Des faïences populaires de Quimper à Kerazan (Le Télégramme).

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy - Photo le télégramme.

Brigitte Renédo avec Pierre-Jean Guillausseau (à gauche) et Yannick Clapier.

Brigitte Renédo, administrateur provisoire du domaine de Kerazan, a été confirmée dans ses fonctions. Elle a annoncé la nouvelle lundi aux nombreux invités présents à l’inauguration de l’exposition temporaire qui marque aussi l’ouverture estivale du manoir.
Cette exposition éphémère réalisée avec le concours de Yannick Clapier, expert en céramiques, porte un regard sur l’art populaire à Quimper au XIXe siècle et plus précisément sur la faïence populaire. Forte d’environ 330 pièces, elle est le fruit d’années de recherches de collectionneurs passionnés, au premier rang desquels Pierre-Jean Guillausseau, professeur à la faculté de médecine de Paris Diderot (Paris 7), qui n’a pas hésité à prêter pour la saison plus de 200 pièces de sa collection privée.

« Ces faïences sont attachantes car elles sont un témoignage de notre patrimoine familial. Ce sont les œuvres d’artistes anonymes et trop souvent méconnus au profit d’artistes clairement identifiés. Beaucoup de ces faïences ont été créées dans la première moitié du XIXe siècle mais l’absence de signature rend leur datation difficile. Il faut, en effet, attendre la fin du XIXe siècle pour voir l’apparition, comme partout en France, de marques à Quimper », explique Pierre-Jean Guillausseau.

Les visiteurs pourront admirer une belle collection de céramiques utilitaires, assiettes, plats, bols et pichets, pots à lait et biberons, dont les décors, tous différents reflètent l’inspiration du moment des peintres et peinteuses anonymes. Les scènes de la vie courante côtoient les motifs floraux stylisés ainsi qu’un conséquente bestiaire, jusqu’à l’arrivée, à la fin du XIXe siècle du célèbre décor « Petit breton » qui a contribué à la renommée des faïenceries quimpéroises.

Pratique :

Exposition visible jusqu’au 30 septembre aux heures d’ouverture du manoir, tous les jours de 11 h à 21 h, sauf le samedi. Entrée : 7 € ; tarif réduit : 5 € ; familles : 19 €. Renseignements au 09 65 19 61 57.

Publié le 21/06/2018 – Le Télégramme ©

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Faïences populaires de Quimper au Manoir de Kerazan – Photos de l’exposition.

L’exposition des faïences populaires de Quimper au Manoir de Kerazan est visible jusqu’à la fin septembre.

Il s’agit d’une présentation de plus de 300 pièces en faïence de la fin du XVIIIème aux années 1920. Toutes les pièces (sauf une du Musée de la Faïence de Quimper) viennent de collectionneurs privés.

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy

Première salle

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy

Première salle

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy

Seconde salle

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy

Seconde salle

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy

Seconde salle

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à Loctudy

Seconde salle

L’orangerie du Manoir de Kerazan
Route du Suler – Loctudy (29).
Ouvert tous les jours sauf le samedi de 9h a 21h, du 15 juin au 30 septembre 2018.

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Faïences populaires de Quimper au Manoir de Kerazan

Pour la prochaine saison estivale, le Manoir de Kerazan (Loctudy) sera l’écrin de la première exposition consacrée à l’art populaire à Quimper au XIXème siècle.

Faïences populaires de Quimper : Regards sur notre patrimoine familial (en breton : Failhañsoù ar bobl eus Kemper : selled douzh hot gwlad-familh).

Exposition 2018 du Manoir de Kerazan à LoctudyCette exposition éphémère est le fruit de l’association de plusieurs collectionneurs privés afin de mettre en valeur cette production « d’artistes anonymes », trop souvent méconnus !

La plaquette de présentation :

téléchargement d'un document pdf.

Informations pratiques :

MANOIR DE KERAZAN EN LOCTUDY. 25 Rue du Suler, 29750 Loctudy – Tel : 09 65 19 61 57 – du 15 juin au 30 septembre 2018.

Nous vous attendons nombreux…

Pierre-Jean GUILLAUSSEAU, Yannick CLAPIER

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Elles offrent une seconde jeunesse au violoncelle (Ouest-France)

Régine Guyomarc'h

Photo : Danièle Bolloré de l’Institut de France et la restauratrice de faïence Régine Guyomarc’h viennent de restaurer un violoncelle décoré qui date de 1875. |

La restauratrice de faïence Régine Guyomarc’h vient de ramener à la vie, un violoncelle de 1875. Après six semaines de soins, la pièce unique retourne dans les salles du Manoir de Kérazan.

« Je n’ai jamais traité une telle pièce, unique et si précieuse. » Régine Guyomarc’h est aux anges. Elle vient de terminer la restauration d’un violoncelle en faïence. Oui, mais pas n’importe lequel. Le seul réalisé à taille réelle, orné de dessins et encore aujourd’hui conservé.

Quinze échecs

Selon la légende qui entoure l’objet, il y aurait eu quinze échecs avant la réalisation de l’instrument. Trop ou mal cuite, la faïence aurait cédé. « Plus la cuisson est longue et moins on la maîtrise », assure Régine Guyomarc’h.

L’objet est une pièce unique qui appartient aux collections du manoir de Kérazan à Loctudy. Avant de venir en restauration, il était situé dans un cabinet entièrement décoré d’oeuvres d’Alfred Beau.

Propriété de Joseph Astor jusqu’à sa disparition en 1901, le violoncelle a ensuite été légué à l’Institut de France comme l’ensemble des biens du collectionneur et selon la volonté du légataire, conservé in situ.

« Conserver en l’état ne veut pas dire dans un mauvais état », souligne Danièle Bolloré, l’une des administratrices du domaine de Kérazan. C’est elle qui a remarqué la fragilité extrême de la « bête », il y a quelques mois.

Parmi les nombreux bobos constatés, des felles apparues au moment de la cuisson de l’oeuvre, puis masquées, mettaient en danger l’intégrité de l’oeuvre réalisée d’un seul tenant. « Les felles, recouvertes de stuc et repeintes, ont fini par se rejoindre pour former des morceaux », mine Régine Guyomarc’h.

Pendant six semaines de travail intensif, elle a photographié, nettoyé, collé, bouché et repeint les affres du temps qui mettaient en péril le violoncelle. Un travail de bénédictin qui représente « une très grosse somme », glissent les protagonistes, fiers de redonner vie à une oeuvre exceptionnelle.

L’exploit artistique est le fait du peintre Alfred Beau. « Lorsqu’il est venu s’installer à Quimper, dans les années 1870, Beau a permis à la ville de sortir de l’aire industrielle et utilitaire de la faïence pour la faire entrer dans la sphère artistique », explique la restauratrice qui connaît son sujet sans faille.

D’une hauteur de 1 m 20, l’instrument fait pour l’ornementation est recouvert de motifs floraux sur les côtés. Sur l’avant et l’arrière, des scènes figurent des scènes champêtres et des angelots musiciens.

« Il y a un détail du trait et un ombrage des visages qui n’existe nulle part ailleurs en faïence », assure la restauratrice installée depuis 16 ans près du Palais de justice de Quimper.

Désormais consolidé, le violoncelle de faïence d’Alfred Le beau va réintégrer ces jours-ci les collections du Manoir de Kérazan.

Carole TYMEN.

Publié le 18/07/2016 – © Ouest-France

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