Art incontournable de l’histoire de Quimper (Finistère), la faïence y a son musée. Dans ces lieux, depuis la réouverture post-confinement mi-mai 2021, l’exposition permanente a été remaniée. Une occasion de plus de pousser la porte.
Jérémy Varoquier, assistant principal du conservateur du musée de la Faïence de Quimper (Finistère), présente les nouveautés de l’exposition permanente.
1 – Car l’expo permanente fait peau neuve
L’histoire de la faïence à Quimper ne change pas bien sûr mais la façon de la mettre en valeur si : depuis sa réouverture mi-mai 2021, le musée de la Faïence propose une exposition permanente remaniée. Nouveaux décors, nouvelles mises en scène, nouveaux visuels explicatifs, nouveaux éclairages par LED, nouvelles pièces exposées…
a quimper (Finistère), au musée de la faïence, la nouvelle exposition permanente a bénéficié de changements, à découvrir dès mai 2021.
« Certains visuels étaient là depuis l’ouverture du musée il y a trente ans », explique Jérémy Varoquier, assistant principal au musée. Six nouveaux panneaux explicatifs permettent ainsi de remonter l’histoire de la faïence de Quimper, au travers des siècles. « Cette exposition rassemble environ 500 pièces, c’est-à-dire autant qu’avant »; ajoute-t-il.
2 – Pour y voir des œuvres inédites
Par exemple d’anciennes cartes postales agrandies et mises en valeur sur un mur ou des assiettes décorées avec les planches dessinées qui ont servi dans les ateliers afin de voir le travail réalisé de A à Z. Ou encore un mur de poncifs (calques microperforés qui permettent de reproduire le dessin sur la surface à peindre). Et on y retrouve aussi, évidemment, le fameux décor à la touche de Quimper, le petit Breton et ses évolutions, et enfin, autre exemple, une succession de faïences sur des événements historiques.
3 – Car le musée a trente ans en 2021
Trente ans déjà ! Le musée de la Faïence a ouvert en juin 1991. En raison de la pandémie de Covid-19 et des mesures sanitaires, la décision a été prise de fêter cet événement non pas en juin mais début septembre, lors d’un week-end. Pour célébrer cet anniversaire, une linogravure a été commandée à l’artiste concarnois Olivier Lapicque. Elle représente son fameux marin et a été éditée à cent exemplaires.
4 – Pour y (re)découvrir l’exposition temporaire sur Keraluc
Proposée depuis l’an dernier, l’exposition temporaire « Keraluc, une faïencerie au service des artistes » est visible toute la saison. Keraluc est la dernière faïencerie créée à Quimper, par Victor Lucas, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Cette exposition présente 150 œuvres, dont la plupart sont uniques et n’avaient jamais été exposées jusqu’alors.
5 – Pour en apprendre encore plus lors des visites guidées
Le musée est ouvert du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. Petit plus, chaque samedi : des visites guidées sont proposées à 15 h 30, au prix de l’entrée. L’occasion d’en apprendre un peu plus !
Tarifs : 5 € (adulte) ; 4 € (18-25 ans) ; 3 € (7-17 ans) ; gratuit pour les moins de 7 ans. Renseignements : www.musee-faience-quimper.com
L’hôtel des ventes de Morlaix présente traditionnellement, une vente de faïence de Quimper, à la fin du mois de juin.
Cette vacation regroupera notamment un bel ensemble de céramiques de l’artiste Robert Micheau-Vernez (1907-1989).
Lot n°34 – Robert Micheau-Vernez (1907-1989) – Femme de Loctudy et son enfant – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 36.
Il est à noter qu’une sélection des œuvres sera présentée en avant-première à Paris, du jeudi 10 au samedi 12 juin 2021, au 27, rue de Tournon (Paris 6ème).
Lot n°101 – Francis Renaud (1887-1973) Bretonne du Goëllo – Buste en terre cuite patinée, circa 1920-1930 – H: 31 cm L: 33 cm.
Les costumes bretons, la photographie, les tableaux et dessins viennent compléter le sommaire de cette vente.
Lot n°103 – Yvonne Jean-Haffen (1898-1993) – Jeune femme au puits – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 16 cm L: 19 cm.
Lot n°104 – Yvonne Jean-Haffen (1898-1993) – Jeune femme et enfant – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 18,5 cm L: 14 cm.
Vente « Bretagne & Grand Ouest » – Dupont & associés – le 21 juin 2021. Dupont commissaires-priseurs associés – Saint-Martin-des-Champs (29). Lundi 21 juin 2021 à 14 h 15 – Faïence de Quimper (158 lots).
Avec cette exposition de l’été et de l’automne, la ville de Quimperlé (Finistère) rend hommage à l’un des siens, à l’un de ses enfants : le peintre Xavier Krebs, né à Quimperlé en 1923 et décédé à la fin de l’été 2013. Une exposition à découvrir dans trois lieux différents de la ville.
Deux des œuvres de , parmi la cinquantaine exposée à la Chapelle des Ursulines.
Le parcours de l’exposition présente la diversité des cheminements artistiques de Xavier Krebs. « Elle retrace l’histoire d’une démarche vers l’abstraction, la contemplation et la méditation », dit Fanny Drugeon, la commissaire de l’exposition. L’exposition se déroule dans trois lieux, qui « dialoguent entre eux et se répondent à travers des formes récurrentes, l’omniprésence des couleurs et transparences qui résonnent dans des compositions reposant sur des rapports géométriques précis. »
Labyrinthes
Danièle Brochu, l’adjointe à la culture, et Michaël Quernez, le maire de Quimperlé, lors du vernissage de samedi matin.
Dans la Chapelle des Ursulines, l’histoire est « principalement contée en peintures, des premières œuvres figuratives aux ultimes lagunes, en passant par les grands formats des années 2000 dans lesquels jaillissent les réminiscences des couleurs bretonnes. »
Une sélection d’une cinquantaine de peintures issues de collections publiques et privées est présentée suivant une ligne chronologique.
« Y sont soulignés les liens qui se tissent entre des séries parfois à plusieurs décennies d’intervalles. Le parcours est structuré par des séries telles les Signes, les Seuils ou les Lagunes », dit encore Fanny Drugeon.
Échappées
À la Maison des Archers, il est question des échappées, tant à travers les lieux que l’artiste cherche à quitter, depuis son enfance en pays quimperlois, qu’à travers les nouveaux espaces que Xavier Krebs se crée.
« Outre l’intimité de l’artiste, tels ses liens familiaux ou ses carnets, sont présentées ici ses collaborations dans une dimension architecturale, ainsi qu’une évocation de son atelier. »
Mémoires
À la médiathèque Jean-Plouët, la « dimension mémorielle est essentielle, qu’il s’agisse de la mémoire des livres et des influences littéraires et artistiques qui ont compté pour son travail, ou de la mémoire de l’artiste, telles les photographies d’Inde qui lui permettent de renouer avec son propre passé. »
Une sélection d’ouvrages provenant de la bibliothèque de Xavier Krebs est exposée, compagnons de route et sources d’inspiration.
L’ancrage familial des Krebs
Constance, Bruno et Benjamin, les trois enfants de Xavier Krebs, en compagnie du maire, Michaël Quernez, et de Fanny Drugeon, la commissaire de l’exposition (à droite).
Xavier Krebs est né en 1923 à Quimperlé. Il y restera jusqu’à ses 17 ans. Il a grandi dans le manoir de Poulguin, au bord de l’Aven, à Névez. Un bien familial qui a appartenu à partir de 1883, à Alix de Kergariou épouse de Pierre Hersart de la Villemarqué, fils de l’auteur du Barzaz-Breiz.
Valérie, leur fille, épouse en 1920 le frère de son amie d’enfance Marguerite, Arthur Krebs, le père de Xavier. Le grand-père de Xavier, Arthur Constantin Krebs était un militaire et ingénieur. Pionnier de l’aéronautique en 1884 avec le dirigeable La France, contribue à l’invention du bateau électrique sous-marin Gymnote.
Il a été directeur de Panhard avant de se retirer dans son domaine de la Villeneuve-Braouic. Xavier avait 12 ans à la mort de son grand-père. Autre personne importante dans sa famille, sa tante Marguerite qui a épousé Paul Paulet le créateur de la société du même nom à Douarnenez (Petit Navire).
À Quimperlé, un sentier de randonnée du côté de Keransquer et de la Villeneuve-Braouic porte le nom d’Arthur Krebs.
De multiples rendez-vous gratuits
Visites accompagnées
Xavier Krebs : à travers la peinture. Tous les vendredis à 11 h à la Chapelle des Ursulines. Durée : 45 minutes.
Xavier Krebs : dans l’intimité d’un peintre. Les mardis 6, 13, 20 et 27 juillet et les mardis 3 et 10 août, à 18 h à la Maison des Archers. Durée : 30 minutes.
Lecture pour les enfants. Les bibliothécaires racontent des histoires entre la Chapelle des Ursulines et la médiathèque, en lien avec l’univers de Xavier Krebs. Le mercredi 18 août, départ à 15 h depuis la Chapelle des Ursulines. Durée : 45 minutes. À partir de 4 ans.
Yog’art Contemplation. Une approche sensible de l’œuvre de Xavier Krebs pour le public adulte au cœur de l’exposition, en compagnie du professeur de yoga, Ywen Hervé. Les 17, 23 et 30 juin, à 10 h 30 à la chapelle des Ursulines. Durée : une heure trente.
Les ateliers
L’univers de Xavier Krebs à découvrir à la chapelle des Ursulines, jusqu’au 10 octobre.
Créations colorées. Pour les familles à la médiathèque, un moment de découverte de l’exposition et de création de ses paysages de couleurs. Les mercredis 7 juillet, 4 et 25 août, à 15 h à la médiathèque. Durée : une heure trente. À partir de 6 ans.
Les rencontres
Itinéraire café. Rencontre pour le public adulte avec la commissaire d’exposition Fanny Drugeon. Une occasion unique de suivre le parcours d’exposition en trois temps. Le 13 juillet, à 15 h, à la Maison des Archers. Durée ; deux heures.
Xavier Krebs : un regard au jour le jour. Conférence grand public avec Cédric de Veigy, enseignant-chercheur en photographie et cinéma français. Le 28 septembre, à 18 h 30, à la médiathèque. Durée : une heure.
Xavier Krebs : les influences d’un peintre. Conférence grand public avec Mickaël de Saint-Chéron, philosophe des religions et écrivain. Le 6 octobre à 18 h 30 à la Chapelle des Ursulines. Durée : une heure.
Tous ces rendez-vous sont gratuits. Mais il est nécessaire de réserver sur place, au 02 98 39 28 44 aux heures d’ouverture ou par mail culture@ville-quimperle.fr
Jusqu’au dimanche 10 octobre
Les horaires
Toujours cette ligne noire dans le travail de l’artiste.
Chapelle des Ursulines et Maison des Archers : jusqu’au 30 juin et du 1er septembre au 10 octobre, de 13 h à 18 h. Du 1er juillet au 31 août, de 11 h à 19 h. Fermeture le lundi
Médiathèque : aux horaires d’ouverture de la médiathèque, jusqu’au 2 juillet et à partir du 31 août : mardi 14 h-18h30, mercredi 10 h-12 h 30 et 14 h-18 h 30, jeudi 16 h-18 h 30, vendredi et samedi 10 h-18 h. Du 3 juillet au 28 août : 10 h-12 h 30 et 14 h-18 h, sauf le mardi matin et le jeudi après-midi. Fermeture le dimanche et le lundi
Les tarifs
Maison des Archers et Chapelle des Ursulines (pass’unique) : tarif plein : 5 € ; tarif réduit : 3 € (demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap, groupe de 10 personnes minimum). Gratuit : pour les moins de 25 ans, les bénéficiaires du RSA et tous les vendredis.
Musée de la Faïence à Quimper
Parallèlement à l’exposition organisée à Quimperlé, l’exposition « Keraluc, une faïencerie au service des artistes », présentant notamment des céramiques de Xavier Krebs, a lieu au Musée de la Faïence de Quimper jusqu’à la fin septembre 2021.
Publication
Une publication, réalisée en coédition entre la Ville de Quimperlé et les éditions Locus Solus, accompagne l’exposition. Une centaine d’œuvres seront reproduites dans cet ouvrage. Réunis sous la direction de Fanny Drugeon et Constance Krebs, plusieurs auteurs et critiques, y contribuent : André Cariou et Françoise Terret-Daniel (conservateurs de musées), Antoine Lucas et Cédric de Veigy (enseignants-chercheurs), Françoise Livinec (galeriste), etc.
Le catalogue de l’exposition : Xavier Krebs – Cheminements ; éditions Locus Solus ; 112 pages couleur ; prix 25 €.
Le Musée de la Faïence a profité de sa fermeture hivernale pour mettre à jour son exposition permanente. L’institution de Locmaria a également prolongé son exposition temporaire sur la Manufacture Keraluc.
Jérémy Varoquier, assistant principal du conservateur du Musée de la Faïence de Quimper, a choisi plusieurs nouveaux visuels pour renouveler l’exposition permanente.
De nouveau ouvert depuis le 19 mai, le Musée de la Faïence expose de nouvelles pièces dans ses vitrines. L’établissement a profité de la trêve hivernale pour actualiser son exposition permanente et prolonger son exposition temporaire. « Beaucoup de gens n’avaient pas pu voir notre installation sur la Manufacture Keraluc, c’est pourquoi nous avons décidé de la conserver jusqu’au 25 septembre prochain », explique Jérémy Varoquier, assistant principal du conservateur du musée. Contraction de la « maison de Lucas » en breton, Ker ar Lucas, la faïencerie Keraluc, créée en 1946, voulait un oeil moderne à l’art populaire breton.
Des œuvres inédites
« Concrètement, nous avons donné un coup de jeune à notre exposition permanente. Il y a de nouveaux décors dans les vitrines, comme ces tissus imprimés avec un motif de l’artiste Jeanne Malivel, ou encore des cartes postales anciennes agrandies, montrant l’extraction d’argile », décrit le jeune homme. Les visiteurs pourront également découvrir de nombreuses nouvelles pièces. « Nous avons exposé de nouveaux visuels, notamment les calques préparatoires du céramiste Alfred Beau. Il y a aussi des inédits de la manufacture Porquier, des dessins acquis l’an dernier, que nous exposons pour la première fois », détaille-t-il.
Nouvelle scénographie
L’équipe du musée a aussi changé la totalité des affichages des salles d’exposition pour une meilleure lisibilité des informations. « Régulièrement, des visiteurs posaient des questions à l’accueil après leur visite. Nous les avons prises en compte et on a réalisé des panneaux d’informations plus pédagogiques et plus clairs », rassure Jérémy Varoquier. Pour ce faire, la charte graphique a été totalement revue. Des couleurs distinguent les différentes faïenceries et la chronologie est plus compréhensible selon lui.
Les murs de l’établissement ont été repeints et la boutique réorganisée. Autre nouveauté, l’éclairage a été entièrement remplacé. « Nous avons installé des LED, plus mobiles, beaucoup moins énergivores et surtout, elles mettent bien en valeur les œuvres », se réjouit l’assistant du conservateur. Un lifting scénographique qui tombe bien, car en septembre prochain, le musée fêtera ses 30 ans.
Les équipes de la Galerie du cloître à Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan) sont en pleine préparation d’une exposition qui débutera le 3 juillet 2021. En coulisse, l’heure est au montage et à la mise en valeur de pièces uniques et exceptionnelles.
Xsandra Gérardin, chargée de production et communication des expositions à l’Académie de musique et d’arts sacrés installe des panneaux du futur parcours ludique qui permettra aux petits comme aux grands d’évoluer à travers cette exposition.
La Galerie du cloître de la basilique est en pleine effervescence. Xsandra Gérardin, chargée de production ; Cécile Perrochon, chargée des collections et Stéphane Le Hir, régisseur, sont sur tous les fronts. Montages de mobilier, peinture, création de supports transport des œuvres, ils sont de toutes les missions afin d’être prêt pour accueillir les scolaires. « Ce seront les privilégiés pour découvrir cette exposition en avant-première. »
Des secrets de fabrication à l’évolution des formes, l’exposition Esprits de faïence va dévoiler une facette peu connue d’un art breton pourtant mondialement célèbre, celle des faïences de Quimper. Plus de 80 faïences sacrées de Quimper seront à découvrir entre histoire et secrets de fabrication. Des pièces uniques issues des collections de Sainte-Anne-d’Auray, de prêt de la faïencerie Henriot de Quimper ou encore du collectionneur Antoine Maigné qui sera le commissaire de cette exposition.
La vierge à l’enfant et sa jumelle
Les pièces sont rares, souvent uniques comme cette vierge à l’enfant Intron Varya Ros Peden, datée de 1733, signée par Louis La Rosse et classée à l’inventaire des Monuments historique ou encore sa jumelle de 1930. Elles sont réunies pour l’occasion. « Toutes ces œuvres sont emballées de manière à assurer leur sécurité. Elles sont manipulées avec la plus grande attention et protégées dans des vitrines. »
Les vierges à l’enfant Intron Varya Ros Peden, sœurs jumelles.
Au XVIIIe siècle, la faïence est en plein essor la première manufacture sera la Grande Maison en 1708, dans le village de Locmaria.
La production de la statuaire religieuse se perpétue en série grâce à des moules précieusement conservés avant que la collaboration, au XIXe siècle, entre faïenceries, sculpteurs et peintres, ne favorise de nouveaux décors et de nouvelles formes.
Des artistes bretons
Après une période d’essoufflement, la production repart au XXe siècle. Elle sera relancée grâce aux artistes, souvent bretons, que les manufactures attirent dans une saine émulation artistique : René Quillivic, Fanch Caujan, Robert Micheau-Vernez, Anie Mouroux et bien d’autres seront de cette aventure. « Aujourd’hui, les grandes maisons quimpéroises ont fusionné sous le nom emblématique de Faïencerie Henriot – Quimper. Quelques artistes contemporains collaborent toujours avec cette grande manufacture et perpétuent un savoir-faire vieux de plus de trois siècles. »
Du 3 juillet au 7 novembre 2021, exposition de faïences sacrées, tous les jours de 10 h 30 à 13 h, et de 14 h 30 à 18 h jusqu’au 19 septembre ; à partir du 21 septembre, tous les jours sauf le lundi, de 14 h 30 à 18 h, Galerie du cloître, rue de Vannes, à Sainte-Anne-d’Auray.