Les journées européennes du patrimoine 2020.

Les journées européennes du patrimoine 2020.

Le Musée de la Faïence de Quimper sera ouvert le samedi 19 et le dimanche 20 septembre 2020 (10h à 18h), à l’occasion des journées européennes du patrimoine.

Il y a 30 ans en 1990, la ville de Quimper fêtait le tricentenaire des faïenceries de Quimper.
L’association déclinera cette thématique dans la cour du Musée, par le biais de panneaux retraçant cet événement marquant pour la ville et la faïence de Quimper.

Quelques pièces commémoratives seront exposées dans le hall du Musée. Vous pourrez également télécharger des documents d’époque en flashant des codes QR sur nos panneaux.

Les adhérents de l’association vous attendent nombreux durant ce week-end !

Association des Amis du Musée & de la Faïence de Quimper ©

Les dames de Jeanne-Sarah Bellaiche rentrent au musée (Le Télégramme).

Jeanne-Sarah Bellaiche
Jeanne-Sarah Bellaiche, céramiste (le Télégramme).

Jeanne-Sarah Bellaiche a remporté ce week-end le prix du Musée de la faïence au Festival Céramique Quimper. Ce sont ces « Madame » qui ont séduit le jury de spécialistes. Installée à Pleyben, Jeanne-Sarah travaille le grès. « La série des « Madame » représente un féminin en mouvement, explique-t-elle. Je l’ai commencée en 2014. J’apporte un soin particulier au visage pour donner une expression positive. J’ai commencé une nouvelle série, « Les Guerrières », qui montrent un féminin plus combatif, et peut-être plus intime ». La sculpture rentrera dans la collection permanente du musée quimpérois.

Publié le 6 septembre 2020 par Ronan Larvor – Le Télégramme ©


Hervé Maupin, président du fonds de dotation du Musée de la Faïence de Quimper décernait pour la seconde année un prix. La lauréate est Jeanne-Sarah Bellaiche, céramiste à Pleyben.

Philippe Théallet, président des Amis du Musée départemental breton remettait à Matthieu Robert, un prix dans la catégorie « pièces usuelles ».

Jury du prix 2020
Le jury du prix du Musée délibère.
Palmarès 2020
De gauche à droite, Jean-Yves VERLINGUE (fondateur du Musée de la faïence de Quimper), Isabelle ASSIH (maire de Quimper), Valérie DURRWELL (chargée de l’attractivité, du commerce et des métiers d’art), Jeanne-Sarah BELLAICHE (prix du Musée 2020), Matthieu ROBERT (prix des Amis du Musée départemental breton) et Valérie HUET MORINIERE (chargée du centre-ville, de la végétalisation et du patrimoine).

Association des Amis du Musée & de la Faïence de Quimper ©

Deux rendez-vous au Musée de la faïence pour « limiter la casse » (Le Télégramme).

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier, assistant de Bernard Verlingue, se démène pour bien finir la saison qui s’achèvera le 26 septembre.

Jérémy Varoquier croise les doigts. Il reste une vingtaine de jours au Musée de la faïence pour limiter la casse cette saison. Deux événements devraient drainer les visiteurs sur le site mais la fréquentation ce début septembre est bien en deçà de l’habitude. « Nous avons fait – 80 % en mai, – 50 % en juin, juillet a été dans la moyenne et août juste un peu dessous. Septembre s’annonce très calme ». L’assistant du conservateur Bernard Verlingue, absent depuis l’été 2019 pour des raisons de santé, se démène pour tenir le musée avec une personne à temps partiel à l’accueil et l’appui de bénévoles. « C’est fatigant, nous n’avons aucun repère, dit-il. La billetterie représente un tiers de notre budget. Je pense que nous aurons un manque de 40 % cette année. Les deux autres tiers viennent de mécènes. Et nous ne savons pas non plus comment ils auront passé la crise sanitaire ».

Festival de la céramique ce week-end

Le musée doit fermer le 26 septembre pour six mois. Jérémy Varoquier compte donc sur le Festival de la céramique, dont il est partenaire ce week-end, pour attirer le public. « Nous serons ouverts samedi et dimanche, de 10 h à 18 h, explique-t-il. L’entrée sera gratuite pour tout achat sur le festival. Il y aura un stand des Amis du musée avec vente de catalogues, qui donnera aussi le droit à l’entrée gratuite au musée ». Comme l’an passé, un Prix du Musée de la faïence (500 €) sera décerné par un jury à une œuvre sculptée présentée au festival. Un autre prix sera décerné par le Musée breton pour une pièce utilitaire.

« Il y a une nouvelle génération qui peut être intéressée par ce travail de la terre, propre, historique, patrimonial et très créatif ».

Journées du patrimoine

Le deuxième rendez-vous du Musée est donné pour les Journées du patrimoine, les 19 et 20 septembre. Cette fois, l’entrée sera gratuite tout le week-end. « Nous voulons resensibiliser le public local à la faïence, dit Jérémy Varoquier. Il y a une nouvelle génération qui peut être intéressée par ce travail de la terre, propre, historique, patrimonial et très créatif ». Des visites guidées gratuites seront proposées sur réservation.

Le musée fermera quelques jours plus tard, avant une reprise en avril 2021 pour une saison pleine d’inconnues qui sera aussi celle du 30e anniversaire.

Publié le 4 septembre 2020 par Ronan Larvor – Le Télégramme ©

Les modèles réduits du monument aux morts très recherchés (Le Trégor).

Le monument aux morts de Tréguier attire l’œil des passants. Cette veuve éplorée, œuvre de Francis Renaud, a été reproduite à de rares exemplaires.

Francis Renaud - La Douleur.
À Tréguier, on l’appelle « La Douleur » ou « La Pleureuse ». Ce monument aux morts ne laisse pas indifférent.

En juillet, une vente aux enchères à Brest a attiré le regard de Marie Stephan, galeriste à Perros-Guirec et amatrice des sculptures bretonnes du XIXe siècle. Un marbre de type Turquin de 45 cm de haut, représentant La Douleur, le monument aux morts de Tréguier. « Celle-ci avait un détail troublant, elle n’était pas signée. » Et la spécialiste sait qu’avec les sculptures de Francis Renaud, il faut être vigilant.

Le modèle de la veuve

Le monument aux morts de Tréguier a été érigé en 1922. Une œuvre de Francis Renaud qui représente une veuve éplorée dans sa mante.

Une sculpture qui ne manque pas d’attirer l’œil des passants et touristes dans la commune. « Il faut dire qu’elle est belle, parce qu’universelle », souligne Marie Stephan.

« Elle touche tout le monde. Cette sculpture, c’est le chagrin de toutes les femmes. »

Dans toutes les régions de France, des municipalités se sont intéressées à la veuve comme modèle de ces monuments « pacifistes ». « Elles sont, en général, très touchantes, très humaines. » Cette sculpture de Francis Renaud en fait un objet passionnant.

Reproduit à Quimper

« Des artistes faisaient éditer leurs sculptures par les manufactures de Quimper. » C’est le cas de Francis Renaud, qui s’était adressé à Henriot pour une tête de Bretonne. « Quand il a récupéré le modèle, il a été particulièrement déçu mais a quand même présenté l’œuvre à l’exposition des Arts décoratifs de 1925. »

De rares exemplaires

Quelques années plus tard, Francis Renaud s’adresse à HB pour l’édition de sa Pleureuse. Le monument aux morts de Tréguier a eu un fort retentissement. « Mais il pose de nombreuses conditions. » La première étant qu’il ne soit réalisé que 40 exemplaires.

« Après leur fabrication, il exige que le moule soit détruit devant huissier. »

Ensuite, le sculpteur doit revoir tout ce qui est édité et signer chaque exemplaire. « Il va même jusqu’à imposer la commercialisation dans une seule galerie par département breton et dans des galeries d’art à Paris. » Un artiste consciencieux et perfectionniste. « Une telle application montre la fierté de l’artiste à voir circuler son travail. »

Une démarche qui en fait un objet rare. Que Marie Stephan a eu la chance d’avoir dans sa galerie. Un plâtre d’atelier et un exemplaire en terre cuite.

La Bretagne comme inspiration

Francis Renaud est de cette génération de sculpteurs bretons qui ont trouvé l’inspiration dans leur région. « À l’inverse, à la fin du XIXe siècle, ce sont des gens de l’extérieur qui peignent la Bretagne. »

Les sculpteurs bretons, eux, sculptent leur territoire. Comme Foucault ou Quillivic. « Mais, contrairement aux autres sculpteurs, Francis Renaud est un passionné de statuaire grecque. Il a beaucoup cherché à atteindre cette beauté. » L’exemple, c’est la frileuse du théâtre du palais de Chaillot à Paris.

« Renaud et un des rares à avoir trouvé l’inspiration au-delà de la Bretagne. »

Il y a aujourd’hui un réel intérêt du public pour ce type d’œuvres.

« Il y a 20 ans, ça n’intéressait personne. Je pouvais en avoir 5 ou 10 en vitrine pendant un moment. Aujourd’hui, j’en ai une ou deux par an de ces artistes. »

Sans doute le travail de sensibilisation dans les galeries a t-il fait son œuvre. Quant au prix, cela dépend du matériau, de la patine, de l’état de conservation. L’objet étant rare, il est relativement cher.

Publié le 30 Août 2020 par Bertrand Dumarché – Le Trégor ©

Festival de la céramique les 5 et 6 septembre à Quimper (RCF).

Mathieu Casseau
En 2019, le lauréat du premier prix du Musée de la Faïence était Mathieu Casseau (photo le Télégramme).

Samedi et dimanche prochain, Quimper, célèbre pour ses faïences, fait honneur à cette tradition de la ville, en mettant en avant l’art de la céramique. Le festival de la céramique se tient e puis une dizaine d’années, le premier week-end de septembre, et rencontre un succès croissant, comme nous l’explique Jeanne Sarah Bellaiche, l’une des organisatrice de ce rendez vous.

Publié le 1er septembre 2020 par Nicolas Butreau – RCF ©