Exposition Jeanne Malivel – 4 419 visiteurs depuis avril (Le Télégramme).

Nominoë, gravure de Jeanne Malivel - Photographie Bernard Galéron

Les visiteurs ont jusqu’au 29 septembre pour venir découvrir les œuvres de Jeanne Malivel.

Depuis le 16 avril, et jusqu’au 29 septembre, le Musée de la faïence accueille une exposition consacrée à Jeanne Malivel, artiste peintre, illustratrice et graveuse bretonne. Bien que sa carrière fût courte, son œuvre est foisonnante et les visiteurs affluent.

En 1926, Jeanne Malivel meurt à l’âge de 31 ans. Femme de conviction, formidable touche-à-tout et fervente catholique, elle laisse derrière elle « beaucoup plus de projets que de réalisations ». Depuis le 16 avril, et jusqu’au 29 septembre, le Musée de la faïence rend hommage à cette artiste éclectique, dont la vie et l’œuvre se sont achevées prématurément.

Première exposition consacrée à la native de Loudéac, elle a déjà attiré 4 419 visiteurs. Parmi eux, de nombreux touristes étrangers, Anglais, Allemands et Italiens en tête. Le bilan est heureux et les chiffres meilleurs que l’an passé pour le musée, pour les mois de mai et juin tout du moins. « Nous avons enregistré une fréquence similaire en juillet et le temps nous le dira pour août. Mais c’est vrai que la chaleur ne fait pas nos affaires, les gens ayant plus tendance à aller à la plage qu’au musée… », explique Bernard Verlingue, conservateur.

Sur tous les fronts

Parmi les œuvres exposées, des pièces provenant de l’association Jeanne Malivel, de sa famille ou de divers collectionneurs. De la gravure sur bois au vitrail, en passant par la broderie, le mobilier et la faïence, Jeanne Malivel s’inscrit de plain-pied dans le renouveau artistique breton. Et la salle qui lui est dédiée rend pleinement compte de cette grande diversité.

Très tôt, son coup de crayon attire l’attention de ses parents qui l’invitent à suivre les cours de la peintre Louise Gicquel. Elle y prépare son entrée à l’académie Julian – la seule de Paris qui accepte les femmes – et à l’école des Beaux-Arts. La Première Guerre mondiale vient retarder ses plans et la jeune femme s’engage en tant qu’infirmière à Loudéac. Croquis de zouaves ou de militaires coiffés de bérets basques, elle fait des soldats blessés sa principale source d’inspiration.

Au sortir du conflit, l’artiste retourne à ses premières amours, la gravure sur bois. « Son père sciait les poiriers et pommiers du jardin, tandis qu’elle travaillait à l’aide de son scalpel d’infirmière », sourit le conservateur. Des projets de gravure extraits de « L’Histoire de Bretagne », dont elle est l’illustratrice, sont exposés aux côtés des peintures et broderies de celle qui, bien que parlant gallo, fut également militante pour la langue bretonne. Après un détour du côté de chez Henriot, dont elle a modernisé l’activité, la visite s’achève sur quelques pièces des Seiz Breur, confrérie d’artistes qu’elle a fondée et présidée jusqu’à sa mort.

Pratique
Exposition « Jeanne Malivel, pionnière de l’art moderne breton », visible au Musée de la faïence, jusqu’au 29 septembre. Tarifs : 5 €, réduit, 4 €.

Publié le 06 août 2018 par Léa GAUMER – Le Télegramme ©

Émission de RCF radio sur L’exposition « Jeanne Malivel » au musée de la faïence à Quimper.

L’exposition « Jeanne Malivel » au musée de la faïence à Quimper
Présentée par Ronan Strullu
Magazine jeudi 12 juillet 2018 à 18h30 – Durée émission : 30 min.

Un large aperçu des créations de Jeanne Malivel, artiste loudéacienne du XXè siècle. L’exposition est en place jusqu’au 29 septembre. Elle est ouverte du lundi au samedi de 10h à 18h. Visite guidée chaque samedi à 15h sauf cette semaine car ce samedi est férié.

RCF Finistère ©

Gazette des Amis du Musée & de la Faïence n°43 2ème semestre 2018

Brochure de 16 pages (couleur, paginé) – ISSN 2260-2844

Sommaire :

  • ÉditorialLe conseil d’administration (p 1).
  • Les décors aux thèmes chinois dans la faïence de QuimperPierre-Jean GUILLAUSSEAU, Yannick CLAPIER, Pascal SIMON (p 2 à 11).
  • André L’Helguen – Une vie de céramiste (1935-2017)Rudy BOUCKENOOGHE (p 12 à 13).
  • Faïences populaires de Quimper – Regards sur notre patrimoine familial –  Pierre-Jean GUILLAUSSEAU, Yannick CLAPIER (p 14 à 15).
  • Quand les brodeurs inspiraient les faïenciers –  Bernard Jules VERLINGUE (p 16).

Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter.

Fête des morts et boîtes à crâne bretonnes (Ouest-France).

Photo Ouest-France.

Donatien, Inès, Flora, Maëlle et Gabrielle ont participé à l’élaboration de l’exposition, guidés par Anne Pennanguer, professeure d’espagnol, et Elsa Alayse, céramiste. Ici, devant une étagère de la mort.

Une exposition, montée par des lycéens, montre le lien entre fête des morts en Amérique centrale et boîte à crâne bretonne.

Mercredi, au Musée de la faïence, à Quimper, se tenait le vernissage de la troisième exposition des 27 élèves de première et 32 élèves de seconde option euro espagnol du lycée de Cornouaille de Quimper. Elle s’intitule « Fête des morts au Mexique, au Guatemala et boîtes à crâne en Bretagne ».
Les élèves présentent un travail minutieux et complet élaboré tout au long de l’année, à travers maquettes, documents et céramiques. Ils ont été soutenus dans cette aventure par Anne Pennanguer, professeure d’espagnol, et Karine Baron, la documentaliste du lycée.
L’exposition met en évidence des liens entre deux civilisations très éloignées en apparence, à travers la reconstitution de boîte à crânes bretonnes, disparues seulement au début du XXe siècle, et céramiques aztèques et autel des anciens contenant des ossements humains – « remplacés aujourd’hui par des os de poulet ! », précise Anne Pennanguer. Celle-ci ajoute que « pour façonner leurs céramiques, les élèves ont reçu les conseils d’Elsa Alayse, céramiste brestoise ».
L’exposition de céramique est enrichie de nombreux supports tels que des maquettes en sucre ou en carton représentant les plans en trois dimensions de villages aztèques, des panneaux explicatifs sur les coiffes et poteries navajos, peuple autonome du Sud-Ouest des États-Unis, vivant principalement en Arizona et en Utah.
Ce travail minutieux a été réalisé par les élèves et leur professeure sur leur temps libre, à raison d’une heure par semaine, et se poursuivra l’année prochaine par un projet déjà en orbite sur la céramique hispano-mauresque.

Jusqu’au 26 mai, exposition visible dans le hall du Musée de la faïence, 14, rue Jean-Baptiste-Bousquet, Quimper. Entrée libre.

Publié le 21/05/2018 – Ouest-France ©

Fête des morts et boîtes à crânes. Expo de lycéens au Musée de la faïence (Le Télégramme).

Photo laurence Maze - Le télégramme

Très inspirés par le film d’animation « Coco » visionné avec leur professeur d’espagnol, les élèves ont découvert les relations qu’entretiennent les peuples d’Amérique centrale avec leurs défunts et exposent leur travail au Musée de la faïence jusqu’au 26 mai.

Jusqu’au 26 mai, on peut découvrir, au Musée de la faïence, une exposition originale réalisée par les élèves de première et seconde euro espagnol du lycée de Cornouailles, sur le thème « Fête des morts du Mexique, du Guatemala et boîtes à crânes en Bretagne ». Encadré par Karine Baron et Anne Pennanguer, professeurs documentaliste et d’espagnol, ce travail de recherche sur les civilisations d’Amérique centrale et leurs similitudes avec la Bretagne a débuté il y a trois ans. C’est aussi la 3e année que le Musée de la faïence accueille les travaux des élèves. Après les costumes, la céramique, les 60 ados ont donc planché cette année sur les coutumes mortuaires. Ils ont réalisé un autel des anciens qui sert au Mexique et au Guatemala à honorer les morts, des boîtes à crânes, boîtes reliquaires communes aux traditions guatémaltèques et bretonnes, des céramiques pour garnir l’autel, avec l’aide de la céramiste brestoise Elsa Alayse, une maquette en 3D de l’ancienne capitale aztèque, Tenochtitlan, et une série de panneaux sur les civilisations amérindiennes. « Cette exposition met en évidence que, d’une rive à l’autre, on n’est pas si opposés et qu’il y a énormément de liens entre la Bretagne et l’Amérique centrale », souligne Anne Pennanguer. L’année prochaine, l’enseignante changera un peu le thème et amènera ses élèves à travailler sur la céramique hispano-mauresque.

Pratique :
Expo jusqu’au 26 mai au Musée de la faïence (14, rue Jean-Baptiste-Bousquet), ouvert du lundi au samedi, de 10 h à 18 h. Entrée libre.

Publié le 18 mai 2018 – Le Télégramme ©