Une petite visite du Musée de la Faïence de Quimper en compagnie de son conservateur, Bernard Jules Verlingue.
Association des Amis du Musée et de la Faïence de Quimper ©
Une petite visite du Musée de la Faïence de Quimper en compagnie de son conservateur, Bernard Jules Verlingue.
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A quick visit to the Quimper Earthenware Museum in the company of its curator, Bernard Jules Verlingue.
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Pour le 40 ème anniversaire du salon « Antiquités Brocante Design », l’association présentait avec la collaboration du Musée de la Faïence, une exposition sous le titre de « Quimper 3 siècles de Faïences ».
Quinze vitrines retraçaient les productions emblématiques des manufactures quimpéroises, du style de Nevers à celui de Rouen, des Vierges, des Saints, du Porquier Beau, aux artistes du 20 ème siècle.
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En 2004, le Musée de la Faïence de Quimper présentait une monographie de l’artiste breton Robert Micheau-Vernez (1907-1989). La création de son œuvre en céramique s’étend sur plusieurs décennies, et réalisée en grande partie à la faïencerie Henriot.
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Le conservateur du musée de la Faïence de Quimper, Bernard Verlingue, donne à voir, cette saison, une passionnante présentation des œuvres du sculpteur-illustrateur-graphiste-peintre Robert Micheau-Vernez (1907-1989). La faïence est naturellement le fil conducteur de cette rétrospective.
Plus d’une centaine de pièces, dont une trentaine sont uniques et totalement inconnues du public, viennent retracer la collaboration de ce grand artiste avec la faïencerie Henriot, entre 1930 et 1962. Au fil des années, ce sont 140 modèles qui seront réalisés, souvent peints par lui-même, allant de la pièce unique à celles tirées à des milliers d’exemplaires. La modernité de ces créations met à la lumière ses talents de coloriste.
« Après les Méheut et Quillivic, Micheau-Vernez est certainement celui qui a marqué le plus profondément le monde de la faïence. Cet artiste, qui se révélait avant tout un peintre, témoigne de la modernité, répondant parfaitement aux critères du mouvement des Seiz Breur, proposant des œuvres d’art décoratives, alliant la noblesse et l’actualité d’une culture bretonne renaissante », précise Bernard Verlingue qui ajoute, « c’est un homme qui avance avec son temps. C’est l’archétype de la lutte permanente contre la biniouserie ».
Son fils Mikaël, qui a étroitement collaboré à la préparation de l’exposition précise : « Je crois pouvoir dire que par rapport à sa peinture, la philosophie qui déterminait la création de ses faïences correspondait à sa volonté d’apporter sa pierre à l’édification d’un art breton moderne ». Cet avant-gardisme devait signer l’épilogue d’une fructueuse relation. Aujourd’hui, le musée de la Faïence présente toutes les facettes de l’ancien professeur de dessin qui enseigna à Lannion, Brest et Pont-l’Abbé, tout en dédiant une œuvre inestimable (il n’est que de voir ses tableaux foisonnants de couleurs que peut-être un jour un musée s’arrachera) à la Bretagne.
Ce maître pluridisciplinaire, d’abord connu comme céramiste, touchait en fait à tout. Il illustra des livres d’histoire, des affiches. Il se fit caricaturiste à l’occasion, peignit des vitraux (Le Conquet, 1932) et orna même des icônes en cuivre repoussé… de motifs celtiques pour la religion orthodoxe. Micheau-Vernez, au talent éclectique, méritait bien cette exposition-événement de 2004.
Publié le 09 avril 2004 – Le Télégramme ©
C’est l’artiste René-Yves Creston (1898-1964) qui était présenté en 2013 au Musée de la Faïence de Quimper. Il est le cocréateur du mouvement artistique breton « Ar Seiz Breur », avec Jeanne Malivel et sa première épouse Suzanne Candré. On redécouvrait à cette occasion la production d’un art moderne breton, dans les années 20-30.
Le catalogue édité par notre association est toujours commercialisé.
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Le musée de la Faïence de Quimper consacre sa nouvelle exposition à l’artiste René-Yves Creston en mettant en parallèle ses dessins et ses créations.
 « Ce qui continue à me surprendre, c’est la modernité de Creston », s’enthousiasme Bernard Verlingue, directeur du musée de la Faïence qui possède un fonds assez important de documentation sur celui qui fut « un créateur acharné », selon les propres termes de son fils Padraig.
Cette exposition met en lumière l’oeuvre de l’artiste prolifique qu’est René-Yves Creston , principale figure du mouvement des Seiz Breur qui a marqué l’histoire artistique de la Bretagne. Elle présente ainsi des planches de dessins préparatoires aux décors d’assiettes, des gouaches préfigurant sa série des Ouessantines ou des ramendeurs de filets. « 70 % de l’exposition provient de prêts et j’ai découvert deux pièces que je ne connaissais pas : celles du Ramendeur aux morues et du Pêcheur de morue qui va être éditée par le fils de l’artiste à l’occasion de l’exposition », souligne Bernard Verlingue. Né à Saint-Nazaire, en 1898 et mort en 1964, l’artiste s’est toujours senti très proche des pêcheurs et du monde maritime. Il participera à des campagnes aux côtés des morutiers et prendra part aux missions de Charcot au Groenland avant d’être nommé peintre officiel de la Marine. Travaillant aux Faïenceries Henriot, il réalise la sculpture de Nominoë, en hommage au premier roi de Bretagne. On lui doit également un magnifique globe en faïence conçu pour l’exposition coloniale de Paris, en 1931, à la gloire des marins, découvreurs et missionnaires bretons. Pour l’exposition internationale de 1937, il réalise une mappemonde plus imposante encore d’1,60 m de diamètre, qui a nécessité la construction d’un four spécial et dont on découvre les quelques fragments conservés.
Il s’illustre également dans la gravure sur bois, la création de mobilier. La passion de Creston pour l’ethnographie lui permettra de se lancer dans une seconde carrière scientifique. Pour étudier les costumes bretons, il sillonnera ainsi la Bretagne avec Per-Jakez Hélias qui lui servait d’interprète. Il a aussi rénové les musées de Rennes, Quimper et Saint-Brieuc dont il deviendra le conservateur. L’exposition rend aussi hommage à la création tous azimuts de motifs décoratifs (tissus, broderies, papiers peints) de Suzanne Candré-Creston, sa première femme, qui fréquente comme lui et Jeanne Malivel les cours de breton de Jean Caroff à la Sorbonne.
Publié le 13 avril 2013 – Le Télégramme ©