L’oeuvre de Louis-Henri Nicot au Musée de la Faïence (le Télégramme).
Bernard Verlingue présente quelques bustes réalisés par Louis-Henri Nicot à qui il consacre, au musée de la faïence, une superbe exposition.
Le Musée de la Faïence consacre son exposition de printemps et d’été 2005 au sculpteur breton Louis-Henri Nicot (1878-1944). Né à Rennes, où il effectue ses études, ce fils de cimentier, convainc difficilement, ses parents de l’inscrire aux Beaux-Arts. Les années qui suivent lui donnent raison, le jeune homme accumule mentions et prix de modelage ou de sculpture.
Louis-Henri Nicot est admis aux Beaux-Arts de Paris en novembre 1902. En 1906, il tente, sans vrai succès, le Grand Prix de Rome, tandis que sa côte monte dans la capitale. Ses premières œuvres, «modernes et élégantes», portent encore les traces de sa formation rennaise. Bientôt, ses marbres, ses bronzes sont salués par la critique.
Photographe aux armées
Il s’installe à Montparnasse où il rencontre ses compatriotes, jeunes militants des nouveaux mouvements régionalistes et nationalistes. En novembre 1912, il rejoint «La Bretagne artistique» qui regroupe sculpteurs, graveurs architectes… d’origine bretonne. Une bourse du gouvernement français lui permet un séjour tunisien d’où il rapporte une superbe céramique, exposée au Musée de la Faïence : «L’Algérienne au singe». Le 2 août 1914, mobilisé au 2 e groupe d’aviation, il devient «photographe aux armées». Durant la guerre il garde des liens avec ses collègues, Pierre Le Noir, Armand Beaufils et Mathurin Méheut.
Sculptures monumentales
Démobilisé, il travaille pour Jules Verlingue, qui vient de relancer la faïencerie HB. Ses «Commères», fumeuses de pipe et autres joueurs de biniou font la joie des amateurs. Parallèlement, Louis-Henri Nicot réalise des sculptures monumentales, souvent destinées aux monuments aux morts. Dans un style complètement novateur, ses bustes, ses statues, taillées dans le granit ou le Kersanton, portent les marques du renouveau artistique. Il meurt en juillet 1944, regretté du monde artistique de 1933. A Quimper, Bernard Jules Verlingue présente la grande diversité de l’œuvre de Louis-Henri Nicot : bronzes, marbres, faïences colorées représentant des groupes de Bretonnes, petites statues aux visages burinés de femmes du Faouët, des Côtes-du-Nord, du Trégor. «Les couleurs, les motifs des châles et des tabliers sont très fidèles», remarque le conservateur.
Evangeline faïence polychrome
Les visiteurs aimeront certainement le beau petit mousse à l’ex-voto ou encore la superbe Evangeline, une faïence polychrome inspirée d’un poème de Longfellow. Le sculpteur a décliné cette figurine de plusieurs façons. L’Evangeline grandeur nature, réalisée en pierre de Kersanton, reçut la médaille d’or au Salon des artistes français de 1933. L’exposition s’agrémente d’un magnifique catalogue, signé Jos Péron, Patrick Monéger et Bernard-Jules Verlingue.
En 2011, le Musée de la Faïence de quimper fêtait ses 20 ans, mais également il réouvrait au public après 4 ans de fermeture. Bernard Verlingue présente les collections du Musée.
En 2016, le Musée de la Faïence de Quimper célébrait ses 25 ans d’existence. Son conservateur, Bernard Verlingue était invité pour cette occasion à l’émission « l’instant ».
En 2008, un reportage présentait le grenier de la faïencerie HB-Henriot. On y découvre les plâtres ayant servi à la confection de pièces bien connues des amateurs de céramiques quimpéroises.
Notre 4ème semaine en vidéo est dédiée aux artistes.
#1 – Yann KERSALÉ.
En 2013, l’artiste Yann Kersalé croise la route de la manufacture Henriot à Quimper. On retrouve dans cette collaboration sa recherche permanente autour de la lumière. Il crée des luminaires en s’inspirant des coiffes bretonnes.
ALATO est un clin d’oeil à l’architecte/designer finlandais Alvar Aalto. Brieg Olivier et Owen Poho s’associaient en 2005 pour créer des articles contemporains pour la table et la maison. Ils présentent dans ce reportage la collection Erminig.
Pour fêter les trois siècles de faïences à Quimper en 1990, l’artiste Pol Le Meur créa des sculptures géantes. Elles représentaient des éclats gigantesques de faïence quimpéroise. L’évènement s’intitulait : « les égarées du sablier » !
#4 – Hervé Le NOST.
Le sculpteur Hervé Le Nost travailla en résidence en 2015, au sein des ateliers de la faïencerie Henriot à Quimper. Il s’approprie les formes des vases Odetta, pour en réaliser des sculptures.
#5 – Mathurin MÉHEUT.
En décembre 2012, une exposition Mathurin Méheut ouvrit ses portes au Musée des beaux-arts de Brest. Elle s’intitulait « Dans le décor ! ». Elle permettait de découvrir les grands décors marins de l’artiste.
Pierre-Jean Guillausseau, Yannick Clapier, Pascal Simon
Décors et sculptures animaliers sont des thèmes omniprésents des différentes manufactures de Quimper.Notre propos est ici de présenter quelques exemples de faïences et de grès à décors et formes d’animaux, créés par les artistes de la manufacture Keraluc, en cette année où Keraluc est à l’honneur au Musée de la Faïence de Quimper…Nous n’avons retenu ici qu’un échantillon des faïences et des grès détaillés et expliqués dans l’article destiné à paraître dans la Gazette des amis du Musée et de la Faïence de Quimper… pour aider à mieux supporter cette période confinée.
Cet article fait suite à l’exposition organisée au Manoir de Kerazan l’année dernière (lien).
Pierre TOULHOAT (1923-2014).
…l’un des premiers artistes à collaborer avec Keraluc dès 1946, il poursuit cette collaboration jusqu’aux années 1970. Il enseigne la céramique et le modelage à l’Ecole des Beaux-arts de Quimper. Il réalise des pièces et des décors pour l’édition et de nombreuses pièces uniques. On lui doit une série de vases et de pichets zoomorphes qui ont fait la célébrité de Keraluc.
Pierre TOULHOAT. Trois variantes du pichet « Cocotte ».
Pierre TOULHOAT. Trois variantes du pichet « Cocotte ».
Pierre TOULHOAT. Trois variantes du pichet « Cocotte ».
Pichet « Grand oiseau ». Forme et décor de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Bouteille en forme de coq. Forme de Pierre TOULHOAT pour l’édition ? Décor d’André L’HELGUEN.
Bouteille en forme de coq. Forme de Pierre TOULHOAT pour l’édition ? Décor de J DELIMA.
Pichet zoomorphe. Modèle de Pierre TOULHOAT pour l’édition, en grès naturel.
Pichet zoomorphe. Modèle de Pierre TOULHOAT pour l’édition. Décor d’édition d’André L’HELGUEN réalisé par lui-même.
Pichet zoomorphe. Forme de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Pichet zoomorphe. Forme de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Bougeoir en forme de coq. Forme et décor de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Bougeoir en forme de coq. Forme et décor de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Bouteille équestre du Roi Gradlon Forme et décor de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Petit-déjeuner. Décor « Coq sur couleur » de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Petit-déjeuner. Décor « Coq sur couleur » de Pierre TOULHOAT pour l’édition.
Paul YVIN, dit YVAIN (1919-2007).
Dessinateur de talent, il travaille chez Henriot, puis chez HB. Il rejoint Keraluc en juillet 1947 où il restera jusqu’en 1984. On lui doit une étonnante série de « piafs » , qui ont précédé de 20 ans les Shadoks, bonheur des téléspectateurs des années 1960… Toutes ses pièces sont uniques à l’exception d’un décor sur grès créé pour l’édition.
Paul YVAIN. Assiette à décors d’oiseau.
Paul YVAIN. Plat à décors d’oiseau.
Paul YVAIN. Assiette à décors d’oiseau.
Paul YVAIN. Plat à décors d’oiseau.
Paul YVAIN. Grand pichet zoomorphe.
Paul YVAIN. Jatte à décor d’oiseaux.
Paul YVAIN. Cendrier à décor d’oiseaux.
Paul YVAIN. Jatte à décor d’oiseaux.
Paul YVAIN. Assiette à décor de cerf.
Paul YVAIN. Plat à décor de dragon ou de salamandre.
Joseph Le CORRE, dit Jos Le CORRE (1925-1979).
Jos Le CORRE étudie à l’Ecole des Beaux-arts de Quimper, dont il sera professeur d’art graphique de 1952 à 1979. En 1948, après un passage chez HB, il découvre la nouvelle faïencerie Keraluc… Il réalise alors plusieurs pièces uniques. Il sera un des premiers artistes à occuper un atelier individuel dans la faïencerie. Il quitte Keraluc à l’époque de la mort de Victor LUCAS.
Jos Le CORRE. Pièce unique. Assiette à décor d’oiseaux.
Jos Le CORRE. Pièce unique. Assiette à décor d’oiseaux.
Jos Le CORRE. Pièce unique. Plat à décor d’oiseaux.
Jos Le CORRE. Décor aux colombes de la Paix pour l’édition.
Jos Le CORRE. Décor aux colombes de la Paix pour l’édition.
Jos Le CORRE. Décor de cocotte pour l’édition.
Jos Le CORRE. Décor de cocotte pour l’édition.
Jos Le CORRE. Décor d’oiseau en « chuppen » pour l’édition.
Jos Le CORRE. Décor d’oiseau en « chuppen » pour l’édition.
Jos Le CORRE. Pièce unique. Assiette au bouc.
Jos Le CORRE. Pièce unique. Plat au taureau.
Friedrich VAN DIEPEN.
Pour l’anecdote… « Der Fliegende Hollander » ? Le mystérieux Friedrich VAN DIEPEN arrive à Quimper en 1951 et travaille comme peintre à la manufacture Keraluc pendant quelques mois…
Friedrich VAN DIEPEN. Assiette au décor de coq.
Friedrich VAN DIEPEN. Petit vase à la biche.
André HORELLOU (1943-2011).
Après avoir étudié à l’École des Beaux-arts de Quimper, le peintre André HORELLOU entre chez Keraluc en 1966. Il conçoit un type de décor qui lui est propre. Il quitte Keraluc vers 1987 pour se consacrer à la peinture en sa bonne ville de Douarnenez.
André HORELLOU. Assiette à décor de coq.
André HORELLOU. Assiette à décor de coq.
André HORELLOU. Assiette à décor de chouettes.
André HORELLOU. Assiette à décor de chouettes.
André HORELLOU. Assiette à décor de passereaux.
René QUERE (1932).
René Quéré a pour professeurs à l’Ecole des Beaux-arts de Quimper Jos Le Corre et Pierre TOULHOAT au début des années 1950. A leur invitation, il entre à la manufacture Keraluc comme apprenti peintre décorateur en 1955. Il continuera parallèlement à peindre. Comme artiste indépendant, il ne réalise pratiquement que des pièces uniques jusqu’en 1960, date à laquelle il quitte Keraluc lors du passage de la faïence au grès.
René QUERE. Assiette à décor de Saint Thélo sur un cerf entouré des chiens de la meute.
René QUERE. Plat au chien jaune.
Georges ALLIER (1912-1994).
Après avoir étudié à l’Ecole des Beaux-arts de Nantes, Georges ALLIER entre chez Keraluc dès les débuts de la manufacture en 1946 et y restera jusqu’à sa retraite. Décorateur hors pair, il peint des pièces de grande qualité Il a produit aussi quelques pièces uniques.
Pièces d’édition décorées par Georges ALLIER. Bouteilles et flacon en forme de coq.
Pièce d’édition décorée par Georges ALLIER. Terrine en forme de coq.
Pièce d’édition décorée par Georges ALLIER. Terrine en forme de coq.
André L’HELGUEN (1935-2017).
André L’HELGUEN suit les cours de quelques grands maîtres de l’Ecole des Beaux-arts de Quimper. Il entre chez Keraluc en 1953, et il y restera pendant toute sa carrière. Ce gracieux pichet zoomorphe représente les créations de Keraluc dans certains ouvrages consacrés à l’art moderne…
Grand pichet ou vase zoomorphe réalisée pour l’édition par André L’HELGUEN.
Michel FURIC (1943).
Michel FURIC a travaillé comme peintre décorateur pendant vingt ans chez Keraluc (1960-1980), puis à la manufacture HB-Henriot.
Huilier-vinaigrier en forme de coqs. Modèle pour l’édition de Pol Lucas et décor Renaissance créé par Jos Le CORRE et exécuté par Michel FURIC.
Terrine en forme de canard. Pièce d’édition décorée par Michel FURIC.
Terrine à lièvre. Pièce d’édition décorée par Michel FURIC.
Signature Michel FURIC pour Keraluc Quimper.
Pierrette PERON.
Pierrette PERON était peintre à la manufacture, elle y a réalisé quelques pièces uniques, comme ces assiettes au décor de chevaux.
Pierrette PERON. Assiette aux chevaux.
Pierrette PERON. Assiette aux chevaux.
Quelques modèles et décors pour l’édition…
Bouteille zoomorphe à décor floral, modèle de Pierre TOULHOAT.
Bouteille en forme de coq à décor « Tartan ». Décors de Georges ALLIER pour l’édition.
Huilier-vinaigrier en forme de coqs à décor « Tartan ». Forme de Pol LUCAS et décor de Georges ALLIER pour l’édition.
Bouteille zoomorphe. Édition d’une forme et d’un décor de Pierre TOULHOAT.
Pichet au décor exécuté par Georges ALLIER de bovin protégé par Sant-Cornely.
Flasque à whisky (Breton) à décor de cheval.
Nous souhaitons remercier Antoine Lucas, qui nous a apporté d’importantes précisions, Christiane et Michel Vloebergh et Yannick Lijour qui nous ont permis de présenter des pièces de leur collection. Merci à Philippe Théallet et Jean-Paul Alayse pour leur soutien. L’article complet paraîtra dans la Gazette des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
Nous vous proposons une 3ème semaine en vidéo, sur la thématique de la faïencerie.
#1 – La faïence de Quimper (300 ans de tradition).
On débute avec un reportage récent, où l’on retrouve la fabrication des céramiques chez Henriot Quimper. L’historien Pascal Le Boëdec évoque le quartier de Locmaria, et un passage au Musée de la Faïence en compagnie de Bernard Verlingue.
Il y a quelques années M. Eric LIGEN, qui était à l’époque secrétaire général de la manufacture. Il présente dans ce reportage les différents métiers de la faïencerie.
La thématique du bol breton est souvent abordée par les médias. Dans ce reportage on retrouve une présentation de la faïencerie, et de la commercialisation dans le centre-ville de Quimper.
#5 – La faïence de Quimper (Henriot Quimper & le designer Mathieu Pung).
Une petite visite du grenier de la faïencerie en compagnie de Jean-Pierre Le Goff, pour découvrir les plâtres et les moules anciens. Puis, le designer Mathieu Pung présente sa réinterprétation du célèbre bol breton.