Terres Sacrées Vierges et saints en faïence de Quimper d’Antoine Maigné (addendum).

Il y a près de 10 ans paraissait, au Musée de la Faïence, Terres Sacrées Vierges et saints en faïence de Quimper d’Antoine Maigné, membre du bureau de notre Association.

Antoine Maigné

Terres sacrées Vierges et saints en faïence de Quimper – éditions de la Reinette – 264 pages – ISBN : 978-2-913566-38-3

L’auteur a décidé, à l’occasion des dix ans de cette sortie, de rédiger un addendum à son ouvrage initial (à paraître début 2019).
A cette occasion, après un retour sur une décennie d’évènements dans le monde de la faïence quimpéroise, seront présentés des exemplaires de modèles connus mais présentant un intérêt réel (décor, polychromie, marque…) mais aussi, et surtout, des modèles non connus à l’époque.

Antoine Maigné
Amis collectionneurs, si vous possédez une ou plusieurs statuettes rentrant dans ces deux catégories, Antoine Maigné vous lance un appel. Merci de lui transmettre des photos à l’adresse antoine@maigne.com ou de le joindre au 06 09 49 60 23.


La librairie Dialogues de Brest avait réalisé cet entretien d’Antoine Maigné à l’occasion de la sortie de son ouvrage en 2009.

5 questions posées à Antoine Maigné, à l’occasion de la sortie de son livre Terres sacrées Vierges et saints en faïence de Quimper.

Pierre Abadie-Landel, artiste aux multiples facettes (Ouest-France).

Photo Ouest-France.

Évelyne Bourel, Gérard Tondre et Véronique Alemany exposent avec fierté le fonds Alain Rault sur Pierre Abadie-Landel.

Alain Rault, décédé il y a un an et demi, était un amateur de peinture, notamment de Pierre Abadie-Landel. Cet été, une superbe exposition rend hommage au peintre et au collectionneur, à Trébeurden.

En 2016, l’exposition « Trébeurden vu par les peintres » avait connu un vrai succès populaire. La manifestation avait été l’occasion pour les organisateurs, Véronique Alemany, Odile Guérin et Gérard Tondre, de rencontrer dans la commune des personnes conservant des œuvres d’art.
« Ce fut le cas pour Alain Rault, collectionneur éclectique mais ciblant néanmoins, depuis une dizaine d’années, ses recherches sur un artiste aux multiples facettes, Pierre Abadie-Landel », souligne Véronique Alemany.

Une découverte culturelle de premier plan

Rapidement, les trois passionnés de culture pensent à mettre en valeur et rendre public le fonds exceptionnel d’Alain Rault. « Quand nous l’avons revu, courant 2016, sa maladie avait progressé. La proposition d’une exposition et de la publication d’un ouvrage sur Abadie-Landel lui a donné une raison supplémentaire pour supporter la douleur », poursuit Véronique Alemany.

Avec l’aide de la famille d’Alain Rault, sa compagne Évelyne Bourel en tête, et le soutien de la municipalité, l’exposition a été mise en place pour cet été. L’occasion d’une découverte culturelle de premier plan : « L’exposition et l’ouvrage que nous présentons prennent sens avec notre souci de faire œuvre utile pour l’histoire de l’art, avec le respect de notre engagement moral pris auprès d’Alain. »

Fantaisie, humour

Pierre Abadie-Landel (1896-1972) est un artiste aux multiples facettes : arts plastiques, peinture, dessin, gravure, et arts appliqués, modèles pour des céramiques, textiles, costumes, jouets… « La variété de la collection d’Alain Rault permet de pressentir la personnalité de l’homme Abadie-Landel », affirme Véronique Alemany. C’est avec fantaisie, humour, drôlerie, burlesque, qu’il représente les Poilus et qu’il dessine les costumes qui animent les nuits du Montparnasse des années folles.

Quand Abadie-Landel traite des thèmes traditionnels bretons, ce n’est pas par curiosité touristique, ni par goût pour les « bretonneries » à la mode : « Il observe et vit de l’intérieur ce coin de Bretagne où il se sent chez lui. » L’abondance des œuvres collectées met en évidence deux thèmes d’inspiration chers à l’artiste tout au long de sa carrière : le monde du cirque d’une part et le pays bigouden.

Jusqu’au 26 août, de 15 h à 19 h, à la salle Dour ar Barz, à Trébeurden. Entrée gratuite.

Publié le 25/07/2018 – Ouest-France ©

Des faïences populaires de Quimper à Kerazan (Le Télégramme).

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy - Photo le télégramme.

Brigitte Renédo avec Pierre-Jean Guillausseau (à gauche) et Yannick Clapier.

Brigitte Renédo, administrateur provisoire du domaine de Kerazan, a été confirmée dans ses fonctions. Elle a annoncé la nouvelle lundi aux nombreux invités présents à l’inauguration de l’exposition temporaire qui marque aussi l’ouverture estivale du manoir.
Cette exposition éphémère réalisée avec le concours de Yannick Clapier, expert en céramiques, porte un regard sur l’art populaire à Quimper au XIXe siècle et plus précisément sur la faïence populaire. Forte d’environ 330 pièces, elle est le fruit d’années de recherches de collectionneurs passionnés, au premier rang desquels Pierre-Jean Guillausseau, professeur à la faculté de médecine de Paris Diderot (Paris 7), qui n’a pas hésité à prêter pour la saison plus de 200 pièces de sa collection privée.

« Ces faïences sont attachantes car elles sont un témoignage de notre patrimoine familial. Ce sont les œuvres d’artistes anonymes et trop souvent méconnus au profit d’artistes clairement identifiés. Beaucoup de ces faïences ont été créées dans la première moitié du XIXe siècle mais l’absence de signature rend leur datation difficile. Il faut, en effet, attendre la fin du XIXe siècle pour voir l’apparition, comme partout en France, de marques à Quimper », explique Pierre-Jean Guillausseau.

Les visiteurs pourront admirer une belle collection de céramiques utilitaires, assiettes, plats, bols et pichets, pots à lait et biberons, dont les décors, tous différents reflètent l’inspiration du moment des peintres et peinteuses anonymes. Les scènes de la vie courante côtoient les motifs floraux stylisés ainsi qu’un conséquente bestiaire, jusqu’à l’arrivée, à la fin du XIXe siècle du célèbre décor « Petit breton » qui a contribué à la renommée des faïenceries quimpéroises.

Pratique :

Exposition visible jusqu’au 30 septembre aux heures d’ouverture du manoir, tous les jours de 11 h à 21 h, sauf le samedi. Entrée : 7 € ; tarif réduit : 5 € ; familles : 19 €. Renseignements au 09 65 19 61 57.

Publié le 21/06/2018 – Le Télégramme ©

Jacques en a du bol – Insolite (le Télégramme).

Jacques Gorin est un collectionneur peu commun. Depuis plus de 30 ans, le Plozévetien recherche des bols à oreilles signés de la faïencerie HB Henriot. Il en possède plus de 700 à son domicile ! Pour la première fois, il dévoile son trésor.

Photo le Télégramme - Steven Lecornu

Rencontre.

Quand avez-vous commencé cette collection ?

C’était il y a une trentaine d’années. J’ai d’abord collectionné des moulins à café avant de m’intéresser à la faïence de Quimper. J’ai commencé par acheter de la vaisselle avant de me concentrer essentiellement sur les bols à oreilles. J’ai pas mal voyagé mais même de Tahiti, j’en achetais. Je faisais livrer des colis chez des amis.

Pourquoi les bols ?
Parce qu’il existe une multitude de décors que l’on ne trouve pas ailleurs. Certains ornements, réalisés par des artistes, sont très fins. Je les ai classés par thèmes : animaux, couple danseurs/sonneurs, bustes de femmes/hommes, fleurons, publicitaires (offerts aux clients), cérémonies… Et par tailles, de 5 à 25 cm de diamètre. C’est une partie du patrimoine breton.

J’arrêterai quand je n’aurai plus de place

Où trouvez-vous vos pièces ?
Dans les brocantes, les commerces de souvenirs, aux enchères et de plus en plus sur internet. Ils doivent être tous signés. Je dépense en moyenne entre 20 et 25 € par unité. Jamais plus de 50 €, c’est ma limite. La plupart des bols n’ont plus trop valeur, les gens n’en veulent plus. Ces objets sont passés de mode depuis les années 80. Ici pourtant, plusieurs familles en possèdent. On m’en donne et j’en achète.

Êtes-vous nombreux à partager cette passion ?
Non, je dois être le seul en France à posséder une telle collection. Jean-Pierre Le Goff, le patron de la faïencerie HB Henriot, est venu chez moi, il n’en revenait pas. Je connais très peu de collectionneurs. J’aimerais créer un réseau pour pouvoir échanger avec d’autres passionnés.

Vous en avez plus de 700, en recherchez-vous encore ?
Oui, j’ai déjà identifié plus de 200 bols que j’aimerais posséder. Il n’existe pas de catalogue officiel, impossible de savoir combien d’unités sont sorties des ateliers Henriot. C’est une quête permanente, c’est ce qui me passionne. J’arrêterai quand je n’aurai plus de place.

Possédez-vous des pièces rares ?
Oui, j’ai un bol qui date de la fin du XIXe siècle et quelques-uns du début du XXe. Je possède aussi des pièces uniques offertes par la faïencerie. Ce sont des essais qui n’ont jamais été commercialisés.

Quelle est votre pièce fétiche ?
J’ai une préférence pour le style Fouillen et plus particulièrement le fils, Maurice. Il a peint des motifs celtiques très originaux entre tradition et fantaisie. Ces pièces ne sont pas simples à trouver.

Les bols sont ressemblants. Comment faites-vous pour ne pas vous méprendre et acheter des doubles ?
J’ai photographié la totalité de mes bols. Tous les clichés figurent dans un catalogue que je transporte avec moi.

Est-il possible de voir votre collection ?
C’est impossible d’organiser une exposition car la collection, trop fragile, n’est pas transportable. Du coup, j’ouvre les portes de mon domicile pour la présenter. Il suffit de me contacter au préalable (tél. 06.19.69.29.63).

Publié le 30 octobre 2017 par Steven Lecornu – © Le Télégramme.

Le couple inconnu de Jos Kervella (Le Télégramme).

Photo Ronan LARVOR

Bernard Verlingue présente la céramique, inconnue des experts jusqu’à aujourd’hui.

Le Télégramme débute une série sur les expositions estivales dans les musées et autres lieux culturels de Quimper. Premier rendez-vous autour d’une oeuvre originale de Jos Kervella, présentée au Musée de la Faïence. Bernard Verlingue, le conservateur du Musée de la Faïence, expert incontesté des faïences de Quimper, n’en finit pas de s’enthousiasmer devant des pièces inconnues qui lui sont apportées. Cette année, l’exposition d’été sur le thème « Armor, Argoat, la Bretagne au travail » réunissant des oeuvres autour des postures et des métiers de la mer et de la terre, a une nouvelle fois été l’occasion de belles découvertes. Parmi les 310 pièces exposées, Bernard Verlingue s’arrête devant une statue céramique : l’homme assis étripe une raie ou peut-être une lotte, la femme debout tient un panier rempli de poissons. La scène est réaliste, si ce n’était la dimension réduite du bateau qui les porte. « C’est une oeuvre qui nous était totalement inconnue, dit Bernard Verlingue. Tout est parti d’un collectionneur du nord de la France, qui est allé voir Philippe Theallet (un autre expert quimpérois) l’hiver dernier, avec cette pièce de Jos Kervella dans son sac. Il avait appris que nous préparions cette exposition sur le travail. Il est très curieux qu’un travail de cette taille, fait dans un moule, soit totalement inconnu. Le collectionneur l’avait acquise dans une vente dans le nord de la France ».

« Réalisée dans les années 40 »

Bernard Verlingue sort la pièce de sa vitrine délicatement. « Elle est signée à plusieurs reprises, montre-t-il. Mais elle n’est pas datée. On peut estimer qu’elle a été réalisée dans les années 1940 ». Jos Kervella (1915-1956), né à Saint-Urbain, près de Landerneau, a travaillé à Quimper, après des études aux Beaux-Arts et à l’École des arts décoratifs, à Paris, dans les années 1930. Après être passé chez Henriot, où il a fait quelques pièces pour Creston pour financer ses études, il a plus tard travaillé pour la faïencerie HB. Il n’est pas rare que la production d’artistes déjà bien répertoriée réserve toujours des surprises. Pour la même exposition, Bernard Verlingue a ainsi découvert des statues de chevaux d’Yvonne Jean-Haffen. C’est donc avec enthousiasme que le conservateur accueillera samedi matin, au musée, les particuliers qui possèdent des faïences lors d’une matinée d’estimation de leur valeur. L’estimation gratuite aura lieu de 10 h à 13 h. En contrepartie, le musée demande aux personnes intéressées de prendre un ticket d’entrée (5 €) qui permet de visiter le lieu.

Publié le 10 août 2017 par Ronan LARVOR – © Le Télégramme