Les journées européennes du patrimoine 2021.

Les journées européennes du patrimoine 2021.

Le Musée de la Faïence de Quimper sera ouvert le samedi 18 et le dimanche 19 septembre 2021 (10h à 18h), à l’occasion des journées européennes du patrimoine.

Vous trouverez un stand de l’association, vous permettant d’acquérir les catalogues du Musée.

Venez découvrir les expositions thématiques du Musée : « Keraluc, une faïencerie au service des artistes » & « Stratum super Stratum » de Kathy Le Vavasseur.

Les journées européennes du patrimoine 2021.

Les adhérents de l’association vous attendent nombreux durant ce week-end. N’hésitez pas à échanger avec eux !

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

L’émaillage des 30 ans du Musée de la Faïence de Quimper.

Le vendredi 3 septembre a eu lieu au Musée de la Faïence de Quimper l’émaillage des 30 ans du Musée.

C’était l’occasion de retrouver les membres de notre association et les mécènes du Musée.

Emaillage du 3 septembre 2021.
Emaillage du 3 septembre 2021.
Jean-Paul Alayse
Jean-Paul Alayse – Président de l’association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper

Bernard Verlingue a relaté la création du Musée en 1991, dans un émouvant discours.

Bernard Veringue
Bernard Verlingue – Directeur du Musée de la Faïence de Quimper

Nous vous proposons l’allocution du président du fonds de dotation du Musée : M. Hervé Maupin.

Il fait le point sur les activités du Musée.

Une exposition temporaire consacrée à la plasticienne : Kathy Le Vavasseur est présentée pour ces 30 ans.
Elle est visible jusqu’au 19 septembre 2021.


« Stratum Super Stratum »

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©

Kathy Le Vavasseur : « Au Musée de la Faïence je retrouve des éléments qui me sont chers » (Le Télégramme).

Plasticienne, sculptrice, Kathy Le Vavasseur est l’invitée du Musée de la Faïence qui fête tout le week-end son 30e anniversaire. Ses œuvres en courbes fines, se marient élégamment avec l’esprit du lieu. Elle avoue son bonheur d’être là.

Kathy_le_Vavasseur
Kathy Le Vavasseur présente ses élégantes sculptures.

Vous êtes née à Sa Đéc, au Vietnam, sur les bords du Mékong. À Quimper, certaines de vos pièces semblent glisser sur l’Odet tout proche, c’est un peu un retour aux sources ?

L’eau, la terre, le feu sont à la base de mon travail. C’est moi qui ai choisi cet emplacement pour montrer ces « Stratum super stratum » qui ont à voir avec les vagues. Au Musée de la Faïence je retrouve des éléments qui me sont chers.

Racontez-nous un peu de ce temps où naît, sans doute, votre besoin de créer ?

Lorsque nous vivions au Vietnam, mon père était sculpteur statuaire. J’ai touché à tout dans son atelier. J’ai observé. Sa démarche d’artiste m’a intéressée.

Et ensuite ?

En France, j’ai suivi une formation textile et arts plastiques. J’avais un professeur formidable qui aimait la diversité et respectait ma liberté. J’ai créé des tissus pour de grandes maisons, mes planches plaisaient. En 2010, j’ai rencontré la terre, matière qui m’est chère depuis toujours. J’aime expérimenter les formes, inventer. Ce tournant que j’ai pris date peut-être de ce jour où j’ai reçu les outils de mon père. À partir de là, j’ai laissé les choses venir. Puis j’ai été sélectionnée pour un concours en Autriche. Mes œuvres ont été remarquées.

Au musée, on découvre plusieurs facettes de vos œuvres, en particulier celle consacrée au corps humain, parlez-nous en.

Je consacre plusieurs sculptures au corps humain, telle ce « Circum colonne blanche » et plusieurs œuvres sur ce thème. Toutes portent leurs gouttes de lumière comme ces neurones qui ne disent pas leur nom.

Ce dimanche vous rencontrerez des stagiaires ?

J’animerai une visite guidée gratuite à 11 h, un atelier Totem entre 14 et 16 h.
Pratique

Renseignements : 02 98 90 12 72. Musée de la Faïence de Quimper. 14 Rue Jean Baptiste Bousquet. Locmaria.

Publié le 4 septembre 2021 – Le Télégramme ©

Céramique : les belles vagues de l’âme de Kathy Le Vavasseur (Ouest-France).

A l’occasion des 30 ans du musée de la faïence, à Quimper, Kathy Le Vavasseur expose un monde en mouvement, organique, proche des éléments. Poétique et pas toc.

Kathy Le Vavasseur
Kathy Le Vavasseur devant une de ses œuvres ondoyantes, au musée de la Faïence, sur les bords de l’Odet, à Quimper.

Portrait On le devine à ses yeux. Sous son masque. Kathy Le Vavasseur a le sourire bienveillant. Patiemment elle explique au néophyte le long travail de la céramique. De l’idée fulgurante à la lente et longue gestation de l’objet qui sort du four. Des essais, des techniques, de ce savoir-faire appris auprès de quelques maîtres comme le mexicain Gustavo Perez ou de l’américain Wayne Fischer.

Pour comprendre la source de son travail, il faut remonter le fleuve de son existence. Elle est née au bord du Mékong et, quand elle ne travaille pas à Paris, vit à Locmaria, à Quimper, le long de la rivière de l’Odet. Kathy Le Vavasseur est à la confluence de trois cultures, le Vietnam, l’Italie, par ses parents et la France qui a accueilli sa famille en 1975. « Les eaux du Mékong, le vent, sont ancrées en moi. »

Kathy Le Vavasseur
Une des sculptures pyramidales inspirées de notre colonne vertébrale.

Dans les pas du père

Pas étonnant qu’elle ait conçu des formes ondulantes, telles des vagues qui se superposent. Les strates. Elle aime bien ce mot. Comme des sédiments au fond de l’eau qui refont surface. Elle arrive à donner du mouvement à la matière pourtant inerte. Pas étonnant non plus qu’elle adore danser et qu’elle affectionne la plongée sous-marine. Pour l’exposition elle a mis une couche de latin à ses strates qui deviennent « stratum ». Kathy aime jouer avec les mots.

Céramiste, plasticienne, Kathy Le Vavasseur travaille des techniques mixtes. Parallèlement à ses œuvres originales, elle a mis son talent au service d’architectes d’intérieurs, de l’industrie textile, « j’ai travaillé pour des filiales d’Hermès », un peu de luminaires aussi.

Remonter le fleuve de la création, toujours à la source. Il y a le Mékong, on l’a dit. Et son père. « Il avait fait les Beaux-Arts à Venise, par la suite il a travaillé pour l’église, au Vietnam. » Sculpteur de scènes pieuses, la Vierge à l’enfant, Chemin de croix, des statues, des bas-reliefs. « À son arrivée en France il a travaillé pour les arts du feu et la table, notamment dans le moulage de plâtre pour les cristalleries. » Forcément, la petite Kathy a trouvé dans l’atelier paternel plus qu’un terrain de jeu. Une passion. Sa vie.

Kathy Le Vavasseur
Le corps humain et ses organes inspirent énormément l’artiste.

Totems

Le choc est saisissant entre les œuvres contemporaines de Kathy et le fond du musée de la Faïence. Mais c’est un brassage d’époques tellement décalé que cela aussi coule de source. De l’abstrait qui se fond dans le concret. « Mes céramiques et sculptures ne sont pas utiles », sourit l’artiste qui nous guide dans les allées du musée. Pas de bol ou de vase. Très peu de couleurs, ou alors fondues dans la masse, comme tatouées dans la céramique. « La surface de la faïence peut être lisse, brute. » À côté des strates de vagues, l’artiste expose des totems. Des ossatures de colonnes vertébrales, des ossements. La couleur de la sculpture est aussi osseuse. Des os, mais aussi un cœur comme saisi par une main, une bronche-branche, un sacrum inversé devenu sacré, des neurones aux synapses de verre.

Les éléments sont très importants aux yeux de Kathy Le Vavasseur qui arrive à retranscrire dans ses sculptures le vent, l’onde des flots, la force de la terre. Comme ses curieux entrelacs aux couleurs noir et ocre, de terre mêlée et de faïence lisse qui traduisent l’atmosphère spirituelle des bords du Gange. Ou ces ondes debout, tels des branches de grès naturel chamotté, de faïence teintée et de terre mêlée inspirés par le Loo, un vent brûlant venant du sud-ouest dans le désert du Thar, en Inde. Poétique, pétri de spiritualité, le travail de Kathy Le Vavasseur, s’il s’inspire des éléments naturels, met l’humain, et surtout l’âme, au cœur de son ouvrage.

L’exposition est visible à Locmaria, au 14, rue Jean-Baptiste Bousquet, à Quimper, au musée de la faïence jusqu’au 19 septembre. À noter que Kathy Le Vavasseur anime des ateliers pour le public (sur réservation au 02 98 90 12 72) ce dimanche à 14 h et 16 h. Visite de l’exposition en présence de l’artiste à 11 h, ce dimanche.

Publié le 3 septembre 2021 par Jean-Marc PINSON – Ouest-France ©

Venez fêter les trente ans de musée de la Faïence, ce week-end (Ouest-France).

C’est avec la sculptrice céramiste Kathy Le Vavasseur et son œuvre contemporaine que le musée de la faïence, à Quimper (Finistère), va fêter ses trente ans et trois siècles d’histoire de la faïence à Quimper.

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier, l’assistant du conservateur, devant l’œuvre commémorative des 30 ans du musée de la Faïence, à Quimper (Finistère).

Le fonds de dotation du musée de la Faïence, son équipe et les Amis du musée de la faïence convient tout le monde à célébrer les 30 ans du musée, samedi 4 et dimanche 5 septembre, avec Kathy Le Vavasseur, sculptrice-céramiste qui y présentera une rétrospective de son œuvre Stratum super Stratum, à Quimper (Finistère).

Une œuvre commémorative et participative

« L’exposition de Kathy Le Vavasseur et les ateliers Totem qu’elle dirigera seront, avec l’œuvre commémorative – un portique de 2 m sur 1,35 m, où chacun pourra accrocher une soucoupe personnalisée par un petit mot –, le fil rouge de cet anniversaire qui se déroulera pendant le Festival de la Céramique », explique Jérémy Varoquier, l’assistant du conservateur.

La rétrospective de l’œuvre de la plasticienne, née à l’embouchure du Mékong, partageant sa vie entre Paris et Locmaria, rend hommage au musée. Fascinée par la terre et l’eau, les formes simples, les drapés, ses œuvres sont veloutées, grainées, sablées. Pour un de ses Totems, Circum colonne, réalisé en matière poreuse, friable comme l’os, elle s’inspire d’une colonne vertébrale humaine, montée à l’envers. Waves, les vagues réalisées en couche mince d’argile, rappellent les quatre éléments. L’artiste fera découvrir ses œuvres ce week-end, à 11 h (sur réservation)

Les ateliers Totem, encadrés par Kathy Le Vavasseur et inspirés de son œuvre permettront à huit participant de créer leur totem « made in Quimper » à partir de biscuits et de pièces récupérées chez Fouillen, l’ancienne manufacture voisine. Sur réservation, durée de l’atelier : 1 h. Samedi et dimanche, à 14 h et 16 h.

Contact : 02 98 90 12 72 ou mfq4@musee-faience-quimper.com

Publié le 1er septembre 2021 – Ouest-France ©