Salon des antiquaires, 40 ans d’histoire ! (Ouest-France).

Du 10 au 12 novembre, le salon des antiquaires de Quimper prendra place au Parc des expositions. Ce sera la quarantième fois qu’aura lieu ce rassemblement annuel.

Photo Ouest-France

Philippe Kergonna, Bernard Verlingue, Jean-Paul Alayse et Mikaël Micheau-Vernez comptent bien célébrer les 40 ans du salon des antiquaires.

Chaque année, depuis trente-neuf ans, le salon des antiquaires de Quimper satisfait tous les férus d’objets anciens. Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 novembre, les amateurs seront une nouvelle fois servis, pour ce qui constituera la quarantième manifestation de cet événement.
L’organisation a mis les petits plats dans les grands pour célébrer un anniversaire attendu.

Peintres bretons

« Il est important de marquer le coup pour les 40 ans », annonce Philippe Kergonna, organisateur du salon. D’où la présence, cette année, de la librairie ancienne Quadr’Arts ela & publishers qui proposera un panel de livres de l’École de Paris. Léoda Scale, experte internationale de livres anciens qui dirige l’enseigne, sera sur place. Elle présentera une sélection de livres rares, illustrés par les peintres bretons (Henry Cheffer, Géo-Fourrier…), à l’instar d’un bel exemplaire de l’ouvrage de Félix Benoist comprenant 164 lithographies : La Bretagne contemporaine.
Autant dire que « les passionnés de livres auront du choix », mais pas seulement eux. 80 à 90 exposants mettront en exergue leurs produits tels que des tapis persans, des bijoux, de l’argenterie, mais aussi des bibelots. Et qu’on ne s’y trompe pas, « il s’agit plus de l’antiquaire que de la brocante », précise Mikaël Micheau-Vernez, qui représente l’association participant au partage de l’oeuvre artistique de son défunt père, Robert. « Il y a eu un recentrage sur la qualité, c’est monté en gamme. » Les visiteurs auront tout loisir de le constater en sillonnant les allées du salon.

Faïence et tableaux

Ils sont d’ailleurs plus de 8 000 à être attendus « pour l’événement automne-hiver des antiquaires de la Bretagne », affirme Jean-Paul Alayse, président de l’association des Amis du musée et de la Faïence.
Car le musée de la Faïence sera à l’honneur avec une rétrospective de plus de 100 pièces retraçant trois siècles d’histoire de la faïence de Quimper.
Il s’agit à la fois de « montrer l’antériorité et de montrer qu’il y a des artistes contemporains qui perpétuent cet art en France ». Conservateur du musée, Bernard Verlingue s’inscrit dans la même logique. « 260 artistes ont été recensés aux faïenceries au cours de l’histoire. Il faut mettre en avant cette diversité. »
Côté tableaux, ce sera l’occasion de voir l’exposition « Micheau-Vernez et les fêtes bretonnes », des moments qu’il appréciait particulièrement. 60 oeuvres du peintre né à Brest seront reproduites et reviendront sur l’ensemble des techniques de ce coloriste puissant. Qu’il s’agisse de dessins, d’illustrations, de faïences ou bien d’affiches, comme celle qu’il a réalisée pour le festival de Cornouaille 1954.

Président de l’association des Amis du musée et de la Faïence, Jean-Paul Alayse détaille le menu des festivités :

Vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 novembre, de 10 h à 19 h.

Parc des expositions (Quimper Nord), hall l’Artimon.

Restauration sur place. Renseignements : Philippe Kergonna au 06 63 58 45 86.

Parc des expositions (Quimper Nord), hall l’Artimon. Restauration sur place.

Entrée : 6 €. Pass trois jours : 10 €. Gratuit pour les moins de 16 ans accompagnés

 

Publié le 03 novembre 2017 par Aymeric Malonga – © Ouest-France.

« Le soldat de boue » Mathurin Méheut dans la Grande guerre (France 3 Bretagne).

En 1913 Mathurin Méheut réside à la station biologique de Roscoff où il y dessine les espèces. Ce fils d’artisan maçon né à Lamballe se voit octroyer une bourse de voyage grâce à son travail. Il part pour le Japon, accompagné de sa femme Marguerite. Ce voyage l’enchante. La nature et l’art japonais le fascinent.

la vie dans les tranchées racontée par Mathurin Méheut

Les dessins de Mathurin Méheut pendant la Grande guerre – © Aber Images

Cinq lettres par jour

Très vite pourtant l’Histoire les rattrape. La Grande guerre éclate en 1914. Le couple rentre en France. Mathurin Méheut est mobilisé sur le front. Pendant cette période, il ne cesse d’écrire à Marguerite et à leur fille, tout en croquant ou peignant un quotidien marqué par l’omniprésence de la mort. Ses lettres racontent les tranchées, les conditions terribles auxquelles sont exposés les soldats. Ses écrits témoignent de l’incertitude, de ne pas revenir vivant. Ces échanges lui donnent de la force.

Plus tard, il change d’affectation et rejoint l’État-Major. Il doit réaliser des cartes, des croquis, des plans. Ce poste n’empêche pas le danger : « C’est une fausse idée de croire qu’on est à l’abri » souligne t-il. Dans cette équipe, les hommes partent sur le terrain en repérage. C’est toute cette correspondance que le documentaire « Le soldat de boue » laisse voir, un monde sombre, décrit par des dessins vivants et colorés et qui ont fait la renommée du peintre.

Extrait du documentaire d’Hubert Budor, la vie dans les tranchées racontée par Mathurin Méheut

« Le soldat de boue, Mathurin Méheut dans la Grande guerre », un film de Hubert Budor

Une co-production France 3 Bretagne / Aber Images
Diffusion le lundi 13 novembre 2017 après le Soir 3
Rediffusion le vendredi 17 novembre 2017 à 8 h 45

Publié le 31/10/2017 par Emilie Colin – © France 3 Bretagne.

Le Salon Antiquités de Quimper, un incontournable (Côté Brest).

Près de 90 exposants sont attendus, du 10 au 12 novembre 2017 au parc des expositions. Pour fêter les 40 ans de l’évènement, deux expositions sont organisées.

Photo Côté Brest

Philippe Kergonna (à gauche) a sollicité Bernard Verlingue, Jean-Paul Alayse et Mikaël Micheau-Vernez pour les deux expositions.

Le Salon Antiquités brocante de Quimper a acquis une notoriété qui dépasse les frontières du département. L’année dernière, près de 8 000 visiteurs sont venus y chiner un meuble ancien, un tapis persan, un objet de la Marine, du vintage ou encore des cartes postales… Plus de 90 exposants sont encore attendus du 10 au 12 novembre 2017, au parc des expositions de Penvillers.

Pièces de musée

L’une des exposantes devrait attirer tout particulièrement les regards : Léoda Scale. Elle dirige la librairie ancienne de Carnac, Quadr’arts Ela & Publishers. Elle vendra de superbes livres illustrés par des peintres bretons du début du XXe siècle, comme Mathurin Méheut, Malo-Renault, Dauchez, Geo Fourrier, Adolphe Beaufrère… Elle apportera aussi un exemplaire de La Bretagne contemporaine qui comprend 164 lithographies de Félix Benoist. « Il s’agit de pièces de musée. Léoda Scale est une experte internationale », apprécie Philippe Kergonna, organisateur du salon.

Faïences

À l’occasion des 40 ans, deux expositions prendront place dans l’Artimon. Le Musée de la faïence retracera l’histoire du Quimper à travers 130 pièces. « Nous voulons ainsi montrer sa diversité. Pour mémoire, 260 artistes ont travaillé pour les faïences de Quimper », rappelle Bernard Verlingue, le conservateur.
Parmi ces artistes, figure Robert Micheau-Vernez (1907-1989). Le public pourra découvrir ses œuvres à travers une soixantaine de photographies de peintures, dessins, illustrations, affiches, faïences… Considéré comme l’un des grands coloristes de la seconde moitié du XXe siècle, il s’est beaucoup intéressé aux fêtes bretonnes. C’est le thème retenu de cette deuxième exposition.

Infos pratiques :
Du 10 au 12 novembre de 10 h à 19 h au parc des expositions de Quimper.
Renseignements Philippe Kergonna : 06 63 58 45 86.
Tarifs : 6 euros, 10 euros les trois jours, gratuit – de 16 ans.

Publié le 3 Novembre 2017 par Adèle Le Berre – © Côté Brest.

Jacques en a du bol – Insolite (le Télégramme).

Jacques Gorin est un collectionneur peu commun. Depuis plus de 30 ans, le Plozévetien recherche des bols à oreilles signés de la faïencerie HB Henriot. Il en possède plus de 700 à son domicile ! Pour la première fois, il dévoile son trésor.

Photo le Télégramme - Steven Lecornu

Rencontre.

Quand avez-vous commencé cette collection ?

C’était il y a une trentaine d’années. J’ai d’abord collectionné des moulins à café avant de m’intéresser à la faïence de Quimper. J’ai commencé par acheter de la vaisselle avant de me concentrer essentiellement sur les bols à oreilles. J’ai pas mal voyagé mais même de Tahiti, j’en achetais. Je faisais livrer des colis chez des amis.

Pourquoi les bols ?
Parce qu’il existe une multitude de décors que l’on ne trouve pas ailleurs. Certains ornements, réalisés par des artistes, sont très fins. Je les ai classés par thèmes : animaux, couple danseurs/sonneurs, bustes de femmes/hommes, fleurons, publicitaires (offerts aux clients), cérémonies… Et par tailles, de 5 à 25 cm de diamètre. C’est une partie du patrimoine breton.

J’arrêterai quand je n’aurai plus de place

Où trouvez-vous vos pièces ?
Dans les brocantes, les commerces de souvenirs, aux enchères et de plus en plus sur internet. Ils doivent être tous signés. Je dépense en moyenne entre 20 et 25 € par unité. Jamais plus de 50 €, c’est ma limite. La plupart des bols n’ont plus trop valeur, les gens n’en veulent plus. Ces objets sont passés de mode depuis les années 80. Ici pourtant, plusieurs familles en possèdent. On m’en donne et j’en achète.

Êtes-vous nombreux à partager cette passion ?
Non, je dois être le seul en France à posséder une telle collection. Jean-Pierre Le Goff, le patron de la faïencerie HB Henriot, est venu chez moi, il n’en revenait pas. Je connais très peu de collectionneurs. J’aimerais créer un réseau pour pouvoir échanger avec d’autres passionnés.

Vous en avez plus de 700, en recherchez-vous encore ?
Oui, j’ai déjà identifié plus de 200 bols que j’aimerais posséder. Il n’existe pas de catalogue officiel, impossible de savoir combien d’unités sont sorties des ateliers Henriot. C’est une quête permanente, c’est ce qui me passionne. J’arrêterai quand je n’aurai plus de place.

Possédez-vous des pièces rares ?
Oui, j’ai un bol qui date de la fin du XIXe siècle et quelques-uns du début du XXe. Je possède aussi des pièces uniques offertes par la faïencerie. Ce sont des essais qui n’ont jamais été commercialisés.

Quelle est votre pièce fétiche ?
J’ai une préférence pour le style Fouillen et plus particulièrement le fils, Maurice. Il a peint des motifs celtiques très originaux entre tradition et fantaisie. Ces pièces ne sont pas simples à trouver.

Les bols sont ressemblants. Comment faites-vous pour ne pas vous méprendre et acheter des doubles ?
J’ai photographié la totalité de mes bols. Tous les clichés figurent dans un catalogue que je transporte avec moi.

Est-il possible de voir votre collection ?
C’est impossible d’organiser une exposition car la collection, trop fragile, n’est pas transportable. Du coup, j’ouvre les portes de mon domicile pour la présenter. Il suffit de me contacter au préalable (tél. 06.19.69.29.63).

Publié le 30 octobre 2017 par Steven Lecornu – © Le Télégramme.

Antiquités. Un salon très couru (le Télégramme).

80 à 90 exposants passionnés d’art, d’antiquité et de design ancien se donnent rendez-vous, du 10 au 12 novembre à Quimper. Cette 40e édition d’un salon très couru sera marquée par deux expositions mettant à l’honneur la faïence et ses artistes.

Photo le Télégramme - D. Tanguy

Philippe Kergonna, organisateur du salon aux côtés de Bernard Verlingue du Musée de la faïence, Jean-Paul Alayse, président des Amis du musée de la faïence et du fils de Micheau-Vernez.

L’Artimon, hall moderne et spacieux du parc des expositions de Penvillers, accueillera cette nouvelle édition qui devrait réjouir les amateurs de meubles anciens et oeuvres d’art, d’argenterie, de tapis persans, d’objets de marine, de faïence de Quimper ou de livres anciens. La librairie ancienne Quadra’arts Ela & Plublishers de l’experte internationale Léoda Scale récemment installée à Carnac et spécialisée dans les beaux livres anciens et les éditions originales viendra notamment présenter une sélection de livres de l’école de Paris, alors qu’au début du siècle dernier, se croisaient dans la capitale une colonie de peintres étrangers tels que Chagall, Picasso, Modigliani et les poètes Apollinaire, Cocteau, Prévert ou Max Jacob, ainsi que des livres rares illustrés par les peintres bretons : Mathurin Méheut, Dauchez, Géo-Fourier ou Adolphe Beaufrère. « Ce sont de véritables pièces de musée qu’elle vend un peu partout dans le monde », précise Philippe Kergonna, organisateur de ce salon, l’un des plus importants de Bretagne, principalement axé sur les antiquités mais qui s’ouvre aussi au design ancien, avec du mobilier vintage ou « indu » très prisé des intérieurs branchés.

Deux expositions pour les 40 ans

Pour marquer les 40 ans de ce salon, dont le succès ne s’est pas démenti puisque près de 8.000 visiteurs sont attendus sur trois jours et que la qualité et la diversité des exposants promettent d’être à nouveau au rendez-vous, deux expositions sont prévues. Le Musée de la faïence et l’association des Amis du musée de la faïence se sont associés à l’événement pour proposer une rétrospective de trois siècles d’histoire de la faïence de Quimper à travers 130 pièces. L’idée est en effet de montrer la forte présence des artistes, une tradition qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui. « On a souvent de la faïencerie de Quimper que l’image du petit breton. Or, elle a eu une production très diversifiée. Il y a eu 260 artistes recensés. Je ne connais pas un site industriel français qui puisse se vanter d’en avoir eu autant », souligne Bernard Verlingue, responsable du Musée de la faïence. Parmi ces artistes les plus connus, Mathurin Méheut mais aussi Robert Micheau-Vernez, qui travailla pour Henriot de 1930 à 1960 et réalisera quelque 140 créations. Une exposition de reproductions photographiques d’une soixantaine de ces oeuvres sur le thème des fêtes bretonnes permettra de découvrir la diversité de son travail (peintures, dessins, affiches, illustrations, faïences) et le talent de coloriste de cet artiste passé par les Beaux-Arts de Brest, Nantes et Paris où il a eu pour maître Lucien Simon et suivra en parallèle les cours des Ateliers d’art sacré du peintre Maurice Denis.

Pratique
Salon des antiquités, de la brocante et du design, du 10 au 12 novembre au parc des expositions de Penvillers. Ouvert de 10 h à 19 h. Entrée : 6 €, pass trois jours 10 €, gratuit pour les moins de 16 ans accompagnés. Restauration sur place. Renseignements : 06.63.58.45.86

Publié le 30 octobre 2017 – © Le Télégramme.