Don et dédicaces d’Anthony Graviano (le télégramme).

Anthony Graviano & Judy Datesman

Anthony Graviano et Judy Datesman, au Musée départemental breton, devant l’une des deux vitrines exposant une partie des œuvres de Paul Fouillen données par le collectionneur américain. (Le Télégramme – Jacky Hamard).

Grand collectionneur des œuvres de Paul Fouillen, Anthony Graviano était en séance de dédicaces, ce samedi après-midi, au Musée breton, pour la sortie de son livre consacré au céramiste. Une séance qui avait été précédée par un don au Musée départemental de l’essentiel de la collection privée de cet Américain vivant près de New York.

Tony Graviano est à Quimper ce week-end à l’occasion de la réunion annuelle du Quimper club international, les collectionneurs de faïence quimpéroise, présidée par Judy Datesman. Ce club existe depuis une vingtaine d’années et connaît là son troisième rassemblement à Quimper.

Depuis 25 ans, Anthony Graviano collectionne les œuvres de Paul Fouillen. Sur la centaine de pièces dont il a fait l’acquisition, il s’est surtout concentré sur la période HB allant de 1922 à 1928 pour exprimer son intérêt pour l’art déco.

« Pour Anthony Graviano, c’est une fin d’époque, il a toujours considéré que la collection devait revenir à Quimper », traduit Judy Datesman. Cette année, il a ainsi fait don de quelque 80 pièces sur la centaine de sa collection. Trente sont d’ailleurs actuellement exposées au musée. Ce don vient compléter la collection du musée consacrée au céramiste qui portait jusqu’à présent plus sur la période postérieure à HB.

Cinq cents photos en couleur

Cette fin d’époque se traduit aussi par la sortie du livre réalisé par Anthony Graviano sur le céramiste. Quatre ans de recherche lui ont permis de répertorier 300 œuvres présentant 500 photographies en couleur. Ce livre, en français et en anglais, qu’il a dédicacé ce samedi, reprend par chapitres les différents axes de la création de Paul Fouillen.

Publié le 22 septembre 2018 – Le Télégramme ©


Paul FouillenPaul Fouillen : Les Années HB Quimper / The HB Quimper Years (1922-1928)

par Tony Graviano (traduction Judy Datesman).

Edité et distribué par : jd etc – 224 pages (français et anglais)

ISBN 9782955134429 – 40 €

Plus d’informations sur le blog : paulfouillenhbquimper.blogspot.com

 

Le compte-rendu des journées européennes du patrimoine 2018.

Cette année les journées européennes du patrimoine se sont déroulées le 15 et le 16 septembre 2018.

Photo collective

Les adhérents tiennent le stand de l’association.

Le Musée de la Faïence de Quimper était ouvert gratuitement durant ce week-end.
Les adhérents de l’association étaient présents pour guider le public, et partager leur passion.

Vous avez été 739 à venir découvrir les collections du Musée. Cela représente une hausse de plus de 16 % de la fréquentation vis-à-vis de l’année dernière.
L’association avait conçu pour l’occasion une exposition intitulée « Quimper et les « provinces » françaises » (dossier de presse). Les membres des Amis du Musée ont pu commenter et échanger avec les visiteurs sur ces productions atypiques et peu connues du grand public.

Exposition thématique « Quimper et les « provinces » françaises ».

Pendant ces deux journées, les publications éditées par les Amis du Musée étaient en vente sur notre stand. Nous vous rappelons que vous pouvez adhérer à l’association, il suffit de remplir et de nous retourner notre bulletin d’adhésion, disponible sur notre site internet (lien).

L’exposition temporaire consacrée à l’artiste Jeanne Malivel a interpellé les visiteurs, et elle a été une véritable découverte pour beaucoup. Nous vous rappelons que le Musée fermera ses portes le 29 septembre.

L’association remercie la direction du Musée de la Faïence de Quimper pour la participation du personnel. Il est à noter que le Musée était ouvert exceptionnellement le dimanche.

Le prochain évènement où vous pourrez nous retrouver sera le salon « antiquités brocante design » du 9 au 11 novembre 2018 au parc des expositions de Penviller.

Don de céramiques de P. Fouillen au musée (Ouest-France).

Tony Graviano & Judy Datesman

Anne Maréchal, déléguée à la culture au conseil départemental, Judy Datesman, Tony Graviano et Philippe Le Stum, conservateur en chef du patrimoine du Musée départemental breton.

Un collectionneur américain a fait don de 80 céramiques de Paul Fouillen au Musée départemental breton. Trente sont exposées.

Vendredi, le Musée départemental breton, présentait une sélection de trente pièces en faïence, réalisées par l’artiste Paul Fouillen, célèbre céramiste dont la période d’activité s’étendit de l’entre-deux-guerres à la fin des années 1950.

« Ces faïences devaient revenir en Bretagne »

Des œuvres qu’il a été possible d’exposer grâce à un homme, Tony Graviano. Collectionneur américain passionné, cet amoureux de l’Art Déco et de la culture bretonne, a rassemblé pendant vingt-cinq ans de nombreuses céramiques, créées par Fouillen, pour ensuite en offrir quatre-vingts pièces au Musée départemental breton.

« C’est un plaisir pour moi de confier une partie de ma collection au musée. J’ai toujours eu le sentiment que ces faïences recueillies au fil du temps devaient revenir en Bretagne, confie le donateur. Notamment pour les générations futures qui se doivent de connaître leur histoire. »

« C’est un don exceptionnel et historique », a réagi Philippe Le Stum, conservateur en chef du patrimoine du Musée départemental breton. « Grâce à notre ami américain, nous avons pu enrichir notre fond consacré à Paul Fouillen et surtout combler des lacunes. Désormais chaque visiteur pourra saisir l’évolution du parcours artistique du céramiste breton. »

Ce samedi, à partir de 14 h, le musée accueillera une séance de dédicaces. Tony Graviano y présentera, Paul Fouillen, les années HB-Quimper. Ouvrage réalisé en collaboration avec Judy Datesman, une commerçante et artiste américaine installée à Quimper depuis une vingtaine d’années.

Publié le 22/09/2018 par Alexandre Martel – Ouest-France ©

Exposition – Quimper et les « Provinces » françaises.

Une production atypique : Quimper et les « Provinces » françaises
Durant l’entre-deux-guerres, et encore plus nettement dans les années 1930, les manufactures de céramique quimpéroises, fortes de leur savoir-faire, souhaitent profiter de potentielles ventes dans les autres régions françaises.

Assiette Pays Basque.Au-delà du « petit Breton », dont le succès et la popularité ne sont plus à démontrer, elles tentent alors d’exporter la céramique de Quimper… dans les diverses « provinces » françaises.
Des collaborateurs « maison » créent certains modèles, des artistes extérieurs à la Bretagne proposent également leurs services ou sont sollicités.
Peu ou prou, l’ensemble des régions françaises disposant de particularismes significatifs est couvert.
De la Normandie, voisine, à l’Alsace, en passant par les Pyrénées ou la Camargue, chaque lieu reçoit son lot de faïences, faites à Quimper, mais représentant la typicité de chaque région.
D’une façon générale, afin de ne pas porter la moindre référence faisant écho à la Bretagne, ces faïences utilisent des marques ou des contre-marques, évoquant un lieu de vente, voire le nom d’un revendeur.

Plat à cake.L’amateur sera ainsi troublé de voir des céramiques portant des signatures telles que VB (pour Verlingue-Bolloré, c’est-à-dire la manufacture HB) ou encore JH (pour Jules Henriot), voire même le monogramme PB, sans mention d’une origine bretonne.
Chez HB, le créateur « maison » le plus prolifique dans ce domaine est sans doute Paul Fouillen. Son style facilement reconnaissable se retrouve utilisé pour reproduire, notamment, des Normands, des Auvergnats ou encore des Bressans. Chez Henriot, pour l’emploi des familiers de la manufacture, on pensera à l’ingénieur maison, par ailleurs artiste créateur à ses heures perdues, Victor Lucas, qui, normand d’origine, crée quelques faïences rappelant cette province.

Jacques LE TANNEUR - Luge

Jacques LE TANNEUR (1887-1935)

Les deux manufactures quimpéroises de l’entre-deux-guerres font appel, ou sont sollicitées, par des artistes régionaux. Ceux-ci cherchent à diffuser, régionalement, des produits « dérivés » portant la touche de leur style propre.
A la manufacture HB, Jeanne Audiberti, Diane Delin, Louis Guien ou encore Marthe Labarrère représentent des Provençaux.
Mais c’est avant tout la manufacture Henriot qui va développer ces éditions destinées aux diverses provinces.
Des dessins du célèbre Jean-Jacques Waltz, alias Hansi, auraient été utilisés pour des représentations destinées à la commercialisation en Alsace. André Houillon fait éditer chez Henriot tout un ensemble de personnages vosgiens. Laffitte se frotte à l’Algérie, mais aussi aux protectorats que sont alors le Maroc et la Tunisie, pour créer une production (rare) de sujets en volume. Etienne Laget, artiste installé à Arles, fait éditer par la manufacture un assez grand nombre d’assiettes, plats, vases ou pichets. Ces céramiques ne portent, en règle générale, pas de mentions les rattachant à Quimper, mais la marque Faïence Folklorique JH. Les thématiques principales de Laget sont évidemment rattachées à sa région, mais parfois, rarement, l’artiste s’est essayé à des représentations auvergnates ou alsaciennes. Jacques Le Tanneur, artiste basque, est contacté par la manufacture Henriot dans les années 1930. Il fait réaliser à Quimper des pièces de forme ainsi que des décors basques et pyrénéens sur des assiettes, plats, pichets etc. Louis de Lombardon, artiste de la région marseillaise, donne également quelques (rares) modèles à la reproduction chez Henriot. Ces céramiques évoquent, comme celles de Laget, la région de Marseille et d’Arles. Jean-Roger Sourgen quant à lui ne crée que des décors, épurés, évoquant des paysages la région landaise.

Étienne LAGET - Assiette.

Étienne LAGET (1896-1990)

André Galland est l’un des décorateurs de la manufacture Henriot les plus prolifiques. En effet, s’il crée nombre de sujets bretons, il est largement associé à ce que le manufacture appelle les « éditions d’art régional ». Ainsi, les créations de Galland concernent l’Auvergne, la Normandie, la Provence, le Pays basque et les Pyrénées et… au-delà. C’est toute la « plus grande France », pour reprendre la terminologie de l’époque, qui est concernée. Outre les territoires métropolitains, en effet, l’Algérie reçoit ses créations régionales. Ainsi, chez Henriot, André Galland, toujours lui, ne crée pas moins de 59 modèles différents pour ce « département français » ! Qu’il s’agisse de décor de pièces de la manufacture (assiettes, plats…) ou de créations en volume (personnages), quelques noms de l’époque subsistent et nous laissent songeurs, tels Sultane voilée, Potiche caravane ou encore Bouteille Moukère !

Vase.Philippe Théallet – © Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.

Les journées européennes du patrimoine, les 15 & 16 septembre 2018.

Le musée de la faïence de Quimper participe aux journées européennes du patrimoine, avec la collaboration de l’association des amis.
Il sera ouvert le samedi 15 & le dimanche 16 septembre de 10 h à 12 h, et de 14 h à 18 h.

L'art du partageVous pourrez visiter l’exposition thématique de l’année 2018, qui est consacrée à l’artiste bretonne Jeanne MALIVEL (plus d’informations).

Jeanne Malivel pionnière de l'art moderne breton.Les membres de notre association seront présents durant ces 2 journées. Vous pourrez échanger avec eux sur la faïence de Quimper, et acquérir les nombreuses publications éditées par notre association.

Cette année, il vous sera proposé une exposition sur le thème des « provinces » françaises, au travers de neuf panneaux. En effet, les manufactures quimpéroises n’ont pas simplement produit des pièces bretonnes, mais aussi pour la Normandie, le Pays Basque, la Provence, l’Alsace, … (dossier de presse).

Jacques LE TANNEUR (1887-1935) - Vieille femme.

Jacques LE TANNEUR (1887-1935)

N’hésitez pas à venir nous rencontrer, nous vous attendons nombreux.

à très bientôt.

Informations pratiques :
Musée de la Faïence de Quimper
14, rue Jean-Baptiste Bousquet
29000 Quimper
Horaires : 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
Tel : 02 98 90 12 72