Bulletin d’information de l’association n°10 Janvier 1999

Giot

Brochure de 16 pages (noir et blanc, paginé) – ISBN 2-95 10170-8-1

Sommaire :

  • Éditorial & Actualités (p 1).
  • Remarques sur un choix bien cornélienGuy PERRIER (p 2 à 3).
  • Quimper : La rançon de la gloire (le marché de la céramique de Quimper)Jacques GLERANT (p 4 à 9).
  • Les éditions du Musée de la Faïence – Enrique MARIN la « Fiancée Bretonne »Bernard Jules VERLINGUE (p 10 à 11).
  • Les éditions du Musée de la Faïence – Alexander GOUDIE « Paysan dans un champ de blé » (p 12).
  • Marc-Antoine RUZETTE nous communique ceci : (marques PB et AP par Alfred Beau & Madame veuve Adolphe Porquier) Marc-Antoine RUZETTE (p 13 à 16).

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Bulletin d’information de l’association n°6 Février 1997

Alexander Goudie

Brochures de 16 pages (noir et blanc) – ISBN 2-95 10170-2-2

Sommaire :

  • Éditorial (p 1).
  • Poursuivi par les bleus, massacré par les blancs : Le tragique destin d’Antoine de La Hubaudière, Manufacturier de faïence à LocmariaMichel Jean ROULLOT (p 2 à 3).
  • La Manufacture de Faïence de Quimper 1690-1794 (1ère partie)R.-F. LE MEN (p 4 à 14).
  • Alexander GOUDIEBernard Jules VERLINGUE (p 15 à 16).

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Bulletin d’information de l’association n°3 Août 1995

Bulletin n°3 (Août 1995)

Brochure de 16 pages (noir et blanc)

Sommaire :

  • Éditorial (p 1).
  • Artiste et traditions (Louis-Henri NICOT, René-Yves CRESTON, Robert MICHEAU-VERNEZ, Alphonse CHANTEAU, BOUVIER, Emile-Just BACHELET, Pierre POQUET et Jean CAER)Bernard Jules VERLINGUE (p 3 à 13).
  • Association « Faïence de Quimper 1690-2090 »Michel Jean ROULLOT (p 14 à 16).

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Les Bigoudens contrastés de Quillivic (Le Télégramme)

Des expos, des regards (15).

exposition 2016

Garçon de Pont-l’Abbé en grès et jeune Bigoudène en faïence, de part et d’autre d’un buste blanc, trois créations de René Quillivic.

Les collections du Musée de la faïence comprennent notamment deux statuettes de jeunes Bigoudens en grès et faïence de Quillivic. Deux pièces à observer à l’exposition « Les femmes et les enfants d’abord ». De part et d’autre d’un buste blanc, plus récent.

D’un côté de la vitrine, la statuette en grès d’un jeune garçon de Pont-l’Abbé, une main dans une poche de costume de tous les jours, l’allure désinvolte. De l’autre, la statuette en faïence d’une jeune Bigoudène endimanchée, au costume riche, le doigt dans la bouche. Ces deux pièces contrastées de René Quillivic (1879-1969) datent des années 1920. Elles ont été réalisées chez HB. Quillivic y a été le chef de file de pas mal d’artistes. Le garçon en grès arbore « un marron, peu commun mais fidèle à la couleur des costumes en velours », signale Bernard Verlingue. « Il y a comme une espèce de patine qui valorise le sujet que Quillivic a représenté avec un mouvement de corps, une curieuse expression dans le visage et les pieds nus, symbole de pauvreté », complète le conservateur du Musée de la faïence. « Quillivic, originaire de Plozévet, était très au fait de la vie quotidienne en Bretagne, même s’il était parti faire des études à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, entre 1906 et 1909 », indique le directeur du lieu. En contrepoint donc, la jeune fille présentée dans un costume de fête, avec ses rehauts d’or. « En version dorée, cette pièce est très rare, elle appartient au musée », précise Bernard Verlingue. Le garçon en grès aussi. Le spécialiste évalue à une bonne cinquantaine le nombre de modèles réalisés par René Quillivic chez HB.

Au visage mélancolique


Il faut dire que le sculpteur a passé beaucoup de temps dans l’atelier de Locmaria. « Il y a produit des pièces uniques pendant la Seconde Guerre mondiale. Il avait d’ailleurs acheté le Jardin médiéval pour s’y faire construire une maison. Mais sa femme, qui était originaire de Carpentras, n’a pas supporté le climat. Il a vendu le jardin. On y trouve encore un bloc de pierre de Loire, conséquent, destiné à accueillir sa statue des deux sonneurs », relate le conservateur. Entre les jeunes Bigoudens, un buste blanc de jeune fille, une spécialité du sculpteur, au visage mélancolique. « Il y avait un côté tragique chez Quillivic. Il a tout de même réalisé une vingtaine de monuments aux morts en Bretagne, avec cette particularité de montrer la douleur des gens qui restent et pas la gloire du soldat », resitue Bernard Verlingue. « Il demandait toujours aux maires qui passaient commande de lui indiquer la famille qui avait le plus souffert de la guerre. Elle lui servait de modèle », illustre-t-il. Le buste blanc a une petite histoire. « Lorsque j’avais préparé l’expo consacrée à Quillivic il y a quelques années, je m’étais rendu dans son ancien atelier, boulevard Montmorency, à Paris, resté à l’identique. Son fils, qui vient de décéder, y vivait également. Parmi tous les plâtres, j’ai retrouvé celui-ci. J’avais demandé au fils l’autorisation de le reproduire. Il avait accepté », sourit le conservateur.

Exposition visible du lundi au samedi, de 10 h à 18 h, au Musée de la faïence. Entrée : 4,50 €. Tél. 02.98.90.12.72.

Publié le 24 août 2016 – Bruno Salaün © Le Télégramme

« Il y a eu quelques détournements » (Le Télégramme)

Des expos, des regards (11).

exposition 2016

Le conservateur, Bernard Verlingue, montre une jeune Bigoudène et son dessin préparatoire réalisés par Émile Just-Bachelet.

Retour au Musée de la faïence pour le onzième volet de notre série consacrée aux expositions de l’été. À la découverte d’une surprenante sculpture de facture cubiste, d’un portrait de Bigoudène aux traits doux et d’un sculpteur.

C’est une faïence atypique, aux angles assez vifs, à l’allure cubiste, au coeur de l’exposition « Les femmes et les enfants d’abord ». Une Bigoudène à l’enfant. Elle est signée Émile Just-Bachelet (1892-1981). « Ce sculpteur nancéien est venu chez Henriot par l’intermédiaire de Mathurin Méheut, à l’occasion de l’exposition internationale des arts décoratifs de 1925 à Paris », indique Bernard Verlingue, le conservateur du Musée de la faïence. « Il avait réalisé un certain nombre de modèles pour l’exposition qui, pour l’essentiel, n’ont pas été présentés au Pavillon de Bretagne puisque le sculpteur était Lorrain ! On sait tout de même qu’il y a eu quelques détournements : deux, trois pièces y ont été montrées mais on s’était bien gardé de préciser qu’il était originaire de Nancy ! », s’amuse le directeur du musée, la moustache souriante. La Bigoudène à l’enfant lui a été prêtée par un collectionneur belge. « Il est allé la chercher en Hongrie, via internet. Comme quoi, la faïence de Quimper voyage ! », relate Bernard Verlingue. Bachelet représente la famille à travers les âges. Outre la Bigoudène à l’enfant, il met en scène des personnages plus âgés, des marmots dans les bras. « En faïence de Quimper, il y a un truc curieux et récurrent : les hommes sont souvent représentés sous les traits de grands-parents », commente au passage le conservateur. Entre la sculpture cubiste et les figurines en faïence, le visiteur tombe nez à nez avec le portrait d’une jeune femme.

« C’est un peu l’apologie de la Bigoudène et de sa coiffe. Pourquoi l’a-t-il réalisée ? Je ne sais pas ! », glisse le directeur du musée, qui se révèle être le propriétaire de cette faïence.

« Le dessin d’abord envoyé »

Le dessin original, aux regard et traits sensiblement différents, est dévoilé à quelques mètres de la faïence. « On tient beaucoup, quand cela est possible, à montrer les dessins préparatoires. Dans la plupart des cas, le dessin était d’abord envoyé aux faïenceries. S’il était accepté, on faisait un plâtre et sur ce plâtre, les empreintes qui devenaient des moules de fabrication », précise le spécialiste. Émile Just-Bachelet a réalisé une vingtaine de modèles pour Henriot, beaucoup de pièces à propos de la Bretagne, comme des marins aux filets… ou cette Bigoudène avec le doigt dans la bouche. Représentation commune ou pas ? « On la retrouve de temps en temps, chez Quillivic par exemple. C’est peut-être un symbole de la sortie de l’enfance, l’expression d’une fausse naïveté, ou un signe de perplexité », s’interroge Bernard Verlingue. Seule certitude, les premières faïences de Bachelet datent des années 1923-1924. D’aucunes lui ont valu une médaille d’or au Salon de 1925. « Et puis il fait partie des artistes de l’entre-deux-guerres que l’on n’a plus revu ensuite ici », conclut le conservateur.

Exposition visible du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. Entrée : 4,50 €. Tél. 02.98.90.12.72.

Publié le 19 août 2016 – Bruno Salaün © Le Télégramme