Bulletin d’information de l’association n°19 Septembre 2003

René-Yves Creston

Brochure de 16 pages (noir et blanc, paginé) – ISBN 2-914009-14-3

Sommaire :

  • Éditorial & Actualités (p 1).
  • Jean-Louis LEONUSBEL DELECOURT, Judy DATESMAN, Michel Jean ROULLOT, Marjatta TABURET et Bernard Jules VERLINGUE (p 2 à 4).
  • Francis RENAUDPatrick MENNESSIER-L’HÉNORET (p 5).
  • Un chef-d’oeuvre de la céramique Bretonne offert à nos abonnés (la « douleur » de Francis RENAUD) (p 6).
  • Ethnographie maritime et faïence de Quimper – R.Y. CRESTON (1898-1964)Jean-Pierre COÏC (p 7 à 11).
  • L’œuvre en faïence de R. MICHEAU-VERNEZ thème de l’exposition thématique 2004Mikaël MICHEAU-VERNEZ (p 12 à 16).
  • Vierges et Saints en faïence de QuimperJacques DUVET (p 16).

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Bulletin d’information de l’association n°15 Août 2001

Robert Micheau-Vernez

Brochure de 16 pages (noir et blanc, paginé) – ISBN 2-914009-07-0

Sommaire :

  • Éditorial & Actualités (p 1).
  • Quelques notes sur mon père l’artiste R. MICHEAU-VERNEZMikaël MICHEAU-VERNEZ (p 2 à 9).
  • Jean LACHAUD peintre et céramiste (1889-1952)Philippe J. GIOVANNI LACHAUD (p 10 à 16).

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Bulletin d’information de l’association n°3 Août 1995

Bulletin n°3 (Août 1995)

Brochure de 16 pages (noir et blanc)

Sommaire :

  • Éditorial (p 1).
  • Artiste et traditions (Louis-Henri NICOT, René-Yves CRESTON, Robert MICHEAU-VERNEZ, Alphonse CHANTEAU, BOUVIER, Emile-Just BACHELET, Pierre POQUET et Jean CAER)Bernard Jules VERLINGUE (p 3 à 13).
  • Association « Faïence de Quimper 1690-2090 »Michel Jean ROULLOT (p 14 à 16).

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« Vous allez être excommunié ! » (Le Télégramme)

Des expos, des regards (1).

exposition 2016

« I tron varia breiz izel » (« Notre-Dame de Bretagne ») de Robert Micheau-Vernez.

L’enfant Jésus jouant du biniou ! oeuvre insolite de l’artiste Robert Micheau-Vernez, dont l’évêché provoqua, dans les années 1950, l’interruption de la production. Elle est exposée au Musée de la faïence. C’est le premier volet d’une série consacrée aux expositions de l’été.

« Lorsque cette pièce en faïence a été éditée, l’évêché a contacté Jules Henriot, le patron de la faïencerie à l’époque, en lui disant : « Mais Monsieur Henriot, vous allez être excommunié ! ». Jules Henriot, qui était très croyant, a tout de suite arrêté la production », relate, l’oeil malicieux, Bernard Verlingue. Le conservateur du Musée de la faïence désigne là « I tron varia breiz izel », une vierge à l’enfant Jésus qui joue du biniou. Elle a été réalisée par Robert Micheau-Vernez (1907-1989) dans les années cinquante. La faïence est montrée dans le cadre de l’exposition temporaire du musée de Locmaria, « Les femmes et les enfants d’abord… ». « L’interruption de la production sur intervention de l’évêque en a fait une pièce extrêmement rare. À ma connaissance, elle existe à cinq ou six exemplaires difficiles à trouver chez les particuliers. Celle-ci appartient à la famille de Micheau-Vernez. Je tenais absolument à la présenter dans le cadre de cette exposition. Au-delà de ses qualités artistiques, symboliques, elle se révèle un joli clin d’oeil à la thématique de la femme et de l’enfant. Elle intrigue beaucoup les visiteurs », se réjouit le responsable du musée.

« Il en a été très déçu »


Mais, quelle fut donc la réaction de Robert Micheau-Vernez à l’époque ? « Il en a été très déçu, mais comme il était fidèle, il ne l’a pas fait fabriquer ailleurs.

Il l’a mise dans sa poche avec son mouchoir par-dessus ! C’était pourtant, pour lui, une pièce emblématique de la Bretagne. Souvenons-nous que l’artiste a appartenu au mouvement Seiz Breur. Pour lui, qui était également sonneur, l’enfant Jésus pouvait jouer du biniou. Pourquoi pas après tout ? Il avait conçu cette pièce en toute bonne foi, sans aucune provocation. Moi, je trouve cela fantastique ! », s’exclame Bernard Verlingue. Cette vierge à l’enfant, si singulière, arbore des couleurs vives et notamment un fabuleux bleu aluminate de cobalt. « Elle est tout à fait dans l’esprit de Micheau-Vernez, qui est l’artiste qui a introduit le mouvement dans la faïence de Quimper, avec ses robes, ses plis, ses décorations, la reprise de fresque de danseurs », éclaire le spécialiste. La faïencerie Henriot a-t-elle, malgré la menace d’excommunication de son ancien patron, conservé un modèle de l’oeuvre ? « Oui, nous l’avons retrouvé il n’y a pas si longtemps. Ce pourrait être amusant de relancer sa production », lance Bernard Verlingue. Il tempère aussitôt. « Enfin, en réalité, ce serait délicat, car il y a beaucoup de détails, de choses collées, les rubans de la coiffe qui rappelle d’ailleurs Sainte-Anne-d’Auray, tous les morceaux du biniou sont rajoutés après… C’est un boulot assez considérable », décrit le conservateur du musée. Il entrevoit une reprise de production coûteuse. « Au niveau du prix de la pièce en modèle ancien. La dernière qui s’est vendue l’a été à plus de 6.000 € », évalue-t-il.

Expo visible du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. Entrée : 4,50 €. Tél. 02.98.90.12.72.

Publié le 08 août 2016 – Bruno Salaün © Le Télégramme

Femmes et enfants de faïence au musée (Ouest-France)

Robert Micheau-Vernez

Photo : Itron Varia Breiz Izel, Robert Micheau-Vernez, Henriot. | Archives Ouest-France

Pour ses 25 ans, le musée de la faïence, situé dans le quartier de Locmaria, présente une exposition temporaire pleine d’émotion : Les femmes et les enfants d’abord…

Une dizaine de pièces, de toutes tailles, ont été rassemblées par le conservateur du musée Bernard Verlingue. Ces faïences, parfois cocasses, évoquent les différentes étapes de la vie : les premiers pas des enfants, les jeux, le travail et les relations avec les aïeux.

Les représentations des mères et de leurs protégés existent depuis le début des manufactures. Alfred Beau se saisit de ce thème pour la manufacture Porquier au début du XXe siècle.

Jusqu’au 30 septembre, Musée de la faïence, 14, rue Jean-Baptiste Bousquet. Du lundi au samedi, de 10 h à 18 h, sans interruption. Tél. 02 98 90 12 72.

Publié le 25/07/2016 – © Ouest-France