Découvrez une œuvre inédite de 1934 de Mathurin Méheut, représentant le fauchage des blés en Cap Sizun.
Elle est exposée au Faouët dans le cadre de l’exposition « Le Paysan breton dans la peinture ».
Publié le 2 juillet 2021 – France 3 Bretagne ©
Découvrez une œuvre inédite de 1934 de Mathurin Méheut, représentant le fauchage des blés en Cap Sizun.
Elle est exposée au Faouët dans le cadre de l’exposition « Le Paysan breton dans la peinture ».
Publié le 2 juillet 2021 – France 3 Bretagne ©
Art incontournable de l’histoire de Quimper (Finistère), la faïence y a son musée. Dans ces lieux, depuis la réouverture post-confinement mi-mai 2021, l’exposition permanente a été remaniée. Une occasion de plus de pousser la porte.

L’histoire de la faïence à Quimper ne change pas bien sûr mais la façon de la mettre en valeur si : depuis sa réouverture mi-mai 2021, le musée de la Faïence propose une exposition permanente remaniée. Nouveaux décors, nouvelles mises en scène, nouveaux visuels explicatifs, nouveaux éclairages par LED, nouvelles pièces exposées…

« Certains visuels étaient là depuis l’ouverture du musée il y a trente ans », explique Jérémy Varoquier, assistant principal au musée. Six nouveaux panneaux explicatifs permettent ainsi de remonter l’histoire de la faïence de Quimper, au travers des siècles. « Cette exposition rassemble environ 500 pièces, c’est-à-dire autant qu’avant »; ajoute-t-il.

Par exemple d’anciennes cartes postales agrandies et mises en valeur sur un mur ou des assiettes décorées avec les planches dessinées qui ont servi dans les ateliers afin de voir le travail réalisé de A à Z. Ou encore un mur de poncifs (calques microperforés qui permettent de reproduire le dessin sur la surface à peindre).
Et on y retrouve aussi, évidemment, le fameux décor à la touche de Quimper, le petit Breton et ses évolutions, et enfin, autre exemple, une succession de faïences sur des événements historiques.

Trente ans déjà ! Le musée de la Faïence a ouvert en juin 1991. En raison de la pandémie de Covid-19 et des mesures sanitaires, la décision a été prise de fêter cet événement non pas en juin mais début septembre, lors d’un week-end. Pour célébrer cet anniversaire, une linogravure a été commandée à l’artiste concarnois Olivier Lapicque. Elle représente son fameux marin et a été éditée à cent exemplaires.

Proposée depuis l’an dernier, l’exposition temporaire « Keraluc, une faïencerie au service des artistes » est visible toute la saison. Keraluc est la dernière faïencerie créée à Quimper, par Victor Lucas, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Cette exposition présente 150 œuvres, dont la plupart sont uniques et n’avaient jamais été exposées jusqu’alors.

Le musée est ouvert du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. Petit plus, chaque samedi : des visites guidées sont proposées à 15 h 30, au prix de l’entrée. L’occasion d’en apprendre un peu plus !

Tarifs : 5 € (adulte) ; 4 € (18-25 ans) ; 3 € (7-17 ans) ; gratuit pour les moins de 7 ans. Renseignements : www.musee-faience-quimper.com
Publié le 29/06/2021 par Rose-Marie DUGUEN – Ouest-France ©
À la croisée des arts, du patrimoine et de la nature, le Léguer en fête mettra en lumière l’art sacré et religieux de Robert Micheau-Vernez à Plounérin (Côtes-d’Armor).

Dans le programme pléthorique des animations marquant la 25e édition de la Fête du Léguer, cet été, il en est une qui méritera une étape à Plounérin (Côtes-d’Armor). La commune profitera en effet de l’événement pour mettre à l’honneur l’œuvre de Robert Micheau-Vernez.
Les toiles, dessins, illustrations et icônes de ce peintre y seront exposés du 14 juillet au 15 août 2021 et permettront la découverte de cet artiste breton méconnu. « Cet alchimiste de la couleur nous transportera dans un monde sur lequel règne le soleil, l’optimisme et un tempérament fort », évoquent les organisateurs, qui ont voulu mettre en lumière l’itinéraire de ce diplômé des Beaux-Arts de Brest, médaillé de l’école de Nantes, qui suivra les cours des Ateliers d’art sacré de Maurice Denis.
L’exposition donnera également lieu à une conférence de son fils, Mikaël Micheau-Vernez, le mardi 13 juillet. Agrémentée de nombreux visuels, elle permettra d’approcher la personnalité de cet adepte de l’art sacré et religieux. « Je parlerai pour l’occasion de mon père, de sa vie d’artiste et de ce qu’il a fait pour la Bretagne dans le domaine », explique Mikaël Micheau-Vernez, qui concède « avoir vécu une vie différente de celle de mes camarades. Toute ma jeunesse, j’ai vu mon père créer sous mes yeux », témoigne-t-il, ému et désireux de partager le talent de son père.
Publié le 22/06/2021 – Ouest-France ©
Quimperlé accueille une exposition d’un enfant du pays. Xavier Krebs (1923-2013), figure de l’abstraction d’après-guerre, a construit son œuvre pas à pas.

Sur les bancs des écoles, tous les petits espagnols connaissent par cœur les vers d’Antonio Machado : « Caminante, no hay camino, se hace camino al andar. »
Comprenez : « C’est en marchant qu’on trace sa route. » Xavier Krebs, peintre né à Quimperlé en 1923, illustre parfaitement ces mots.
Suivons un peu les traces de cet artiste majeur de l’abstraction.
Après une enfance sur les bords de l’Aven, entre Quimperlé et le Poulguin, il s’engage à 18 ans dans les troupes françaises d’Afrique du Nord, il prend part aux campagnes de Tunisie, d’Italie, au débarquement de Provence, aux campagnes d’Alsace et d’Allemagne.
Après un court retour dans le Finistère, il part en Indochine. Reviendra avec la dysenterie et des images sombres en mémoire. Il y laissera sa foi en Dieu dans « ce lieu de ténèbres ».
Le chemin suivi par Xavier Krebs est fait de méandres, de tours et détours. Avec des étapes importantes. Comme la faïencerie Keraluc, à Quimper. « Ce sera le premier, en Bretagne, à intégrer dans la céramique des motifs abstraits », souligne Fanny Drugeon, commissaire de l’exposition à Quimperlé.

Peintre autodidacte, Krebs trouvera sur sa route des peintres qui marchent sous la bannière de l’abstraction lyrique : Degottex, Hantaï, Poliakoff, Benrath.
Dans ses bagages iconographiques, Krebs a embarqué Turner, Goya, Klee, Kandinsky, Sérusier et des primitifs italiens. Géographiquement, le peintre qui était plutôt du genre « taiseux », selon son fils Benjamin, exercera son art en région parisienne, en Touraine, puis enfin, dans le Tarn.
Ce grand marcheur, pétri de taoïsme, peintre contemplatif, aimera cheminer en Inde et dans le Sahara. Dans son parcours intellectuel, Krebs fera de belles découvertes en créant des carrefours inattendus.
Comme dans ce portait de Shimegori, par le peintre japonais Takanobu (1142-1205). Fasciné par la forme noire octogonale dans le portrait, il trouve un écho à cette figure géométrique dans Melancolia du peintre-graveur Dürer (1471-1528). Une forme transposée dans ses paysages abstraits.

Adoubé par les critiques et les galeristes, Xavier Krebs est injustement méconnu du grand public. L’exposition sur ses terres natales est l’occasion de faire un bout de chemin en sa compagnie.
« Ma peinture, écrivait-il, pourrait aussi être une mise à plat de ces espaces qui nous coupent le souffle, qui nous « naviguent », une expression de la durée et du déplacement dans l’immobilité de la toile. »
jusqu’au 10 octobre, « Xavier Krebs, cheminements, à Quimperlé.
À lire, catalogue de l’expo, éditions Locus Solus, 112 pages, 25 €
Publié le 19/06/2021 par Jean-Marc PINSON – Ouest-France ©
Figure du mouvement abstrait après-guerre, influencé par l’abstraction lyrique, l’art japonais, ses voyages en Inde, Xavier Krebs (1923-2013) suit un parcours original et méconnu. Né en Bretagne, il entame une carrière de peintre en 1950 à Pont-Aven, dans l’ancien atelier de Paul Gauguin. Il participe à des expositions collectives au Salon d’automne à Paris et travaille pour la faïencerie Keraluc à Quimper. Il aura successivement son atelier à Auvers-sur-Oise, puis en Touraine, pour enfin s’installer en 1977 dans le Tarn.
Aux côtés de Benrath, Degottex, Hantaï, Loubchansky… ses œuvres sont conservées et exposées dans de grandes collections muséales (Beaulieu-en-Rouergue, Lyon, Brest, Rennes, Montauban, Cahors), au Fonds national d’art contemporain, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.
Cet ouvrage retrace, au fil des amitiés et des admirations, les cheminements de Xavier Krebs – réels, contemplatifs, esthétiques -, et ses grandes périodes stylistiques imprégnées de philosophie orientale.

Catalogue de l’exposition de Quimperlé (Chapelle des Ursulines, Maison des Archers), sous la direction de Fanny Drugeon et Constance Boutet.
Textes d’André Cariou, Françoise Terret-Daniel, Antoine Lucas, Cédric de Veigy, Françoise Livinec, Constance et Bruno Krebs.
Livre broché avec rabats, 23 x 30 cm, 112 pages couleur
+ 100 œuvres reproduites – ISBN 978-2-36833-299-3 – Prix : 25 €
Locus Solus ©
Ville de Quimperlé ©