La vente Jean Fréour fait salle comble (Presse Océan).

Vente Jean Fréour à Batz-sur-Mer
Le commissaire-priseur Yves Cosqueric s’est occupé de la première vente des œuvres de Jean Fréour.

Après trois jours d’exposition dans la maison de Jean Fréour et à la salle des fêtes de Batz-sur-Mer, la première vente aux enchères des œuvres de l’artiste s’est déroulée hier après-midi. L’événement a fait salle comble.

Hier, près de 300 personnes se sont réunies à Batz-sur-Mer pour assister à la vente aux enchères des œuvres de Jean Fréour. À l’ouverture de la salle des fêtes, qui ne peut porter autre nom que celui de l’artiste, les chaises se remplissent petit à petit. À 14 h 15, Yves Cosqueric, le commissaire-priseur est prêt. Mais problème : pour des raisons de sécurité, la salle ne peut accueillir que 160 personnes assises.

Foule à l’entrée

À l’extérieur, les derniers arrivés sont déçus : « C’est lamentable, je n’ai jamais vu ça », s’exclame un homme. Adeline L’Honen, la maire de Batz-sur-Mer semble inquiète et demande à retirer les chaises des allées centrales et latérales : « Nous avons loué la salle avec une convention, l’organisateur doit la respecter ». Pendant quelques minutes, le commissaire-priseur tente de raisonner les visiteurs : « S’il y a un feu ou un malaise, il va falloir évacuer rapidement les lieux ». Rang par rang, des chaises se retirent. Un homme se lève et avance vers le commissaire : « Il y a une solution, c’est d’arrêter la vente ». Yves Cosqueric répond aussitôt : « Si vous n’êtes pas d’accord, il n’y a qu’une seule solution, celle de quitter la salle, c’est aussi simple que cela ». Sous les applaudissements du public, la vente peut enfin commencer.

Une première

Si la vente amène autant de personnes, c’est que celle-ci est exceptionnelle. Artiste international et adhérent au mouvement des Seiz Breur, Jean Fréour ne vendait ses œuvres qu’à de rares occasions. À la mort de l’artiste en 2016, sa femme n’avait absolument pas touché à son atelier. Deux ans plus tard, Soizic Fréour s’éteint à son tour. Les neveux et nièces de Jean Fréour proposent alors une vente aux enchères des œuvres de l’artiste pour la première fois. Au total, 216 œuvres sont passées devant l’auditoire mais aussi sur internet, via un live. Avant de débuter, le commissaire-priseur explique les règles de base. Beaucoup de personnes assistent à leur première vente, l’ambiance est donc bon enfant. Le commissaire est attentif et rappel à ceux qui lèvent la main qui les a bien vus et qu’il n’est pas la peine de l’appeler. D’autres sont plus habitués. Discrètes, les mains se lèvent et Yves Cosqueric monte le prix instantanément.

Les prix en hausse

Après une première vente timide, les acheteurs se prêtent au jeu. Les chiffres de départ n’étant pas très élevés, les prix gonflent. La Gitane en schiste bleu est passée de 1 300 € à 9 800 € en quelques minutes. Mais les enchères montent aussi sur le live. Le commissaire motive la salle : « Il n’y a pas d’œuvre de l’artiste sur le marché, c’est vous qui alimentez sa côte, c’est rarissime ». Mais à chaque passage au chiffre rond, les hésitations sont toujours là. « Entre 900 et 1 000 € c’est psychologique… Pour 100 € vous allez le regretter », ajoute le commissaire. La salle rigole et la vente prend son envol. Les acheteurs se lâchent et le prix des œuvres monte de plus en plus. Les sculptures de bois, bronze, marbre ou schiste ont trouvé acheteurs.

Publié le 30 juillet 2019 20:00 par Olympia Roumier – Presse Océan ©

Suivez-nous sur :
error

Le fonds d’atelier de Fréour en vente (Presse Océan).

Sculpture de Jean Fréour
Fréour a beaucoup sculpté le corps féminin.

Mardi, à Batz-sur-Mer, là où il a vécu, entre 500 et 600 sculptures de Jean Fréour seront mises aux enchères. L’artiste avait fait le choix de ne vendre qu’un minimum.

Même les poches vides, on peut aller jeter un œil à Batz-sur-Mer dès dimanche soir. Pour le plaisir des yeux. Avant la vente aux enchères, toutes les sculptures seront exposées dans la salle des fêtes de la ville et dans la propriété de l’artiste. « Une maison incroyable où il a vécu avec sa femme et travaillé. Il voulait qu’elle fasse corps avec la Nature alors les Fréour ne coupaient aucun arbre. Il a fallu élaguer un peu pour entrer », raconte Yves Cosquéric, le commissaire-priseur qui procédera à la vente.

« Avant de mourir, il taillait encore la pierre »

Jean Fréour est décédé en 2010 à l’âge de 91 ans. « Avant de mourir, il taillait encore la pierre. Le bloc de schiste est toujours visible dans son atelier. » Sa femme, décédée en 2018, n’a rien vendu, rien touché de l’espace où travaillait son mari. Les Fréour n’avaient pas d’enfants et laissent quantité d’œuvres à leurs neveux et nièces qui ont choisi de les vendre.

Des sculptures visibles un peu partout dans le département

Dans le département, on peut voir des sculptures de Fréour un peu partout : Anne de Bretagne devant le château de Nantes, la paludière devant le musée de Batz-sur-Mer, la sculpture du palais des congrès de La Baule, le tympan de l’église de La Baule… « Et puis, on en trouve en Argentine, au Canada, en Afrique… Il a eu énormément de commandes publiques », explique Yves Cosquéric. Jean Fréour a fait partie du mouvement Seiz Breur (sept frères, en breton), un mouvement artistique né dans les années 20 en Bretagne. « Ils prônaient un art universel. Jean Fréour était le dernier des Seiz Breur », continue le commissaire-priseur brestois.

Où a-t-il puisé son inspiration ?

Il a puisé son inspiration dans la religion et le corps de la femme. « Il a beaucoup exposé, a été très demandé et en 1969, il a décidé de ne plus exposer dans les galeries. Il vendait à des collectionneurs en direct, répondait à quelques commandes. Mais à condition d’avoir la liberté de faire ce qu’il voulait. Il était surnommé « l’ermite de l’art ». On voit des photos de lui en habit de bure. Il a vécu très simplement ».

Ces dernières années, des expositions lui ont été consacrées au Croisic et à Locronan. Certaines pièces en vente mardi ont été exposées.

Les sculptures en vente

Les sculptures vendues sont très variées : bronze, marbre, schiste, ardoise bleue, bois et plâtres d’atelier (qui servent à faire les moules). « Les plâtres de ses grandes sculptures seront vendus. Il y a 216 lots à vendre. Mais dans un lot il peut y avoir plusieurs œuvres ». Les estimations partent de 100 à 2 000 €. Me Cosquéric sait déjà que des musées s’intéressent à cette vente. « Il y aura des initiés bien sûr mais j’ai vraiment envie que les gens découvrent cette œuvre. C’est exceptionnel de pouvoir faire une telle vente. Les ventes d’atelier ça n’existe plus car il y a souvent un galeriste derrière un artiste connu. Ce qui va être vendu c’est ce qu’il ne voulait pas vendre, ce qu’il a gardé autour de lui jusqu’à la fin ».

Exposition des œuvres à la salle des fêtes et dans la propriété Fréour (place du Mûrier) dimanche 28 juillet de 17 h à 19 h, lundi 29 de 11 h à 13 h et de 15 h à 19 h, mardi 30 de 9 h 30 à 11 h. Vente à la salle des fêtes mardi 30 à partir de 14 h 15.

Publié le 26 juillet 2019 par Marina CESSA – Presse Océan ©


Découvrir Jean Fréour (Ouest-France).

Jean Fréour

Publié le 27 juillet 2019 par Christophe PENOT – Ouest-France ©

Suivez-nous sur :
error

Vente de l’atelier du sculpteur Jean Fréour (1919-2010).

Jean FRÉOUR
Jean FRÉOUR (1919-2010).

L’étude Adjug’art de Brest présente la vente de l’atelier du sculpteur Jean Fréour (1919-2010), en collaboration avec maîtres Goulven Corlay et Pierre Goasdoué (notaires à Lesneven).

Elle se tiendra le mardi 30 juillet 2019 à 14 h15 à la salle des fêtes de Batz-sur-Mer (44).

Le catalogue est enrichi d’une préface d’Yvon Le Bihan, son biographe, et de textes de Pascal Aumasson et d’Olivier Levasseur.

Une exposition rétrospective de ses œuvres avait eu lieu au Croisic en 2016, et à Locronan en 2017.

Adjug’art – Maître Yves Cosquéric – Brest.
Mardi 30 juillet 2019 à 14 h 15 à Batz-sur-Mer (44)
Jean FRÉOUR (1910-2010) – Sculpture et Atelier.

Vous pouvez télécharger le catalogue de la vente

Jean Fréour

Nous reproduisons un article du quotidien Ouest-France, sur l’exposition de la Criée.


3 mois pour retracer la vie du sculpteur Jean Fréour.

Jean FRÉOUR
Le maître sculpteur dans son atelier, place du Mûrier, à Batz-sur-Mer.

L’ancienne criée du Croisic rend hommage à l’immense talent de l’un des derniers grands sculpteurs contemporains, disparu en 2010 à Batz-sur-Mer.

Après les peintres Micheau-Vernez et Puigaudeau, la municipalité propose cette fois de découvrir ou redécouvrir à l’ancienne criée, l’immense talent de Jean Fréour, l’un des derniers grands sculpteurs du XXe, disparu en 2010 à Batz-sur-Mer : « Sa veuve, Soizic Fréour, et Yvon Le Bihan, expert de l’artiste, ont été séduits par cet ambitieux projet et nous ont accordé leur confiance en ouvrant très largement leurs portes et leurs archives, mais surtout l’atelier de l’artiste, où se cachent nombre d’oeuvres méconnues ou personnelles », confie Jacques Bruneau, adjoint à la culture. Cette exposition va sans nul doute, constituer la première grande rétrospective consacrée à Jean Fréour et à son œuvre, rassemblant sous cette emblématique nef, près de deux cents œuvres, dont plusieurs s’avèrent inédites.

Virtuose du ciseau

Né à Nantes, Jean Fréour, dans ses jeunes années, suit dans ses déplacements son père, nommé administrateur de la ligne de chemin de fer de Tanger. Revenue du Maroc, la famille s’installe à Bordeaux, ville décisionnaire de l’artiste pour devenir sculpteur. Admis aux Beaux-Arts en 1936, il prendra ensuite ses quartiers à Issé, près de Chateaubriant, avant de s’établir définitivement à Batz-sur-Mer, dont il a été le maire pendant un an. « Ce virtuose du ciseau appréciait particulièrement Le Croisic où il avait ses attaches et amitiés, et en particulier avec le peintre Eugêne-Jean Chapleau », poursuit Jacques Bruneau. « L’exposition Fréour sera aussi l’opportunité de présenter à la galerie Chapleau, les sculptures, dessins et aquarelles conservés dans le fonds légué à Mme Pottier-Chapleau, complète Laurent Delpire, historien de la commune. Avec ces deux expositions, la ville invite le public à une découverte unique de l’univers de Jean Fréour qui savait librement passer de l’art sacré au nu féminin, véritable ode à la femme, qu’il a su sublimer en utilisant de multiples matériaux ».

Exposition à thèmes

Ce remarquable tracé du sculpteur sera conté sous forme de thématiques : Jean Fréour et Le Croisic, l’atelier, l’ode à la femme, bustes et portraits, l’art sacré, les commandes publiques et privées, ainsi que les aquarelles et crayons. Autour de cette exposition seront proposées plusieurs conférences, des circuits découvertes, complétés d’une exposition photos, avec la reproduction en grand format des monuments réalisés.

Publié le 16/06/2016 – Ouest-France ©


Reportage de France 3, sur l’exposition du Croisic.

Suivez-nous sur :
error

L’atelier d’Henri Bouchard – Piscine de Roubaix.

L’oeuvre d’Henri Bouchard (1875-1960) : « marins Bretons » était présente sur l’affiche de l’exposition du Musée de la Faïence de Quimper l’année dernière.

Armor, Argoat - La Bretagne au travail.

Armor, Argoat – La Bretagne au travail.

Depuis un mois, l’atelier de l’artiste a été reconstitué pour la réouverture du Musée « la Piscine » de Roubaix. L’atelier du sculpteur (rue de l’Yvette à Paris) avait été transformé en Musée de 1962 à 2007. Il y a dix ans les oeuvres ont été transférées à Roubaix.


Le passé controversé de l’artiste provoqua une polémique (article du quotidien le Monde). Cet ensemble est cependant le seul atelier conservé en totalité d’un sculpteur de l’entre-deux-guerres.


Revue de presse :

L’atelier d’Henri Bouchard, un modèle du genre pour comprendre la sculpture (La Voix du Nord).

Transféré dans les collections de La Piscine, l’atelier Bouchard est enfin présenté au public dans l’extension du musée. Un exemple très parlant du travail de sculpture et des techniques propres à cet art.

Henri Bouchard.

Des écrans permettront aux visiteurs d’accéder à des explications sur différentes œuvres de l’atelier d’Henri Bouchard. Photo Philippe Pauchet.

Au milieu de toutes les sculptures de l’atelier d’Henri Bouchard, élément majeur de l’extension du musée La Piscine, cet objet imposant questionne. Que vient faire cette espèce de grosse planche de bois, hérissée de clous ? C’est un outil traditionnel de la sculpture, qui permet, sur ces épines de métal, de plaquer la terre que l’artiste va façonner pour réaliser son esquisse. Ce type d’objet, « personne n’en connaît un autre exemplaire », observe Bruno Gaudichon, le conservateur de La Piscine. Et dans la reconstitution de l’atelier d’Henri Bouchard, il tient donc une place prépondérante.

La raison tient au projet même d’extension du musée. « Il y avait dans notre réflexion l’idée d’une grande galerie de sculpture dans laquelle il paraissait indispensable d’avoir une séquence technique : sur l’atelier du sculpteur et les techniques de la sculpture. Nous pensions faire une reconstitution artificielle. Trouver un atelier, on n’y avait même pas pensé mais nous savions que l’atelier Bouchard était un modèle du genre. »

Une occasion formidable

Ce lieu de travail et de création, laissé intact à la mort de l’artiste en 1960 et labellisé Musée de France, aurait dû revenir à la ville de Paris. Mais faute d’accord, et devant la nécessité de vendre les murs, la famille du sculpteur faisait face à deux possibilités. La première, « c’était de transférer à la collection nationale de référence (le Centre Pompidou). Libre à lui ensuite de disperser les œuvres dans différents musées français, ce qui était la fin de l’atelier initial. On perdait une occasion formidable de raconter l’histoire de ces ateliers des grands sculpteurs de monument publics. »

La seconde, décidée en 2006, faisant écho au souhait pédagogique de La Piscine, a été de les transférer à Roubaix, dans une reconstitution fidèle capable de nouveau de plonger le visiteur dans l’ambiance de travail du sculpteur. « Jamais une seconde je n’avais imaginé que cet atelier pourrait venir chez nous », observe Bruno Gaudichon. « La famille et l’association ont complété par des donations, même en numéraire aux Amis du musée, qui ont permis de mieux réaliser le projet. » Il est dans cette extension du musée le complément indispensable de la salle qui présente les outils de la sculpture, qui en présente les différentes techniques.

Publié le 18/10/2018 par Marc Grosclaude – La Voix du Nord ©


France 3 – Émission Spéciale « La Piscine voit plus grand ».

Suivez-nous sur :
error

Louis Henri Nicot sculpteur Breton

catalogue 2005

  • 2005 – Louis Henri Nicot sculpteur Breton

    (catalogue de l’exposition – 11 Avril au 15 octobre 2005)

    (Jos PENNEC, Patrick MONÉGER, Bernard Jules VERLINGUE, photos : Jean-Noël VINTER et Jos PENNEC)

    Catalogue de l’exposition thématique de 2005 consacrée à cet excellent sculpteur, qui au début du XXème siècle a participé à la naissance d’un Art Breton Moderne.

    29,7 x 21 cm – 106 pages – ISBN 2-914009-18-6 – tarif 15 €

    Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter.

Suivez-nous sur :
error