Un alchimiste de la couleur à l’honneur cet été à Plounérin (Ouest-France).

À la croisée des arts, du patrimoine et de la nature, le Léguer en fête mettra en lumière l’art sacré et religieux de Robert Micheau-Vernez à Plounérin (Côtes-d’Armor).

Mikaël Micheau-Vernez
« Toute ma jeunesse, j’ai vu mon père créer sous mes yeux », témoigne le fils de Robert Micheau-Vernez, ému et désireux de partager avec le public le talent de son père dont des œuvres seront exposées à Plounérin cet été.

Dans le programme pléthorique des animations marquant la 25e édition de la Fête du Léguer, cet été, il en est une qui méritera une étape à Plounérin (Côtes-d’Armor). La commune profitera en effet de l’événement pour mettre à l’honneur l’œuvre de Robert Micheau-Vernez.

« Alchimiste de la couleur »

Les toiles, dessins, illustrations et icônes de ce peintre y seront exposés du 14 juillet au 15 août 2021 et permettront la découverte de cet artiste breton méconnu. « Cet alchimiste de la couleur nous transportera dans un monde sur lequel règne le soleil, l’optimisme et un tempérament fort », évoquent les organisateurs, qui ont voulu mettre en lumière l’itinéraire de ce diplômé des Beaux-Arts de Brest, médaillé de l’école de Nantes, qui suivra les cours des Ateliers d’art sacré de Maurice Denis.

L’exposition donnera également lieu à une conférence de son fils, Mikaël Micheau-Vernez, le mardi 13 juillet. Agrémentée de nombreux visuels, elle permettra d’approcher la personnalité de cet adepte de l’art sacré et religieux. « Je parlerai pour l’occasion de mon père, de sa vie d’artiste et de ce qu’il a fait pour la Bretagne dans le domaine », explique Mikaël Micheau-Vernez, qui concède « avoir vécu une vie différente de celle de mes camarades. Toute ma jeunesse, j’ai vu mon père créer sous mes yeux », témoigne-t-il, ému et désireux de partager le talent de son père.

Publié le 22/06/2021 – Ouest-France ©

Les cheminements de Xavier Krebs (Ouest-France).

Quimperlé accueille une exposition d’un enfant du pays. Xavier Krebs (1923-2013), figure de l’abstraction d’après-guerre, a construit son œuvre pas à pas.

Hommage à Takanobu
Hommage à Takanobu, 1970. Huile sur bois, 41 x 25,5 cm. Collection particulière.

Sur les bancs des écoles, tous les petits espagnols connaissent par cœur les vers d’Antonio Machado : « Caminante, no hay camino, se hace camino al andar. »

Comprenez : « C’est en marchant qu’on trace sa route. » Xavier Krebs, peintre né à Quimperlé en 1923, illustre parfaitement ces mots.

Suivons un peu les traces de cet artiste majeur de l’abstraction.

Après une enfance sur les bords de l’Aven, entre Quimperlé et le Poulguin, il s’engage à 18 ans dans les troupes françaises d’Afrique du Nord, il prend part aux campagnes de Tunisie, d’Italie, au débarquement de Provence, aux campagnes d’Alsace et d’Allemagne.

Après un court retour dans le Finistère, il part en Indochine. Reviendra avec la dysenterie et des images sombres en mémoire. Il y laissera sa foi en Dieu dans « ce lieu de ténèbres ».

Le chemin suivi par Xavier Krebs est fait de méandres, de tours et détours. Avec des étapes importantes. Comme la faïencerie Keraluc, à Quimper. « Ce sera le premier, en Bretagne, à intégrer dans la céramique des motifs abstraits », ​souligne Fanny Drugeon, commissaire de l’exposition à Quimperlé.

Xavier Krebs
Xavier Krebs, en 1972. (André Maurice)

Peintre autodidacte, Krebs trouvera sur sa route des peintres qui marchent sous la bannière de l’abstraction lyrique : Degottex, Hantaï, Poliakoff, Benrath.

Dans ses bagages iconographiques, Krebs a embarqué Turner, Goya, Klee, Kandinsky, Sérusier et des primitifs italiens. Géographiquement, le peintre qui était plutôt du genre « taiseux », ​selon son fils Benjamin, exercera son art en région parisienne, en Touraine, puis enfin, dans le Tarn.

Ce grand marcheur, pétri de taoïsme, peintre contemplatif, aimera cheminer en Inde et dans le Sahara. Dans son parcours intellectuel, Krebs fera de belles découvertes en créant des carrefours inattendus.


Comme dans ce portait de Shimegori, par le peintre japonais Takanobu (1142-1205). Fasciné par la forme noire octogonale dans le portrait, il trouve un écho à cette figure géométrique dans Melancolia du peintre-graveur Dürer (1471-1528). Une forme transposée dans ses paysages abstraits.

Les trois gorges
Les trois gorges, 2007. Huile sur toile, 110 x 65 cm. Collection particulière.

Adoubé par les critiques et les galeristes, Xavier Krebs est injustement méconnu du grand public. L’exposition sur ses terres natales est l’occasion de faire un bout de chemin en sa compagnie.

« Ma peinture, écrivait-il, pourrait aussi être une mise à plat de ces espaces qui nous coupent le souffle, qui nous « naviguent »​, une expression de la durée et du déplacement dans l’immobilité de la toile. »

jusqu’au 10 octobre, « Xavier Krebs, cheminements, ​à Quimperlé.

À lire, catalogue de l’expo, éditions Locus Solus, 112 pages, 25 €

Publié le 19/06/2021 par Jean-Marc PINSON – Ouest-France ©

Catalogue Xavier Krebs « Cheminements » (Locus Solus).

Figure du mouvement abstrait après-guerre, influencé par l’abstraction lyrique, l’art japonais, ses voyages en Inde, Xavier Krebs (1923-2013) suit un parcours original et méconnu. Né en Bretagne, il entame une carrière de peintre en 1950 à Pont-Aven, dans l’ancien atelier de Paul Gauguin. Il participe à des expositions collectives au Salon d’automne à Paris et travaille pour la faïencerie Keraluc à Quimper. Il aura successivement son atelier à Auvers-sur-Oise, puis en Touraine, pour enfin s’installer en 1977 dans le Tarn.

Aux côtés de Benrath, Degottex, Hantaï, Loubchansky… ses œuvres sont conservées et exposées dans de grandes collections muséales (Beaulieu-en-Rouergue, Lyon, Brest, Rennes, Montauban, Cahors), au Fonds national d’art contemporain, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Cet ouvrage retrace, au fil des amitiés et des admirations, les cheminements de Xavier Krebs – réels, contemplatifs, esthétiques -, et ses grandes périodes stylistiques imprégnées de philosophie orientale.

Xavier Krebs - Cheminements

Catalogue de l’exposition de Quimperlé (Chapelle des Ursulines, Maison des Archers), sous la direction de Fanny Drugeon et Constance Boutet.
Textes d’André Cariou, Françoise Terret-Daniel, Antoine Lucas, Cédric de Veigy, Françoise Livinec, Constance et Bruno Krebs.
Livre broché avec rabats, 23 x 30 cm, 112 pages couleur
+ 100 œuvres reproduites – ISBN 978-2-36833-299-3 – Prix : 25 €

Locus Solus ©


Xavier Krebs à travers la peinture.

Ville de Quimperlé ©

Vente « Bretagne & Grand Ouest » – Dupont & associés Saint-Martin-des-Champs (29) – le 21 juin 2021.

L’hôtel des ventes de Morlaix présente traditionnellement, une vente de faïence de Quimper, à la fin du mois de juin.

Dupont & associés 2021

Cette vacation regroupera notamment un bel ensemble de céramiques de l’artiste Robert Micheau-Vernez (1907-1989).

Robert Micheau-Vernez
Lot n°34 – Robert Micheau-Vernez (1907-1989) – Femme de Loctudy et son enfant – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 36.

Il est à noter qu’une sélection des œuvres sera présentée en avant-première à Paris, du jeudi 10 au samedi 12 juin 2021, au 27, rue de Tournon (Paris 6ème).

Francis RENAUD
Lot n°101 – Francis Renaud (1887-1973) Bretonne du Goëllo – Buste en terre cuite patinée, circa 1920-1930 – H: 31 cm L: 33 cm.

Les costumes bretons, la photographie, les tableaux et dessins viennent compléter le sommaire de cette vente.

Yvonne Jean-Haffen
Lot n°103 – Yvonne Jean-Haffen (1898-1993) – Jeune femme au puits – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 16 cm L: 19 cm.
Yvonne Jean-Haffen
Lot n°104 – Yvonne Jean-Haffen (1898-1993) – Jeune femme et enfant – faïence polychrome – Henriot Quimper – H: 18,5 cm L: 14 cm.

Vente « Bretagne & Grand Ouest » – Dupont & associés – le 21 juin 2021.
Dupont commissaires-priseurs associés – Saint-Martin-des-Champs (29).
Lundi 21 juin 2021 à 14 h 15 – Faïence de Quimper (158 lots).

Catalogue de la vente

Publié le 7 juin 2021 – Dupont & associés ©

Carnet de 32 dessins de Georges Géo-Fourrier (France 3 Bretagne).

Le Musée départemental breton a réalisé récemment l’acquisition d’un carnet de 32 dessins de Georges Géo-Fourrier (1898-1966), daté de 1925.
Catherine Troprès (attachée de conservation au Musée) présente le travail de l’artiste.
Il est à souligner que l’association des Amis du Musée a participé à cet achat.

Publié le 4 juin 2021 – France 3 Bretagne ©