École d’art. La céramique dans le vent (Le Télégramme).

Photo le Télégramme.
Léa Gavard, étudiante en 3e année, a découvert la céramique et les possibilités d’y décliner son travail autour de la sérigraphie. Ici, aux côtés de Judith Quentel, la directrice.

La pratique de la céramique connaît une montée en puissance à l’école d’art qui devrait proposer, en 2021, deux nouvelles mentions « Art et céramique » et « Penser l’exposition ».

« Depuis dix-quinze ans, la céramique connaît un regain d’intérêt dans le champ de l’art contemporain. Elle a quitté le domaine de l’art décoratif ou du design pour devenir un prolongement de la pratique du dessin ou de la vidéo de certains artistes », émet Judith Quentel, directrice de l’école d’art qui propose à ses étudiants de s’inscrire dès la première année à l’une des quatre plateformes : Céramique & cie, Éditer, Nos désirs extérieurs et Situation.

Un nouvel engouement

L’atelier céramique, ouvert en 2015 et désormais équipé de deux fours, d’une imprimante 3D et d’une cabine d’émaillage, a connu une montée en puissance en 2018 avec l’embauche d’une technicienne Gislaine Trividic, diplômée des écoles de Limoges et Strasbourg. « Cette embauche a créé une impulsion assez spectaculaire auprès des étudiants. En céramique, la temporalité est très différente des autres médiums. Il faut du temps pour la cuisson, le moulage, l’émaillage », précise la directrice. Situé dans l’annexe de l’école, l’atelier qui fait aujourd’hui 15 m2 devrait passer à 60 m2 en se transformant en verrière. « On aura aussi des espaces dévolus à la recherche notamment sur la céramique ou à l’accueil d’artistes qui ont besoin de réaliser des pièces complexes », décrit Judith Quentel qui s’est inspirée de l’école d’art de Tarbes, une des trois ou quatre écoles en France à proposer cette spécificité. Et si elle s’appuie sur le savoir-faire et le patrimoine local en tissant des liens de proximité avec Henriot ou le musée de la faïence, elle envisage aussi d’autres partenariats, notamment avec Limoges pour les stages.

Réfléchir à la professionnalisation des étudiants

L’agrandissement de l’atelier va en effet permettre d’envisager l’inscription d’une nouvelle mention « art et céramique », dès 2021 aux côtés de celle intitulée « Penser l’exposition » également prévue dans le projet d’établissement afin d’exploiter les espaces d’exposition libérés par le Centre d’art. « L’idée est d’attirer des étudiants au niveau Master sur ces spécificités, tout en gardant l’option art », émet Judith Quentel qui, par ailleurs, réfléchit avec l’équipe enseignante à l’insertion professionnelle des étudiants. Cela devrait passer par une certification sur certaines techniques ou disciplines en complément du diplôme mais aussi par l’appropriation des espaces d’exposition « La programmation de la galerie sera liée à la professionnalisation des étudiants mais on invitera aussi des commissaires d’expositions », détaille Judith Quentel qui prévoit deux temporalités pour les expositions, l’une liée à l’ouverture de l’école, l’autre à la saison estivale. « On veut donner envie aux gens de venir et être utile à la reconnaissance de certaines pratiques de l’art contemporain. On est des passeurs et c’est très enthousiasmant », poursuit-elle

Pratique
Portes-ouvertes de l’école d’art, mercredi 13 février, de 10 h à 17 h 30. Journée d’étude « art et céramique », jeudi 14 février de 9 h 30 à 17 h 30, au Théâtre Max Jacob, avec Hervé Le Nost, professeur de Volume, Karine Bonneval, artiste, Stéphanie Le Follic Hadida, commissaire d’exposition et Florent Dubois, artiste. Entrée libre.

Publié le 04 février 2019 par Delphine Tanguy – Le Télégramme ©

Gazette des Amis du Musée & de la Faïence n°44 1er semestre 2019

Brochure de 16 pages (couleur, paginé) – ISSN 2260-2844

Sommaire :

  • ÉditorialLe conseil d’administration (p 1).
  • Iznik en pays Glazik !Gabrielle LESAGE (p 2 à 9).
  • Quelques vases à décor d’enfants de Jim E. SevellecJean-Paul ALAYSE (p 10 à 12).
  • Jean-Pierre Millot, artiste méconnu de la manufacture Keraluc – 
    Rudy BOUCKENOOGHE (p 13 à 15).
  • Des fèves Sévellec pour l’Épiphanie (p 16).
  • Recherches sur Robert Micheau-VernezMikaël MICHEAU-VERNEZ & Philippe THÉALLET (p 16).

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Lycée de Cornouaille. Calligraphie sur carreaux de faïence (le Télégramme).

Lycée de Cornouaille.
Les élèves de seconde Euro-espagnol ont réalisé, mercredi, des calligraphies sur carreaux de faïence, avec l’aide d’Elsa Alayse, céramiste plasticienne.

Mercredi après-midi, les élèves de la seconde Euro-espagnol du Lycée de Cornouaille se sont réunis autour de la céramiste plasticienne Elsa Alayse, pour réaliser des calligraphies sur des carreaux de faïence. Ces derniers seront ensuite émaillés dans le four de son atelier à Brest. Ces créations s’inscrivent dans le cadre du projet « 711/1492 : le legs andalou » et seront exposées sous la forme d’une frise au Musée de la faïence de Quimper, au mois de mai, accompagnées d’une douzaine de panneaux en espagnol, sur le thème de la philosophie, la médecine, la calligraphie, l’architecture, les sciences et la céramique arabe. Les motifs choisis sont essentiellement floraux et géométriques et rappellent les décors bretons à la broderie. Ils ont été reproduits en utilisant la technique apprise par le calligraphe Mohammed Idali, rencontré en novembre.

Publié le 18 janvier 2019 – Le Télégramme ©

De la faïence dans les galettes ! (Le Télégramme).

Le Musée de la faïence de Locmaria a noué un partenariat avec la boulangerie « Pains et kouign », à Kerfeunteun. À compter d’aujourd’hui, chaque galette achetée donne droit à une fève en porcelaine inspirées du créateur Jim Eugène Sévellec ainsi qu’une entrée pour deux personnes au Musée de la faïence.

Alain et Philippe Guéguen & Bernard Verlingue.
Alain Guéguen, fier de présenter ses galettes et les fèves, entouré de M. Verlingue, conservateur du Musée de la faïence et de Philippe Guéguen, gérant de la boulangerie « Pains et kouign ».

Les fèves, en porcelaine (fèves de Clamecy) sont inspirées du créateur Jim Eugène Sévellec (1897-1971) : peintre, illustrateur d’ouvrages, critique d’art, il a exécuté de nombreux ensembles décoratifs pour des hôtels ou restaurants de Brest, Camaret ou Bénodet. Concernant la faïence, Sévellec a été l’un des créateurs les plus prolifiques de l’entre-deux-guerres, en collaboration avec la manufacture Henriot. Il a conçu toute une série de personnages issus de la vie des ports. Chaque galette achetée donne droit à une fève en porcelaine, sur laquelle a été fait un trou en vue d’un éventuel collier, ainsi qu’une entrée pour deux personnes au musée de la faïence (ouvert à partir du 15 avril). La collection de six fèves est également disponible au prix de 12 €.

Pratique
Boulangerie « Pains et kouign », 104, avenue de la France Libre à Quimper. Tél : 02 98 53 04 05. Site :
www.pains-kouign.fr.
Publié le 28/12/2018 – Le Télégramme ©

Partenariat Pains et kouign & Musée de la faïence pour la fève 2019 (Côté Quimper).

La boulangerie Pains et kouign et le Musée de la faïence de Quimper se sont associés pour créer une fève de galette des rois, s’inspirant de l’œuvre de Jim Eugène Sévellec.

Alain et Philippe Guéguen & Bernard Verlingue.
Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence de Quimper, Alain et Philippe Guéguen de Pains et kouign, présentent leur fève 2019.

La boulangerie Pains & kouign, dans le quartier de Kerfeunteun à Quimper (Finistère) a fait appel au Musée de la faïence pour créer sa fève de galette des rois 2019.

« L’année dernière, nous avions travaillé avec le Musée breton, rappelle Philippe Guéguen, à la tête – avec son frère Alain – de Pains & kouign. Nous avons cette fois sollicité Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence. Qui a eu l’idée de s’inspirer des œuvres de Jim Eugène Sévellec. »

Bernard Verlingue précise : « Sévellec (1897-1971) est l’un des artistes les plus prolifiques ayant collaboré avec les faïenceries Henriot dans l’entre-deux-guerres. Il a fait des choses très amusantes. »
Cette fève se décline en six versions qui reprennent des motifs différents créés par l’illustrateur : des personnages en costume breton qu’il avait dessinés pour décorer des assiettes. Ils sont reproduits sur un disque en porcelaine.

Les fèves ont été fabriquées en France par Les fèves de Clamecy. Elles sont percées pour être facilement transformées en pendentifs.

Six fèves reproduisant des assiettes de Jim Eugène Sévellec.
La fève de Pains et kouign s’inspire de l’œuvre de Jim Eugène Sévellec.

Invitation au musée

Pour tout achat de galette des rois, les clients bénéficieront par ailleurs d’une invitation pour deux personnes à visiter le Musée de la faïence de Quimper. Il ouvrira le 15 avril sur une nouvelle exposition.

Le bon cadeau est imprimé directement sur le sachet papier qui protège la galette.

Pains & kouign fabrique environ 2000 galettes des rois chaque année (frangipane ou pommes) au cours du mois de janvier. Dont plus de 500 dans les jours qui précèdent l’épiphanie.

Infos pratiques :
Pains & kouign, 104 avenue de la France-Libre à Quimper.
Musée de la faïence, 14, rue Jean-Baptiste Bousquet à Quimper.
Ouvert à partir du 15 avril 2019.

La collection de six fèves est disponible à la vente : 12 euros.

Publié le 27/12/2018 par Martine De Saint Jan – Côté Quimper ©