Lot n°14 de la vente – Quimper PB. Assiette ronde à bord contourné en faïence, de la série botanique – Décor n°23 « Gros rat jaune à la prune » – Diamètre : 23,5cm – Manufacture Porquier Beau – Estimation : 500 – 600 €.
La vente de tradition bretonne ouvre la saison des enchères de faïences de Quimper de l’été 2019. Il est à noter que l’étude Dupont & associés a déménagé sur la commune de Saint-Martin-des-Champs, à la fin de l’année dernière.
Lot n°83 de la vente – Louis-Henri Nicot (1878-1944). « Evangeline » – Hauteur : 52 cm – Henriot Quimper France – Estimation : 400 – 500 €.
La vente a été repoussée au début du mois de juillet. Elle comprend uniquement 104 lots de faïences de Quimper.
Vente « Tradition bretonne » – Dupont & associés – le 8 juillet 2019. Dupont commissaires-priseurs associés – Saint-Martin-des-Champs (29). Lundi 8 juillet 2019 à 14 h 15 – Faïence de Quimper (104 lots).
Grand plat rectangulaire festonné à bord jaune, décor de homard et branche fleurie – 69 cm x 29 cm x 5 cm (Numéro d’inventaire : 2018.2.35.).
Lundi dernier se tenait l’assemblée générale des Amis du Musée départemental breton.
Mme Margareth Le Guellec (conservateur en chef du patrimoine) et Mme Catherine Troprès (Attachée de conservation du patrimoine) ont présenté lors de cette réunion les dernières acquisitions du Musée.
Le legs de M. Ronan du Boisguehenneuc vient enrichir de façon remarquable les collections du département des faïences bretonnes du Musée.
Il comprend 556 pièces, essentiellement consacrées à la production de la manufacture Porquier-Beau.
Mme Margareth Le Guellec (conservateur en chef du patrimoine) et Mme Catherine Troprès (Attachée de conservation du patrimoine).
Alfred Beau (1829-1907) a renouvelé la céramique quimpéroise à la fin du XIXème siècle, comme le souligne Philippe Le Stum (Directeur du Musée) : il est considéré comme l’inventeur du “genre breton”.
Dans la notice biographique de cette nouvelle acquisition, M. P. Le Stum revient sur les circonstances de ce legs et sur le profil de ce généreux donateur :
« Issu d’une très ancienne famille de la noblesse bretonne, Ronan du Boisguéhenneuc (Versailles, 22 juin 1928 – 2 juillet 2017) fit dans l’infanterie métropolitaine une carrière militaire (1950-1979) qui l’amena en Allemagne, en Algérie puis au régiment du Génie où il finit sa carrière. Il a lui-même raconté, dans des Réflexions d’un collectionneur, les circonstances de ses premiers achats et la manière dont il forma en quelques décennies l’une des plus importantes collections privées de céramique quimpéroise, et la plus riche pour les créations de la marque Porquier-Beau sur laquelle il choisit de concentrer ses efforts.
Plat ovale festonné, décor breton « Fragment de noce » – 34,5 cm x 26 cm x 2,7 cm (Numéro d’inventaire : 2018.2.300.).
Ses premières acquisitions, un peu au hasard d’une vente publique à Morlaix, remontent à 1966. Elles furent celle d’un précurseur, car il n’existait alors aucun ouvrage de référence sur la faïence quimpéroise. Ce fut seulement en 1979 et 1980 que parurent ceux de Marjatta Taburet et de Michel-Jean Roullot. Le collectionneur reconnaissait avoir beaucoup appris auprès de ces deux auteurs, tant à travers leurs publications que grâce aux relations personnelles qu’il noua avec eux. […]
Il se prit d’une véritable passion pour celle-ci. De fait, dans l’histoire tricentenaire de la faïence de Quimper, elle représente un des quelques épisodes spécialement remarquables. […]
Bannette rectangulaire festonné à bord jaune, décor de chèvrefeuille rose et jaune – 44 cm x 26,8 cm x 3,7 cm (Numéro d’inventaire : 2018.2.89.).
Hormis l’ensemble légué au Musée par la famille d’Alfred Beau et quelques rares acquisitions plus récentes, la production de cette figure essentielle de l’histoire des arts décoratifs bretons est assez peu représentée au Musée. La très généreuse donation de M. du Boisguéhenneuc comble très opportunément cette lacune : il faut insister sur l’exigence et l’expertise avec laquelle il a formé sa collection qui ne comporte pas de doublons. Il faut aussi admirer la générosité de ce donateur qui semble avoir pris dans le courant des années 1990 sa décision de faire bénéficier le Musée de ses efforts. […] Selon ses dispositions testamentaires et avec le concours de sa nièce, le Musée a pu ainsi prendre possession avec émotion et émerveillement, de… 556 pièces, toutes de très belle qualité, souvent très rares et même, pour certaines, uniques. »
Philippe Le Stum, Conservateur en chef du patrimoine, Directeur du Musée départemental breton.
Vous pouvez désormais consulter sur internet l’ensemble des pièces composant ce legs sur le site du Musée départemental breton :
L’hôtel des ventes de Morlaix organise la première vente estivale consacrée à la faïence de Quimper.
Dupont commissaires priseurs associés – Morlaix.
Lundi 25 juin 2018 à 14 h – Faïence de Quimper (215 lots).
Tradition Bretonne expert : Bernard Verlingue.
Affiche de l’exposition « Quimper 3 siècles de Faïences », dans le hall d’accueil.
Pour le 40 ème anniversaire du salon « Antiquités Brocante Design », l’association a présenté avec la collaboration du Musée de la Faïence, une exposition sous le titre de « Quimper 3 siècles de Faïences ».
Les membres de l’association sur notre stand (Photo Bernard Galéron).
Inauguration de l’exposition. Bernard Verlingue commente la vitrine consacrée aux Vierges et aux Saints à Mme Maryvonne Blondin, Sénatrice du Finistère.
Inauguration de l’exposition le vendredi 10 novembre.
Les membres de notre association se sont relayés pendant les 3 jours, pour renseigner les visiteurs du salon.
L’influence de Nevers (Bellevaux originaire de Nevers, succède à Bousquet en 1731).
L’influence de Rouen (Caussy, originaire de Rouen, succède à Bellevaux en 1749).
Vierges et Saints.
15 vitrines retraçaient les productions emblématiques des manufactures quimpéroises, du style de Nevers à celui de Rouen, des Vierges et des Saints, du Porquier Beau, aux artistes du 20 ème siècle.
Manufacture Porquier Beau.
Assiettes de la série des botaniques (Porquier Beau).
Assiettes du service « la Mer » de Mathurin Méheut pour la manufacture Henriot.
Cette exposition temporaire exceptionnelle était un condensé d’histoire, et une synthèse des collections du Musée de la Faïence de Quimper.
Production de grès Odetta pour la manufacture HB.
Les oeuvres des artistes « Seiz Breur » pour la manufacture Henriot (Suzanne Candré-Creston et René-Yves Creston).
Style Colonial – Plat de Georges Renaud (HB Quimper).
Présentation du travail de René Quillivic.
L’exposition sur « les fêtes bretonnes » de l’artiste Robert Micheau-Vernez venait compléter cet évènement.
Stand des Amis de Robert-Micheau Vernez.
Plats de l’artiste Robert Micheau-Vernez.
L’association des Amis est un soutient du Musée, vous pouvez remplir notre bulletin d’adhésion et rejoindre notre cercle de passionnés (lien).
Le salon est toujours l’occasion de communiquer sur les publications de l’association. Elles sont toutes consultables sur notre site internet (lien).
Le stand de l’association.
Vue de l’exposition.
Nous tenons à remercier l’ensemble des bénévoles de notre association pour leur présence, et nous vous attendons nombreux pour la réouverture du Musée de la Faïence en 2018, avec une exposition consacrée à l’artiste Jeanne Malivel (co-fondatrice du mouvement des Seiz Breur).
Du 18 avril au 30 septembre, le Musée de la faïence de Quimper (Finistère) consacre son exposition temporaire à la représentation du travail. Chaque époque, chaque artiste offrent des visions différentes.
L’homme au filet, de René-Yves Creston, présenté par Bernard Verlingue (Jean-Pierre Le Carrou).
La valeur travail. C’est un des thèmes qui a animé la campagne présidentielle. C’est aussi le sujet retenu cette année par Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence de Quimper(Finistère), pour l’exposition temporaire 2017. L’exposition brasse les années et les artistes, passe des côtes (Armor) à la campagne (Argoat). « Cette année, l’exposition temporaire présente 310 pièces, soit cent de plus par rapport à l’an dernier. » Et quand on lui demande comment il a sélectionné les faïences exposées, Bernard Verlingue répond avec gourmandise : « Je n’ai pas choisi. »
Travailleurs alanguis
Il a bien fallu le faire, cependant, tant le labeur a inspiré le travail des artistes. Logique : sur une partie des époques couvertes par l’exposition, les loisirs n’existaient pas ! Et pourtant, en observant les pièces de décoration fabriquées par la faïencerie Porquier, vers 1875, on voit surtout des travailleurs et travailleuses alangui(e) s, prenant du bon temps, allongés au bord d’une rivière. Vision bucolique. Les lavandières courbées sur leur dur labeur ramènent à la réalité de l’époque.
Le travail des pêcheurs, des ramasseurs de goémons, tout le petit monde du bord de mer est figuré avec réalisme. L’effort, le courage face aux éléments priment sur le reste. Visage altier d’une goémonière saisi par Alexander Goudie (1998). Lutte contre les vagues pour ramener une bouée au rivage saisie par Charles Maillard. Surprise, il s’agit d’une lampe décorative. Un peu plus loin, le pêcheur au filet de René-Yves Creston, le mouvement de son corps, traduit toute la dureté de la pêche au large.
Des bonheurs et trois « erreurs »
Dans chaque vitrine se cache au moins un bonheur. Et quelques erreurs, glissées volontairement par le facétieux Bernard Verlingue. Trois oeuvres ne représentent pas des paysages bretons. Mais toutes sont issues des faïenceries de Quimper.