Journée d’information et de conseil 2019 (Tébéo).

Le reportage est consacré à notre journée d’information et de conseil du samedi 10 août 2019, au Musée de la Faïence de Quimper.

Publié le 13 août 2019 par Julie Sicot – l’instant été, Tébéo ©

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Assiette, biberon et vase dévoilent leurs secrets (Le Télégramme).

Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
Les Amis de la faïence organisaient une matinée d’estimations, ce samedi. (Le Télégramme/Jean Le Borgne).

Pièce de collection ou simple vaisselle sans grande valeur. Les propriétaires de faïences de Quimper ont soumis leurs « trésors » aux Amis du musée, ce samedi. L’occasion de quelques surprises.

Les Amis du musée de la faïence tenaient à maintenir l’opération malgré l’indisponibilité de Bernard Verlingue. À défaut d’une estimation d’expert, les propriétaires de « Quimper » ont pu connaître l’histoire de leurs faïences, ce samedi. Des explications souvent synonymes de déception. « Les services de tables n’ont plus de grande valeur, même s’ils représentent souvent une valeur affective pour ceux qui les détiennent », souligne Jean-Paul Alayse, le président des Amis du musée de la faïence mobilisés pour l’occasion.

Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
Les Amis de la faïence organisaient une matinée d’estimations, ce samedi. (Le Télégramme/Jean Le Borgne).

Première pièce soumise aux collectionneurs avisés de l’association, un vase HB Odetta. « Une belle pièce », commente le président de l’association. Un héritage de longue date que Marguerite détient d’une tante qui en faisait commerce rue de Siam à Brest, sans en connaître la valeur précise. « Quand on me l’a donnée, on m’a dit qu’il valait 20 000 à 30 000 francs ». La pièce unique et bien conservée a été photographiée. Elle sera soumise à l’expertise de Bernard Verlingue. « On m’a dit qu’il y avait quelques bavures sur les motifs du haut du vase », semble regretter la vieille dame. « Rien n’est parfait dans la faïence », corrige un ami du musée, pas étonné de la facture de ce vase des années 20.

Des œuvres d’art

Mais les belles pièces réalisées en grande série n’ont pas davantage de valeur. Le vase Odetta, lui, témoigne de l’arrivée de Jules Verlingue à Quimper. Comme en leur temps les œuvres de Mathurin Méheut ou de Creston ont marqué l’histoire de la faïence quimpéroise. Des pièces d’artistes très recherchées. « Ce sont de vraies sculptures, des œuvres d’art », souligne Jean-Paul Alayse.

Un marché dynamique jusqu’à la fin du siècle dernier, selon le président des amis du musée : « Il s’est un peu effondré depuis les attentats du 11 septembre 2001 et le repli des Américains qui cherchaient jusque-là leurs racines dans la faïence. Ils s’intéressent toujours au Quimper ancien, mais moins aux pièces d’artistes ».

Biberon en faïence

Du « Quimper » ancien relativement rare. À l’image de ce biberon du XIXe siècle. « J’ai découvert qu’il s’agissait d’un biberon en visitant le musée. Il appartenait à ma grand-mère », explique sa propriétaire. « On en trouve régulièrement, mais ce type de pièce est recherché par certains collectionneurs », sourit un autre membre des Amis du musée.

Ces inconditionnels du « Quimper » participent au rayonnement de la faïence. « Quimper fait partie de ces rares sites qui ont survécu, parfois avec difficulté », souligne Jean-Paul Alayse. Le fruit du travail de la faïencerie mais aussi du musée dont les expositions s’enrichissent parfois d’œuvres redécouvertes à l’occasion de matinées d’estimations.

Les Amis du Musée et de la Faïence de Quimper.
Les Amis de la faïence organisaient une matinée d’estimations, ce samedi. (Le Télégramme/Jean Le Borgne).

Publié le 10 août 2019 par Jean Le Borgne – Le Télégramme ©

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Le sauf-conduit de deux Américains à Quimper ? Une tasse en faïence ! (le Télégramme).

Deux Américains ont découvert Quimper, il y a dix ans, à la suite de l’achat d’une tasse en faïence qui les a intrigués. Ils ont poussé leurs investigations et habitent maintenant la capitale de la Cornouaille « for ever » !

Adela et mark Meadows
Adela et Mark Meadows, anciens antiquaires de la région de San Francisco désormais installés à Quimper. (Photo Jean-Jacques Berrou).

Histoire touchante que celle d’Adela et Mark Meadows, un couple d’antiquaires de la région de San Francisco. Il y a une dizaine d’années, au cours d’un salon d’antiquités, ils débusquent une tasse, une simple tasse. Elle leur plaît. Ils l’exposent dans leur magasin. Ce petit bol de porcelaine va susciter admiration et interrogations parmi leurs clients. Il devient un objet de curiosité. De fins connaisseurs lui prêtent des origines les plus diverses, souvent de France. Nevers et Limoges sont logiquement souvent cités. C’est finalement grâce à leurs recherches sur le net qu’ils trouvent l’origine de cette tasse : Henriot Quimper
Adela et Mark Meadows disposent d’un pied à terre parisien pour leur commerce. Lors d’un séjour à Paname, ils ne résistent pas à l’envie de découvrir Quimper et sa faïence. Pendant plusieurs années, ils vont venir en touristes, prendre leurs habitudes dans un gîte. Survient leur retraite. Conquis par la ville, sa douceur de vivre, les magnifiques paysages alentour, ils franchissent le dernier pas et s’installent, en mai 2018, dans le centre-ville de Quimper.

« Tout le monde est cool avec nous »

Ils continuent à s’imprégner de la culture locale. Les musées, notamment, n’ont plus de mystère pour eux. D’un contact facile, ils lient tour à tour connaissance avec « Monsieur Cariou, Monsieur Le Stum, Pascal Jaouen (qu’ils prononcent « Jaouin » malgré tous leurs efforts) et Agnès Lucas, commerçante. Leurs lieux préférés sont les halles, la pâtisserie Le Meur, la rue du Guéodet… Bref, le centre-ville piétonnier, sans oublier les quais, Locmaria et le Moulin Vert avec son festig noz mensuel ! Car, oui, le couple s’est mis à la danse bretonne. Mark Meadows a commencé à se broder une veste pour les soirées bretonnes ! « Tout le monde est cool ici et gentil avec nous », résume Mark Meadows.

« En Amérique, avec de l’argent on peut devenir Président »

Le cas Trump leur est souvent soumis. Il est vite éludé, d’un geste de mépris de la main et d’une rotation significative de la tête : « En Amérique, avec de l’argent, on peut devenir Président. Il n’y a plus de classe moyenne, on est riche ou pauvre, mais avec la même peur des agressions. Le système américain est cassé, la constitution est la même depuis 200 ans ! », explique Adela Meadows. Pas de mal du pays, donc. Mais le dialogue s’interrompt : ils sont conviés par les commerçants qui sont là à prendre un verre. Manquerait plus qu’il leur soit servi dans une tasse en porcelaine. Ce serait un joli clin d’œil.

Publié le 08 janvier 2019 – Le Télégramme ©

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