Plasticienne, sculptrice, Kathy Le Vavasseur est l’invitée du Musée de la Faïence qui fête tout le week-end son 30e anniversaire. Ses œuvres en courbes fines, se marient élégamment avec l’esprit du lieu. Elle avoue son bonheur d’être là.
Kathy Le Vavasseur présente ses élégantes sculptures.
Vous êtes née à Sa Đéc, au Vietnam, sur les bords du Mékong. À Quimper, certaines de vos pièces semblent glisser sur l’Odet tout proche, c’est un peu un retour aux sources ?
L’eau, la terre, le feu sont à la base de mon travail. C’est moi qui ai choisi cet emplacement pour montrer ces « Stratum super stratum » qui ont à voir avec les vagues. Au Musée de la Faïence je retrouve des éléments qui me sont chers.
Racontez-nous un peu de ce temps où naît, sans doute, votre besoin de créer ?
Lorsque nous vivions au Vietnam, mon père était sculpteur statuaire. J’ai touché à tout dans son atelier. J’ai observé. Sa démarche d’artiste m’a intéressée.
Et ensuite ?
En France, j’ai suivi une formation textile et arts plastiques. J’avais un professeur formidable qui aimait la diversité et respectait ma liberté. J’ai créé des tissus pour de grandes maisons, mes planches plaisaient. En 2010, j’ai rencontré la terre, matière qui m’est chère depuis toujours. J’aime expérimenter les formes, inventer. Ce tournant que j’ai pris date peut-être de ce jour où j’ai reçu les outils de mon père. À partir de là, j’ai laissé les choses venir. Puis j’ai été sélectionnée pour un concours en Autriche. Mes œuvres ont été remarquées.
Au musée, on découvre plusieurs facettes de vos œuvres, en particulier celle consacrée au corps humain, parlez-nous en.
Je consacre plusieurs sculptures au corps humain, telle ce « Circum colonne blanche » et plusieurs œuvres sur ce thème. Toutes portent leurs gouttes de lumière comme ces neurones qui ne disent pas leur nom.
Ce dimanche vous rencontrerez des stagiaires ?
J’animerai une visite guidée gratuite à 11 h, un atelier Totem entre 14 et 16 h. Pratique
Renseignements : 02 98 90 12 72. Musée de la Faïence de Quimper. 14 Rue Jean Baptiste Bousquet. Locmaria.
Une magnifique paire d’aiguières sur piédouche en faïence polychrome décorées de danseurs, de musiciens et de bouquets. Les cols sont ornés des armes de Bretagne et de Quimper et les anses orange soulignées de filets noirs.
Lancée par un Provençal installé à la fin du XVIIe siècle dans la capitale de Cornouaille, la faïence devient en trois siècles l’une des marques de fabrique de la ville de Quimper, et un élément incontournable du patrimoine breton.
Les dates divergent selon les sources, qui parlent de 1690 ou 1699, mais toutes s’accordent sur un point : c’est bien à Jean-Baptiste Bousquet que l’on doit la création de la première faïencerie de Quimper. Installé dans le quartier de Locmaria, cet artisan provençal originaire de Saint-Zacharie crée son entreprise dans un endroit propice au développement de son activité. « D’une part, il n’y a pas d’autres faïenceries dans la province, au moins jusqu’à Nantes ou Rennes, explique Michel Roullot, spécialiste de la faïence, dans un ouvrage collectif consacré au sujet (*). D’autre part, les conditions techniques favorables sont réunies : le bois pour chauffer les fours est abondant et peu onéreux ; près de Quimper, à Toulven, aux bords de l’Odet, un gisement d’argile permet de fabriquer des poteries, du grès et de la faïence blanche ordinaire ; enfin, l’Odet qui traverse Quimper, permet de faire venir la terre facilement et d’expédier, par voie maritime vers le Léon et le Trégor, les produits fabriqués. »
Une période idéale
La période est aussi particulièrement bien choisie : suite à la grave crise financière qui touche le Royaume, conséquences des guerres menées par Louis XIV et la révocation de l’Édit de Nantes en 1685 qui entraîne l’émigration des protestants et la fuite de leurs capitaux, le roi de France oblige, fin 1689, les particuliers à porter leur vaisselle d’argent pour que ce matériau précieux soit transformé en monnaie, afin de renflouer les caisses de l’État. Nobles et riches bourgeois doivent dès lors s’équiper de nouveau. « Les faïenciers vont donc produire des pièces de grande qualité pour satisfaire la demande », poursuit Michel Roullot. D’autant plus que la création de ces fabriques est encouragée par Colbert, le ministre des Finances, afin d’éviter les importations. L’affaire de Jean-Baptiste Bousquet se développe à tel point que son fils Pierre, tout juste nommé maître-faïencier à Marseille, le rejoint. Il se retrouve à la tête de l’entreprise familiale moins d’un an après son arrivée, suite au décès de son père et poursuit le développement de la manufacture, spécialisée dans la fabrication de vaisselle mais aussi de pipes à fumer en terre.
Une histoire de famille
Au cours du XVIIIe siècle, la faïencerie continue sa croissance avec ses directeurs successifs, d’abord Pierre Bellevaux, gendre de Pierre Bousquet, qui apporte les techniques des faïences de Nevers dont il est originaire. Puis Pierre-Clément Caussy, fils d’un faïencier de Rouen, qui épouse la fille du nouveau patron. « Son apport à l’édifice de Quimper est des plus importants, explique le site du musée de la faïence (**). Il influencera la production jusqu’à la fin du XIXe siècle grâce aux nombreux poncifs qu’il avait eu soin d’emmener… » L’influence rouennaise transforme peu à peu la faïence quimpéroise en une production plus artistique. En 1771, la fille de Caussy épouse Antoine de La Hubaudière, qui donnera le nom définitif à la manufacture : HB – La Grande Maison. Jusqu’en 1917, les descendants se succéderont à la tête de l’entreprise familiale, avant qu’elle soit reprise par un industriel du Nord de la France.
Le développement des faïenceries
Dès la fin du XVIIIe siècle, la concurrence apparaît à Quimper face à la maison HB. D’anciens ouvriers lancent leur propre affaire, avec diverses fortunes. Au XIXe siècle, on compte ainsi plusieurs manufactures de faïence à Quimper et dans les alentours, mais peu parviennent à égaler HB. L’une d’entre elles va cependant y arriver : la manufacture Porquier. La firme prend la suite de la manufacture Eloury, du nom d’un ancien ouvrier de HB, qui a monté sa société en 1772. Spécialisée dans la faïence culinaire et utilitaire, l’entreprise s’aventure dans les années 1870 dans la faïence d’art avec Alfred Beau, qui apportera à la production finistérienne un nouveau souffle qui fera sa renommée. « Il est probablement le personnage le plus important de l’histoire des faïenceries quimpéroises, poursuit Michel Roullot. Originaire de Morlaix, élève d’Eugène Isabey, gendre d’Émile Souvestre, il est le créateur du premier décor breton ». Au début du XXe siècle, Quimper ne compte plus que trois manufactures : HB, PB (pour Porquier-Beau) et HR (fondée en 1891 par Jules Henriot).
Pour en savoir plus
(*) « Quimper, trois siècles de faïence », ouvrage collectif, éditions Ouest-France, 2002.
« Histoire de la faïence de Quimper » de Bernard Verlingue, éditions Ouest-France, 2011.
Groupe de marins assis en faïence polychrome de la marque Caujan HB Quimper.
Jeune bigouden signé du sculpteur René Quillivic pour la maison HB Quimper.
Faience de Quimper. Groupe en faience polychrome. groupe de sonneurs. Robert Micheau Vernez Henriot Quimper.
Groupe de danseurs en faïence polychrome, signé Robert Micheau Vernez, pour la Maison Henriot de Quimper.
Couple de danseurs en faïence polychrome signé Robert Micheau Vernez, pour la Maison Henriot de Quimper.
Les célèbres bols prénoms.
Rare plat ovale peint de deux Bigoudènes signé Pierre Abadie-Landel.
Paire de sabots en faïence réalisée à la manufacture Porquier Beau, à Quimper.
Une concurrence farouche et un vivier d’artistes
Au cours de XXe siècle, les trois manufactures quimpéroises se livrent une concurrence farouche (avant de finalement fusionner les unes avec les autres au fil des années), rivalisant de créativité et n’hésitant pas à faire appel à des artistes – plus de 260 référencés – pour décorer leur vaisselle mais aussi créer des statuettes religieuses ou profanes, ainsi que des éléments décoratifs. Des peintres comme Mathurin Méheut, Yvonne Jean-Haffen, René Quillivic ou Jeanne Malivel y collaborent au cours de leur carrière.
Les motifs décoratifs s’enrichissent de multiples sujets d’inspiration locale et légendaire, comme des scènes de pêche, de marine ou encore de la vie quotidienne, tout en respectant la palette de couleurs typiques du style finistérien (bleu, vert, rouge, jaune et violet). Cette profusion créative et la qualité des productions font connaître la faïence de Quimper dans toute la France. Cet élan est renforcé par le développement du chemin de fer et l’avènement des loisirs balnéaires, qui attirent en Bretagne touristes et artistes.
La réputation de la faïence de Quimper va même dépasser les frontières de l’Hexagone. En effet, avec ses petits Bretons à l’allure folklorique peints à la main et représentés dans un style naïf, la vaisselle bretonne s’exporte de nos jours aux États-Unis, au Canada et même au Japon. Si Quimper reste aujourd’hui le dernier centre faïencier en activité de France, la fabrication – industrielle comme artisanale – reste dynamique, grâce notamment à de jeunes artistes qui perpétuent la tradition, tout en l’ancrant dans la modernité.
Bernard (à gauche) et Jean-Yves (à droite) font vivre les faïences du musée de Quimper depuis 1991.
Le musée de la faïence fête ses 30 ans. Depuis 1991, Jean-Yves et Bernard Verlingue y font vivre l’esprit de Quimper au travers d’une précieuse collection d’œuvres d’art.
Chez les Verlingue, la faïence, c’est avant tout une histoire de famille. « J’ai décidé de devenir faïencier à l’âge de 3 ans ! », raconte Bernard Verlingue. Comme son père, et son grand-père avant lui. C’est lui qui, en 1991, prend l’initiative de créer le musée de la faïence de Quimper : « Après la fermeture des faïenceries en 1983, les Américains ont repris la production. Quand ils sont partis, à l’été 1990, nous avons racheté le bâtiment. En juin 1991, le musée a ouvert ses portes ». Et il attire du beau monde ! Quelques années après son ouverture, c’est l’ambassadeur des États-Unis qui vient rendre visite au musée de Quimper. « La chambre de commerce avait offert au président Wilson un immense plat en faïence turquoise, qui nous a été prêté à l’occasion ! »
« Une vitrine de Quimper »
Qu’est-ce que la faïence selon les Verlingue ? « Une vitrine de Quimper ». Pour ces amoureux de l’artisanat, la faïence de Quimper ne se résume pas au « Petit Breton » que l’on retrouve sur les célèbres bols. « Le premier à s’être installé à Quimper, en 1699, c’était Bousquet. Il venait de Provence. Ensuite, ça a été le tour des faïenciers de Nevers, et de Rouen. Le Quimper, c’est un amalgame de ces trois styles qui se sont croisés, complétés… Un héritier de ces trois grands centres, qui n’existent plus aujourd’hui ! »
Après trente ans aux petits soins de leur musée, les Verlingue père et fils n’ont rien perdu de leur passion. « Le plus grand évènement, c’est quand quelque chose de bien perdure », affirme Jean-Yves, père de Bernard et ancien président des faïences de Quimper. « Notre famille a su pérenniser cette tradition, et c’est une grande satisfaction ». Pour lui, ce trentième anniversaire sera l’occasion de remercier les mécènes, sans lesquels le musée ne pourrait pas exister, mais aussi de mettre en valeur tous les acteurs de la chaîne de production : « Si la faïence a connu ce parcours, c’est grâce à toutes les petites mains, tous les personnels, du tourneur aux artistes ».
Une collection fournie, et variée
Le musée possède désormais 5 000 pièces inaliénables, toutes gracieusement cédées par des particuliers ou d’autres collections. En tant que conservateur et unique expert spécialisé dans la faïence de Quimper, Bernard Verlingue a pour mission de composer des expositions annuelles, d’environ 500 pièces chacune. « Chaque pièce est un morceau d’histoire », observe-t-il. « Il faut bien les choisir, pour organiser le musée avec cohérence ». En l’espace de trente ans, le musée a connu quelques changements pratiques, mais la famille Verlingue continue de l’animer avec « un amour immodéré de ce travail manuel, artistique, et intellectuel ».
Jérémy Varoquier, prépare l’œuvre collective qui témoignera de ce 30e anniversaire.
Le Musée de la faïence, à Quimper, fêtera son trentième anniversaire, les 4 et 5 septembre. Invitée spéciale, Kathy Le Vavasseur, céramiste plasticienne, proposera une exposition d’une grande originalité. Elle animera des ateliers Totem et invitera le public à participer à la confection d’une œuvre commémorative.
Pour fêter les 30 ans du Musée de la faïence, à Quimper, les 4 et 5 septembre, Olivier Lapicque, graveur décorateur, a confectionné une affiche commémorative sur laquelle figurent les noms des différentes faïenceries qui ont fait, au long des siècles, évoluer l’art de la faïence à Quimper : Henriot, Fouillen, Porquier, Beau, Keraluc… Depuis 300 ans, les artistes n’ont cessé d’innover, de créer des décors, des pièces originales, collant à leur époque. Le Musée de la faïence en possède 500 dont certaines sont uniques. À la fin des années 1800, naît le style Quimper, emblème de la ville. Désormais, le petit breton est partout. En visitant le musée, on s’aperçoit de la richesse des formes, des couleurs, on est ici très loin du bol à oreilles qui résume pour certains la faïence bretonne.
« Kathy Le Vavasseur, une artiste d’aujourd’hui »
« Nous avons voulu, pour fêter dignement cet anniversaire, convier une artiste d’aujourd’hui à montrer et expliquer son œuvre », confie Jérémy Varoquier, assistant principal au musée. « Kathy Le Vavasseur est une artiste plasticienne, issue d’une triple culture : vietnamienne, italienne et française, s’inspire de ses multiples influences. Elle aime façonner de fines couches de terre qu’elle empile pour en faire de vivants rubans de tailles, de couleurs différentes. Au musée, elle disposera ces œuvres dans diverses pièces et l’une d’elles, conséquente, trouvera sa place dans la salle jouxtant l’Odet. Ce n’est pas un hasard !!! », avoue-t-il.
Rencontres et ateliers Totems
« Mes créations s’inspirent de la magie de la lumière sur les eaux des fleuves. Les eaux du Mékong ne sont jamais très loin de mes pensées », explique l’artiste qui reviendra sur ses créations, sur ses sources d’inspiration lors des rencontres prévues les 4 et 5 septembre (sur réservation). Entre 14 h et 15 h, elle animera des ateliers Totems au cours desquels elle empilera des pièces pour construire des œuvres inattendues. Huit participants pourront, à leur tour, construire leur propre totem (sur réservation). En passant, les visiteurs pourront aussi participer à une œuvre collective, véritable témoignage de cet anniversaire.
Le Musée de la faïence exposera les œuvres de Kathy Le Vavasseur du 4 au 19 septembre. Tout près, place du Stivel, le Festival de la céramique se tiendra les 4 et 5 septembre. Pratique
Renseignements et réservations au 02 98 90 12 72, par mél. mfq4@musée-faience-quimper.com ou sur le site : www.musee-faience-quimper.com. Passe sanitaire exigé pour entrer au musée. Réservation obligatoire avant le 2 septembre.
Né à Ploaré en 1932, l’artiste-peintre douarneniste René Quéré s’est éteint, en début de semaine, à l’âge de 89 ans. Très attaché au territoire et au monde de la pêche, il était considéré par ses pairs comme un artiste de grand talent.
René Quéré devant la porte de son atelier de Tréboul, en 2001.
« Pour moi, c’était le meilleur peintre du coin » : le peintre douarneniste Charles Kérivel n’y va pas par quatre chemins à l’heure de décrire le travail de René Quéré. Ce dernier, artiste-peintre né à Ploaré il y a 89 ans, s’est éteint en début de semaine, à Douarnenez.
Issu d’une famille de marins-pêcheurs, son œuvre est « une chronique de la fin du monde de la pêche à Douarnenez », explique Françoise Livinec, galeriste d’art contemporain, qui expose régulièrement les œuvres de René Quéré à Huelgoat, où elle a créé l’École des filles. « Il a eu peur lors de son premier voyage en mer, d’autant qu’à cette époque, des récits effrayants d’hommes péris en mer circulaient dans de nombreuses familles à Douarnenez. C’est pour cela qu’il a toujours cherché à rendre hommage au monde de la mer dans ses peintures », poursuit la galeriste.
« Un génie de la peinture et des couleurs »
D’après elle, l’artiste douarneniste, passé par l’école des Beaux-Arts de Quimper dans les années 1950, éprouvait même une certaine forme de culpabilité à ne pas être devenu pêcheur, si bien qu’il n’a pas signé pas de son nom ses premières toiles. « Au lieu de mettre ses initiales, il a mis celles de sa femme, Henriette », indique Françoise Livinec, qui salue « un génie de la peinture et des couleurs, qui travaillait comme un peintre abstrait ».
« Quand on voit une peinture de René Quéré, on sait que c’est du René Quéré. »
« Son grand mérite, c’est d’avoir fait fi des remarques étonnées quant à sa palette de couleurs et son graphisme », estime Charles Kérivel, qui retient notamment de son œuvre « ses bleus, très profonds. Quand on voit une peinture de René Quéré, on sait que c’est du René Quéré ». Exposé à de nombreuses reprises en Bretagne comme à l’international, il a également réalisé, entre 1986 et 1988, les vitraux de la chapelle Saint-Jean, à Tréboul (quartier où il vivait), en compagnie du maître-verrier quimpérois Jean-Pierre Le Bihan.
« Un très grand céramiste aussi »
Outre la peinture, le Douarneniste, père de quatre enfants, excellait également dans le domaine de la céramique, apprise à la manufacture Keraluc, une faïencerie quimpéroise, aux côtés de Pierre Toulhoat, Jos Le Corre, Xavier Krebs et Paul Yvain. « C’était aussi un très grand céramiste, il faisait de très belles choses », salue Bernard Verlingue, conservateur du musée de la faïence de Quimper, à qui René Quéré avait fait don d’une dizaine de céramiques et d’une huile sur panneau, en 2016. Deux entreprises bretonnes emblématiques, la Brittany Ferries et Armor Lux, avaient d’ailleurs fait appel à ses talents en la matière au début du XXe siècle.
Et si Charles Kérivel évoque un homme « un peu taiseux », Bernard Verlingue décrit « quelqu’un de contemplatif et d’assez extraordinaire ». Quant à Françoise Livinec, elle retient de lui ses talents d’enseignant d’art dans les écoles douarnenistes. « Tous les ans, nous recevons la visite d’anciens élèves à lui, très émus en découvrant ses toiles à l’école des filles », confie-t-elle. « Il a éveillé beaucoup de générations à l’art et à la peinture ».
Pratique
Les obsèques de René Quéré seront célébrées le samedi 21 août, à 10 h 30, en l’église Saint-Joseph de Tréboul.