Armor, Argoat. La Bretagne au travail

Armor Argoat

  • 2017 – Armor, Argoat La Bretagne au travail

(catalogue de l’exposition – 18 Avril au 30 septembre 2017)

Sous la direction de Bernard Jules VERLINGUE (Jean-Paul ALAYSE, Jacques BLANKEN, Antoine MAIGNÉ, Ingrid POUDER, Philippe THÉALLET, photos : Bernard GALÉRON).

Armor, Argoat, le pays de la mer et celui de la terre à travers leurs métiers en Bretagne, tel est le thème que nous nous proposons d’aborder cette année.

29,7 x 21 cm – 116 pages – ISBN 2-914009-33-X – tarif 20 €

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Armor, Argoat, la Bretagne au travail (le télégramme)

Bernard Verlingue
Après son vernissage, hier soir, l’exposition du Musée de la faïence s’offre désormais à l’oeil du public. « Armor, Argoat, la Bretagne au travail » est le thème de cette exposition temporaire concoctée par Bernard Verlingue, son conservateur. En 310 pièces, dont certaines uniques, le musée privé relie l’Armor, la mer, et l’Argoat, la terre. Sabotier, lavandière, brodeur, faucheur, pêcheurs à pied…, les plus anciennes pièces datent du XIXe siècle, période de grosse production des scènes de la vie courante. L’exposition présente des oeuvres de Porquier, de Mathurin Méheut, de Georges Renaud. Le XXe siècle est également présent avec René-Yves Creston ou encore Marjatta Taburet. Des visites guidées sont proposées tous les samedis, à 15 h.

Pratique

Le Musée de la faïence, 14, rue Jean-Baptiste-Bousquet à Quimper, est ouvert du 18 avril au 30 septembre, du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. Tarifs : 5 € (adultes), 4 € (18-25 ans), 3 € (7-17 ans).

Publié le 15 avril 2017 © Le Télégramme

Une expo sur la Bretagne au travail (le télégramme)

L’exposition temporaire de l’été au Musée de la Faïence, à Locmaria, aura pour thème : « Armor, Argoat, la Bretagne au travail ». À partir du 18 avril, les visiteurs pourront découvrir 310 pièces mettant en scène des travailleurs de la mer et des terres. L’Armor, la mer d’un côté, et l’Argoat, l’intérieur des terres de l’autre. Deux territoires bien distincts avec leurs propres particularités, leurs travaux et leurs métiers. C’est le thème retenu par le Musée de la Faïence pour son exposition temporaire, visible à partir du 18 avril jusqu’au 30 septembre.

Armor Argoat

Bernard Verlingue a réuni 310 pièces de faïence qui évoquent les métiers de la mer et de la terre.

310 pièces exposées

Le conservateur du musée, Bernard Verlingue, est parvenu à réunir 310 pièces, dont certaines uniques, pour cette exposition. « Elles sont soit issues de nos réserves, soit elles proviennent de prêts. On s’est notamment rapproché du Musée du bateau, à Douarnenez ». Les plus anciennes céramiques datent de la fin du XIXe siècle. « À cette époque, commente Bernard Verlingue, il y a eu une très grosse production sur les scènes de la vie courante ». Les artistes s’emparent de ces singularités entre monde de la mer et monde rural pour faire découvrir les métiers, souvent rudes. « Leurs créations, inspirées du quotidien breton, sont des pièces d’usage ou en ronde-bosse, traitées de façon ethnographique, parfois idéalisées et pouvant aussi relever du goût humoristique de l’artiste ».

Scènes de labeur étonnantes

Dans l’une des premières vitrines du musée, des faïences au pourtour ajouré, signées Porquier et datant de 1875, représentent chacune l’un des métiers exercés dans les campagnes. On y reconnaît un sabotier, une lavandière, un brodeur, un faucheur… Ce qui paraît surprenant et prête même à sourire, c’est leur attitude décontractée qui ne traduit pas la dureté du labeur évoqué. Mathurin Méheut a, lui, été inspiré par des pêcheurs à pied. L’un d’eux, daté des années 1920-1930, « porte un haveneau typique du Nord-Finistère », commente le conservateur. Intéressants également, ces deux décors signés Georges Renaud, artiste chez HB à Quimper, qui représentent des scènes maritimes. Bernard Verlingue explique la technique utilisée : « L’artiste posait une toile sur la pâte de faïence pour imprimer le grain de la toile. Elle était ensuite enlevée avant de passer les plaques au four. Cette technique donnait aux céramiques l’aspect d’une toile ». Étonnante aussi, cette lampe de 1930, oeuvre de Charles Maillard, dont le pied est représenté par une barque de pêcheurs en train de s’emparer d’une balise. Dans une salle voisine, les visiteurs reconnaîtront des reproductions des panneaux de faïences réalisés en 1952 par Georges Renault et qui ornaient autrefois la gare de Quimper avant les travaux de rénovation entrepris au début des années 1990.

Visites guidées tous les samedis

Autres oeuvres à observer, ces pièces réalisées dans les années 1930 comme ce morutier de René-Yves Creston ou ce service de galette de Mathurin Méheut. Des oeuvres plus récentes sont également exposées comme ces assiettes de Marjatta Taburet sur lesquelles l’artiste a représenté des métiers de la terre.
Des visites guidées de l’exposition « Armor, Argoat, La Bretagne au travail » seront proposées tous les samedis à 15 h, du 1e r juillet au 2 septembre.

Publié le 10 avril 2017- Cathy Tymen © Le Télégramme

Gazette des Amis du Musée & de la Faïence n°40 1er semestre 2017

Robert Micheau-Vernez

Brochure de 16 pages (couleur, paginé) – ISSN 2260-2844

Sommaire :

  • ÉditorialLe conseil d’administration (p 1).
  • Robert Micheau-Vernez – Les petites statuettes et le costume breton 2de partie – Guenhaël le MOING (p 2 à 12).
  • Michel Pennanguer – Représentant multicartes chez Henriot de 1914 à 1934 Anne PENNANGUER (p 13 à 15).
  • Terres Sacrées –  Site internet (p 15).
  • Connaissez-vous les Marion ? Daniel GEORGES (p 16).

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Bernard Verlingue incarne la faïence de Quimper (Ouest-France)

Cet été, il a célébré les 25 ans du Musée de la faïence dont il est le conservateur. Bernard Verlingue est un expert reconnu à Quimper. Il revient sur les étapes de sa vie.

« Jules Verlingue était inspecteur des impôts dans le Nord, rapporte Bernard Verlingue, conservateur du musée de la faïence à Quimper (Finistère). En 1903, il crée une faïencerie à Boulogne-sur-Mer. Peut-être en hommage à Louis-Marie Verlingue, le premier de la famille à créer une faïencerie. C’était à Boulogne en 1771. À l’époque, on y fabriquait de la vaisselle toute simple.

Le Bozec

Bernard Verlingue : « Une vie sans la faïence ne serait pas une vie … »

Jules dirige la faïencerie jusqu’en 1913. Un incendie ravage l’usine. Mon grand-père est mal assuré. Il doit vendre l’entreprise. Dès 1914, il achète la faïencerie HB à Quimper. C’est le début de l’aventure des Verlingue à Quimper. Mon second prénom, Jules, est un hommage à ce grand-père que je n’ai jamais connu ».

« Je serai faïencier »

« Je serai faïencier quand je serai grand. Cette phrase, je l’ai prononcée à quatre ans. Mon père m’avait fait visiter la faïencerie Henriot. J’ai voulu raconter tout ce que j’avais vu à ma mère. Je n’ai jamais changé d’idée. »

Il se forme

Bernard Verlingue se forme, occupe des postes à responsabilités dans d’autres faïenceries de France. Il revient ensuite à Quimper, chez HB Henriot en tant que directeur technique. Avant de devenir conservateur du Musée de la faïence qu’il a créé.

« J’ai atteint l’âge de la retraite. Je prends un peu plus mon temps. Mais, pour moi, une vie sans la faïence, ce ne serait pas vraiment une vie ».

28/12/2016 © Ouest-France.