la Faïence.
Car le musée de la Faïence sera à l’honneur avec une rétrospective de plus de 100 pièces retraçant trois siècles d’histoire de la faïence de Quimper.
Il s’agit à la fois de « montrer l’antériorité et de montrer qu’il y a des artistes contemporains qui perpétuent cet art en France ». Conservateur du musée, Bernard Verlingue s’inscrit dans la même logique. « 260 artistes ont été recensés aux faïenceries au cours de l’histoire. Il faut mettre en avant cette diversité. »
Côté tableaux, ce sera l’occasion de voir l’exposition « Micheau-Vernez et les fêtes bretonnes », des moments qu’il appréciait particulièrement. 60 oeuvres du peintre né à Brest seront reproduites et reviendront sur l’ensemble des techniques de ce coloriste puissant. Qu’il s’agisse de dessins, d’illustrations, de faïences ou bien d’affiches, comme celle qu’il a réalisée pour le festival de Cornouaille 1954.

Président de l’association des Amis du musée et de la Faïence, Jean-Paul Alayse détaille le menu des festivités :

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 novembre, de 10 h à 19 h.

Parc des expositions (Quimper Nord), hall l’Artimon.

Restauration sur place. Renseignements : Philippe Kergonna au 06 63 58 45 86.

Parc des expositions (Quimper Nord), hall l’Artimon. Restauration sur place.

Entrée : 6 €. Pass trois jours : 10 €. Gratuit pour les moins de 16 ans accompagnés

 

Publié le 03 novembre 2017 par Aymeric Malonga – © Ouest-France.