Le compte-rendu des journées européennes du patrimoine 2018.

Cette année les journées européennes du patrimoine se sont déroulées le 15 et le 16 septembre 2018.

Photo collective

Les adhérents tiennent le stand de l’association.

Le Musée de la Faïence de Quimper était ouvert gratuitement durant ce week-end.
Les adhérents de l’association étaient présents pour guider le public, et partager leur passion.

Vous avez été 739 à venir découvrir les collections du Musée. Cela représente une hausse de plus de 16 % de la fréquentation vis-à-vis de l’année dernière.
L’association avait conçu pour l’occasion une exposition intitulée « Quimper et les « provinces » françaises » (dossier de presse). Les membres des Amis du Musée ont pu commenter et échanger avec les visiteurs sur ces productions atypiques et peu connues du grand public.

Exposition thématique « Quimper et les « provinces » françaises ».

Pendant ces deux journées, les publications éditées par les Amis du Musée étaient en vente sur notre stand. Nous vous rappelons que vous pouvez adhérer à l’association, il suffit de remplir et de nous retourner notre bulletin d’adhésion, disponible sur notre site internet (lien).

L’exposition temporaire consacrée à l’artiste Jeanne Malivel a interpellé les visiteurs, et elle a été une véritable découverte pour beaucoup. Nous vous rappelons que le Musée fermera ses portes le 29 septembre.

L’association remercie la direction du Musée de la Faïence de Quimper pour la participation du personnel. Il est à noter que le Musée était ouvert exceptionnellement le dimanche.

Le prochain évènement où vous pourrez nous retrouver sera le salon « antiquités brocante design » du 9 au 11 novembre 2018 au parc des expositions de Penviller.

Les journées européennes du patrimoine, les 15 & 16 septembre 2018.

Le musée de la faïence de Quimper participe aux journées européennes du patrimoine, avec la collaboration de l’association des amis.
Il sera ouvert le samedi 15 & le dimanche 16 septembre de 10 h à 12 h, et de 14 h à 18 h.

L'art du partageVous pourrez visiter l’exposition thématique de l’année 2018, qui est consacrée à l’artiste bretonne Jeanne MALIVEL (plus d’informations).

Jeanne Malivel pionnière de l'art moderne breton.Les membres de notre association seront présents durant ces 2 journées. Vous pourrez échanger avec eux sur la faïence de Quimper, et acquérir les nombreuses publications éditées par notre association.

Cette année, il vous sera proposé une exposition sur le thème des « provinces » françaises, au travers de neuf panneaux. En effet, les manufactures quimpéroises n’ont pas simplement produit des pièces bretonnes, mais aussi pour la Normandie, le Pays Basque, la Provence, l’Alsace, … (dossier de presse).

Jacques LE TANNEUR (1887-1935) - Vieille femme.

Jacques LE TANNEUR (1887-1935)

N’hésitez pas à venir nous rencontrer, nous vous attendons nombreux.

à très bientôt.

Informations pratiques :
Musée de la Faïence de Quimper
14, rue Jean-Baptiste Bousquet
29000 Quimper
Horaires : 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h.
Tel : 02 98 90 12 72

Les femmes artistes dans l’oubli. Jeanne Malivel a mis l’art au service des femmes (Ouest-France).

La « fille de Loudéac » est considérée comme une pionnière de l’art moderne breton. Dès le début du XXe siècle, elle s’est évertuée à en faire un vecteur d’emploi et d’émancipation.

Jeanne Malivel

Jeanne Malivel était une artiste en avance sur son temps. Elle a consacré sa courte vie à promouvoir l’art comme vecteur social.

Aujourd’hui, on aurait dit d’elle qu’elle était « féministe ». Mais Jeanne Malivel n’a pas attendu ces débats sémantiques pour s’engager dans des causes qui lui paraissaient nobles et justes, dès le début du XXe siècle. Et c’est en cela qu’elle était une femme et une artiste d’une grande modernité, autant dans les idées que dans le travail.

La « fille de Loudéac », née en 1895, est pourtant vite tombée dans l’oubli après sa mort, à l’âge de 31 ans.

« Elle a pris le taureau par les cornes »

« À une époque où on apprenait surtout aux jeunes filles à être de bonnes épouses et mères de famille, Jeanne Malivel a été soutenue financièrement par ses parents dans ses études d’art, explique Bernard Verlingue, le conservateur du musée de la Faïence de Quimper (Finistère) qui lui consacre actuellement une exposition estivale. Ils avaient très vite pris conscience de son don précoce pour le dessin. »
Elle décroche, en 1919, un diplôme de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. La jeune artiste spécialisée dans la gravure sur bois retourne sur ses terres natales. Elle se met à œuvrer en faveur de la rénovation d’une production bretonne qu’elle juge académique et stéréotypée. « Elle a pris le taureau par les cornes et s’est investie dans un nombre invraisemblable de projets, de commandes et de collaborations. »
Textile, broderie, gravure sur bois, céramique, dessin, mobilier, peinture, faïence, vitrail… en plus d’être touche-à-tout, Jeanne Malivel produisait « tous azimuts ».

L’art au service de l’emploi

Cette boulimique du travail voyait la modernisation de l’art à travers la réalisation d’œuvres, non seulement minutieuses et épurées, mais surtout « concrètes » qui débouchaient sur des emplois pour les femmes. « Elle leur fournissait le matériel et les formait gratuitement dans son atelier ».
Celle qui détestait Paris voulait mettre un terme à l’exode « massif » des jeunes filles de l’époque vers la capitale pour servir de bonnes à tout faire pour le compte de riches bourgeois. « Elle a pris un engagement vis-à-vis de la population locale, mais sans aspect politique », précise Bernard Verlingue.

Plusieurs artistes vont se rallier à sa cause en 1923 en intégrant les Seiz Breur. Le mouvement précurseur de l’art moderne breton, que l’on doit une nouvelle fois à « la fille de Loudéac », cimente une vraie orientation et conforte l’idée qu’un chantier de rénovation est nécessaire en Bretagne.

Une fin tragique

Le mariage « qui en a surpris plus d’un » de Jeanne Malivel avec un inspecteur des impôts, en 1925, « à peine trois mois après leur rencontre », est le début d’une parenthèse dans sa vie d’artiste et dans son investissement dans les Seiz Breur. « Elle a préféré partir en voyage de noces plutôt que d’assister à l’inauguration du pavillon breton. » Une parenthèse qui s’est brutalement refermée.
Si sa foi n’a jamais influencé son travail, elle a en revanche « causé sa perte ». Atteinte de la tuberculose, la jeune femme ne peut pas garder l’enfant qu’elle porte. Par convictions religieuses, elle refuse l’avortement et ils décèdent tous les deux, le 2 septembre 1926.
Jeanne Malivel laisse comme héritage davantage de projets que de productions. Fait préjudiciable puisque ce sont bien ces dernières qui permettent le passage à la postérité dans le monde de l’art. Mais « l’orientation qu’elle a impulsée est restée intacte. » Et sa modernité, elle, restera intemporelle.

Exposition jusqu’au 29 septembre, au musée de la Faïence, 14, rue Jean-Baptiste-Bousquet. Du lundi au samedi, de 10 h à 18 h, sans interruption.

Publié le 24/08/2018 par Sounkoura-Jeanne DEMBÉLÉ – Ouest-France ©

Instant ETE – Reportage sur l’exposition Jeanne MALIVEL (TébéSud).

Retrouvez le reportage « l’instant été » des chaînes locales bretonnes du quotidien le télégramme (Tébéo & TébéSud).

Publié le 23/08/2018 – le télégramme ©

Exposition Jeanne Malivel – 4 419 visiteurs depuis avril (Le Télégramme).

Nominoë, gravure de Jeanne Malivel - Photographie Bernard Galéron

Les visiteurs ont jusqu’au 29 septembre pour venir découvrir les œuvres de Jeanne Malivel.

Depuis le 16 avril, et jusqu’au 29 septembre, le Musée de la faïence accueille une exposition consacrée à Jeanne Malivel, artiste peintre, illustratrice et graveuse bretonne. Bien que sa carrière fût courte, son œuvre est foisonnante et les visiteurs affluent.

En 1926, Jeanne Malivel meurt à l’âge de 31 ans. Femme de conviction, formidable touche-à-tout et fervente catholique, elle laisse derrière elle « beaucoup plus de projets que de réalisations ». Depuis le 16 avril, et jusqu’au 29 septembre, le Musée de la faïence rend hommage à cette artiste éclectique, dont la vie et l’œuvre se sont achevées prématurément.

Première exposition consacrée à la native de Loudéac, elle a déjà attiré 4 419 visiteurs. Parmi eux, de nombreux touristes étrangers, Anglais, Allemands et Italiens en tête. Le bilan est heureux et les chiffres meilleurs que l’an passé pour le musée, pour les mois de mai et juin tout du moins. « Nous avons enregistré une fréquence similaire en juillet et le temps nous le dira pour août. Mais c’est vrai que la chaleur ne fait pas nos affaires, les gens ayant plus tendance à aller à la plage qu’au musée… », explique Bernard Verlingue, conservateur.

Sur tous les fronts

Parmi les œuvres exposées, des pièces provenant de l’association Jeanne Malivel, de sa famille ou de divers collectionneurs. De la gravure sur bois au vitrail, en passant par la broderie, le mobilier et la faïence, Jeanne Malivel s’inscrit de plain-pied dans le renouveau artistique breton. Et la salle qui lui est dédiée rend pleinement compte de cette grande diversité.

Très tôt, son coup de crayon attire l’attention de ses parents qui l’invitent à suivre les cours de la peintre Louise Gicquel. Elle y prépare son entrée à l’académie Julian – la seule de Paris qui accepte les femmes – et à l’école des Beaux-Arts. La Première Guerre mondiale vient retarder ses plans et la jeune femme s’engage en tant qu’infirmière à Loudéac. Croquis de zouaves ou de militaires coiffés de bérets basques, elle fait des soldats blessés sa principale source d’inspiration.

Au sortir du conflit, l’artiste retourne à ses premières amours, la gravure sur bois. « Son père sciait les poiriers et pommiers du jardin, tandis qu’elle travaillait à l’aide de son scalpel d’infirmière », sourit le conservateur. Des projets de gravure extraits de « L’Histoire de Bretagne », dont elle est l’illustratrice, sont exposés aux côtés des peintures et broderies de celle qui, bien que parlant gallo, fut également militante pour la langue bretonne. Après un détour du côté de chez Henriot, dont elle a modernisé l’activité, la visite s’achève sur quelques pièces des Seiz Breur, confrérie d’artistes qu’elle a fondée et présidée jusqu’à sa mort.

Pratique
Exposition « Jeanne Malivel, pionnière de l’art moderne breton », visible au Musée de la faïence, jusqu’au 29 septembre. Tarifs : 5 €, réduit, 4 €.

Publié le 06 août 2018 par Léa GAUMER – Le Télegramme ©