Pour Noël, la statuette Le P’tit Jacques ou le bol à oreilles revisité de chez Henriot (Ouest-France)

Pour trouver un cadeau de Noël made in Quimper (Finistère), direction les faïenceries Henriot-Quimper. Le P’tit Jacques ou le fameux bol aux oreilles revisité par le designer Mathieu Pung ont rejoint notre liste.

Le P’tit Jacques
Le P’tit Jacques, la dernière création de Mathieu Pung l’un des artistes qui collabore depuis plusieurs années avec les ateliers Henriot à Quimper (Finistère)

Pour trouver un cadeau de Noël made in Quimper (Finistère), direction les faïenceries Henriot-Quimper. Le P’tit Jacques ou le fameux bol aux oreilles revisité par le designer Mathieu Pung ont rejoint notre liste.

C’est un pêcheur plutôt sympathique que propose le designer Mathieu Pung pour Henriot-Quimper (Finistère) en cette fin d’année. Depuis 2014, l’artiste franco-américain collabore avec les faïenceries, et contribue à dépoussiérer les collections.

Le pêcheur, réalisé dans les ateliers de la faïencerie situés au-dessus de la boutique de Locmaria à Quimper, est proposé dans un style épuré blanc ou juste peints de quelques lignes noires. Moderne et stylisé, comme la plupart des modèles qu’il dessine pour la fabrique quimpéroise. « En tenant un poisson entre ses bras, de façon presque affectueuse, le pêcheur imaginé par Mathieu Pung fait passer un message : protégeons la nature, nos océans », explique Fabienne Kernéis, assistante de direction chez Henriot-Quimper.

Le P’tit Jacques
Le P’tit Jacques, dernière création sortie aux ateliers Henriot.

Aux nostalgiques du commandant Cousteau

Et pourquoi se prénomme-t-il Le P’tit Jacques ? « Comme un clin d’œil au commandant Cousteau et toujours dans l’idée de pacification avec l’océan », précise-t-elle. La nouvelle statuette, sortie juste avant les fêtes, est présentée comme le petit frère de Melle Heb-Ken, la statuette bigoudène réalisée il y a quelques années, en même temps que la bigoudène punk.

Bien sûr, lorsqu’on a pensé idée cadeau fabriqué chez Henriot, on avait d’abord opté pour le classique` bol a oreilles, avec son prénom peint à la main. Ce qu’on ne savait pas c’est qu’il fallait passer commande en avance car plusieurs jours sont nécessaires à sa fabrication.

Pièce Henriot
Chaque pièce vendue à la boutique Henriot est peinte à la main.

Le bol aux oreilles version futuriste

« Par ici chaque bol est peint à la main, chaque pièce est unique alors ça ,demande un certain temps de fabrication », répète Fabienne Kernéis lors de notre passage en boutique. Car rappelons-le : le seul, le vrai, l’unique bol aux oreilles quimpérois est fabrique ici, dans les ateliers de Locmaria. Les autres bols, vendus ailleurs, ne sont pas fabriqués à Quimper.

Faute d’avoir anticipé pour une commande de bol, reste la possibilité d’opter pour celui revisité aussi par le designer Mathieu Pung. Il a les mêmes dimensions et les mêmes oreilles que le vrai, mais dans un look résolument plus contemporain. Le bol du designer réalisé d’abord en impression 3D est à multiples facettes et réalisé aussi ici à Locmaria.

Depuis 2011, les techniciennes de Henriot composent avec des artistes contemporains qui grâce au savoir-faire des faïenceries voient leurs créations prendre forme. Assiettes, vases, tasses… Comme Mathieu Pung, Patrice Cudennec, Bruno Blouch collaborent aussi avec les faïenceries.

Des anciens services réalisés avec les dessins de Mathurin Méheut ou Jeanne Malivel sont aussi réédités, « afin de retrouver l’esprit des années 1920-1930 où des artistes collaboraient régulièrement avec les faïenceries », souligne Fabienne Kernéis.

Publié le 24 décembre 2021 par Émilie CHAUSSEPIED – Ouest-France ©

Les 100 lieux qu’il faut voir, Le Finistère, de Quimper à Landerneau (France 5).

Fabienne Kernéis accueille le linguiste et écrivain breton Lukian Kergoat à la faïencerie Henriot à Quimper (extrait du documentaire de France 5, Les 100 lieux qu’il faut voir).

Publié le 18 août 2019 par François Chayé – France 5 ©

Les ateliers de la faïencerie s’ouvrent au public (Ouest-France).

Coulage, calibrage, émaillage, décoration… la conception des faïences est un vrai travail d’artiste. Découvrez-le, lors des visites organisées dans les ateliers de la faïencerie Henriot-Quimper (Finistère).

Constance Delpy

Constance Delpy, la guide, montre le calibrage, une des trois techniques pour confectionner une faïence (Photo Ouest-France).

Il n’y a pas que le Musée de la faïence à visiter, dans le quartier historique de Locmaria. En face, la faïencerie Henriot-Quimper (Finistère) propose aux curieux d’investir les ateliers pour découvrir, en l’espace de 30 minutes, tout le processus de fabrication.

Une visite bien délimitée

« Attention, ça n’est pas une démonstration des ouvriers, c’est une visite », prévient Fabienne Kernéis, assistante de Jean-Pierre Le Goff, le président de la société Henriot-Quimper. Seule la guide interagit avec les visiteurs. Une demi-heure paraît rapide en effet, pour balayer l’histoire de la faïencerie et explorer les différentes techniques de confection.

« C’est un espace de production, les gens ne le comprennent pas forcément que les ouvriers peuvent avoir besoin de tranquillité, continue-t-elle, le travail qu’ils réalisent nécessite beaucoup de concentration ». C’est pour cela que la visite est strictement délimitée à un parcours, dans les pas du guide. « C’est aussi pour des raisons de sécurité que nous sommes très précautionneux », révèle Constance Delpy, une des trois guides de la faïencerie.

Pour petits et grands

La visite se veut rapide, certes, mais complète. La guide se livre à une démonstration de chacune des trois techniques de confection. À l’entrée de l’atelier, les visiteurs découvrent le coulage. Ensuite, après un slalom entre quelques allées de faïences, Constance Delpy leur montre le calibrage, puis le pressage.

À chaque étape, le public multigénérationnel est captivé par le récit de la guide et n’hésite pas à intervenir. « Les enfants apprécient particulièrement la visite car elle est très visuelle, confie Fabienne Kernéis, ils posent souvent des questions très pertinentes».

Observer les peinteuses

Le spectaculaire est gardé pour la fin de la visite. « Voici le four où sont cuites toutes les faïences, montre la guide, il fait 4 m3 ». Sa taille permet aux ouvriers de ne faire qu’une seule cuisson par semaine, à 1 040 °C. Ensuite, les visiteurs rejoignent l’atelier des peintres sur céramique, traditionnellement appelées « peinteuses ». Dans le silence, ils peuvent scruter le travail minutieux des trois artistes.

La visite s’achève dans la pièce suivante, où sont stockées des centaines de faïences vierges. « La visite aurait mérité d’être un peu plus longue, note Dominique, visiteur, avec des explications plus étayées ». Si, comme lui, certains restent sur leur faim, la promenade au sein de l’atelier a globalement plu, au vu des nombreuses questions posées lors de la conclusion.

Visites guidées (sauf jour férié) du lundi au samedi à 10 h 30, 11 h 30, 14 h, 15 h, 16 h, 17 h. Durée : 30 minutes. Adultes : 5 €. 7 à 17 ans : 2,50 €. Moins de 7 ans : gratuit.

Publié le 15/08/2017 par Paul Sertillanges – © Ouest-France.

Une grande carte de la Cornouaille en faïence trône à l’Office de tourisme de Quimper (Côté Quimper)

Depuis ce début de semaine, une grande carte de la Cornouaille peinte sur carreaux de faïence se montre à voir aux visiteurs de l’Office de tourisme de Quimper.

l’Office du Tourisme

Fabienne Kernéis, de la faïencerie Henriot, Malou Ravy, présidente de l’Office du Tourisme et Florence Brajeul, peintre-céramiste qui a signé de ses initiales la carte de Cornouaille installée à l’entrée du nouvel Office du Tourisme (Photo Côté Quimper).

Une grande carte de la Cornouaille peinte sur carreaux de faïence attire le regard dès que l’on franchit le seuil du nouvel Office du tourisme, rue Elie-Fréron. Sobre et claire, centrée sur Quimper, elle en évoque les alentours, de Sein à Quimperlé, des Glénan à Huelgoat.
Commande spéciale passée à la faïencerie Henriot, cette carte est « une fresque destinée à illustrer un savoir-faire artisanal ancestral de la ville au milieu de tous les écrans qui équipent maintenant le nouvel Office du tourisme », confie Malou Ravy, sa présidente depuis 1997. Elle précise également qu’elle a été posée avec beaucoup de soin par Patrick Urzé, qui a veillé à colorer les joints afin que le motif ne soit pas interrompu.

Divers motifs

La carte est, en effet, composée de 35 carreaux de faïence de 30 cm sur 30. Chacun a été peint à la main par Florence Brajeul, peintre-céramiste chez Henriot depuis 28 ans. La « peinteuse » a suivi les consignes générales des commanditaires, comme l’explique Eric Vighetti, directeur de l’office du tourisme :
Nous voulions une carte artistique, pas surchargée d’informations, ni d’illustrations de la moindre chapelle, ni une carte routière… Une véritable évocation de la Cornouaille.
Ainsi, Florence Brajeul a créé elle-même les motifs illustrant les villes, les ports ou les plages :
J’ai beaucoup apprécié ce travail, j’ai eu une entière liberté de création, au total, avec le travail de recherche des illustrations cela m’a pris une cinquantaine d’heures.
Plusieurs personnes de la faïencerie se sont impliquées dans le projet autour d’elle. « Les étapes de pressage, d’émaillage et d’enfournement des carreaux ont été délicates également », raconte Fabienne Kerneis.

Intégrée à son environnement high-tech

Si l’artiste a utilisé principalement le jaune et le bleu, couleurs traditionnelles de la ville et souvent déclinées par la faïencerie, sa carte offre tout de même de multiples détails colorés ; on découvre, cachés derrière des hortensias roses ou un calvaire de granit, un surfeur, quelques drapeaux de golf rouge, ou des menhirs… Il n’y a pas de légende, il faut interpréter et laisser le charme agir !
Parfaitement intégrée à son environnement high-tech, cette carte de faïence est une œuvre originale qui semble déjà familière tant elle résume bien la ville de Quimper.

Publié le 27 Juin 2017 – Sébastien Joncquez – © Côté Quimper.