Avec Robert Micheau-Vernez, « une explosion de couleurs » (Ouest-France).

Une centaine d’œuvres de Robert Micheau-Vernez sont exposées à l’espace culturel des Coureaux, à Larmor-Plage (Morbihan), jusqu’au dimanche 29 août 2021. Connu pour ses faïences, l’artiste breton excelle surtout en peinture, créant des toiles hautes en couleurs.

Régine Le Normand-Bernier - Mikaël Micheau-Vernez
Régine Le Normand-Bernier, adjointe chargée de la culture à la mairie de Larmor-Plage, et Mikaël Micheau-Vernez devant trois des œuvres du père de ce dernier exposées à l’espace culturel des Coureaux.

La grisaille et la pluie de ce début de mois vous ont irrité au cœur de l’été ? Alors filez vaille que vaille à Larmor-Plage, près de Lorient, pour découvrir les couleurs vives, intenses, si bien utilisées par Robert Micheau-Vernez.

Dans le cadre du Festival Interceltique, la municipalité accueille, jusqu’au dimanche 29 août 2021, une exposition rassemblant une centaine d’œuvres de l’artiste né à Brest (Finistère), en 1907.

Des peintures donc, mais aussi ses célèbres faïences ainsi que des affiches, illustrations et dessins composent cette exposition assez hétéroclite, prouvant la grande diversité de la création de Micheau-vernez.

« Mon père était l’un des grands coloristes de la seconde moitié du XXe siècle », vante Mikaël Micheau-Vernez, fils admiratif et attelé à la préservation et à la mise en valeur de l’œuvre de l’artiste, disparu en 1989 au Croisic (Loire-Atlantique).

Inspiré par les grands peintres de l’époque, Gauguin, Cézanne et Bonnard notamment, Robert Micheau-Vernez ne lésine pas sur les couleurs, de telle sorte que l’on repère la matière peinte sur la toile. « Une explosion de couleur ! », s’exclame Régine Le Normand-Bernier, adjointe chargée de la culture à la mairie de Larmor-Plage, visiblement ravie.

Faïences de Robert Micheau-Vernez
Certaines faïences de robert Micheau-Vernez sont exposées en août 2021 à l’espace culturel des Coureaux à Larmor-Plage (morbihan).

« Pas un peintre breton »

Le peintre brestois représente des planches, des voiliers, des plages bondées ou encore des bigoudènes. Plusieurs tableaux illustrent la Bretagne d’il y a plusieurs décennies et trouvent donc toute leur place dans le Festival Interceltique de Lorient.

Toutefois, Robert Micheau-Vernez ne se cantonne pas à cela. Son fils précise un peu la chose : « Mon père n’était pas un peintre breton mais plutôt un Breton qui peint. » Ainsi, certains tableaux montrent la Provence, où il vécut, ou alors Venise, où il passa, ainsi que Jérusalem.

La diversité de la création de Robert Micheau-Vernez dépasse de beaucoup le cadre de ta peinture. L’exposition montre cela en comportant certaines des faïences réalisées pour l’entreprise Henriot, à l’origine de la renommée de l’artiste en Bretagne. « Comme un bel arbre cachant la forêt », philosophe son fils, souhaitant rendre justice aux autres créations de son père comme ses dessins et illustrations.

Ainsi, l’espace culturel accueille quelques affiches réalisées par l’artiste, dont celle de la première édition de la Fête des cornemuses, qui avait eu lieu à Lorient en 1971. Un important symbole puisque cet événement devient, l’année suivante, le Festival Interceltique des cornemuses et, en 1979, le Festival Interceltique de Lorient. Cinquante ans après, cette exposition a donc le goût doux retour aux sources.

Exposition visible, ce 10 h à 13 h et de 16 h à 19 h, espace culturel des Coureaux à Larmor-Plage.

Publié le 10 août 2021 par Valentin Chomienne – Ouest-France ©

Et pourquoi pas faire estimer ses faïences samedi ? (Ouest-France).

Ce samedi 7 août 2021, à Quimper (Finistère) le conservateur du musée de la Faïence, Bernard Verlingue, expertisera les faïences endormies au fond de vos placards. Avec les amis du musée, il vous racontera leur histoire.

Jérémy Varoquier
Jérémy Varoquier, assistant du conservateur du Musée de la Faïence de Quimper, présente une pièce intéressante examinée par les Amis du Musée de La Faïence en août 2020

Chaque mois d’août, la matinée d’estimation des faïences, au Musée de la Faïence, rue Jean-Baptiste-Bousquet, à Quimper (Finistère) est un rendez-vous prisé des particuliers, amateurs de faïence, qui souhaitent se documenter et connaître la valeur de leurs trésors.

Après deux ans d’absence, l’expert et conservateur principal du Musée, Bernard Verlingue, est de retour. Avec les Amis du Musée, il invite à faire expertiser leurs pièces : services, vases, couples de danseurs, etc. « Amenez-nous ce que vous avez, ensuite, on fera le tri et on vous dirigera vers les personnes compétentes », explique Jérémy Varoquier (photo), assistant principal du conservateur.

Samedi 7 août, les évaluations se tiendront de 10 h à 13 h, en extérieur. Port du masque obligatoire. Réservations au 02 98 90 12 72. Musée de la Faïence de Quimper, 14, rue Jean-Baptiste-Bousquet.


Publié le 5 août 2021 – Ouest-France ©

À Quimper, et si la faïence de mamie valait une fortune ? (Le Télégramme).

Avez-vous un trésor dans votre maison ? Samedi 7 août, rendez-vous au musée de la faïence de Quimper pour faire estimer votre céramique. Mais, comment savoir si votre objet a de la valeur ?

Jérémy Varoquier
Comme le montre Jérémy Varoquier, assistant du conservateur, c’est sous la pièce qu’on trouve généralement les signatures.

« Il y a deux écoles, explique Jérémy Varoquier, assistant du conservateur. Soit les gens pensent avoir un trésor et on les refroidit, soit on nous ramène des pièces, que les gens pensent sans valeur, et qui se révèlent être des pièces d’artiste ».

Chaque année, le musée de la faïence de Quimper propose de faire estimer sa céramique par le conservateur, Bernard Verlingue. Chaque année, il y a des surprises. Il y a 2-3 ans, un couple a notamment apporté un objet, un trio de sonneurs bigoudens, qu’il pensait sans valeur, qui n’allait pas avec leur déco, et qui s’est révélé être une pièce de Micheau-Vernez estimée à 2000 €. « Le but de cette journée est de remettre les pendules à l’heure et d’éviter que ce patrimoine parte à la benne ».

Avoir la bonne signature

Pour savoir si un objet a de la valeur, il faut commencer par chercher les signatures. D’abord celles de la manufacture. Des marques qui apparaissent au milieu du XIXe siècle : Henriot, HB, Porquier, Fouillen et Keraluc. Puis celles de l’artiste qui commencent à signer courant XXe. Et il y a du monde. Plus de 240 artistes ont collaboré. Certains ont fait une seule pièce et d’autres des centaines !

Signatures des manufactures
Voici à quoi ressemble les signatures des différentes manufactures.

Mais attention, s’il n’y a aucune signature, l’objet peut aussi avoir de la valeur. En effet, s’il est ancien, il peut dater de la période d’avant signatures. Et donc remonter jusqu’à la création de la première manufacture, la Grande Maison HB, en 1699. À ce propos, la pièce la plus ancienne du musée est le drageoir de mariage de Pierre Clément Caussy et de Marie-Jeanne Bellevaux. Il date de 1749.

Pierre Clément Caussy et de Marie-Jeanne Bellevaux
La pièce la plus ancienne du musée est le drageoir de mariage de Pierre Clément Caussy et de Marie-Jeanne Bellevaux. Il date de 1749.

Un marché de l’art qui évolue

Parmi les objets les plus recherchés : les pièces de forme. « Il y a eu tellement de services de table qu’ils ont généralement peu de valeur. Il n’y a pas de marché pour ça », avoue Jérémy Varoquier. Des objets qui peuvent être en terre cuite (souvent ancien, qui servait pour la création de pièces de base), en grès (souvent plus brun, mat et dans un style art déco) et en faïence (Des pièces émaillées ou vernissées, ordinairement à fond blanc). Des objets à base d’argile. Le secteur n’ayant pas de kaolin, il n’y a pas eu de porcelaine à Quimper.

« Le marché de l’art évolue. Peut-être qu’un jour, à force de jeter les services de table, ils auront de la valeur. C’est pour ça qu’il ne faut pas hésiter à venir faire estimer ses objets. On n’a pas d’exigence. On est là pour renseigner les gens et, peut-être, découvrir un trésor ».

Un marché qui se renouvelle avec la faïencerie Henriot présente juste à côté du musée. À côté des objets traditionnels, on peut découvrir et acheter des pièces d’artistes. Des objets qui vaudront peut-être leur petit billet dans quelques années…

Pratique

Les estimations se tiendront au Musée de la faïence samedi 7 août de 10 h à 13 h. Elles se feront normalement en extérieur. Le masque sera obligatoire. Réservation et prise de rendez-vous indispensables au tél. 02 98 90 12 72. Entrée, estimation et visite du musée : 5 €.

Terre cuite
Les premiers objets, souvent des pièces de base, étaient en terre cuite.
Odetta
Les pièces en grès, souvent dans un style art déco, ont un aspect plus brun et mat.
Victor Lucas
Milieu du XXe, ces pièces en faïence de Victor Lucas, créateur de la manufacture de Kerluc, représentent la descente de l’Odet.
Xavier Krebs
Des pièces en faïence de Xavier Krebs, plus modernes, datant du milieu du XXe.

Publié le 4 août 2021 par Enora Heurtebize – Le Télégramme ©

Dix ans après, rencontre avec celui qui a désiré sauver les célèbres bols Henriot de Quimper (Le Télégramme).

Il y a dix ans, la faïencerie Henriot à Quimper, connue dans le monde entier pour ses bols bretons, était placée sous contrôle judiciaire. Elle a été sauvée par un fils et son père : les Le Goff. Rencontre impromptue avec le jeune homme de l’ombre.

Henriot Quimper
Directeur, petite main à l’atelier et vendeur… Pour faire tourner la faïencerie Henriot à Quimper, François Le Goff donne un coup de main sur tous les postes

« Bonjour, je suis à vous dans cinq minutes ». À la caisse de l’accueil de la faïencerie Henriot-Quimper, un jeune homme prend le temps de discuter avec les clients. Avec sa barbe de trois jours, son polo blanc, son pantalon noir, il apparaît sympathique, serviable avec les visiteurs. Plutôt que de dévoiler son identité, son plaisir est de raconter l’histoire des objets de la faïencerie. Une entreprise qui a choisi de miser sur un mélange savant de tradition et de modernité depuis son changement de propriétaire, il y a exactement dix ans. En liquidation judiciaire, elle avait été rachetée par Jean-Pierre Le Goff, un ancien ingénieur naval et entrepreneur de la région.

Pas que du bol

« Certaines personnes pensent qu’on ne fait que du bol breton. Ils prennent une claque quand ils se rendent compte qu’on travaille vraiment la matière sous toutes ses formes et de manière moderne avec des artistes contemporains ». Un vendeur qui parle à la presse, sans en référer au directeur ? Peu commun. Notamment pour une entreprise aussi emblématique qu’Henriot qui fêtera en 2023 ses 333 bougies !

On peut tout faire… ou presque !

Il enchaîne justement sur l’histoire des bols Henriot. « À la base, quand il y avait un prénom d’homme, on mettait une image de femme à l’intérieur… dans l’idée que ça oriente les enfants vers la personne du « bon » sexe ». Mais, rassurez-vous, ça, c’était il y a bien longtemps. « Maintenant, c’est comme on veut. Sur demande, il nous arrive de faire des bols avec deux femmes qui s’embrassent. On peut tout faire… ou presque ! ».

Henriot Quimper
Finie la seule représentation du couple traditionnel homme/femme : la faïencerie Henriot-Quimper propose aujourd’hui des illustrations qui s’adaptent aux mœurs actuelles

La faïencerie Henriot ne pouvait pas disparaître. Il fallait la racheter

Une photo ? « Je ne sais pas. Je préfère rester discret quand je travaille à la boutique. Et je dis trop ce que je pense. Ça ne plaît pas toujours… Je préfère laisser ça à mon père ». Car oui, ce jeune homme est en fait François Le Goff. Le fils du patron, mais aussi le directeur de la faïencerie, et même celui qui a en partie sauvé l’entreprise. « Il y a dix ans, quand j’ai entendu qu’Henriot était en liquidation, j’ai trouvé ça inconcevable, explique le Douarneniste d’origine de 38 ans. Pour moi, elle ne pouvait pas disparaître. J’ai dit à mon père qu’il fallait la racheter ».

Henriot Quimper
En plus des modèles traditionnels, la faïencerie Henriot-Quimper propose des pièces plus modernes créées en collaboration avec différents artistes contemporains

Directeur, vendeur, petite main à l’atelier…

En juillet 2011, c’est chose faite. Mais la réorganisation est compliquée. En 2017, François Le Goff quitte son travail d’ingénieur électronique dans les pompes à chaleur pour prendre la place de directeur : « L’entreprise perdait de l’argent, il fallait tout réorganiser ». Encore aujourd’hui, l’équilibre est fragile : « On ne perd pas d’argent, mais on n’en gagne pas non plus. On a appris à se serrer la ceinture », dit, toujours positif, celui qui jongle entre le poste de directeur, de vendeur, de petite main à l’atelier… « C’est comme ça qu’on a surmonté la pandémie ».

C’est une entreprise emblématique du savoir-faire breton et, en plus, c’est la plus ancienne de Quimper

Le prochain challenge : l’anniversaire des 333 ans de l’entreprise. « C’était l’objectif qu’on s’était fixé lors du rachat. On espère faire un bel événement qui nous permettra de bien revenir sur la scène », raconte le battant, qui avoue attendre la visite de la maire, Isabelle Assih, depuis son élection. « C’est une entreprise emblématique du savoir-faire breton et, en plus, c’est la plus ancienne de Quimper, j’ai l’impression que la Ville ne la reconnaît pas. De même, on propose des visites, mais on n’est pas référencé dans les guides… Il faut qu’on reconnaisse cette faïencerie. Et sinon, au pire, on se débrouillera ».

Publié le 30 juillet 2021 par Enora Heurtebize – Le Télégramme ©

Le site internet « Passion Odetta ».

Odetta

M. Thierry Castel est un adhérent récent de notre association. C’est un grand admirateur des grès Odetta. Il nous informe, qu’il vient de créer un site intégralement dédié, à cette production de la manufacture HB. M. Castel y présente sa collection et l’actualité des résultats des ventes. Il espère l’enrichir dans les mois à venir et serait très heureux de pouvoir échanger, avec d’autres admirateurs des Odetta, avoir leur avis, profiter de conseils, créer des rubriques, des centres d’intérêt, etc..

Vous pouvez consulter le site « Passion Odetta » à partir de ce lien :

https://passion-odetta.fr

Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©